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  • Last Online: 4 hours ago
  • Gender: Female
  • Location: France
  • Contribution Points: 10,003 LV19
  • Roles:
  • Join Date: February 7, 2021
Bittersweet Love chinese drama review
Completed
Bittersweet Love
2 people found this review helpful
by Link
7 days ago
12 of 12 episodes seen
Completed 4
Overall 5.5
Story 5.0
Acting/Cast 7.0
Music 5.0
Rewatch Value 5.0

L'amertume a pris le pas sur la douceur…

Sur les premiers épisodes, Bittersweet Love était un paradoxe pour moi. D'ordinaire, les personnages aussi miséreux n'ont pas assez de force pour m'émouvoir. Xiao Fan ne m'a pas émue jusqu'aux larmes, mais assez pour que mon cœur se serre une ou deux fois. Et puis l'histoire n'a rien fait pour plonger réellement dans les pensées du personnage…

Lu Xiao Fan (Guan Yue) est pitoyable. C'est un pantin méprisé, humilié et rabaissé. Enfant du milieu, il ne sert que de monnaie d'échange, un sacrifice offert pour gagner les faveurs du clan Bei et assurer un meilleur avenir à l'aîné et la cadette. Sans tomber dans la psychologie de comptoir, Xiao Fan est plus complexe qu'on ne le croit. Sa famille l'a toujours considéré comme inutile, comme un garçon timide incapable de dire non. La méchanceté est un poison, et ce poison porte les visages de la famille Lu. Xiao Fan m'a fait mal au cœur parce que son existence consiste à se sacrifier pour sa famille.

Le problème d'un tel personnage c'est que sur le papier, on comprend ce qu'il est, comment il se sent et ce qu'il pense. Dans une adaptation télévisée, le spectateur n'a rien de tout ça et doit se débrouiller. Et lorsque vous avez un acteur comme Guan Yue qui conserve le même visage inexpressif tout du long, c'est compliqué. Au début, je voyais de l'usure, du sacrifice et de la passivité. Au bout du quatrième épisode, je ne voyais qu'un personnage insipide et mou. Exactement comme dans la majorité des FL dans les romances modernes chinoises que je n'apprécie pas.

Bei Lu Qing (Zhou Ning Jia) est beau, riche, populaire et froid. Il est l'archétype de la romance chinoise moderne, mais dans le contexte des années 1990. Il ne partage rien, ni avec le spectateur, ni avec l'homme qu'il est supposé aimer. La plupart du temps, il est seulement responsable des malentendus et tient Xiao Fan pour responsable. Zhou Ning Jia possède un joli sourire, mais plus de contraste aurait été agréable.

La famille Lu est méprisable. Le père est un minable avide d'argent. La sœur est arrogante et mal élevée. Le frère est abject. Il n'a jamais rien assumé, rejetant toujours la faute sur les autres et demandant toujours de l'aide pour s'en sortir. Quant à la mère, elle cache ses cartes derrière une affection et une chaleur de façade. Leur chute est l'un des meilleurs moments de cette série.

J'ai aussi été surprise de changer d'avis sur Lin Zi Yang. Lui qui paraissait aussi méchant que les autres, il est bien plus amical que la série ne le montre. Mais bon, il faut attendre le dernier épisode pour le savoir.

Et c'est là que j'ai un problème : la narration. Je n'ai pas lu l'œuvre originale, mais le rythme est tellement pénible. Après dix épisodes à voir Xiao Fan se faire malmener, les choses bougent (un peu, n'abusons pas), pour finir par un acte final d'une banalité et d'une paresse spectaculaire. Attendre le dernier épisode pour tout révéler, ça semble logique dans un roman, mais dans une adaptation télévisée ? On a besoin de davantage qu'un simple type qui prépare une soupe, baisse son pantalon sans sourciller et d'un autre qui agit comme bon lui semble.

Outre la tentative de critique des classes sociales et tout le reste, on se retrouve devant un énième BL qui perd son potentiel au profit d'une romance sans âme, dans un rythme plat et où ça se termine sur la pire note possible.

En bref, Bittersweet Love ne trouve aucun équilibre entre amertume et douceur.
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