This review may contain spoilers
Brume fascinante en 4 temps...
Derrière ses imperfections, 4 Minutes est une série fascinante aux réalités alternatives ambiguës. Fort de son casting et de sa photographie, la brume énigmatique qui entoure cette série m'a captivé jusqu'au bout.
« Le cerveau est un organe qui nécessite un flux constant d’oxygène. 4 minutes… C’est la durée pendant laquelle le cerveau peut survivre sans oxygène. Qu’arrive-t-il à notre conscience pendant ce temps ? » – Lukwa Arinya
Et si vous aviez la possibilité de revenir 4 minutes en arrière ? Que se passe-t-il lorsque deux réalités se confrontent ? Quels impacts ont-elles l'une sur l'autre ? Après le dernier épisode, j'ai eu besoin de temps pour remettre mes idées en ordre. 4 Minutes est une histoire cohérente, mais elle m'a souvent donné l'impression de nager en plein brouillard.
Les personnages sont puissants et intelligemment mis en scène : imparfaits et réalistes. Je me suis attaché aux uns, j'en ai désespérément aimé d'autres et j'ai méprisé le reste. Les relations amènent des dynamiques et servent l'intrigue. Great (Bible) et Tyme (Jes) sont considérés comme le couple principal. Korn (Bas), Tonkla (Fuaiz) et Win (JJay) semblent secondaires sur le papier, mais dans les faits, ils ont tout autant d'importance, si ce n'est plus. Mon cœur s'est fait malmener par Korn et Tonkla, mais je n'en avais jamais assez !
L'intrigue est brumeuse, rare sont les fois où l'histoire nous tend la main. Le reste du temps ce sont des hypothèses et des théories, et seuls les épisodes peuvent les consolider ou les détruire. J'ai l'impression que 4 Minutes nous laisse libre d'interpréter les choses.
Cependant, le réel défaut de 4 Minutes, c'est sa confusion dans sa temporalité. Et en même temps, c'est un fil conducteur passionnant qui m'a tenu en haleine tout au long de la diffusion. J'ai apprécié que l'histoire ne me prenne pas par la main pour m'expliquer chaque détail. Elle m'a laissé libre dans mon imagination (parfois un peu trop). Mon interprétation : le chiffre 4 est tiré des quatre nobles vérités de l'enseignement bouddhiste. Dukkha (insatisfaction (souffrance)), Tanha (soif, avidité, désir (cause)), Nirodha (extinction) et Magga (cessation de la souffrance (délivrance)). C'est un cycle répétitif, tandis que les personnages attendent de trouver l'ultime vérité. Vrai ? Faux ? Peut-être pas, mais j'aime cette idée.
Be On Cloud continu de créer des œuvres matures et nouvelles. Sont-elles parfaites ? Non. Cela dit, elles abandonnent (enfin) l'adolescent en short bleu marine et chemise rose pastel.
En bref, 4 Minutes n'est pas un BL habituel. Fort de son excellent casting, de sa belle photographie et de son ambiance mystérieuse, il est sans aucun doute l'un des meilleurs drames de 2024.
« Le cerveau est un organe qui nécessite un flux constant d’oxygène. 4 minutes… C’est la durée pendant laquelle le cerveau peut survivre sans oxygène. Qu’arrive-t-il à notre conscience pendant ce temps ? » – Lukwa Arinya
Et si vous aviez la possibilité de revenir 4 minutes en arrière ? Que se passe-t-il lorsque deux réalités se confrontent ? Quels impacts ont-elles l'une sur l'autre ? Après le dernier épisode, j'ai eu besoin de temps pour remettre mes idées en ordre. 4 Minutes est une histoire cohérente, mais elle m'a souvent donné l'impression de nager en plein brouillard.
Les personnages sont puissants et intelligemment mis en scène : imparfaits et réalistes. Je me suis attaché aux uns, j'en ai désespérément aimé d'autres et j'ai méprisé le reste. Les relations amènent des dynamiques et servent l'intrigue. Great (Bible) et Tyme (Jes) sont considérés comme le couple principal. Korn (Bas), Tonkla (Fuaiz) et Win (JJay) semblent secondaires sur le papier, mais dans les faits, ils ont tout autant d'importance, si ce n'est plus. Mon cœur s'est fait malmener par Korn et Tonkla, mais je n'en avais jamais assez !
L'intrigue est brumeuse, rare sont les fois où l'histoire nous tend la main. Le reste du temps ce sont des hypothèses et des théories, et seuls les épisodes peuvent les consolider ou les détruire. J'ai l'impression que 4 Minutes nous laisse libre d'interpréter les choses.
Cependant, le réel défaut de 4 Minutes, c'est sa confusion dans sa temporalité. Et en même temps, c'est un fil conducteur passionnant qui m'a tenu en haleine tout au long de la diffusion. J'ai apprécié que l'histoire ne me prenne pas par la main pour m'expliquer chaque détail. Elle m'a laissé libre dans mon imagination (parfois un peu trop). Mon interprétation : le chiffre 4 est tiré des quatre nobles vérités de l'enseignement bouddhiste. Dukkha (insatisfaction (souffrance)), Tanha (soif, avidité, désir (cause)), Nirodha (extinction) et Magga (cessation de la souffrance (délivrance)). C'est un cycle répétitif, tandis que les personnages attendent de trouver l'ultime vérité. Vrai ? Faux ? Peut-être pas, mais j'aime cette idée.
Be On Cloud continu de créer des œuvres matures et nouvelles. Sont-elles parfaites ? Non. Cela dit, elles abandonnent (enfin) l'adolescent en short bleu marine et chemise rose pastel.
En bref, 4 Minutes n'est pas un BL habituel. Fort de son excellent casting, de sa belle photographie et de son ambiance mystérieuse, il est sans aucun doute l'un des meilleurs drames de 2024.
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