Trop courtepour s'en satisfaire pleinement...
Six épisodes pour trois couples. Cela suffit à savoir qu'il ne faudra pas s'attendre à grand chose au niveau du développement - tant sur l'intrigue que sur le portrait des personnages.Les trois couples sont mignons, mais seul celui de Tong Fah et Paper a retenu mon attention. D'une certaine façon, je n'avais pas envie de donner trop d'effort pour les deux autres. Peut-être parce que Tong Fah et Paper était le couple principal et qu'avec seulement six épisodes à la carte, le temps d'écran allait être difficilement équitable pour chacun d'eux. Tout comme leur intrigue était, à mes yeux, la plus intéressante.
Second Chance est un court BL qui reste plutôt sobre et mignon. Il délivre de belles émotions, mais manque de matière pour me donner le sentiment d'être pleinement satisfaite. C'est un énième BL thaï avec des acteurs convaincants pour la plupart. Cependant, il délivre un joli message, celui de croire en la vie malgré les peines et les tristesses.
« Une personnage qui regarde le ciel la nuit est une personne qui se sent seule. »
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Oh, wow...
Un petit gars amoureux de son voisin. Ce dernier n'est pas gay et n'a aucun sentiment pour lui. Comment d'une idée si simple, une histoire peut-elle vriller de la sorte ?Thonhon est supposé être un adulte, n'est-ce pas ? Pourquoi se comporte-t-il comme un stupide adolescent étroit d'esprit ? Le type ne comprend pas comment deux homme peuvent être ensemble. A-t-il besoin d'un dessin ou quelque chose du genre ? Chonlatee est mignon et adorable, mais j'ai loupé le moment où il fait un virage à 180, pour devenir ridicule et gênant.
En bref, Tonhon Chonlatee c'est un peu ce qui se fait de pire dans le BL thaï, pour moi. Un scénario inexistant et des personnages idiots donnent généralement une mauvaise histoire.
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Drame culte en devenir ou pétard mouillé ?
Avec sa popularité croissante et le webtoon en tendance partout, mes attentes ont été faussées. S'il n'est pas mauvais dans son genre, il reste un drame plutôt sage avec une prise de risque au ras des pâquerettes.Les personnages ne sont pas originaux, et s'ils fonctionnent pendant un temps, ils s'essoufflent également. Im Ju Gyeong (Mu Ka Young) est loin des critères de beauté. Souffrante d'une acné sévère et harcelée par ses camarades, elle change de lycée et en profite pour mettre à profit ses compétences en maquillage. Le vilain petit canard devient un beau cygne. De la fille harcelée et moquée, elle devient enviée, mais garde sa nature de fille gentille et agréable. Cependant, le scénario tire tellement sur la corde de la pauvre fille malheureuse qu'au bout d'un moment, elle s'est rompue et je suis devenue hermétique à ses malheurs.
Du côté des deux rôles masculins. Lee Su Ho (Cha Eun Woo) est le parfait beau garçon riche, populaire et solitaire au visage impassible. Il ne m'a donné l'impression d'être différent que son personnage dans My ID is Gangnam Beauty. Peu de surprise le concernant. Puis, Han Seo Jun (Hwang In Yeop) qui endosse le rôle du mauvais garçon charismatique qui tombe sous le charme de la jolie fille. Si j'apprécie l'acteur, j'attends de le voir dans un autre genre. En réalité, on est sur des personnages classiques et peu risqués.
Et c'est peut-être le principal problème de True Beauty. La production s'est-elle seulement reposée sur les beaux visages de son triangle amoureux ? True Beauty tente des choses comme pointer la cruauté du harcèlement scolaire ou la pression d'être toujours dans les normes avec une peau parfaite. Pourtant, j'ai eu le sentiment que l'histoire ne savait pas quoi faire.
True Beauty souffre de scènes brouillonnes, mal amenées et embarrassantes pour la plupart. Le triangle amoureux n'a de triangle que son nom, car il ne remet jamais en doute la finalité des choses. FL devient une fille à fuir, et la rivalité des deux ML n'atteint jamais son plus haut potentiel. Pour cette raison, je pense que j'en attendais trop. Avec des attentes plus ordinaires, j'imagine que j'aurai pu passer un bon moment.
En bref, malgré son casting, True Beauty ne décolle jamais pour moi, malgré sa photographie.
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La clé du pouvoir…
Key to the Phoenix Heart est une histoire rythmée, intelligemment construite avec de bons personnages, mais pas exempte de défauts. Sa mécanique narrative, trop répétitive, finit par estomper l'effet de surprise.Hou Ming Hao incarne un personnage à l'esprit vif et combatif, prêt à se faire détester pour obtenir sa justice, ou sa vengeance. Ai Mi livre une jeune femme aux nombreuses ressources, n'étant pas seulement un trophée ou un joli visage. Riley Wang dépeint un homme en quête d'ascension, mais dont la maladresse le submerge face à un pouvoir qui le dépasse.
C'est un drame historique classique avec des intrigues politiques, une romance discrète et des vérités cachées. S'il n'y a rien d'exceptionnel dans les thèmes, l'histoire reste entraînante. Le problème, c'est qu'elle a perdu mon attention à plusieurs reprises à cause de rebondissements trop attendus. Le scénario joue sur les mêmes schémas, et si cela fonctionne les deux premières fois, ce n'est plus le cas pour les huit suivantes.
Visuellement, la série est sublime. La mise en scène est impeccable, avec une palette de couleurs ravissantes. Les combats sont particulièrement réussis : rythmés, lisibles et énergiques. La musique, bien que discrète, est parfaite pour renforcer l'ambiance.
En bref, Key to the Phoenix Heart est visuellement excellent avec un scénario solide et de bons personnages. En revanche, sa narration et sa répétition ont fini par me faire perdre mon enthousiasme sur les derniers épisodes.
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Social. Sexe. Secret. Secte ?
S Line part d'une piste intéressante, mais sous-exploite son potentiel avec un épisode final qui laisse dans le flou total. Je n'ai pas détesté ce thriller, mais il m'a laissé avec plus de questions que je n'en ai besoin.La série me donne l'impression d'avoir été prévue pour huit épisodes avant de se faire couper l'herbe sous le pied. Les épisodes suivent un fil rouge au travers de différentes affaires qui finissent par se rejoindre. Puis arrive l'épisode final, et là, c'est l'incompréhension totale.
S Line me fait penser aux sectes, notamment parce que la plupart sont sujettes aux dérives sexuelles, et les fils rouges représentent ces moments d'intimité. Lee Gyu Jin est la gourou, tandis que ceux pouvant voir les fils depuis leur naissance sont ses disciples. Je ne pense pas qu'on puisse se fier aux nombreux fils rouges de Lee Gyu Jin. Elle peut très bien les partager avec ses disciples, ou toute autre personne portant les lunettes. Le partage est une règle récurrente dans les sectes. Ses disciples et elle peuvent partager les fils/ressources. Lee Gyu Jin peut incarner une porte-parole qui met un terme au concept de secret, révélant les ragots à qui veut les voir. Cela dit, pourquoi la mort de Sin Hyeong Hop est si importante ? L'unique but est que le monde voit ces fils pour que les secrets n'en soient plus ? Je ne veux pas condamner ce drama, mais il manque tellement de réponses.
Néanmoins, S Line met le doigt sur une thématique intéressante dans la vie de tous les jours : les secrets. Ont-ils besoin d'être révélés ? Avons-nous envie de connaître toute la vie de nos voisins, de nos amis, de nos collègues ou de notre boulanger ? Dans un monde où les gens partagent l'intégralité de leurs vies sur les réseaux sociaux, S Line n'est-elle pas une façon de montrer que les jardins secrets n'en sont plus ? Ils sont désormais visibles aux yeux de tous, où chacun peut y pénétrer. L'amour tue. La trahison tue. Les secrets tuent.
Est-ce que je recommande S Line ? Oui, si vous n'avez rien contre la frustration ou que vous aimez vous triturer les neurones. J'ai aimé son côté mystique et la voix de Lee Soo Hyuk (sans surprise).
En bref, S Line est un thriller mystérieux qui soulève un sujet intéressant, mais s'emmêle dans ses propres fils, rendant sa compréhension difficile et confuse.
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Une renaissance qui ne change pas grand-chose...
C'est un énième drame de renaissance qui n'est pas si différent des cinq précédents. Néanmoins, Si Jin se maintient du début à la fin, malgré son scénario classique.Courageuse, Jiang Si (Jing Tian) profite de sa seconde chance pour changer les choses, notamment la perte de son père et de son frère. Coriace, réfléchie et patiente, elle n'hésite pas à défier sa famille ou des hommes pour protéger sa vie ou celles de ses sœurs.
Intelligent et minutieux, Yu Jin (Zhang Wan Yi) a son propre plan. Il n'y a pas tellement de surprise sur son personnage, toutefois c'est le genre de ML que j'apprécie : droit dans ses bottes, avide de justice et en paix avec ses sentiments. Cela donne vie à un couple agréable, honnête et confiant l'un envers l'autre.
La majeure partie de la famille de Jiang Si ? Exécrable ! Le père, le frère, sa sœur et une de ses demi-sœurs sont l'exception. Le reste n'apparaît que vénale, et avait de l'intérêt pour Jiang Si seulement lorsqu'elle apportait statut ou fortune. Cette famille maudite se fichait complètement de marier ses filles aux pires hommes (infidélités, mensonges, trahisons, violences domestiques et tentatives de meurtres) du moment qu'ils possédaient un statut, une réputation ou la richesse. La grand-mère était la pire. Jiang Si pouvait aller jusqu'à briser son propre cœur pour tous les sauver, mais cette famille méritait-elle tous ses sacrifices ? Non !
La famille impériale est étrange… Il y a une grande incompréhension autour de l'Empereur. Comment un homme de son statut peut-il ignorer toutes les manigances et les complots ? La sœur de l'Empereur est une folle furieuse qui a tenu son rôle jusqu'au bout, tandis que sa fille ne méritait pas moins.
Cependant, ma plus grande déception reste toute l'histoire construite autour de Namwu avant qu'elle ne soit chassée comme un grain de poussière. Pendant plus de 38 épisodes, on nous présente Namwu comme une sérieuse menace, en fin de compte, il ne se passe rien.
En revanche, j'ai adoré la façon dont les situations sérieuses finissaient par être désamorcées avec une légère touche d'humour. De plus, l'avant dernier épisode est l'un des meilleurs que j'ai vu depuis longtemps dans le genre. Un mélange de scènes méthodiques, épiques et chargées d'une action vive.
En bref, Si Jin n'est pas un incontournable, notamment parce qu'il arrive après de nombreux drames de renaissance bien meilleurs (sur le plan scénaristique). Cependant, il reste entraînant avec des épisodes dans lesquels il se passe toujours quelque chose et un couple attachant.
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La chute des faucheuses de l’Au-delà...
Tomorrow aborde une thématique épineuse pour la Corée du Sud. En effet, le pays détient le triste record du plus haut taux de suicide sur le continent asiatique. Avec son genre surnaturel aux légères notes de thriller, le drama aborde différentes situations avec de nombreuses idées. Il y avait là un moyen d’envoyer un grand message d’espoir. Pourtant, la série peine à garder la tête hors de l’eau malgré sa richesse visuelle.Au fil de la série, on découvre plusieurs intrigues – dont certaines liées aux protagonistes principaux. Bien qu’on en apprend plus sur eux et leurs passés respectifs, cela reste trop superficiel pour s’attacher sincèrement aux personnages. Tout comme l’Au-delà qui se révèle sous exploité. Malgré des couleurs sobres (blanc et noir), on reste sur une ligne de code classique qui connaît de nombreuses contradictions. Notamment sur le fait de ne pas intervenir dans les affaires humaines.
On ne peut enlever à la série les formes d’espoirs qu’elle arrive à répandre. Certains épisodes prennent aux tripes (pour ma part, celui du vétéran de guerre est le meilleur). Or, on peut aussi pointer du doigt d’autres épisodes qui se résolvent de façon incompréhensibles et même grotesques et dénote complètement avec ce que le drame représente.
Tomorrow partait avec un bon fond, mais il n'est pas parvenu à lui créer une bonne forme malgré son excellent casting.
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Les contraires s'attirent...
Pourriez-vous aller en prison pour un(e) autre ? C'est la question subtilement explorée par Kiseki: Dear to Me. En effet, la série n'ira pas gratter plus loin que la surface, tandis que le portail se referme en un claquement sec et nous fait repartir 4 ans en arrière…Tout commence par une rencontre entre un étudiant, souhaitant devenir médecin, et un membre de gang. Une rencontre qui débute par la haine pour l'un, l'amusement pour l'autre, mais les masques ne tardent pas à tomber… Il est aisé de se prendre d'affection pour le prudent Bai Zong Yi (Lin Yu Tong) et de l'impertinent Fan Ze Rui (Hsu Kai). Avec l'idée que les opposés s'attirent, les étincelles ne sont pas loin. L'un tente de fuir, l'autre tente de le suivre. L'animosité entre eux suffit à faire craquer quelques allumettes, tandis que Bai Zong Yi ne se laisse pas voler dans les plumes, et pourtant… Leur relation va finalement reposer sur un immense sacrifice.
Dans un même temps, on suit Ai Di (Louis Chiang) et Chen Yi (Chen Bo Wen). Tous les deux sont membres du même gang et amis de Fan Ze Rui. Ai Di est insolent et provocateur, tandis que Chen Yi est tempéré et calme. Le contraste est marqué et renforce la complicité du duo, mais aussi ce qui peut les opposer. C'est une relation entraînante qui se partage entre un Ai Di hyperactif et un Chen Yi calme. J'ai lu quelque part que la romance entre eux n'existait pas dans le roman original. Lin Pei Yu a sur les intégrer à l'histoire, volant souvent la vedette sur le couple principal pour moi.
L'histoire est légère, agrémentée de sa petite dose d'action. On est loin d'un thriller ou d'une mafia aux dents longues. Ce point reste secondaire, servant seulement pour alimenter les traumatismes et divers problèmes pour donner la réplique aux romances. Et c'est peut-être mon seul regret envers Kiseki: Dear to Me. Certes, j'ai apprécié ce drama, mais il m'a manqué une intrigue plus consistante.
En bref, Kiseki: Dear to Me effleure en surface les nombreux sacrifices qu'on est capable de faire dans un monde où les contraires s'attirent.
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L'amour au-delà des voyages dans le temps...
Qui n'a jamais voulu faire un retour dans le passé pour revivre un moment ou le modifier ? Cela dit, modifier le passé va obligatoirement changer le futur. Oh Ha Rin va rapidement en prendre conscience.C'est une femme au caractère fort. Têtue comme une mule, indépendante et pleine de force. La lycéenne émotionnellement réservée n’est plus et elle prend le temps de réfléchir à ses actions dans le futur. L’alternance entre les deux époques nous montre une évolution du personnage. Cette évolution ne devient que plus importante lorsqu’elle découvre la capacité de voyager dans le temps. Yeri offre une performance excellente tant dans la peau d’une adulte que d’une lycéenne.
Ji Seo Jun est tout le contraire de son amie depuis l’enfance. Il est discret, calme et parfois distant, mais gentil et d'une grande douceur. Hong Seok incarne un adolescent meurtri qui peine à découvrir la vérité sur sa mort. Au terme de voyage dans le temps, on sent ses sentiments se confronter. Pas de doute sur la performance de Hong Seok. Sa présence est là et se ressent au travers de ses expressions.
Kim Gyeol Yu, Lee Sang Jun et Park Joo Hyun tiennent également un rôle important et offrent des performances superbes qui viennent renforcer l’esprit amical du drama.
Au travers de ses retours dans le temps, l’intrigue prend de la consistance. Les causes et effets restent mystérieuses pendant un temps. Jusqu’au moment où on doute réellement des événements. Au final, Blue Birthday répond à toutes les questions et ferme chaque intrigue précédemment ouverte. Les retours dans le passé n’ont pas comme seul but de faire revivre et sauver Ji Seo Jun. Et c’est exactement pour cette raison que ce drame surprend.
Chaque fin d’épisode dévoile les règles pour voyager dans le temps. Quand ça commence, quand ça se termine, les causes à effet de modifier le passé.
En bref, il est facile de plonger dans l'univers de Blue Birthday grâce à son scénario mystérieux et entraînant, son casting, sa photographie ainsi que sa BO.
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Une comédie romantique aux courbes en cuir...
Un thème timide dans les productions sud-coréennes, mais pas désintéressante pour autant. C'est une comédie romantique de bureau avec un décor classique avant qu'il ne prenne une toute nouvelle dimension.Au travers du film, Park Hyun Jin met l'accent sur de nombreux problèmes rencontrés au travail. Sexisme, harcèlement ou encore propos homophobes. Des points intéressants qui font une bonne alliance avec le monde du BDSM, car souvent pointé du doigt. Cela met également en lumière les raisons pour lesquelles Ji Hoo tenait à rester secret.
Lee Jun Young excelle dans son rôle d’employé de bureau et soumis. Seohyun est stupéfiante lorsqu’elle fait claquer le fouet. Malgré les controverses en raison du casting, le duo offre une performance honnête tout en jonglant entre apprentissage, maîtrise et simplicité.
Bien que le film ne s’éloigne jamais de sa légèreté et permettra une introduction au monde BDSM avec finesse et douceur, il sera malgré tout regrettable de voir que les émotions des personnages resteront au second plan. Nous ne pourrons avoir plus concernant la naissance des sentiments de Ji Woo à l’égard de Ji Hoo, ou inversement. Si les émotions se montrent de temps à autre, elles restent timides. Il est difficile de s’y retrouver ou même de vouloir comprendre où la relation débute et où elle se termine (bien que la frontière entre la relation homme/femme et D/s se dessine sur la fin).
En bref, malgré ses défauts, Love and Leashes offre une légère plongée dans le monde du BDSM avec finesse et respect. En abordant l’homme qui aime être soumis, Park Hyun Jin ne le rend pas moins homme/viril aux yeux de la société. Au travers d’une image lumineuse et minimaliste au bureau, contre des tons sombres et rougeâtre lors des jeux, l’ensemble ne fait qu’accentuer les tensions avec une bande-son légère, mais efficace.
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L'art de botter des culs, on pensera au reste plus tard !
Kill Boksoon ne surprend pas dans son intrigue, mais tient une partie de ses promesses avec des scènes d’action entraînantes et parfaitement chorégraphiées.Kill Boksoon est comme un bon jeux vidéo qui n’a qu’un but, se défouler. On sait ce qu’on veut, on en demande pas plus. Bien plus méritante en tueuse à gages qu’en restauratrice, Jeon Do Yeon offre pourtant un personnage insensible, voir méprisant du haut de ses valeurs discutables. Gil Boksoon est une tueuse à gage professionnelle engagée par l’agence MK. Respectée dans le milieu, on ne peut en dire autant dans son rôle de mère. Elle élève sa fille seule et leur relation ne cesse de se compliquer au fil du temps. Malgré un personnage peu aimable, elle permet de donner du corps et de la matière au long-métrage qui connaît quelques temps-morts, mais sans ruiner l’ambiance ou le rythme instauré. On apprécie également la relation entre Cha Min Kyu et Gil Boksoon qui offrent une dynamique intéressante et prenante au fil de l’histoire.
Cependant, ce n’est pas l’unique relation qui se complique. La directrice Cha Min Hee (Esom) compte bien lui mettre des bâtons dans les roues. La raison ? Son frère, Cha Min Kyu (Sol Kyung Gu) est attaché à elle, Gil Boksoon. D’ailleurs, le personnage d’Esom avait tout de la diabolique directrice avec un charisme propre à l’actrice. Pourtant, elle jongle continuellement avec son personnage et perd le spectateur ne sachant pas quoi en faire. De plus, il faudra un moment pour comprendre la nature de la relation entre Cha Min Kyu et Cha Min Hee. En effet, celle-ci est suffisamment tendancieuse pour voir un couple et non un frère et une sœur.
On retrouve également une violence dédramatisée au profit d’une économie florissante. Ceci remettant en cause les valeurs de Gil Boksoon. Pour exemple, la fille de Bok Soon agit de façon violente à l’école, pourtant personne ne semble s’en soucier. Après tout, elle a juste failli tuer son camarade de classe – et elle voulait le tuer.
C’est un film pour lequel on ne cherche pas plus loin que les images. Il ne faut pas s’attarder sur l’aspect social ou humain. On veut de la baston ? Le film nous en offre avec de belles chorégraphies et un côté gore propre aux productions sud-coréennes. Pour résumer, Kill Boksoon, c’est botter des culs dans les règles de l’art !
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Une romance qui manque d’arôme...
Although I Love You and You est une comédie (romantique) qui manque de saveurs avec des personnages maladroits, mais attachants (en quelque sorte).L’aspect culinaire est attirant, mais il n’est pas une thématique principale de l’histoire. Cette dernière se concentre davantage sur sa comédie romantique avec une grande légèreté. La romance est présente, mais faiblarde. On suit le parfait schéma narratif sans accroches, et c’est ce qui fait de lui un drama plus plat que les autres. Les crépitements ne sont jamais suffisants pour m’emporter dans son bouillon romantique. La relation amicale entre les personnages est pleine de bonnes ondes. Cependant, lorsqu’il s’agit de créer une étincelle en tant que couple, les crépitements se tuent.
L’amour est un sentiment instable qui ne s’explique pas. C’est une variable amusante la plupart du temps. Dans une histoire, on aime voir les personnages tomber amoureux. D’une certaine façon, on tombe, nous aussi, amoureux des personnages au fil des histoires. Although I Love You and You semble avoir oublié ce détail. Pourquoi Matsumoto Sakae et Soga Hisashi tombent amoureux l’un de l’autre ? On ne sait pas… En fait, cela m’a rappelé Step by Step lorsqu’on voit Jeng tomber amoureux de Pat pour une obscure raison. Si l’inverse n’est pas une surprise (je ne suis pas la seule à avoir eu le cœur palpitant pour Jeng), comment Pat a-t-il séduit Jeng ? On l’ignore ! Et bien, c’est pareil pour ce couple.
J’aime les JBL avec leur définition sensiblement différente du BL au sens large. Ils étaient les premiers, mais ces dernières années, le Japon se fait rattraper par quelques petites bijoux thaïlandais. Et c’est dommage lorsqu’on sait à quel point le Japon est capable d’offrir des œuvres cultes et mémorables avec sa poésie unique.
En bref, loin d’être un mauvais drama, Although I Love You and You est une romance légère et sans complexité qui suit son but, divertir le temps de sa durée.
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Et si le mal venait de l'intérieur ?
Je n’ai pas vu beaucoup de productions philippines. Or, j’en ai vu assez pour savoir que malgré des scénarios simples et des décors limités, il peut en ressortir du bon. Et c’est le cas pour le nouvel arrivant zombiesque sur Netflix, Outside.L’histoire débute par une vidéo du mariage de Francis et Iris. Puis, on les retrouve en voiture avec leurs deux garçons, Josh, l’aîné et Lucas, le cadet. Il est évident que les parents se supportent à peine, tandis que la dynamique familiale se met en place. Les indices sont distillés de façon légère et claire. Tandis qu’ils s’installent dans la ferme ancestrale de Francis, la situation ne fait que se tendre. Pour finir par prendre conscience que le plus grand danger de l’histoire, ce ne sont pas les zombies…
L’Homme reste son propre ennemi, peu importe la situation. Ainsi, les traumatismes et les peurs poussent les personnages dans leurs limites. Et cela, au point de faire des erreurs qui peuvent se payer salement. La mère est égoïste. Tandis que le père s’enfonce dans une folie obsédante, laissant les deux garçons être des dommages collatéraux. L’action est mise sur la psychologie des personnages et ce qui en découle. Après tout, le zombie n’est que le catalyseur.
Il est intéressant de voir l’évolution de Francis, en particulier. La situation lui échappe au fur et à mesure, le plongeant dans une forme de désespoir, perdant doucement le contrôle. Le passé de Francis se répercute sur son présent, et l’histoire sait comment l’utiliser intelligemment.
L’ensemble de la distribution est excellent avec des performances solides et émouvantes jusqu’au bout, je pense notamment à la candeur de Marco Masa et Aiden Patdu qui contrastent avec l’ambiance. Les maquillages des zombies sont parfaits avec quelques traits uniques. La musique est efficace, malgré des dialogues peu inspirés. Le film est long (plus de deux heures), mais je n’ai pas vu le temps passer. Il m’a gardé accroché jusqu’au générique.
En bref, Outside est un bon film qui utilise le zombie comme détonateur pour laisser les choses éclater au grand jour avec intelligence et dynamisme.
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Une croque-mort mène l’enquête de sa propre mort !
L'idée d'une croque-mort qui enquête sur sa propre mort est séduisante, et c'est ce qui m'a poussé vers In Blossom. En plein milieu, j'ai eu une baisse de motivation en raison des mini enquêtes qui se ressemblent et suivent le même schéma. Cela dit, la plupart des personnages sympathiques m'ont donné envie de le terminer.L’histoire se met en place au fil des différentes enquêtes, tandis que l’antagoniste principal s’active dans l’ombre. Bien que leur structure soit similaire et qu’il y ait une certaine répétition, ces dernières restent simples et utiles. Chaque résolution permet de débloquer un nouvel indice, se rapprochant ainsi de l’antagoniste. En revanche, mon regret quant à ce dernier est qu’il sort de l’ombre que tardivement dans l’histoire. Si au début le secret autour de lui est entier, après vingt épisodes, le mystère s’est dissipé.
Un point essentiel de l’histoire est le changement de corps de Yang Cai Wei. Par jalousie, Yang Cai Wei est enlevée par Shangguan Zhi (Ju Jing Yi). Celle-ci use de sorcellerie pour échanger leurs corps. Yang Cai Wei prend alors le corps de Shangguan Zhi et inversement. Cependant, le soir du mariage, Shangguan Zhi (dans le corps de Yang Cai Wei) est assassinée. Ainsi, la vraie Yang Cai Wei (dans le corps de Shangguan Zhi) décide de mener sa propre enquête grâce à sa nouvelle identité. Et tout le problème est dans la façon dont Ju Jing Yi dépeint l’héroïne.
Au fil des épisodes, l’illusion ne prend pas. J’ai un merveilleux souvenir de Ju Jing Yi dans In a Class of Her Own, car elle est une des rares actrices ayant fait illusion dans la peau d’un homme. Malheureusement, on ne parvient pas à voir Yang Cai Wei au travers du personnage de Shangguan Zhi, car elle manque de poigne et de fermeté Deux caractéristiques dominantes de Yang Cai Wei interprétée par Zheng He Hui Zi. La nouvelle Yang Cai Wei ne projette rien de cela. Au contraire, elle apparaît comme une jeune femme gâtée et choyée, n’ayant jamais rencontré une quelconque difficulté dans sa vie. Ainsi, je pense que l’actrice n’a juste pas été capable de s’immerger dans son personnage. De plus, passer après la Yang Cai Wei de Zheng He Hui Zi n’a fait qu’accentuer les différences.
Cela dit, le bon point sur l’échange de corps reste la façon dont Pan Yue tombe amoureux de Shangguan Zhi avant de comprendre l’échange de corps. D’ailleurs, la romance est présente, mais personnellement, elle ne m’intéressait plus au-delà des premiers épisodes passés. En revanche, j’ai apprécié la romance secondaire. De plus, elle permet aussi de casser un peu le cercle des scènes et des enquêtes du couple principal, bien qu’elle arrive, elle aussi, assez tard dans l’histoire.
En cours de route, l’histoire perd de son rythme en raison d’enquêtes qui donnent l’impression de tourner en rond. Pour moi, il y a huit épisodes en trop. Le format de 24 épisodes aurait été parfait, permettant ainsi de ne pas avoir une baisse d’intérêt dans sa moitié. On peut également remettre en question certains sacrifices qui n’étaient pas nécessaire.
Globalement, c’est un bon drame qui suit son histoire, malgré ses baisses de rythme et ses enquêtes similaires. Les enquêtes sont claires et logiques, tandis que les couples fonctionnent. Les décors sont superbes, ainsi que la musique discrète, mais efficace.
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Vaincu par K.O !
J'aime l'énergie dégagée par les œuvres sportives, ainsi que les messages qu'ils peuvent véhiculer. Cela dit, je n'avais pas de grandes attentes envers My Lovely Boxer, car la boxe est l'un des rares sports qui ne me plaît pas. Cependant, voir Lee Yang Seob en tête d'affiche était une bonne motivation pour enfiler une paire de gants et monter sur le ring pour quelques temps.Il n'est pas complètement mauvais, mais l'ensemble n'a pas fonctionné pour moi. J'avais toujours l'impression de le voir volontairement traîner pour gratter plus de minutes et plus d'épisodes inutiles. C'était comme s'il fallait absolument mettre en place un tas d'intrigues secondaires toutes aussi dramatiques les unes que les autres. Et cela en comptant sur une panoplie de personnages ayant peu d'intérêts, mais qui peuvent essayer de combler les trous ici et là.
Dès le deuxième ou troisième épisode, il n'y avait plus aucune surprise sur la finalité des événements. Je crois que ce qui m'a le plus fait secouer la tête est le fait que ML découvre toute la vérité à la fin, comme si le grand méchant pas du tout original n'était pas un néon publicitaire agressif depuis son entrée au premier épisode…
Le casting était bon, mais les personnages n'étaient pas franchement spectaculaires. La romance du couple principal est sans intérêt. Elle existe parce qu'il faut donner un fin louable, mais elle n'est pas nécessaire et sonne fausse. Elle ne vibre pas, ne crépite pas, rien. C'est le genre de romance qui existe seulement sur le papier, elle ne prend jamais vie et peu importe le temps passée dessus, elle est vouée à l'échec.
Bref, My Lovely Boxer n'est pas complètement mauvais, il sait être distrayant, mais c'est aussi celui qui sera oublié quelques heures après le dernier épisode visionné.
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