Education à la vie affective et relationnelle... et à la S&xualité
Connu surtout pour ses prestations dans le groupe de Johnny’s S&xy Zone, le beau Nakajima Kento a vraiment embrassé la carrière d’acteur (romantique) depuis son retrait des activités de boys band. Fini, la poussée d’hormones et le déclenchement de libido chez la jeunesse japonaise, il se consacre dans cette série à celle plutôt de monsieur Tout-le-Monde. Ce qui, vous me direz, n’est pas très éloigné de son ancien métier.
Et il a du travail dans cette série, car explorer les méandres des problèmes sexuels de ses compatriotes n’est pas une mince affaire. Évidemment, en signant un beau gosse ténébreux, vêtu d’une blouse blanche rassurante et posant langoureusement sous la bannière SEX, Netflix cherche à attirer toujours plus d’abonnés, comme une jeune femme au sourire innocent vous inviterait du côté de Pigalle. Déballant en plus le thème de la soirée, la sexologie, objet de fantasmes dans toutes les sociétés modernes, au Japon, terre des charlatans et autres gourous sectaires en particulier.
Clairement, un énième drama consacré à la chose ne m’a pas emballé plus que ça, et je me suis un peu forcé pour aller consulter. Même si Let’s Talk About CHU ou tant d’autres te font passer un bon moment sans en faire trop, Netflix commence à me gonfler à consacrer des séries entières à satisfaire ses abonnés voyeuristes.
Mais évidemment, la présence de la reine des comédies romantiques, Araki Yuko, m’a rassuré sur le sérieux de celle-ci. Et qu’elle sourie ou qu’elle fasse la tronche, on apprécie toujours son jeu plein de vérité et de retenue. Le couple qu’elle forme ici avec Nakajima Kento est l’un des plus touchants de cette année et vaut à lui seul la vision de ces seulement 7 épisodes.
Car vous le comprendrez rapidement, cette adaptation de manga est bien trop courte pour le sujet et la qualité de celle-ci. Si ce n’est pas la taille qui compte, la série donne ici un goût d’inachevé qui en frustrera plus d’un. L’univers créé par ce cabinet, regroupant un docteur en sexologie coincé mais ultra à l’écoute de ses patients, un infirmier héritier d’une dynastie de richissimes docteurs mais ne voulant pas être un simple gestionnaire de grands hôpitaux, ou cette secrétaire lesbienne dont on voudrait apprendre plus sur elle, ouvre des perspectives trop peu développées.
Surtout que la production a décidé de ne suggérer que très peu d’actes sexuels. Et je dis bien suggérer. Rendant la série abordable dès 16 ans, je pense. Car elle aborde justement le coté psychologique d’une manière très éducative et bienveillante. Je suis convaincu que chacun peut s’y retrouver, quel que soit l’âge et les rapports que nous avons à la chose. J’ai rarement vu d’ailleurs une série qui touche autant les gens et leurs problèmes affectifs. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Une éducation à la vie affective telle qu’elle devrait être enseignée. Une thérapie parfois de couple, mais aussi pour les gens qui se sentent seuls, et on revient un peu toujours au même problème de notre société : la solitude et le manque de communication. Sans compter que le harcèlement, le sexisme, le patriarcat et bien d’autres thèmes de société sont traités avec maîtrise, sans jamais donner l’impression de faire la morale.
Mais la série ne s’arrête pas à 7 cas cliniques, tous plus ancrés dans notre inconscient les uns que les autres. Elle dépeint également les problèmes de nos héros de manière drôles ou parfois remplie de mystère. C’est peut-être juste la seule maladresse, mais comme toute adaptation de manga, en reprendre les codes, surtout sur si peu d’épisodes, donne un goût un peu cheap. Se concentrer sur le traumatisme de notre sexologue, avec une musique mystérieuse et des codes visuels, sonne évidemment faux, mais c’est le seul point négatif de la série.
On a tous un traumatisme qui nous empêche d’apprécier pleinement les petits plaisirs des dramas japonais. Moi, c’est quand on essaie de faire peur avec des flashbacks un peu trop flous.
Et il a du travail dans cette série, car explorer les méandres des problèmes sexuels de ses compatriotes n’est pas une mince affaire. Évidemment, en signant un beau gosse ténébreux, vêtu d’une blouse blanche rassurante et posant langoureusement sous la bannière SEX, Netflix cherche à attirer toujours plus d’abonnés, comme une jeune femme au sourire innocent vous inviterait du côté de Pigalle. Déballant en plus le thème de la soirée, la sexologie, objet de fantasmes dans toutes les sociétés modernes, au Japon, terre des charlatans et autres gourous sectaires en particulier.
Clairement, un énième drama consacré à la chose ne m’a pas emballé plus que ça, et je me suis un peu forcé pour aller consulter. Même si Let’s Talk About CHU ou tant d’autres te font passer un bon moment sans en faire trop, Netflix commence à me gonfler à consacrer des séries entières à satisfaire ses abonnés voyeuristes.
Mais évidemment, la présence de la reine des comédies romantiques, Araki Yuko, m’a rassuré sur le sérieux de celle-ci. Et qu’elle sourie ou qu’elle fasse la tronche, on apprécie toujours son jeu plein de vérité et de retenue. Le couple qu’elle forme ici avec Nakajima Kento est l’un des plus touchants de cette année et vaut à lui seul la vision de ces seulement 7 épisodes.
Car vous le comprendrez rapidement, cette adaptation de manga est bien trop courte pour le sujet et la qualité de celle-ci. Si ce n’est pas la taille qui compte, la série donne ici un goût d’inachevé qui en frustrera plus d’un. L’univers créé par ce cabinet, regroupant un docteur en sexologie coincé mais ultra à l’écoute de ses patients, un infirmier héritier d’une dynastie de richissimes docteurs mais ne voulant pas être un simple gestionnaire de grands hôpitaux, ou cette secrétaire lesbienne dont on voudrait apprendre plus sur elle, ouvre des perspectives trop peu développées.
Surtout que la production a décidé de ne suggérer que très peu d’actes sexuels. Et je dis bien suggérer. Rendant la série abordable dès 16 ans, je pense. Car elle aborde justement le coté psychologique d’une manière très éducative et bienveillante. Je suis convaincu que chacun peut s’y retrouver, quel que soit l’âge et les rapports que nous avons à la chose. J’ai rarement vu d’ailleurs une série qui touche autant les gens et leurs problèmes affectifs. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Une éducation à la vie affective telle qu’elle devrait être enseignée. Une thérapie parfois de couple, mais aussi pour les gens qui se sentent seuls, et on revient un peu toujours au même problème de notre société : la solitude et le manque de communication. Sans compter que le harcèlement, le sexisme, le patriarcat et bien d’autres thèmes de société sont traités avec maîtrise, sans jamais donner l’impression de faire la morale.
Mais la série ne s’arrête pas à 7 cas cliniques, tous plus ancrés dans notre inconscient les uns que les autres. Elle dépeint également les problèmes de nos héros de manière drôles ou parfois remplie de mystère. C’est peut-être juste la seule maladresse, mais comme toute adaptation de manga, en reprendre les codes, surtout sur si peu d’épisodes, donne un goût un peu cheap. Se concentrer sur le traumatisme de notre sexologue, avec une musique mystérieuse et des codes visuels, sonne évidemment faux, mais c’est le seul point négatif de la série.
On a tous un traumatisme qui nous empêche d’apprécier pleinement les petits plaisirs des dramas japonais. Moi, c’est quand on essaie de faire peur avec des flashbacks un peu trop flous.
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