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  • Last Online: 2 days ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 1 LV1
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  • Join Date: August 15, 2020
Reborn japanese drama review
Ongoing 4/9
Reborn
0 people found this review helpful
by Kenseiden
21 days ago
4 of 9 episodes seen
Ongoing
Overall 7.0
Story 7.0
Acting/Cast 7.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.0

Boire ou descendre les escaliers, il faut choisir.

Il est plus que temps de sécuriser les escaliers au Japon. Si ma mémoire est bonne, Issei Takahashi s’était déjà pris les pieds dans une marche en 2021 dans Heaven and Hell: Soul Exchange. Et voilà que la perte d’équilibre entraîne une nouvelle fois son esprit dans le corps d’un autre. Après avoir vécu dans la peau d’une femme, le voilà contraint de refaire sa vie dans celle d’un « pauvre ». Car passer de la pourriture la plus riche du monde (mettez ici le nom que vous voulez) au cafard qu’il méprise ne sera pas simple. Un drama à destination des patrons des GAFAM et du « plus grand pays du monde », mais qui n’est pas dénué de défauts.

Mis à part son scénario bancal qui mélange échange de corps vu mille fois et time slip vu dix mille fois, on est déjà fasciné par la médiocrité de ce premier épisode rempli de bons sentiments et de caricatures de pourritures humaines. Comment un aussi bon acteur qu’Issei Takahashi peut-il aussi mal jouer le Elon Musk de service ? Être obsédé par le pouvoir et l’argent ne veut pas dire être dénué de sentiments. À force de vouloir rendre son personnage froid, il en devient irréel. Après tout, même Donald a lâché Elon, ou vice versa. Comme quoi, l’argent de l'Oncle Picsou n’a pas suffi à vouloir écraser l’ensemble des pauvres fonctionnaires des États-Unis.

En plus de sonner faux tout au long du premier épisode, son personnage est entouré d’une galerie de mièvreries incarnées parfaitement par le gendre idéal Ouji Suzuka. S’ensuit alors toute une série d’épisodes où, tout en cherchant à rencontrer son ancien moi pour le détourner de la route de l’enfer, mais également celui qui l’y a poussé, il applique à la petite rue marchande ses anciens réflexes capitalistes pour la faire prospérer. Des situations plus ou moins « what the fuck » parsèment la série : l’invention des gilets et des tours de cou réfrigérants des années avant le Covid, des conseils d’investissement au doigt mouillé pris au sérieux par de grands groupes, des occasions de picoler en plein milieu de la journée qu’on n’avait pas vues depuis Juliette je t'aime, et surtout cette petite sœur qu’il n’avait pas remarquée dans son ancienne vie et qui aurait dû jouer un rôle majeur.

Gardons à l’esprit que Reborn tient davantage de la comédie familiale que du drama mystérieux à la Heaven and Hell: Soul Exchange, et c’est peut-être dommage. Mal à l’aise dans les deux rôles qu’il joue ici, Issei Takahashi transmet davantage un malaise qu’une joie de vivre. Reste à découvrir qui lui veut du mal (à priori l’ensemble de la planète) et comment tout cela va finir. Cela vaut peut-être le coup rien que pour voir la classe prolétaire japonaise descendre des litres de saké chaque fin d’après-midi.

Si vous avez ri devant « The Ch’ti, the North-South Exchange » (les Ch’tis, quoi), nul doute que vous apprécierez l’humour. Les autres, il vous faudra sans doute boire plus… mais avec modération.
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