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  • Last Online: 17 hours ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 1 LV1
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  • Join Date: August 15, 2020
25 Years of You japanese drama review
Ongoing 2/10
25 Years of You
0 people found this review helpful
by Kenseiden
4 days ago
2 of 10 episodes seen
Ongoing
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

25 ans ferme

Les dramas prenant le point de vue du stalker plutôt que celui de la victime ne sont pas nombreux, et pour cause. Comment peut-on avoir l'empathie nécessaire pour suivre, sur la longueur, un homme qui la mate, se cache d'elle et, souvent, la harcèle ? Sans être aussi mal à l'aise que l'héroine, le dégoût, ou tout du moins l'inconfort, nous fait vite abandonner la série. Il faudra donc au moins le gendre idéal Matsumura Hokuto dans le rôle de l'amoureux louche et transit pour nous faire vibrer à ses côtés.

Et pourtant, ça commence très mal. Car ce n'est ni au travail ni à l'université qu'il rencontre Okazaki Sae, son oshi pour la vie, mais au jardin d'enfants, comme le suggère déjà le titre. Vingt-cinq ans se sont écoulés à observer en cachette chacun des faits et gestes de son amour secret. Au-delà du fait que cela n'a aucune crédibilité scénaristique, puisque personne ne s'est rendu compte de rien alors qu'ils ont fréquenté les mêmes écoles et les mêmes lieux de travail, cette série semble justifier une pratique totalement amorale et pourtant bien trop répandue dans le milieu des idoles, entre autres, au Japon et ailleurs.

Un mec si beau, gentil, adoré des belle-maman, ne se fait courtiser par aucune autre nana en 15 ans de vie adulte. Soit, on est au Japon, le pays de la retenue et des bonnes manières. Mais c'est la même chose pour Okazaki Sae qui, en plus d'être jolie, est l'une des plus grandes héritières des entreprises japonaises, dans la série. À priori, ils ne connaissent pas l'entre-soi au Japon. Ils devraient envoyer leurs enfants dans les grandes écoles européennes pour leur promettre un beau mariage entre gens de la haute. Ça éviterait qu'un gueux coure après leur fille.

Bref, il faut passer toutes ces barrières psychologiques pour commencer à apprécier la série. Mais même une fois le concept accepté, il y a encore des freins à vouloir vraiment plonger dans les mystères suggérés. Comme à l'accoutumée, les personnages dérangeants ont le trait forcé. Je ne parle pas de la timidité exacerbée, ou feinte, de notre couple, chacun jugera leur jeu, mais bien des seconds couteaux. Un flic suspect, un ex-taulard miséreux et revanchard qui bouffe des corn-dog à longueur de journée en mettant du ketchup partout. Le comble de la bassaisse humaine, quoi. Sans parler de la belle-mère pire que celle de Cendrillon. Les clichés sont trop nombreux et mal interprétés pour pardonner à Okazaki Sae son manque de discernement face à tous ces personnages qui n'en veulent qu'a son argent. Cela la catégorise dans le rôle de la gentille idiote, et ça, je ne peux pas l'accepter en tant que Wota de Sae Chan.

Pas grand-chose, donc, ne va dans la série et son seul intérêt, mis à part le physique et le jeu de nos héros, est de sonder leur psychologie. Bien sûr, on espère un happy end où, après vingt-cinq ans, le couple se forme enfin malgré le lourd passé psychiatrique de notre héros. On espère qu'ils vivront heureux et auront plein d'enfants, qui pourront lire les journaux intimes de leur père pour s'endormir le soir. Si la série se termine ainsi, vous saurez que vous avez vraiment perdu votre temps. Heureusement, pas vingt-cinq ans de votre vie.
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