Tu es vivante, alors vis…
Et bien, c'est un remake réussi. J'ai adoré la version coréenne, mais à choisir, je préfère la version japonaise. Moins théâtrale et moins dramatique, elle s'ancre davantage dans la réalité avec ce doux parfum propre au Japon.
Meurtrie, Kanbe Misa (Koshiba Fuka) est consciente du miracle qu'on lui offre. Elle se saisit de cette seconde chance au bon moment, abattant ses cartes avec précaution. Koshiba Fuka m'a emporté dans son personnage, livrant des émotions intenses : colère, tristesse, espoir, confusion, etc. Le tout avec une garde robe particulièrement élégante.
Le sauveur de l'ombre, Suzuki Wataru (Sato Takeru). Hanté par l'ancienne vie de Misa, il endosse le rôle de l'homme idéal et impliqué. Personnellement, Sato Takeru est un acteur que j'affectionne. Polyvalent, il sait toujours tirer avantage de ses personnages, même si le scénario semble étrange. Pour moi, il signe l'un de ses meilleurs rôles.
Toutefois, comme pour la version coréenne, les antagonistes volent la vedette. Esaka Reina (Shiraishi Sei) et Hirano Tomoya (Yokoyama Yu) sont des ordures qu'on ne peut tout simplement pas jeter dans une poubelle. Au Japon, le tri des ordures est strict, il faut s'en débarrasser minutieusement. Selon moi, Reina et Tomoya ne sont pas aussi dérangés que dans la version coréenne, mais cela ne les rend pas moins redoutables. Ils apparaissent davantage comme monsieur et madame Tout-le-monde. Tomoya est un fils à maman qui n'a jamais assumé une seule responsabilité. Yokoyama Yu a dépeint un personnage détestable. Reina est une véritable garce manipulatrice. Chacune de ses actions est motivée par la jalousie et le contrôle, tout en s'appropriant la réussite et le dur labeur de Misa. Shiraishi Sei était incroyable dans la peau d'un vampire qui aspire le bonheur d'autrui, sombrant lentement dans la psychose.
La puissance de ce quatuor est un délice dans chaque épisode. Chacun possède son développement. A mes yeux, cette version a humanisé les antagonistes, mais elle n'a pas enlevé le plaisir de les punir. Ils ont récolté ce qu'ils ont semé, tandis que les protagonistes ont embrassé cette nouvelle vie offerte. Le reste du casting est tout aussi remarquable : Shimekake Ryuya (que j'aimais voir sur mon écran chaque seconde), Kurosaki Reina (qui était une collègue pétillante) et Tabata Tomoko (qui incarnait le courage et le travail réunis).
Plus serrée en raison de son format, l'histoire adopte un rythme soutenu, mais efficace qui jongle entre la tension, les révélations, l'effet papillon et les relations entre les personnages (tant professionnelles que personnelles). On ne croule pas sous le poids des épisodes, la narration est fluide, généreuse et mesurée. Ce n'est pas un copié-collé, il se dégage de l'original et tisse sa propre intrigue. Si les grandes lignes sont les mêmes, les directions sont différentes et entraînantes.
En bref, fort dans ses messages et sa narration, magnifique dans sa photographie et excellent dans sa bande-son, Watashi no Otto to Kekkon Shite rappelle qu'être vivant, c'est profiter de vivre l'instant présent en jetant les ordures qui incommodent notre vie.
Meurtrie, Kanbe Misa (Koshiba Fuka) est consciente du miracle qu'on lui offre. Elle se saisit de cette seconde chance au bon moment, abattant ses cartes avec précaution. Koshiba Fuka m'a emporté dans son personnage, livrant des émotions intenses : colère, tristesse, espoir, confusion, etc. Le tout avec une garde robe particulièrement élégante.
Le sauveur de l'ombre, Suzuki Wataru (Sato Takeru). Hanté par l'ancienne vie de Misa, il endosse le rôle de l'homme idéal et impliqué. Personnellement, Sato Takeru est un acteur que j'affectionne. Polyvalent, il sait toujours tirer avantage de ses personnages, même si le scénario semble étrange. Pour moi, il signe l'un de ses meilleurs rôles.
Toutefois, comme pour la version coréenne, les antagonistes volent la vedette. Esaka Reina (Shiraishi Sei) et Hirano Tomoya (Yokoyama Yu) sont des ordures qu'on ne peut tout simplement pas jeter dans une poubelle. Au Japon, le tri des ordures est strict, il faut s'en débarrasser minutieusement. Selon moi, Reina et Tomoya ne sont pas aussi dérangés que dans la version coréenne, mais cela ne les rend pas moins redoutables. Ils apparaissent davantage comme monsieur et madame Tout-le-monde. Tomoya est un fils à maman qui n'a jamais assumé une seule responsabilité. Yokoyama Yu a dépeint un personnage détestable. Reina est une véritable garce manipulatrice. Chacune de ses actions est motivée par la jalousie et le contrôle, tout en s'appropriant la réussite et le dur labeur de Misa. Shiraishi Sei était incroyable dans la peau d'un vampire qui aspire le bonheur d'autrui, sombrant lentement dans la psychose.
La puissance de ce quatuor est un délice dans chaque épisode. Chacun possède son développement. A mes yeux, cette version a humanisé les antagonistes, mais elle n'a pas enlevé le plaisir de les punir. Ils ont récolté ce qu'ils ont semé, tandis que les protagonistes ont embrassé cette nouvelle vie offerte. Le reste du casting est tout aussi remarquable : Shimekake Ryuya (que j'aimais voir sur mon écran chaque seconde), Kurosaki Reina (qui était une collègue pétillante) et Tabata Tomoko (qui incarnait le courage et le travail réunis).
Plus serrée en raison de son format, l'histoire adopte un rythme soutenu, mais efficace qui jongle entre la tension, les révélations, l'effet papillon et les relations entre les personnages (tant professionnelles que personnelles). On ne croule pas sous le poids des épisodes, la narration est fluide, généreuse et mesurée. Ce n'est pas un copié-collé, il se dégage de l'original et tisse sa propre intrigue. Si les grandes lignes sont les mêmes, les directions sont différentes et entraînantes.
En bref, fort dans ses messages et sa narration, magnifique dans sa photographie et excellent dans sa bande-son, Watashi no Otto to Kekkon Shite rappelle qu'être vivant, c'est profiter de vivre l'instant présent en jetant les ordures qui incommodent notre vie.
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