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Yankee Gekisen-ku no Shitenno ga Idol Group ni Tensei Shitara? japanese drama review
Ongoing 5/10
Yankee Gekisen-ku no Shitenno ga Idol Group ni Tensei Shitara?
1 people found this review helpful
by Kenseiden
17 days ago
5 of 10 episodes seen
Ongoing
Overall 8.0
Story 7.0
Acting/Cast 8.5
Music 9.0
Rewatch Value 8.0

Idols not equal Yankees

Attention, chronique complètement biaisée par ma joie d'avoir vu les douze actrices à quelques mètres de moi, pas plus tard que le week-end dernier. J'en entends déjà hurler à la mauvaise foi dans mon jugement, envoûté par les sourires et les œillades dont les idoles ont le secret notamment envers le premier rang (oui, c'était ma position). Mais l'avantage de "Réincarnation de Yankees en Idols" (je vais appeler la série ainsi) , c'est justement de les voir dans un autre registre que celui qui leur est attribué par la maison de disque. Et franchement, quel kiff ! Même si le trait est ultra forcé, les voir balancer des kuso darō en singeant tout l'imaginaire yankee est un vrai plaisir même pour un non initié.

On voit alors poindre un certain talent pour l'acting chez beaucoup de membres de ≠ME, et on imagine déjà la suite de leur carrière. Il semblerait tout de même que leur position au sein du groupe soit respectée dans le drama : Tomita Nanaka en leader respectée, Sakurai Momo en petite rigolote... un détail qui ravira certainement les fans. Mais même sans connaître le groupe, ce qui était mon cas avant la Japan Expo et cette série qui, par un improbable alignement des astres, a été diffusée au même moment, on peut y prendre beaucoup de plaisir. Un plaisir coupable, certes, mais finalement aussi assumé que celui procuré par un showcase de vingt minutes.

Les clichés des yankee sont tous présents et poussés à leur paroxysme, au point qu'une explication télévisuelle de certains termes, façon émissions des années 80, ouvre le pré-générique, avant un opening on ne peut plus idol. Le premier épisode essaie justement de retranscrire cette époque sans vraiment convaincre, mais le time slip qui le conclut, aussi improbable que maladroitement amené, est d'un côté tellement low cost qu'il en devient immédiatement culte.

Les scènes de combat gagnent heureusement en qualité au fil des épisodes, notamment celle consacrée à la recherche d'un Aniki, qui ferait presque froid dans le dos dans le contexte post-#MeToo. Mais voyons plutôt cela comme un hommage au genre. Nos idoles sont donc parfaitement à leur place dans cette époque, démontrant que les chanteuses sur scène sont bien des rôles et non leur propre personne, comme d'autres œuvres l'ont déjà montré, de Perfect Blue à Oshi no Ko, entre autres.

Le mythe est cassé, et la série remet les pendules à l'heure, aussi bien pour les fans que pour les non-initiés. Non, les idoles ne sont pas uniquement de jeunes filles surexcitées exploitées par des mafias pour générer du cash. Elles possèdent un véritable talent d'actrice qu'elles mettent également au service de leurs prestations scéniques, en plus du chant et de la danse.

Cette série, sous couvert d'un humour potache, de nombreuses références à la culture populaire japonaise (les explosions de sang par le nez restent l'un de mes effets préférés) et d'un généreux fan service, fait finalement réfléchir autant que les deux œuvres citées précédemment. Une diffusion à l'international, ou même une adaptation en anime, pourrait sans doute convaincre un public bien plus large que les seuls fans du groupe et encore changer le regard su cette industrie qui a encore beaucoup à balayer devant sa porte.

Quoi qu'il en soit, moi, je suis devenu fan de Not equal ME après avoir vu cette série. Et vous le deviendrez aussi.
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