C'est un voyage réconfortant qui explore la nature impermanente de la vie et du temps perdu, ainsi qu'une histoire d'amitié et de parenté. Cheng Le-Le, une femme mariée qui jongle entre son travail d'humoriste et d'employée de supérette à temps partiel. Malgré sa vie ordinaire, Le-le est pleine d'espoirs et de rêves quand elle est confrontée à une série d'épreuves. Outre des difficultés conjugales avec son mari Zhang Kai, Le-le connaît également des tensions avec son père l'incitant à se lancer dans une courageuse introspection qui l'amènera à jeter un regard neuf sur ses relations avec sa famille, son partenaire et ses amis. (Source : Netflix) Modifier la traduction
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Où regarder Forget You Not
Distribution et équipes
- Ying Shiuan HsiehCheng Le LeRôle principal
- Han ChinCheng Kuang ChiRôle principal
- Wallace HuoZhang KaiRôle Secondaire
- Esther LiuHuang Su FeiRôle Secondaire
- Tracy ChouLin Chia YunRôle Secondaire
- Ko ChengKenRôle Secondaire
Critiques
N'oubliez jamais, j'ai entendu mon père dire...
Voilà une série prenant le thème de l’abandon comme fil directeur de ses huit épisodes, et pourtant elle arrive à se réinventer à chacun d’eux. Il faut dire qu’avec Ying Shiuan Hsieh, l’histoire de son personnage devient tout simplement passionnante, et révèle une nouvelle fois une justesse, un réalisme et une transmission d’émotions que peu d’actrices, sont capables d’offrir. Même si mes connaissances sur les actrices taïwanaises sont encore embryonnaires, j’ai vite compris qu’elle faisait partie du haut du panier des brioches vapeur.OK, j’entends le silence gêné dans la salle laissé par cette blague de mauvais goût, et pourtant Dieu sait que j’aime la nourriture chinoise. Mais j’aime également le stand-up, et c’est justement l’activité principale de notre héroïne du quotidien dans la série.
Cet autre fil rouge, loin d’être invisible, permet à la série de passer du rire aux larmes sans temps mort. Comme les prestations sur scène d’une comique confirmée, chaque épisode est une véritable montagne russe d’émotions. Je ne peux évidemment que saluer les choix des académies pour les nombreuses récompenses attribuées à Ying Shiuan Hsieh, mais dans ce rôle de quadragénaire, elle crève littéralement l’écran. Elle nous fait rire avec son show et nous entraîne dans sa dépression lors de longues séquences larmoyantes dans sa vie.
Il faut dire que l’histoire est profondément universelle. La gestion du grand âge est certainement le défi majeur de toutes les sociétés actuelles, de l’Asie à l’Amérique, en passant par l’Afrique et l’Europe. Si élever des enfants était l’aventure moderne du XXe siècle, bien vieillir pour nos aïeux, et les accompagner pour nous, lorsque l’on a 40–50 ans et que l’on est accaparé par son travail, sa progéniture, son conjoint ou son absence de conjoint, résonne comme l’aventure moderne de ce siècle. À travers le miroir de la démence, c’est l’oubli, la solitude et le vide de nos vies qui se reflètent. Cette série est alors ressentie comme un manuel de survie pour la quadra moderne. La solitude est bien présente pour toutes ces femmes encore plus que pour les hommes, en général, et le père en particulier. Malgré la bande de copines et même pour la mère de famille, tant le mari est une caricature de mari absent.
Pourtant, on est rarement dans le pathos. Le père, conscient de son état et de son âge, perdant ses amis les uns après les autres, continue de donner de l’énergie positive en faisant son show, jusqu’à l’épuisement. Pierrot lunaire, il remplit de poésie certaines scènes, tranchant avec le réalisme de la vie de sa fille. On découvre avec tendresse la relation qui lie père et fille, dans le présent comme dans les nombreux flashbacks, joués par des acteurs plus jeunes mais pas moins talentueux, où celui-ci s’efforçait de faire bonne figure lorsqu’il élevait sa fille seule tout en montrant de l'égoisme. Forgeant ainsi le caractère de sa fille, idéalisant une mère plus contactée depuis 30 ans
On vibre avec Ying Shiuan Hsieh dans ses réussites professionnelles, amoureuses et sa quête de retrouver sa mère et on espère que tout se finira bien pour ces personnages si attachants et parfois si drôles. Mais le réalisme de la série nous rattrape, certainement comme nos problèmes dans la vraie vie. Forget you not est une vraie réussite d'une toute débutante réalisatrice Rene Liu connue pour ses 30 ans de carrière d'actrice. Ce manuel de vie universel et poétique est ma série préférée de 2025, et vous ne l'oublierez jamais.
A Beautifully Painful Drama Of Life
This drama caught me off guard. Not with plot twists or flashy romance, but with its honesty. It’s a slice of life, but the kind that doesn’t taste sweet all the time. It’s a little burnt around the edges, soft in the middle. Real.Cheng Le Le is in her 40s, doing stand-up comedy that barely stands on its own. So she works part-time at a convenience store too. That’s her life. Not a dream, not a tragedy. Just life. Her story unfolds around the people in her orbit, her dad who believes in aliens, two friends who shouldn’t make sense together but somehow do, a husband she once loved, maybe still does in some quiet corner of her heart. But deosnt matter as the marriage life is near its end.
There’s no climax. No victory lap. Just roads she has to walk. Because life doesn’t come with a final destination. It flows. Sometimes like a river, sometimes like a flood. And when loss comes, no amount of preparation saves you from breaking. What hurts even more is when you realize you have to keep walking, even when your legs don’t know this new path.
The show was labeled with a healing tag, but don’t believe that. No one heals here. Not in the way we want. They endure. They laugh, they cry, sometimes in the same scene. And I cried with them. For joy. For grief. For being alive.
That’s the thing about Taiwanese dramas. They’re too real. They don’t pretend. They remind you you’re human, beautifully, painfully human. And I love them for that. Even when I say I hate them.
I was especially grateful this wasn’t about some teenager/20-something figuring out life. This was about a woman who’s already halfway through it, still stumbling, still unsure, still trying. Cheng Le Le is not your ideal protagonist, and that’s what makes her perfect. She’s ordinary, unpolished. She turns her pain into punchlines, not healing. Just survival.
And her dad—what a character. He says, “Being childish for your whole life is quite an achievement.” And he’s right. I’m going to hold onto that. But let’s not pretend his life was all sunshine and UFOs. His sadness was there too, packed deep inside, not hidden from us, but from himself. I liked him. I really did. And like Cheng Le Le, I’ll keep looking for aliens after him.
His death was a quiet, painful unraveling. But the harder part was watching her feel it. That kind of grief lingers. It lingers even now.
Visually, the drama is stunning. Not dramatic. Just beautiful in the way reality is, natural light, soft shadows, warm colors that bleed into everyday spaces. The kind of cinematography that makes you feel like you’re there.
And this line will stay with me:
“Others call their dads superheroes, but I call mine an alien. He always said the universe is infinite, and humans are insignificant. We should take it easy in life. However, he forgot to tell me, humans exist in the world, and humans are complicated.”
What a beautiful, aching piece of work.
8 out of 10
And a piece of my heart with it.

















