Qui est le monstre ? La créature ou le système ?
The Host fête ses vingt ans cette année, et s'il a pris quelques rides, elles lui vont si bien qu'il continue de faire illusion, partagé entre critique sociale, drame familial et film de monstre.
La créature est magnifique, malgré l'aspect daté de ses effets numériques. Grande amatrice de films de monstres, je regrette toujours l'abandon des animatroniques au profit du numérique, tout en comprenant ce choix. Cela ne m'empêche pas d'apprécier les œuvres récentes. Quoiqu'il en soit, la créature convainc par sa mutation cohérente et son aspect dérangeant.
On pointe souvent du doigt les films de monstres comme des œuvres de seconde zone. Certes, il existe de sacrés navets dans le genre, mais aussi des films qui vont plus loin qu'une grosse bestiole repoussante qui boulotte tout sur son passage. Les films de monstres peuvent être une riche source de réflexion sur la nature humaine, sur l'Homme en général et, comme ici, une satire, notamment sur la colonisation des États-Unis et l'incompétence du système politique sud-coréen, car influencé.
Je ne mets pas ce film sur un piédestal, simplement parce qu'à mes yeux Bong Joon Ho n'a pas révolutionné le film de monstre comme on aime le dire. En effet, c'est un très bon film, mais il reste conventionnel avec des personnages imparfaits, des systèmes défaillants et la bêtise humaine. Des éléments que l'on retrouve dans les films de monstres en général, et bien avant 2006 : les Dents de la mer (1975), Alien (1979), The Thing (1982), Le Blob (1988) ou encore Mars Attacks! (1996).
En bref, The Host est un film de monstre sous couvert d'une critique peut-être plus anti-américaine qu'on ne le pense, et qui s'équilibre parfaitement entre son drame, son humour, son suspense et son horreur.
La créature est magnifique, malgré l'aspect daté de ses effets numériques. Grande amatrice de films de monstres, je regrette toujours l'abandon des animatroniques au profit du numérique, tout en comprenant ce choix. Cela ne m'empêche pas d'apprécier les œuvres récentes. Quoiqu'il en soit, la créature convainc par sa mutation cohérente et son aspect dérangeant.
On pointe souvent du doigt les films de monstres comme des œuvres de seconde zone. Certes, il existe de sacrés navets dans le genre, mais aussi des films qui vont plus loin qu'une grosse bestiole repoussante qui boulotte tout sur son passage. Les films de monstres peuvent être une riche source de réflexion sur la nature humaine, sur l'Homme en général et, comme ici, une satire, notamment sur la colonisation des États-Unis et l'incompétence du système politique sud-coréen, car influencé.
Je ne mets pas ce film sur un piédestal, simplement parce qu'à mes yeux Bong Joon Ho n'a pas révolutionné le film de monstre comme on aime le dire. En effet, c'est un très bon film, mais il reste conventionnel avec des personnages imparfaits, des systèmes défaillants et la bêtise humaine. Des éléments que l'on retrouve dans les films de monstres en général, et bien avant 2006 : les Dents de la mer (1975), Alien (1979), The Thing (1982), Le Blob (1988) ou encore Mars Attacks! (1996).
En bref, The Host est un film de monstre sous couvert d'une critique peut-être plus anti-américaine qu'on ne le pense, et qui s'équilibre parfaitement entre son drame, son humour, son suspense et son horreur.
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