This review may contain spoilers
Peut-on légitimement monter une fausse opération de police pour kidnapper une mariée ?
Après avoir adoré The Earth, j'attendais énormément The Water. Et même si je continue à préférer légèrement l'histoire de Din et Rose, cette seconde entrée de la saga réussit quelque chose de très difficile : raconter une romance crédible entre deux femmes profondément blessées, sans jamais oublier son identité de drama romantique.
Une romance construite avec patience
Le plus grand point fort de The Water est sans aucun doute la relation entre Nam et Lada.
Au départ, tout les oppose.
Nam est une dirigeante brillante, perfectionniste et incapable de faire passer autre chose que son travail avant ses responsabilités. Lada, elle, entre dans sa vie avec de mauvaises intentions, poussée par une famille toxique qui l'utilise comme un pion dans une guerre économique.
Ce qui aurait pu devenir une romance remplie de malentendus artificiels évolue finalement vers quelque chose de beaucoup plus intéressant. Nam apprend progressivement à aimer. Lada apprend progressivement qu'elle a le droit de choisir sa propre vie.
J'ai particulièrement apprécié le fait que leurs arcs soient complémentaires :
- Nam commence l'histoire en sacrifiant sa vie émotionnelle au profit de son travail.
- Lada commence l'histoire en sacrifiant son bonheur au profit des attentes des autres.
Au fil des épisodes, elles s'aident mutuellement à guérir ces blessures. Nam apprend à vivre pour elle-même. Lada apprend que son bonheur a de la valeur.
Une héroïne prisonnière de sa culpabilité
Là où beaucoup de dramas auraient réduit le conflit principal à une simple question de confiance, The Water va plus loin. Le véritable obstacle n'est pas que Lada ne fait plus confiance à Nam. Le véritable obstacle est que Lada ne parvient plus à se pardonner. Même après avoir choisi Nam. Même après avoir refusé de nuire à l'hôtel. Même après avoir rejeté son frère. Lada continue à se définir à travers les erreurs qu'elle a commises. C'est ce qui rend sa rupture avec Nam si douloureuse. Elle ne rejette pas Nam parce qu'elle ne l'aime plus. Elle rejette Nam parce qu'elle estime ne plus mériter cet amour. C'est probablement l'aspect le plus réussi de l'écriture du personnage.
Nam : de la PDG glaciale au golden retriever amoureux
Je ne pensais pas écrire cette phrase un jour. Nam est probablement le personnage qui évolue le plus durant la série.
On passe progressivement de :
"Vous êtes virée." à "La cuisine est fermée mais tu peux me manger." Le contraste est absolument hilarant.
Pendant toute la première moitié de la série, Nam est incapable d'exprimer ses sentiments autrement qu'à travers le travail, les actes de service ou des solutions pratiques. Quand elle commence enfin à accepter ses émotions, elle devient incroyablement attachante... et parfois complètement ridicule.
- Les fleurs.
- Le stand de fleurs.
- Les drones.
- La clé USB.
- La bague.
Nam ne sait visiblement pas aimer à moitié. Elle est du genre "all-in". Ce qui est à la fois romantique et légèrement terrifiant.
Une famille qui vole presque la vedette
S'il y a bien une chose que la franchise maîtrise, ce sont les dynamiques familiales. J'ai adoré retrouver Din, Rose, Lom et Fai.
La scène où Nam annonce :
"Je ne l'aime plus." avant d'être immédiatement interrompue par Lom et Fai est probablement l'un des moments les plus drôles du drama. Le contraste entre les cousines est parfait :
- Din, stratège pragmatique terre-à-terre.
- Nam, bourreau de travail émotionnellement handicapée.
- Lom, dragueuse professionnelle et lieutenant de police.
- Fai, gremlin sous caféine.
Et au milieu de tout ça : Rose. La seule personne normale de cet univers. Mention spéciale également au père de Nam. L'homme a porté cette relation sur ses épaules pendant huit épisodes. Je refuse toute discussion.
Des antagonistes qu'on adore détester
Phat est un excellent antagoniste. Pas parce qu'il est complexe, mais parce qu'il est profondément agaçant et creepy. Chaque apparition donne envie de lui mettre une gifle.
Quant au père de Lada, il est probablement l'un des personnages les plus détestables de toute la franchise. Le voir traiter sa fille comme un simple objet d'échange était particulièrement difficile à regarder. Et pourtant, même après tout cela, Lada et sa mère refusent de devenir cruelles à leur tour. J'ai trouvé cela très cohérent avec leurs personnages.
Une réalisation solide
La production est magnifique. Le resort en bord de mer renforce parfaitement les thèmes du drama. Comme pour The Earth, l'élément n'est pas seulement présent dans le titre, il imprègne toute l'œuvre.
L'eau est partout :
- dans le décor,
- dans les souvenirs,
- dans les émotions,
- dans les secrets qui finissent toujours par remonter à la surface.
L'OST est excellente. La photographie est superbe. Et le duo Engfa-Charlotte fonctionne remarquablement bien. J'ai particulièrement apprécié de voir Engfa dans un rôle plus contenu et plus réprimé émotionnellement que d'habitude.
Quelques défauts
Le principal problème du drama reste sa seconde moitié. J'ai apprécié la révélation concernant Nam qui connaissait déjà l'identité de Lada. Cependant, certaines méthodes utilisées par Nam après la rupture sont plus romantiques dans le cadre d'un drama que dans la vraie vie. Les drones, le traçage quasi permanent et certaines démonstrations de persévérance amoureuse flirtent parfois avec la limite entre romantisme et comportement inquiétant.
J'aurais également aimé que la réconciliation prenne un peu plus de temps après les événements de l'épisode 6. Même si l'écriture montre bien que Lada lutte davantage contre sa culpabilité que contre un manque de confiance, quelques scènes supplémentaires auraient permis de mieux respirer.
Conclusion
The Water raconte avant tout l'histoire de deux femmes qui apprennent à vivre pour elles-mêmes. Nam apprend à aimer. Lada apprend à se choisir. Et ensemble, elles apprennent que l'amour ne consiste pas à résoudre tous les problèmes de l'autre, mais à accepter de les affronter côte à côte. Une romance touchante, parfois frustrante, souvent adorable, portée par une excellente alchimie et par des personnages secondaires toujours aussi attachants.
Au final, la plus grande réussite de ce GL n'est pas de nous convaincre que Nam aime Lada. C'est de nous convaincre que Lada mérite enfin d'être heureuse.
Une romance construite avec patience
Le plus grand point fort de The Water est sans aucun doute la relation entre Nam et Lada.
Au départ, tout les oppose.
Nam est une dirigeante brillante, perfectionniste et incapable de faire passer autre chose que son travail avant ses responsabilités. Lada, elle, entre dans sa vie avec de mauvaises intentions, poussée par une famille toxique qui l'utilise comme un pion dans une guerre économique.
Ce qui aurait pu devenir une romance remplie de malentendus artificiels évolue finalement vers quelque chose de beaucoup plus intéressant. Nam apprend progressivement à aimer. Lada apprend progressivement qu'elle a le droit de choisir sa propre vie.
J'ai particulièrement apprécié le fait que leurs arcs soient complémentaires :
- Nam commence l'histoire en sacrifiant sa vie émotionnelle au profit de son travail.
- Lada commence l'histoire en sacrifiant son bonheur au profit des attentes des autres.
Au fil des épisodes, elles s'aident mutuellement à guérir ces blessures. Nam apprend à vivre pour elle-même. Lada apprend que son bonheur a de la valeur.
Une héroïne prisonnière de sa culpabilité
Là où beaucoup de dramas auraient réduit le conflit principal à une simple question de confiance, The Water va plus loin. Le véritable obstacle n'est pas que Lada ne fait plus confiance à Nam. Le véritable obstacle est que Lada ne parvient plus à se pardonner. Même après avoir choisi Nam. Même après avoir refusé de nuire à l'hôtel. Même après avoir rejeté son frère. Lada continue à se définir à travers les erreurs qu'elle a commises. C'est ce qui rend sa rupture avec Nam si douloureuse. Elle ne rejette pas Nam parce qu'elle ne l'aime plus. Elle rejette Nam parce qu'elle estime ne plus mériter cet amour. C'est probablement l'aspect le plus réussi de l'écriture du personnage.
Nam : de la PDG glaciale au golden retriever amoureux
Je ne pensais pas écrire cette phrase un jour. Nam est probablement le personnage qui évolue le plus durant la série.
On passe progressivement de :
"Vous êtes virée." à "La cuisine est fermée mais tu peux me manger." Le contraste est absolument hilarant.
Pendant toute la première moitié de la série, Nam est incapable d'exprimer ses sentiments autrement qu'à travers le travail, les actes de service ou des solutions pratiques. Quand elle commence enfin à accepter ses émotions, elle devient incroyablement attachante... et parfois complètement ridicule.
- Les fleurs.
- Le stand de fleurs.
- Les drones.
- La clé USB.
- La bague.
Nam ne sait visiblement pas aimer à moitié. Elle est du genre "all-in". Ce qui est à la fois romantique et légèrement terrifiant.
Une famille qui vole presque la vedette
S'il y a bien une chose que la franchise maîtrise, ce sont les dynamiques familiales. J'ai adoré retrouver Din, Rose, Lom et Fai.
La scène où Nam annonce :
"Je ne l'aime plus." avant d'être immédiatement interrompue par Lom et Fai est probablement l'un des moments les plus drôles du drama. Le contraste entre les cousines est parfait :
- Din, stratège pragmatique terre-à-terre.
- Nam, bourreau de travail émotionnellement handicapée.
- Lom, dragueuse professionnelle et lieutenant de police.
- Fai, gremlin sous caféine.
Et au milieu de tout ça : Rose. La seule personne normale de cet univers. Mention spéciale également au père de Nam. L'homme a porté cette relation sur ses épaules pendant huit épisodes. Je refuse toute discussion.
Des antagonistes qu'on adore détester
Phat est un excellent antagoniste. Pas parce qu'il est complexe, mais parce qu'il est profondément agaçant et creepy. Chaque apparition donne envie de lui mettre une gifle.
Quant au père de Lada, il est probablement l'un des personnages les plus détestables de toute la franchise. Le voir traiter sa fille comme un simple objet d'échange était particulièrement difficile à regarder. Et pourtant, même après tout cela, Lada et sa mère refusent de devenir cruelles à leur tour. J'ai trouvé cela très cohérent avec leurs personnages.
Une réalisation solide
La production est magnifique. Le resort en bord de mer renforce parfaitement les thèmes du drama. Comme pour The Earth, l'élément n'est pas seulement présent dans le titre, il imprègne toute l'œuvre.
L'eau est partout :
- dans le décor,
- dans les souvenirs,
- dans les émotions,
- dans les secrets qui finissent toujours par remonter à la surface.
L'OST est excellente. La photographie est superbe. Et le duo Engfa-Charlotte fonctionne remarquablement bien. J'ai particulièrement apprécié de voir Engfa dans un rôle plus contenu et plus réprimé émotionnellement que d'habitude.
Quelques défauts
Le principal problème du drama reste sa seconde moitié. J'ai apprécié la révélation concernant Nam qui connaissait déjà l'identité de Lada. Cependant, certaines méthodes utilisées par Nam après la rupture sont plus romantiques dans le cadre d'un drama que dans la vraie vie. Les drones, le traçage quasi permanent et certaines démonstrations de persévérance amoureuse flirtent parfois avec la limite entre romantisme et comportement inquiétant.
J'aurais également aimé que la réconciliation prenne un peu plus de temps après les événements de l'épisode 6. Même si l'écriture montre bien que Lada lutte davantage contre sa culpabilité que contre un manque de confiance, quelques scènes supplémentaires auraient permis de mieux respirer.
Conclusion
The Water raconte avant tout l'histoire de deux femmes qui apprennent à vivre pour elles-mêmes. Nam apprend à aimer. Lada apprend à se choisir. Et ensemble, elles apprennent que l'amour ne consiste pas à résoudre tous les problèmes de l'autre, mais à accepter de les affronter côte à côte. Une romance touchante, parfois frustrante, souvent adorable, portée par une excellente alchimie et par des personnages secondaires toujours aussi attachants.
Au final, la plus grande réussite de ce GL n'est pas de nous convaincre que Nam aime Lada. C'est de nous convaincre que Lada mérite enfin d'être heureuse.
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