Le parfait film pop-corn un soir d’été, les pieds dans l’eau...
Ce n’était qu’une question de temps avant que Jason Statham veuille prendre possession des océans. Faisant face à un requin géant, on pouvait espérer des effusions de sang dans une démesure typiquement hollywoodienne. Si le film n’est pas une révélation, il aura le mérite d’être idéal pour une soirée pop-corn a barbotter dans l’eau. Parce qu’on le sait, le public ciblé est large, notamment lorsqu’il s’agit d’une collaboration entre les US et la Chine.En Eaux Troubles (The Meg) ne prend pas de risques et reste sur une base simple afin de séduire son public. Peut-on lui en vouloir ? Cela dépendra de ce qu’on attendait de lui. Ainsi pas de mare de sang (dommage), pas de scènes trop violentes (encore dommage). Certes, on n’attendait pas vraiment un Piranha version Mégalodon d’Alexandre Aja, mais peut-être un peu plus qu’un petit saignement.
Cependant, le film est visuellement bon (notamment les scènes sous l’eau qui sont bien agréables), bien qu’on note un manque de tension. Jon Turteltaub décide de ne pas trop tarder pour nous montrer la grosse bête qui est réussite.
En revanche, on ne pourra que pointer du doigt les personnages qui semblent incapables de montrer un soupçon d’émotions. Personne ne semble effrayé par l’attaque d’un requin préhistorique de plus de 20 mètres. Les pertes humaines sont rapidement balayées sous le tapis. Aucun ambiance particulière ne se dégage, même lors des scènes d’action. L’humour n’a même pas atteint le premier étage, sans parler de la pseudo-romance inutile.
En bref, c’est un bon divertissement qui ne se tarde pas d’être révolutionnaire. Les personnages sont des clichés, l’enchaînement est sans surprise et certains dialogues sont même prévisibles. Cela dit, il répond à sa nature première : divertir.
Was this review helpful to you?
Thriller engageant et critiques de la société...
The Abandoned nous plonge aux côtés de la policière Wu Jie, prête à appuyer sur la détente de son arme dont le canon repose sur sa tempe. Cependant, elle est interrompue et fait la découverte du corps d’une femme. Malgré son envie d’être mutée pour espérer faire le deuil de la perte de son mari, elle se retrouve chargée de l’enquête. Avec en plus, la charge de former une nouvelle recrue, Wei Shan.Dès les premières minutes, on ressent quelques ondes de The Chaser (2009), un incontournable du genre de Na Hong Jin. Cela dit, sans être une copie, un jeu contre la montre se met en place. Entre temps, les deux policières se retrouvent assistées par un autre personnage qui souhaite lui aussi arrêter le meurtrier. The Abandoned véhicule de l’émotion au travers de ses personnages. Tout comme il traite également de problèmes sociétaux.
En effet, les victimes sont toutes des immigrées à Taïwan. Elles sont des cibles idéales. Après tout, qui irait à leur recherche ? Même dénoncer leur disparition à la police reviendrait à prendre le risque de se faire expulser. Naturellement, elles deviennent des cibles de choix pour qui veut assouvir ses désirs sordides. L’intrigue policière se renforce par les tourments de Wu Jie qui doit accuser le suicide de son mari. En revanche, le personnage de Xiang Jie Ru n’apporte pas grand-chose si ce n’est une solution bien-pensante à Wu Jie.
Was this review helpful to you?
Le malheur des uns…
La société est parfois (souvent) effrayante. Call It Love le démontre avec des parents qui ruinent la vie de leurs enfants par simple caprice et égoïsme. Car oui, tout comme par un caprice et se termine par de l'égoïsme avec une touche d'égocentrisme.Comme un épais nuage qui, de temps à autre, laisse quelques doux rayons de soleil le traverser. L'histoire est lourde, on prend le temps de découvrir les personnages et leurs situations personnelles. Mais une fois ces épisodes passés, le drama traîne sans aucune raison et rallonge son intrigue.
Aux premiers épisodes, on pouvait sentir quelques vagues de My Mister avec Lee Sun Kyun et IU. Son rythme lent, les différences entre les deux personnages principaux, le réalisme d’une vie d’usure. Et même cette forme de romance étrange dont on doute. Est-elle purement amicale ou est-ce plus ? Est-ce une forme d’amour unique qui ne s’explique pas avec des mots ? D’ailleurs, la romance entre Sim Woo Joo et Han Dong Jin se développe en douceur. Malgré tout, il manque l’étincelle qui aurait pu lui donner une saveur unique.
Le casting est incroyable. Lee Sung Kyung dresse une jeune femme usée par la vie et se révèle le soutien de sa famille bien qu’elle ne soit pas l’aînée. Kim Young Kwang est excellent dans la peau d’un jeune PDG blessé et solitaire. Sung Joon est une belle représentation de l’amitié. Mention particulière à Nam Gi Ae, incarnant Ma Heeja. Son personnage est méprisable au possible et provoque tant de dégoût, mais l’actrice offre une performance mémorable et détestable à souhait.
Au-delà d’un besoin de vengeance, on découvre une forme de guérison et de pardon sur le temps. Cependant, c'est un drame qu'on aime ou pas. Je ne l'ai pas détesté, mais pour moi il n'est pas parvenu à déployer sa force. Pour moi, Call It Love arrive trop tard et reste derrière des drames tels que My Myster, Run On ou My Liberation Notes.
Was this review helpful to you?
Romance sur le pouce...
L’histoire s’intéresse à Choi Jae Min, dépassé par sa recherche d’emploi infructueuse, et Kim Nam Yi, un rédacteur. Le scénario se concentre sur l’essentiel. À savoir, la difficulté de trouver un travail une fois son diplôme en poche et sa romance.Malgré un petit budget, de nombreux créateurs de contenus livrent un travail exceptionnel. Un travail qui n’a rien a envier aux plus onéreux. C’est également le cas pour Sukfilm qui parvient à créer l’illusion jusqu’au bout.
Avec les deux parties disponibles, la perception du projet dans son ensemble est différente. Personnellement, j’ai regardé au rythme de la diffusion. La direction de l’intrigue m’a surprise sur sa première partie. D’autant plus, qu’à ce moment, il n’y avait pas d’annonce d’une suite. Les deux parties sont complémentaires, et j’imagine que la découvrir en une seule fois sera moins abrupte. L’intimité est également au cœur de l’histoire avec un niveau élevé de baisers et de skinship. Ce qui est également un signe de Sukfilm, car tous les projets en contiennent.
En bref, Blue Boys est un webdrama de deux parties de quatre épisodes chacun. Pourtant, il se suffit pour en apprécier ses grandes lignes. Certes, le jeu d’acteur est un peu maladroit, mais il n’en reste pas moins réaliste avec une sympathique BO et de beaux baisers.
Was this review helpful to you?
This review may contain spoilers
Lorsque les désirs se confrontent à la réalité…
Le désir de Tae Ha, c'est d'aimer Ji Woon. Pourtant, sa réalité est toute autre, car sur le point de se marier avec So Hee. D'une certaine façon, Bad Guy traite l'infidélité comme une échappatoire. Avec Ji Woon, Tae Ha s'échappe de cette vie prochaine qu'il ne désire pas et dont il suit le chemin acceptable selon la société.Peut-on vraiment en vouloir à quelqu'un qui quitte l'homme qu'il aime pour vivre une vie plus facile ? Et pourtant, peut-on accepter la tromperie qui survient des années plus tard ? Ji Woon est-il le méchant de l'histoire pour ne pas résister à l'homme qu'il aime ? À moins qu'il s'agisse de Tae Ha qui, en réalité, a besoin de lui ? Ou est-il So Hee qui menace Ji Woon ?
Le casting était bon. Personnellement, je ne pouvais pas arrêter de regarder Park Luke. Tant pour le personnage qui se trouve émotionnellement malmené que pour l'acteur qui possède un charme fou. Jeong Ri U montre un peu plus de son jeu, tandis que Kim Bong Pang trouve le bon équilibre entre une femme douce et mignonne, puis une femme blessée.
En revanche, l'ambiance manque de charme. Certains plans sont superbes (sous le porche ou avec la bibliothèque), mais les lumières ne permettent pas de vraiment installer une atmosphère.
En bref, Bad Guy remet en question le statut social en traitant un sujet (toujours) délicat en Corée du Sud en quatre épisodes intenses.
Was this review helpful to you?
La baronne entre en scène...
C'est un drame surprenant qui possède une intrigue bien ficelée avec plusieurs scènes amusantes et entraînantes. Les grandes lignes sont classiques au genre : complots et lutte de pouvoir. Néanmoins, ils sont bien amenés et permettent de donner un rythme soutenu tout au long des épisodes.L’histoire prend le temps de se mettre en place permettant aux spectateurs d’apprivoiser les personnages. Et on peut en compter une jolie brochette avec des caractères différents.
Ban Hua (Guan Xiao Tong) est un personnage très difficile lors des premiers épisodes. On est loin des héroïnes habituelles. Autant oublier la femme niaise et souriante et à la voix faible et douce. Ban Hua pourrait paraître arrogante, capricieuse et grossière. Sa première facette (et donc la première impression qu’elle donne) pourrait en rebuter plus d’un, car son caractère est très difficile. Mais une fois qu'on creuse, c'est une jeune femme intelligente et prête à sacrifier sa propre vie pour sa famille et les gens qu’elle aime. Le fait qu’elle n’attende pas de son prince charmant qu’il vienne la sauver à chaque coin de rue est un plus. Ici, nous avons vraiment une femme indépendante qui connaît sa valeur et refuse qu’un homme lui dise quoi faire et quand le faire. En soit, Ban Hua est un personnage qu'on aime et qu'on déteste en même temps. Si certains de ses actes sont discutables, elle est une héroïne avec un tempérament de feu qui ne s'effondre pas à la moindre difficulté. Qui s'y frotte, s'y brûle !
Rong Xia (Hou Ming Hao) est un érudit intelligent et un bon stratège. Lui aussi ne semble pas très avenant derrière ses sourires narquois. On ne sait pas tellement sur quel pied danser le concernant, tout nous pousse à penser qu’il joue un double jeu. Cela ne fait qu’accentuer ses talents de stratèges. Il sert à la cour impériale en plus d’enquêter sur le tragique destin qu’à traversé sa famille. Sa relation avec Ban Hua n’est pas la plus tendre qui soit, bien qu’il ne perde que très rarement contenance avec elle. Son personnage n’a pas d’évolution particulière, mais possède un développement intéressant.
En revanche, la romance est présente, mais légère. Pas de longs baisers passionnés ou de démonstrations amoureuses. De plus, Hou Ming Hao et Guan Xiao Tong ne partagent pas une alchimie intense, bien qu’ils soient mignons ensemble.
E, bref, A Girl Like Me fait claquer le fouet dans une surprise inattendue entre une baronne au tempérament de feu et un érudit calme et prévenant, au détriment d'une romance quasi inexistante.
Was this review helpful to you?
Un amour aussi doux qu'éphémère...
Sans jamais être parfaitement joyeux, Love Like the Falling Petals donne lentement vie à une jolie et tendre histoire d’amour avant de plonger le téléspectateur dans une profonde mélancolie.Haruto (Nakajima Kento), est un jeune photographe en herbe avec une faible estime de soi. Au détour d’un coupon de réduction, il tombe sous le charme de Misaki (Matsumoto Honoka), une jeune coiffeuse pleine de vie au sourire réconfortant. Tandis qu’Haruto retrouve cette confiance perdue et se donne pour but de concrétiser ses rêves, la maladie de Misaki fait son nid. Triste et incurable, c’est au beau milieu d’un amour naissant qu’on la lui diagnostique.
À peine touche-t-on aux bonnes choses qu’on nous les arrache sans plus de cérémonie. Ainsi, il est facile de voir la transition brutale de Love Like the Falling Petals.
La première heure nous présente une douce et belle histoire d’amour. Tandis que la seconde nous plonge dans une lutte déchirante. Outre la séparation imposée et inexpliquée de Misaki envers Haruto, le film prend une direction différente dans son milieu. En effet, le frère de Misaki et sa fiancée (se retrouvent à devoir jongler entre problèmes financiers et la maladie de Misaki. Au fil du drame, les poids s'ajoutent sur les épaules de chacun : argent, fatigue morale et physique, reproches…
Avec la photographie comme point central de l’histoire, je regrette l'absence de son utilisation, notamment sur les CGI des cerisiers japonais. Ils sont une partie intégrante de la culture nippone. Si bien qu’elle s’est étendue, dépassant le continent asiatique pour toucher le monde entier. Qui n’a jamais eu l’envie de voir ses magnifiques arbres aux pétales rosées qui s'envolent au gré du vent ? Si les séquences permettent de passer d’une saison à l’autre, il reste regrettable de ne pas avoir de prises de vues réelles.
Si le film offre de belles séquences d’émotions, la mise en scène lors de la seconde partie bloquera la plupart des effets recherchés. Bien que la photographie soit belle, on ne pourra cependant que bouder la poésie manquante et si caractéristique des productions japonaises. Enfin, avec le choix de ne plus montrer le visage de Misaki, on perd l’occasion de nouer une affection plus forte envers elle.
Was this review helpful to you?
Fort dans ses thématiques, faible dans sa narration...
Malgré ses promesses et son visuel prodigieux, Jung Yi souffre d’un manque de matière avec un goût d’inachevé en raison d’un sujet lourd et d’un temps imposé insuffisant.Yeon Sang Ho délaisse les zombies de Train to Busan et la secte de Hellbound pour se tourner vers la robotique. Si le réalisateur reste redoutable derrière une caméra, on pourra malheureusement sentir qu’il manque de matière, malgré une histoire intéressante et une photographie époustouflante.
Jung Yi (Jung_E) débute sur une scène d’action explosive délicieuse. Explosions, flammes, fumées, tirs et chorégraphies parfaitement exécutées. Pourtant, sa scène d’ouverture laissera un goût amer pour l’heure suivante, nous offrant seulement de longues discussions sur les façons d’améliorer leur IA. Dont tout un questionnement sur une zone qui, jusque là, ne s’était jamais animée. Il ne faudra pas longtemps aux spectateurs (la diode s’allume tout de suite, en réalité) pour comprendre cette zone. Mais des scientifiques chevronnés semblent coincer…
Jung Yi souffre dans sa forme, malgré ses thématiques fortes. Nombreuses dans un univers bien pensé, mais mal exploitées, on pointe du doigt un futur terrifiant. Un futur qui fait le lien avec notre vie actuelle où tout devient numérique et où nous sommes, depuis longtemps, le produit. Tout comme il touche notre éthique et notre morale.
Le film était prometteur, mais sa narration faiblarde et son scénario médiocre auront raison de lui.
Was this review helpful to you?
Une romance qui manque d’arôme...
Although I Love You and You est une comédie (romantique) qui manque de saveurs avec des personnages maladroits, mais attachants (en quelque sorte).L’aspect culinaire est attirant, mais il n’est pas une thématique principale de l’histoire. Cette dernière se concentre davantage sur sa comédie romantique avec une grande légèreté. La romance est présente, mais faiblarde. On suit le parfait schéma narratif sans accroches, et c’est ce qui fait de lui un drama plus plat que les autres. Les crépitements ne sont jamais suffisants pour m’emporter dans son bouillon romantique. La relation amicale entre les personnages est pleine de bonnes ondes. Cependant, lorsqu’il s’agit de créer une étincelle en tant que couple, les crépitements se tuent.
L’amour est un sentiment instable qui ne s’explique pas. C’est une variable amusante la plupart du temps. Dans une histoire, on aime voir les personnages tomber amoureux. D’une certaine façon, on tombe, nous aussi, amoureux des personnages au fil des histoires. Although I Love You and You semble avoir oublié ce détail. Pourquoi Matsumoto Sakae et Soga Hisashi tombent amoureux l’un de l’autre ? On ne sait pas… En fait, cela m’a rappelé Step by Step lorsqu’on voit Jeng tomber amoureux de Pat pour une obscure raison. Si l’inverse n’est pas une surprise (je ne suis pas la seule à avoir eu le cœur palpitant pour Jeng), comment Pat a-t-il séduit Jeng ? On l’ignore ! Et bien, c’est pareil pour ce couple.
J’aime les JBL avec leur définition sensiblement différente du BL au sens large. Ils étaient les premiers, mais ces dernières années, le Japon se fait rattraper par quelques petites bijoux thaïlandais. Et c’est dommage lorsqu’on sait à quel point le Japon est capable d’offrir des œuvres cultes et mémorables avec sa poésie unique.
En bref, loin d’être un mauvais drama, Although I Love You and You est une romance légère et sans complexité qui suit son but, divertir le temps de sa durée.
Was this review helpful to you?
Sympathique, mais vraiment pas nécessaire...
J'ai adoré la série originale, si bien qu'avec le final, je m'attendais à une seconde saison. Cependant, l'épisode spécial, avec sa fin ouverte, semble plus être un prétexte pour placer les nouveaux personnages (dont un possible couple GL) et relancer le feu autour de Tharn/Phaya.En soit, ce n'est pas un épisode décevant, mais l'intrigue est d'une grande facilité pour pas grand chose. Si l'épisode avait apporté quelque chose aux personnages avec un fil policier pour fond, cela aurait été compréhensif, mais ce n'était pas tellement le cas. Comment mentionné ci-dessus, c'était comme s'il fallait placer quelques personnages pour une future intrigue. Cela dit, le rapide passage sur la nature de Phaya s'avère plutôt décevant.
Pour tout dire, je ne regarde quasiment jamais les épisodes spéciaux (qu'ils soient courts ou longs). Si ça arrive, c'est généralement parce que je tombe dessus par hasard. Je n'en attendais donc pas grand chose, mais c'est dommage de l'avoir utilisé pour si peu.
Malgré tout, les CGI sont toujours aussi bonnes. Le montage est un peu étrange, mais cela n'est pas dérangeant. Quant au casting, il reste efficace et à la hauteur.
En bref, un épisode spécial pas mauvais, seulement inutile.
Was this review helpful to you?
BL Drama no Shuen ni Narimashita: Crank Up Hen
1 people found this review helpful
This review may contain spoilers
Gentillet...
I Became the Main Role of a BL Drama m'a rappelé les premiers JBL. Des romances légères et gentilles qui mettent en avant certains sujets, mais sans jamais devenir des incontournables. Ce sont des dramas mignons, des histoires qui font du bien sur le moment et dont on se rappellera vaguement dans quelques mois. Cela n'en fait pas de moins bons drames qu'un autre, pas du tout. Son empreinte est juste différente. Et à mes yeux, c'est exactement la façon dont je vois I Became the Main Role of a BL Drama.Les thématiques abordées sont intéressantes. Tout d'abord, celles autour du personnage de Aoyagi Hajime. Le manque d'estime et de confiance en soi - dont une cause parentale. En effet, Aoyagi Hajime est au collège lorsque ses parents divorcent et ils se disputent sa garde. Non pas pour lui, leur enfant, mais pour ce qu'il pouvait apporter dans le portefeuille. On parle également du fait de toujours être considéré (même des années plus tard) comme le personnage d'un seul projet. À titre comparatif, on peut penser à Daniel Radcliffe qui aurait pu ne jamais réussir à s'enlever l'étiquette du sorcier. Akutsu Nichika était magnifique dans son rôle mettant en avant une délicate sensibilité sans en faire trop.
On parle aussi de fanatisme avec le personnage de Akafuji Yuichiro. C'est un acteur populaire et apprécié, mais il cache aussi quelques secrets. Il stan Aoyagi Hajime au point que son manager n'ait qu'une crainte, qu'il craque. Plutôt qu'être un stan, être un fan aurait suffit. Aujourd'hui, le fait de stan quelqu'un est moins extrême alors qu'à la source, on parle d'un fan extrême. Ce n'est pas le premier stan représentait dans un BL, mais ce niveau de fanatisme n'est pas quelque chose que je trouve amusant, au contraire. Ce trait de caractère de côté, Akafuji Yuichiro est un acteur passionné et une personne aimable et agréable. Abe Alan offre un chouette personnage.
Le reste du casting était également très bon. Ah... Et bien sûr, j'adorerais une série (ou un (long) épisode spécial) sur les managers. Saluons ensemble le syndrome du couple secondaire, ahah.
C'est un drama gentil et léger qui traite de plusieurs sujets, mais sans entrer dans les grands drames. Trois épisodes mignons et appréciables jusqu'à sa conclusion malgré une romance discrète.
Was this review helpful to you?
This review may contain spoilers
Léger, agréable, sans prétention et la découverte de nouveaux visages...
Je ne comprends pas pourquoi quasiment tout le monde a décidé que le casting était mauvais… Oui, Twins possède un casting avec des acteurs débutants, dont les deux acteurs principaux (je considère Ryan comme un rookie, car c'est son premier rôle principal). Même s'ils ne sont pas parfaits, c'était bien mieux que certains acteurs réguliers du BL thaïlandais de ces dernières années. Quelques uns devraient prendre des notes, et surtout, ça fait tellement plaisir de voir de nouveaux visages.Zee est une tronche de cake, aimable comme une porte de prison. Sprite est tout de suite plus sympathique. On fait facilement la différence entre les deux, car chacun possède son propre caractère. Et puis, Zee semble seulement tirer la gueule, alors ! Pour un premier rôle Frame Ritchanon Sriprasitdacha s'en sort bien. Parfois, son jeu manque semble un peu forcé et raide (dans sa gestuelle), mais globalement c'était décontracté. Rien qui ne mérite les jetés de tomates que j'ai pu lire.
First est un personnage de peu de mots, mais qui n'en pense pas moins. Il n'avait pas besoin de parler, son regard suffisait. Le pauvre gars s'est fait balader par les jumeaux, mais a gardé son calme. Pour moi, c'est le personnage le mieux écrit. Comme mentionné dans d'autres reviews, voir le drame au fil de sa diffusion ou non change la perception d'ensemble. Cela fait référence au fait que beaucoup ont reproché à First de pardonner trop vite à Sprite. Quoiqu'il en soit, Ryan Panya Mcshane est ma petite découverte dans ce drama. Le gars possède un vrai potentiel. D'une certaine façon, il m'a rappelé Man Trisanu Soranun (Jeng (Step by Step)). Personne ne l'attendait, mais il était là et a fait son bout de chemin.
La romance entre les deux zozos est amusante avec une bonne alchimie. Elle ne fait pas exploser le thermomètre, mais elle dégage quelque chose de bon et agréable. Les baisers sont superbes (celui de l'après-nuit reste mon préféré). J'ai adoré me moquer des répliques ringardes ou à double sens parce que c'était amusant.
Les autres personnages étaient bons, même s'ils ne sont pas les pommes les plus mûres du panier. Du jour au lendemain, Zee/Sprite ne sait plus jouer au volley et tente de copiner avec tout le monde. Personne ne trouve ça louche… Néanmoins, j'ai adoré la dynamique générale. Le sport était présent, mais sans effacer le reste. Certains rebondissements sont expédiés, on ignore ce qu'il en devient des personnages. Je me demande aussi pour Zee est aussi aimable qu'une râpe à fromage. Les motivations de Tong et Boy sont minables. Les parents existent, mais seulement sur le papier. Les nombreux quiproquos entre First et Sprite/Zee. First, t'es mims, mais connecte deux neurones une petite seconde, tu veux bien ? Cependant, mon principal regret reste sur la relation des jumeaux. Il y avait de la matière, mais pour une quelconque raison, rien n'a été fait.
De l'autre côté, beaucoup ont décidé que Twins était un Not Me 2.0. Certes, il y a un échange de jumeaux et c'est tout. Littéralement ! Les deux séries n'ont rien en commun. N'imaginez donc pas voir un drame sombre sous couvert de critique sociale. Il s'agit seulement d'un drame sportif où des jumeaux se retrouvent dans la vie de l'autre.
En bref, Twins est imparfait, mais cela ne lui enlève en rien son côté divertissant avec de nouveaux visages, tout en offrant quelque chose de nouveau plutôt qu'un énième BL où le casting devient le caméo d'un caméo, étant lui-même un caméo.
Was this review helpful to you?
Une discrète histoire d'amour...
Je ne sais pas tellement quoi en penser. Ce n'est pas un drama que j'ai envie de revoir, mais je ne l'ai pas complètement détesté non plus. En réalité, j'ai apprécié le côté très léger et effleuré en surface des premiers épisodes. Les choses deviennent plus concrètes sur la suite, mais sans non plus être un labyrinthe émotionnel. Certains éléments n'étaient pas nécessaires, mais globalement, une forme de douceur se dégage et c'est un point que j'ai aimé.Le personnage de Liu Lu était adorable. Je l'ai trouvé d'une grande douceur, justement. Xuan Chen a rendu son personnage mignon et aussi doux qu'un chaton bien que parfois un peu trop niais. Pourtant, c'est le personnage qui m'a fait sourire et m'a réchauffé le cœur plus d'une fois.
Gu Jing est le visage plus dur avec un caractère plus marqué. Je ne suis pourtant pas convaincue par Stan Huang qui me paraît assez raide. Ce qui est dommage pour avoir aperçu quelques extras hors tournage où il semblait beaucoup plus lumineux.
Côté histoire, c'est un bon divertissement mais il est inutile d'en attendre de grandes choses ou des rebondissements à profusion. C'est l'histoire d'un auteur de roman qui va tirer son inspiration d'un propriétaire d'un restaurant de nouilles. C'est aussi simple que ça et pour une dizaine d'épisodes, c'est suffisant bien que les premiers épisodes puissent sembler longs pour certains.
En bref, VIP Only est un drama court et léger qui pourrait être comparé à un amour qui se veut discret, tout simplement.
Was this review helpful to you?
L'horreur, c'est l'Homme !
Donner un visage commun à la laideur des actes commit pendant la colonisation de la Corée par le Japon est une idée brillante. En ce point, la première saison de Gyeongseong Creature est excellente. Quant au reste…C'est un sacré morceau de l'Histoire coréenne que Kang Eun Kyung et Jung Dong Yoon souhaitent livrer. L'intrigue se tise autour d'une lourde période, forçant ainsi l'armée impériale japonaise à prendre les traits d'une créature destructrices suite aux expériences scientifiques dénuées de toutes éthiques.
Dans ce contexte, les personnages entrent en scène. Malgré un casting aux petits oignons, j'ai été incapable de me prendre d'affection pour eux. Qu'ils soient sur le point d'être repérés ou sur le point de mourir, je ne m'en souciais pas plus que ça. Pourquoi ai-je été si hermétique ? Je l'ignore. Malgré tout, cela ne m'a pas empêché d'apprécier une grande partie de l'histoire.
À mes yeux, la créature est sous-exploitée. Oui, sa nature de tueuse redoutable est avancée et mise en scène plus d'une fois. Cependant, tuer pour tuer n'était sûrement pas son unique intérêt. Il suffit de s'attarder sur la férocité de la créature, mais où la génétique ou les modifications ne peuvent altérer son instinct maternel. Peut-être que ce point sera plus développé dans la deuxième saison. En attendant, sur cette première saison, il lui manquait un rôle. Elle était le miroir des actes perpétrés par le Japon, mais elle est restée une créature aux besoins primaires. Sans elle, ce n'est qu'une histoire de guerre. Avec elle, il y a cette pointe d'anticipation supplémentaire. Et pourtant, je regrette qu'elle ne soit qu'une figurante.
La violence est présente avec des scènes graphiques. En soit, ce ne sont pas des scènes qui me gênent, mais au bout du 23ème, je me suis demandée si les morts avaient un sens, autre que celui de dépeindre une créature violente. Et finalement, je me suis demandée si ce n'était pas le but, justement. Afin d'attirer l'attention sur la dure réalité de la guerre. Sa violence et ses morts à profusion. Encore une fois, la créature représente les japonais.
Les décors sont propres ainsi qu'une majorité des effets spéciaux. L'ambiance est superbe, alors qu'elle jongle entre l'angoisse, la tension et l'effroi. Jung Dong Yoon s'amuse beaucoup avec les lumières, bloquant parfois la vue ou mettant le téléspectateur au même niveau que les personnages, ignorant ce qui avance dans le noir des sous-sols. La mise en scène est sans aucun doute ma partie préférée.
Quant à la fin… Aussi décevante qu'elle puisse être, elle n'est pas une surprise non plus. Netflix veut toujours plus de gâteau. Le final apporte avec lui de nombreuses questions, d'autant plus que la deuxième saison se déroulerait à notre époque. Dans la première saison, absolument toute l'intrigue nous faisait comprendre que la créature était une déesse, car parfaite, en plus d'apprendre que sa création est une réussite rarissime. Cela dit, il traîne toujours un œuf ou deux quelque part, surtout quand c'est imprévu et qu'on veut se resservir d'une part de gâteau. Mais comment expliquer deux réussites ? Ou peut-être trois ? Et pourquoi pas quatre ? Mieux encore, pourquoi passer de 1945 à 2024 d'une saison à l'autre ? Ce final enfonce beaucoup de portes, mais il n'est en rien une motivation pour avoir envie de se plonger dans sa suite. Pour cette raison, une fin fermée aurait été plus intéressante, quitte à rouvrir quelques portes par la suite, sereinement.
Certes, le battage médiatique autour de Gyeongseong Creature en décevra plus d'un. C'était mon cas lorsque j'ai commencé à me rendre compte que les personnages n'avaient aucun intérêt à mes yeux, et encore moins quand j'ai vu les esquisses d'une romance qui n'a rien à faire là.
En bref, malgré ses longueurs inutiles Gyeongseong Creature est un drama qui amène un vent de fraîcheur à l'Histoire coréenne sous couvert d'une œuvre à la fois historique et fantastique pour l'illustrer. Rappellant au passage que le meilleur ennemi de l'Homme, c'est l'Homme lui-même !
Was this review helpful to you?
Un film d'action post-apo entraînant...
Les univers post-apocalyptiques sont un plaisir assumé et où les possibilités ne manquent pas. Par ses décors, son ambiance désertique et sa photographie, le film peut faire penser à Black Knight, un drama spectaculaire qui remettait déjà en cause la nature humaine.Trois ans après qu’un violent tremblement de terre ait réduit Séoul à l’état de décombres, les gens survivent avec le peu qu’ils ont. La pluie est devenue rare dans ce monde dévasté (un concept également exploité dans The Silent Sea). Plusieurs communautés sont nées et s’entraident. L’espoir palpite dans les cœurs à l’idée d’un avenir meilleur. Jusqu’à l’arrivée d’un groupe qui promet monts et merveilles aux familles ayant des enfants et adolescents. Certes, la proposition est belle, mais ne l’est-elle pas un peu trop, justement ?
Le passé des personnages reste effleuré en surface. Cela dit, le docteur Yang Gi Su (Lee Hee Jun) connaît un développement intéressant. Les limites du Bien et du Mal, les valeurs morales et l’éthique médicale. Cependant, son bagage émotionnel pousse à lui donner assez de corps pour expliquer ses actes.
Malgré tout, le reste des personnages est sympathique. Ma Dong Seok est toujours aussi charismatique à l’écran avec de solides scènes d’action. Lee Jun Young prend les traits du petit rigolo qui cache bien plus que quelques blagues sous son sourire railleur. Tandis que Ahn Ji Hye offre de puissantes scènes bien chorégraphiées.
L’espoir est une valeur qu’on retrouve dans ces univers. Ici, elle prend la forme d’une sorte d’immortalité. La seule façon de tuer est de couper la tête, comme pour un zombie. Ainsi, pas aussi increvable que prévu, mais suffisamment résistant pour continuer d’avancer sans ressentir la douleur. La Corée sait comment marier les genres qui s’opposent. De ce fait, les pointes d’humour (dont l’absurdité parfaitement dosée) sont efficaces. Elles se mêlent parfaitement à l’ensemble du film.
En bref, Badland Hunters est un film d'action post-apo simple et efficace avec des scènes de combat spectaculaires.
Was this review helpful to you?

