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The Dogs of Karma Season 2 japanese drama review
Completed
The Dogs of Karma Season 2
0 people found this review helpful
by Kenseiden
11 days ago
6 of 6 episodes seen
Completed
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 9.5
Rewatch Value 7.5

La fin de la vengeance chère !

Deux ans d'attente interminable pour la suite de Gedou no Uta en drama. Ce manga en 15 volumes, dont DMM TV voulait faire l'une de ses séries phares en 2024, a pris son temps pour nous offrir une conclusion aux événements de l'épisode 6 de la première saison. Au moins, les plus impatients auront pu feuilleter l'œuvre de Watanabe Daisuke, parue en 2016.

Pour fêter les dix ans du manga, DMM TV nous livre donc une nouvelle fournée de six épisodes, à regarder avec le plus grand esprit critique possible. L'ultra-violence et les scènes insoutenables sont bien de retour, mais le propos sur la vengeance et la justice prend une nouvelle dimension avec l'omniprésente Congrégation du Petit-Déjeuner.

Alors que Kamo et Tora rendaient leur justice de manière presque artisanale, voilà qu'apparaît une sombre organisation de rang mondial, décidant en son sommet qui mérite ou non de mourir. La saison relègue alors Sonoda et la vengeance qui l'accompagne au second plan. Après la question « Peut-on se substituer à la justice ? », la série nous demande désormais : « Peut-on déléguer sa vengeance à une multinationale? »

Cette loi du talion vendue au Prisunic pousse Kamo à s'interroger sur ses propres actes et lui confère une humanité qui contraste avec les agissements sans âme de cette pieuvre tentaculaire. Si tous ses membres sont devenus des exécutants par désespoir, victimes inconsolables d'un drame, chacun semble avoir perdu l'idéal qui a présidé à sa création. Argent, pouvoir, influence : plus rien ne semble réellement différencier cette organisation d'une mafia.

Le personnage magistralement interprété par Baba Fumika prend alors une toute nouvelle dimension et s'impose comme la véritable star de la saison. Minami Sara, pourtant présentée un temps comme le troisième membre de la librairie, est finalement très peu présente à l'écran. Des personnages hauts en couleur lui volent constamment la vedette.

Mizobata Junpei est glaçant de froideur, mais également touchant face à une Ano qui cache particulièrement bien son jeu. La plupart des épisodes sont consacrés à expliquer les liens entre les différents protagonistes. À travers flashbacks et révélations, l'aide apportée aux victimes se réduit comme peau de chagrin dans cette saison 2. Il semble bien loin le temps où chaque épisode était consacré à une victime avant de se conclure par une mise à mort des plus sordides.
Cette deuxième saison répond à de nombreuses questions, mais son format nous laisse une nouvelle fois sur notre faim. Si de nouveaux grands antagonistes apparaissent, laissant la porte ouverte à une suite, elle tente également de conclure certains arcs narratifs de manière trop expéditive.

On attendait davantage de mystère autour de Sonoda, dévoilé jusque-là à doses homéopathiques et nous invitant sans cesse à réfléchir sur sa personnalité. Malheureusement, quelques maladresses dans sa conclusion viennent gâcher une partie de notre plaisir malsain de voyeurs.

La série reste déconseillée aux moins de 16 ans. Toujours dérangeante, elle continue d'interroger notre rapport à la justice et à la violence. Elle s'autorise également quelques tranches de vie réjouissantes entre nos deux justiciers et leur fille adoptive.

On oublie souvent de le rappeler, mais Gedou no Uta est aussi une série sur la famille. Kamo retrouve une certaine stabilité auprès de Tora et de Nanako, qu'il considère comme sa propre famille. D'autres cellules familles sont abordées, souvent dysfonctionnelles, parfois mafieuses. Mais au bout du compte, la famille reste la famille.
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