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Dynamique familiale entre action et arts martiaux...
Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu plaisir à voir une série d'arts martiaux. J’ai grandi avec les films des Trois Ninjas, ceux avec Bruce Lee et de Jean-Claude Van Damme. Une partie de moi reste nostalgique des œuvres incluant des ninjas, parce qu'elle me rappelle les vacances chez mes grands-parents. Ma grand-mère m'attendait toujours avec la trilogie des Trois Ninjas sous le coude. Donc, je pense qu'une partie de cet avis ne sera pas totalement impartial.Rapidement, on découvre la famille Tawara. Une famille de shinobis légendaire qui n’exerce plus depuis six ans. La maison Tawara se compose du père Souichi Tawara (Eguchi Yosuke) et de la mère Yoko Tawara (Kimura Tae). Du fils aîné Gaku Tawara (Kora Kengo) et du second fils Haru Tawara (Kaku Kento). Vient ensuite la sœur cadette Nagi Tawara (Makita Aju) et la grand-mère Taki Tawara (Miyamoto Nobuko). On comprend que certains membres de la famille ne sont pas vraiment d'accord dans le fait d'arrêter d'être des shinobis pour devenir une famille ordinaire. D'autant plus que le petit dernier de la famille (âgé d'à peine 8 ans) ne cesse de se questionner, notamment sur l'agencement de sa maison.
La plupart des films d’arts martiaux possède une fibre familiale importante. De ce fait, la famille Tawara est le cœur de House of Ninjas. Si en apparence chacun fait son bout de chemin, ils ont tous des blessures. Ces mêmes blessures qu’ils tentent de garder au fond d’eux. C’est ainsi qu’on nous place en pleine lumière un deuil qui n’a jamais vraiment eu lieu. Les non-dits sont forts, tandis que l’intrigue se tisse. D’ailleurs, cet aspect famille est renforcé par un casting exceptionnel. La dynamique familiale est d’un tel niveau que chaque performance en est renforcée.
Les shinobis dans un Japon moderne est une idée incroyable, notamment lorsqu’ils sont actifs de la société. La famille Tawara répond à de nombreuses règles (ne pas manger de viande, ne pas aimer sans permission…). On peut y voir un fonctionnement archaïque que Dave Boyle a su intégrer de façon moderne tout en donnant à l’ensemble cohérence et fluidité.
Par ailleurs, les scènes de combat sont soignées qu’on peut l’espérer. C’est vif et entraînant avec des chorégraphies parfaitement exécutées. Elles sont visibles avec un fond sonore qui vient rehausser l’ensemble. Si certains points de l’intrigue ne surprennent pas, son dynamisme nous garde accroché jusqu’au bout.
Netflix a gardé une ouverture pour une seconde saison, sans réelle surprise. Et c'est compréhensible avec ces huit épisodes entraînant avec une photographie sublime et des personnages fascinants.
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Dystopie d’anticipation à l’esthétique soignée...
Que ce soit au travers de ses affiches ou de ses extraits, Black Knight promettait un univers qui dénote avec la réalité. Il ne mentait pas. Impossible d’échapper à la claque visuelle tant par ses décors soignés que ses effets spéciaux. En un coup d’œil il est possible de reconnaître certains lieux. Comme le pont Banpo qui passe au-dessus de la rivière Han ou encore la N Seoul Tower. Dans cette teinte jaunâtre si particulière, elle rappelle la sècheresse et le désespoir laissé par cette comète quarante ans plus tôt.D’ailleurs, au-delà de son esthétique qui fait rapidement ses preuves, une grande majorité des scènes font sensation. Je pense notamment aux épreuves passées par Yoon Sa Wol lors du recrutement de transporteurs, dont la deuxième qui prend l’allure d’une livraison en apparence toute banale. Et pourtant, Cho Ui Seok et Lee Yoon Kyun signent une des meilleures scènes du drama.
Difficile de passer à côté du casting par sa richesse et son interprétation. Tout d’abord, Kim Woo Bin en tant que 5-8. Avec son éternel blouson et son masque, l’acteur impose un charisme et une puissance brute à l’écran. À tel point que son regard pourrait embraser les sols et semble aussi dangereux que le diable en personne. Sous cette couche épaisse d’assurance et sa voix profonde, on y découvre un passé sous forme de flash-back qui donne que plus de caractère au personnage. Kim Woo Bin en impose et donne envie de rejoindre les rangs.
Kang You Seok dans la peau du réfugié Yoon Sa Wol. À la fois tête brûlée et sensible, il apporte la touche d’humilité dont un drama comme celui-ci a besoin. Au travers de son regard, on y voit une vision plus humaine, mais aussi plus cruelle de la réalité dans laquelle les réfugiés survivent.
Esom tient également son rôle jusqu’au bout en tant que Jung Seol Ah. Dans la peau d’une militaire, elle se révèle poignante. Derrière ses treillis sommeille une femme au goût de justice. Enfin, il sera difficile d’ignorer Song Seung Heon en tant que Ryu Seok. L’incarnation du mal n’a plus aucun secret pour l’acteur qui est la définition même du gouvernement élitiste. Le reste du casting offre de bonnes performances ainsi que de belles scènes. Tant dans l’émotion que dans l’action.
Cela dit, Black Knight grignote le temps et aurait mérité quelques épisodes supplémentaires pour pleinement développer ses autres personnages (notamment Yoon Sa Wol, Papy et la Présidente Chae) ainsi qu’une partie de son univers qui reste concentré sur un acte.
Black Knight dénonce également. Les plus aisés vivent, les autres crèvent. Et malgré ses petits défauts, pas de doute qu'on ressent l'envie de rejoindre ces chevaliers noirs qui sont devenus un symbole d'espoir.
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La superficialité avec des paillettes...
Je n'attendais rien de Fabulous, mais il m'a ennuyé et déçu tout du long. La comédie n'existe pas ou seulement au détriment de Joseph. Quant à la romance, elle est si hypocrite et forcée qu'elle en est devenue ridicule.Fabulous rassemble une majorité de ce que je n'apprécie pas dans les dramas. La superficialité à son paroxysme tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Une bonne (une avalanche) d'hypocrisie. Juste des filtres, rien de concret. Pour moi, c'est vide et sans aucune profondeur. Les défilés en sont le parfait exemple : pauvres et sans figurants. Une poignée de photographes et des plans rapprochés ou sous différents angles ne suffit pas à donner l'illusion, c'est dommage.
Quant au message du drama (et à moins d'être littéralement à côté de mes pompes) : être riches, beaux et en bonne santé c'est plus facile qu'être pauvres, moches et mal fichus. Merci, Captain Obvious !
Bref. Oubliable.
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Comédie historique sans prétention...
C'est un drame facile qui bat rapidement de l'aile lorsqu'on s'intéresse à la FL. L'idée est de présenter une FL peu conventionnelle. Et pourtant, c'est tout le contraire… Elle est déplaisante, espiègle pour pas un rond, disgracieuse et mal élevée. On ne m'enlèvera pas de la tête que parler la boucle pleine et cracher des miettes partout est mal élevé. De même quant à sa façon de se tenir en public qui, plutôt d'apporter du comique, la rend seulement ridicule.La limite entre la FL au personnage trempé, mais respectueuse, et la FL irrespectueuse, grossière et frôlant continuellement l'insolence est floue. Les scénaristes voulaient-ils amener une touche de modernité ? À moins de vouloir donner une image de femme indépendante ? Dans tous les cas, cela s’approche plus de l’échec que de la réussite. Ye Rong Er se révèle être une héroïne déplaisante me faisant penser que l'actrice ne convient pas au rôle.
Cependant, les hommes viennent à la rescousse. Et heureusement ! On pourra compter sur Yin Si Shen (Li Jiu Lin) et Fang Xian Xun (Wu Chong Xuan) pour amener une certaine élégance. En effet, leurs caractères permettront de contrebalancer celui de Ye Rong Er. L’un comme l’autre sont à l’aise dans leurs rôles et se révèle à eux deux plus gracieux et élégant que le personnage féminin.
L’intrigue est simpliste, le drame préférant s’axer sur la comédie. Les complots ne sont pas extraordinaires et contiennent plusieurs trous. Bien que cet aspect du drame ne conviendra pas à tout le monde, on ne peut nier que cela reste plus ou moins correct dans sa globalité. Mais comme il ne s’agit pas de l’intérêt principal du drama, on peut facilement faire l’impasse dessus. Malgré tout, le triangle amoureux n’offre aucune surprise ni même intérêt. Cependant, cela reste amusant lorsque vous n’êtes romantiquement pas en accord avec l’héroïne.
C’est un drame décent si on ne cherche pas quelque chose de complexe. Très léger dans son globalité, il demande un temps d’adaptation pour l’héroïne, mais se laisse regarder facilement et rapidement grâce à ses 16 épisodes.
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Le loup (Nubsib) et l’agneau (Gene) entre fiction et réalité…
Sous la couche indécente de confiture, Lovely Writer se révèle être bien plus qu'une simple romance. C'est un drama qui met en avant les défis de la création (un auteur faisant face à la page blanche) et la difficulté de l'industrie du divertissement (tant comme acteur ou auteur).Gene (Up Poompat Iam Samang) est un auteur de romans à suspense horrifique. Sur les recommandations de son éditrice, il se lance dans l'écriture d'un BL et rencontre un tel succès que son projet est porté à l'écran. Paumé, mais d’une grande douceur, Gene est dépassé par les événements. Son nouveau roman cartonne, mais il ne parvient pas à s’en réjouir. Gene est un auteur en proie à de nombreux doutes. Doux comme un agneau, Up Poompat Iam Samang donne à son personnage une dimension tendre et créative.
Casté pour incarner le rôle principal, Nubsib (Kao Noppakao Dechaphatthanakun) est loin d’être l’agneau qu’il montre. Il est plus un loup qui va vivre avec l’agneau qu’est Gene. Aux premiers abords, Nubsib semble louche, notamment quant à ses motivations pour décrocher le rôle principal du roman de Gene. Sans surjouer de ses charmes, ni tomber dans le ridicule, Kao Noppakao Dechaphatthanakun livre une performance franche d’un homme amoureux et déterminé.
La romance est superbe et trouve rapidement son équilibre. L’intensité brute de Nubsib contraste parfaitement avec la douce tendresse de Gene. Leur relation est parsemée de petits souvenirs (avec quelques clichés bien amenés) lui donnant une forme naturelle.
Au-delà de sa romance, Lovely Writer aborde diverses thématiques comme la littérature et le syndrome de la page blanche. Ces dernières années, elle s’est développée au point qu’aujourd’hui, une romance sans sexe n’existe pas (tout comme un drama sans scènes intimes). À moins d’oser la publication en indépendant(e) pour avoir le contrôle complet sur son texte, il est devenu difficile d’écrire une histoire sans scène olé olé. Le sexe fait vendre, et c’est tout le problème de Gene qui se retrouve atteint du syndrome de la page blanche. On y voit ses doutes, ses hésitations, ses questionnements, sa remise en question. Son envie de partager une histoire qu’il aime. Gene se retrouve face à une littérature insipide où les tendances valent plus que la fierté de son créateur. Une autre thématique est l’industrie du BL, victime d’un fan-service étouffant. Les fans ont un rôle important dans la carrière d’un artiste, mais jusqu’où ont-ils le droit d’aller ? C’est un milieu complexe qui laisse peu de place aux secondes chances.
En bref, dans cette version moderne et romancée du loup et de l’agneau, Lovely Writer est un petit coup de cœur tant pour son casting que pour les thématiques abordées, malgré des bruitages incessants (qui finissent par s'atténuer sur la suite).
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Les fleurs ont légèrement fané…
Et bien, j'en ressors mitigée. L'idée est intéressante, les acteurs sont bons, la photographie est superbe, mais les personnages et la fin, mmh !Gaysorn est typiquement le garçon gentil et naïf qui fait la rencontre de Scent, le manipulateur qui espère en tirer profit. Oui, la romance est mignonne, mais sans plus pour moi. Voir Gaysorn découvrir le monde moderne est mignon, mais ça ne suffit pas pour maintenir l'intérêt. Bien que l'intrigue soit intéressante, son développement reste trop mince. Je comprends les contraintes du format, mais on passe à côté de toute la profondeur des personnages.
Je ne comprends pas le rythme de cette série. Le début est entraînant puis les choses ralentissent inutilement. Cependant, Flower Boy se démarque visuellement, avec de beaux effets (sans en abuser), une riche palette de couleurs et de belles prises de vue.
En bref, Flower Boy connaît malheureusement quelques fleurs fanées en raison d'une intrigue trop mince, d'un personnage principal trop lisse et d'une scène finale décevante.
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La richesse du thé en Chine…
Glory met le thé à l'honneur dans un drame historique entraînant, aux conflits familiaux et sociaux et à l'esthétique soignée, malgré la faiblesse des derniers épisodes.Puissante et menée par des femmes fortes, la famille Rong impose le respect. Belle et redoutable, Rong Shan Bao (Gulnezer Bextiyar) assume d'une main ferme chacune de ses responsabilités. Intelligente, stratège et insensible, elle incarne l'éducation stricte (et même cruelle) de grand-mère Rong (Liu Xua Hua). Toutefois, n'est-elle pas trop douée ? Rong Shan Bao n'a aucune faiblesse, détourne sans effort chaque complot et ne rencontre aucune difficulté particulière. Cependant, Gulnezer Bextiyar dépeint une femme forte, sérieuse avec une aura glaciale implacable ponctuée de quelques discrets sourires qui viennent réchauffer son personnage.
Grand magistrat, Lu Jiang Lai (Hou Ming Hao) a le sens de la justice. Lorsqu'il perd ses souvenirs, son personnage devient plus sensible, mais il garde ce goût pour la justice et la traque des corrompus ou des criminels. Pourtant, Lu Jiang Lai perd de son charme lorsque sa véritable identité est dévoilée. Une fois qu'il reprend ses quartiers, il devient un pion, tandis que Rong Shao Bao résolve les mystères dans l'ombre, le laissant presque idiot en plein tribunal. Les hommes sont au second plan dans ce drama, toutefois, ils le sont au point de servir d'antagonistes ou de simples distractions, c'est dommage. Néanmoins, Hou Ming Hao délivre un personnage droit et juste aux expressions amusantes et touchantes.
Le reste du casting est également convaincant. Malgré le nombre de personnages, je suis contente de voir Li Fei (He Xing Ming) dans un drame long et de revoir Zhao Zhao Yi (Shen Xiang Ling).
Le rythme de l'intrigue fait qu'il se passe toujours quelque chose, saupoudré de quelques touches d'humour efficaces. Les complots sont résolus en temps et en heure, bien que certains personnages devraient disparaître de honte. En revanche, quelques arcs sont traités trop rapidement, alors qu'ils méritaient plus d'attention.
Les derniers épisodes semblent trop précipités et n'apportent pas grand-chose à l'histoire, à part du drame et de l'incohérence sur le personnage de Lu Jiang Lai. La fin existe, mais ne me satisfait pas personnellement. Elle semble forcée et facile, comme pour pousser le spectateur à l'accepter parce qu'après tout, ça reste une fin heureuse. Certes, Rong Shan Bao aime Lu Jiang Lai, mais peu importe les circonstances, elle fera toujours passer les intérêts de la famille Rong en priorité.
Bien que je n'apprécie pas le thé, cet aspect de l'histoire m'a fasciné. J'ai beaucoup apprécié les suppléments en fin d'épisode ou même les longues scènes dans les champs de thé. C'était magnifique !
En bref, Glory plonge le spectateur dans l'univers du thé en Chine avec une photographie ravissante, un casting essentiellement féminin charismatique, malgré quelques faiblesses.
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La légende n’a pas survécu...
Ce qui avait commencé comme une aventure palpitante et prometteuse s'est fait malmener sur le champ de bataille en raison d'un scénario médiocre, cela en dépit d'une distribution solide.He Yan (Zhou Ye) est une femme élevée comme un homme. Obligée d'endosser le rôle d'un combattant, elle s'élève jusqu'au rang de général tout en gardant secrète sa vraie nature. Son caractère espiègle lorsqu'elle prend l'identité de He Yan est sympathique. Zhou Ye est une actrice charmante. La choisir a été judicieux, car elle ne possède pas de traits fins qui mettent caduc son identité masculine dès le premier plan. Merci pour les miracles, elle n'avait pas un maquillage qui ruinait tout avant l'heure. Le vrai problème, c'était la construction de son personnage. D'une générale redoutée, elle passe à une recrue mignonne et espiègle, mais au final, elle ne connaît pas de réelles évolutions. Ceci étant probablement la faute à une mauvaise écriture.
Xiao Jue (Cheng Lei) correspond aux attentes que l'on a d'un général de son rang. Intelligent, méthodique, combattant de haut niveau. J'ai trouvé le calme de Xiao Jue particulièrement agréable. Cheng Lei est parfait. Oui, je suis absolument, entièrement et parfaitement honnête ! Plus sérieusement, Cheng Lei représente l'idéal en termes de charisme, d'assurance et de dangerosité. Son regard a le pouvoir de faire rougir le plus redoutable des démons. Encore une fois, chacun de ses sourires étaient du miel pour moi. Que puis-je y faire ? Cet homme a volé mon cœur. Néanmoins, Xiao Jue n'échappe pas aux clichés habituels ce qui brise un peu le charme du personnage.
Ce qui m'amène à leur relation qui est, pour moi, en demi-mesure. Celle entre le commandant et le soldat était bien. Cependant, quand il s'agissait de romance, ce n'était pas vraiment une nuit étoilée au clair de lune. Pour moi, ils manquaient de complicité sur le plan romantique. Même si le drame a fait des efforts pour donner un peu de douceur au milieu des batailles, la romance est restée secondaire pour moi.
C'est un drame qui aborde à nouveau l'indépendance des femmes. Une tentative de prôner un discours moderne dans un drama historique, rappelant que la femme n'est pas qu'un objet qu'on peut sacrifier et qu'elle ne devrait pas être réduite au simple fait d'être une femme. En ce point, le drame ne trouve pas d'équilibre, étant donné que ce n'est qu'une succession de scènes du même genre. Toutefois, elles y sont !
L'histoire s'est étirée, donnant l'impression de combler afin de remplir un quota. La tranche des dix derniers épisodes a été particulièrement longue. Certains jours, j'avais l'impression de ne pas avoir avancé, ou au contraire avoir de nouvelles énigmes sur la pointe de l'épée. Il a fallu attendre plus de la moitié pour enfin voir He Yan prendre part à de vrais combats. Mais le plus absurde reste le fait que Xiao Jue n'ait pas remarqué de différences avec He Ru Fei. Nouvelle taille, nouvelle posture, nouvelle voix, mais il ne voit rien… En ce point, l'histoire aurait pu faire un minimum d'effort. Cela dit, Bai Shu était convaincant. Quant aux derniers épisodes, je le fais rarement, mais j'ai expédié la plupart jouant excessivement de l'avance rapide pour en finir, même si je ne pouvais pas résister au regard de feu et au sourire renversant de Cheng Lei (je plaide coupable).
En bref, Legend of the Female General était un drame prometteur, mais qui s'avère décevant, faute à un scénario qui n'a fait aucun effort. À part quelques discours modernes, un excellent casting et quelques scènes de batailles (quoique très courtes), la légende s'est éteinte après 36 épisodes.
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Clair de lune violet…
Pas exempt de défauts, Moonlight Mystique n'en reste pas moins entraînant avec une intrigue efficace, un jeu d'acteur solide et des costumes ravissants.Stupidement têtue, Bai Shuo (Bai Lu) est une humaine que j'ai aimé autant que je l'ai détesté. J’espérais plus de nuance et moins d'égoïsme, comme si elle était la seule bonne humaine de l'histoire, et la seule ayant une vraie raison de souffrir. Indigne de ses pouvoirs les trois quart de l'histoire, il faut attendre qu'elle découvre son passé pour se montrer digne. Comme toujours, Bai Lu est ravissante, toutefois, il m'a manqué (encore) l'illusion quant à ses émotions.
Seigneur Démon altruiste et séduisant, Fan Yue (Ao Rui Peng) est unique en son genre, loin de toute la noirceur habituelle. Son personnage, je l'ai aimé de tout mon cœur, regrettant qu'il soit si secondaire. Ao Rui Peng livre un personnage incomparable, car différent des Seigneurs Démons du xianxia. L'acteur m'avait convaincu lors de son précédent projet, et je ne peux qu'espérer le revoir prochainement.
Leur relation ne rencontre pas d'obstacles. L'arc romantique ressemble davantage à une façon de se rapprocher et de développer une confiance mutuelle. A vrai dire, la romance n'est pas ce qui me fait rester. Cependant, j'ai adoré l'honnêteté de Fan Yue par rapport à ses sentiments. De plus, c'est agréable de voir que les personnages rester fidèles à eux-mêmes dans le présent, peu importe leurs vies antérieures. Ainsi, leur amour n'est pas un souvenir passé, mais un sentiment actuel.
Fu Ling (Dai Lu Wa) est également une grande partie de l'histoire. Quel personnage ! Son arc est d'une grande tragédie : de ses origines à sa quête de rédemption. Dai Lu Wa est tout simplement exceptionnelle avec des émotions profondes et visibles dans ses gestes, son regard et sa posture.
Chong Zhao (Chang Hua Sen) est l'Éternel gentil, amoureux depuis l'enfance qui se découvre un destin funeste. Sa dévotion envers Bai Shuo est presque douloureuse à regarder. Les choix dans l'intrigue ne rendent pas justice au personnage qui mérite mieux, tout comme Fu Ling.
L'intrigue est sans cesse alimentée par des révélations et des situations, au point qu'elle ait tendance à s'allonger pour peu de choses. La construction de l'histoire me semble emmêlée. Je ne dis pas qu'elle est mauvaise, mais, par exemple, les événements survenus 60 000 ans auparavant auraient dû être révélés bien plus tôt. Cela aurait évité des incohérences dans les personnages qui prennent, du jour au lendemain, des virages opposés.
Si les CGI sont globalement réussies, mais les décors manquent de finesse. La bande-son est sympathique, bien que l'utilisation massive du thème principal fini par devenir usant. Enfin, les costumes sont magnifiques, notamment ceux de Fan Yue. J'ai adoré voir ses tenues scintiller et ses ravissantes nuances de bleu électrique et violet.
En bref, Moonlight Mystique n'est pas exempt de défauts, cependant, il est généreux par son histoire cohérente, ses personnages engageants, dont un seigneur démon unique, ainsi que des costumes de qualité.
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Entre deux morsures, réflexion subtile sur le bonheur...
On dit souvent que le plus grand ennemi de l'humanité, c'est l'Homme. Happiness ne fait qu'accentuer cette idée en peignant des personnages différents, mais capables de faire preuve d'un égoïsme sans précédent et d'une stupidité déconcertante pour sauver leur peau.Rapidement, l'intrigue se met en place ainsi que son contexte social, représentant une majorité de classes sociales. Les propriétaires (les riches). Les locataires (les classes moyennes/pauvres). Et les autres (les pauvres). Bien que tous vivent dans le même complexe, les inégalités ne passent pas inaperçues. Pourtant, peu importe votre statut social, vous n'échappez pas au virus.
Plus important que le chaos, et comme dans beaucoup d'œuvres de zombies, c'est le comportement humain qui va donner le rythme. On pourrait se questionner longuement sur la représentation d'un tel état d'urgence. Les restes de la pandémie encore palpable, on y voit un reflet critique de notre propre société. Ceux qui ont peur, ceux qui sont méfiants, ceux qui ne demandent rien à personne et enfin, ceux qui s'imaginent intouchables. Malgré son ambiance tendue et sa pression, l'histoire n'est pas « si » sombre.
Au fil des épisodes, le concept du bonheur me travaillait. Ironiquement, le drama n'a rien qui s'en approche, ou du moins au départ. Est-ce une idée vague, une émotion qui survient ou un état d'esprit ? Comment ressentir une once de bonheur lorsque votre immeuble est placé en quarantaine en raison d'un virus ? Ce même virus qui vous transforme en fou furieux assoiffé de chair fraîche ? Et en réalité, au rythme du visionnage et de vos réflexions, votre vision du bonheur va se dessiner. On dit souvent que le bonheur réside dans les petites choses, n'est-ce pas ? Et si c'était le cas ? Et si ce simple sourire, ce petit clin d'œil, ces quelques mots ou encore cette bouteille d'eau étaient une partie du bonheur ?
En bref, Happiness est un bon mélange entre zombies et réflexion quant à la nature humaine et la définition du bonheur.
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Victime de son temps…
Ten Miles of Peach Blossoms (Eternal Love) est un gros morceau du xianxia. S'il a rencontré un joli succès lors de sa sortie en 2017, j'ai le sentiment qu'aujourd'hui (mon visionnage date de 2022), il est victime de son temps.Au-delà de sa surmédiatisation, mon plus gros problème avec Ten Miles of Peach Blossoms est Bai Qian (Yang Mi) qui est une héroïne raide et aseptisée. Au fil des épisodes (58), je me suis retrouvée face à un personnage au comportement douteux et régulièrement indigne de son statut. La frontière entre l'héroïne dangereuse et l'héroïne courageuse est floue. Pour moi, les actes de Bai Qian sont discutables, notamment lorsqu'elle agit de façon égoïste, irréfléchie et idiote. De la part d'une immortelle avec un (je cite) « sens aigu de la justice », c'est plutôt mal venu.
Face à elle, Mo Yuan (Mark Chao) qui offre un total contraste grâce à l'émotion qu'il amène (et dont le drama avait désespérément besoin). Il apporte cette pointe d'humilité dont la plupart des immortels peuvent manquer, tout en refusant de dissimuler ses faiblesses.
C'est un drame riche avec des intrigues longues, mais prenantes. Cela dit, on retrouve aussi pas mal de curiosités et d'absurdités. En particulier le fait de passer des tribulations, pour ensuite boire la boisson de l'oubli… Ça n'a aucun sens. De plus, il est dommage d'avoir sous-estimé et délaissé la place du Seigneur Démon. Sa menace n'est finalement qu'une apparence vite oubliée.
Les CGI n'étaient pas mauvaises sur les premiers épisodes, puis elles se sont dégradées et ont prit un coup de vieux (ce qui est normal). Cependant, le plus décevant reste l'esthétique global du drama. Les décors sont vides et répétitifs : un fond nuageux, quelques arbres aux feuilles vives pour rehausser la palette de couleurs et c'est tout. Les incrustations ne sont pas terribles, tandis que les armures étaient hideuses et manquaient clairement de finesse. En revanche, les costumes, bien que simples, étaient bons.
En bref, je pense sincèrement que le temps et la surmédiatisation de Ten Miles of Peach Blossoms sont, aujourd'hui, des désavantages. Cela dit, il ne fait aucun doute qu'il restera un doux souvenir pour les uns, et un drame à peine regardable pour les autres.
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Brume fascinante en 4 temps...
Derrière ses imperfections, 4 Minutes est une série fascinante aux réalités alternatives ambiguës. Fort de son casting et de sa photographie, la brume énigmatique qui entoure cette série m'a captivé jusqu'au bout.« Le cerveau est un organe qui nécessite un flux constant d’oxygène. 4 minutes… C’est la durée pendant laquelle le cerveau peut survivre sans oxygène. Qu’arrive-t-il à notre conscience pendant ce temps ? » – Lukwa Arinya
Et si vous aviez la possibilité de revenir 4 minutes en arrière ? Que se passe-t-il lorsque deux réalités se confrontent ? Quels impacts ont-elles l'une sur l'autre ? Après le dernier épisode, j'ai eu besoin de temps pour remettre mes idées en ordre. 4 Minutes est une histoire cohérente, mais elle m'a souvent donné l'impression de nager en plein brouillard.
Les personnages sont puissants et intelligemment mis en scène : imparfaits et réalistes. Je me suis attaché aux uns, j'en ai désespérément aimé d'autres et j'ai méprisé le reste. Les relations amènent des dynamiques et servent l'intrigue. Great (Bible) et Tyme (Jes) sont considérés comme le couple principal. Korn (Bas), Tonkla (Fuaiz) et Win (JJay) semblent secondaires sur le papier, mais dans les faits, ils ont tout autant d'importance, si ce n'est plus. Mon cœur s'est fait malmener par Korn et Tonkla, mais je n'en avais jamais assez !
L'intrigue est brumeuse, rare sont les fois où l'histoire nous tend la main. Le reste du temps ce sont des hypothèses et des théories, et seuls les épisodes peuvent les consolider ou les détruire. J'ai l'impression que 4 Minutes nous laisse libre d'interpréter les choses.
Cependant, le réel défaut de 4 Minutes, c'est sa confusion dans sa temporalité. Et en même temps, c'est un fil conducteur passionnant qui m'a tenu en haleine tout au long de la diffusion. J'ai apprécié que l'histoire ne me prenne pas par la main pour m'expliquer chaque détail. Elle m'a laissé libre dans mon imagination (parfois un peu trop). Mon interprétation : le chiffre 4 est tiré des quatre nobles vérités de l'enseignement bouddhiste. Dukkha (insatisfaction (souffrance)), Tanha (soif, avidité, désir (cause)), Nirodha (extinction) et Magga (cessation de la souffrance (délivrance)). C'est un cycle répétitif, tandis que les personnages attendent de trouver l'ultime vérité. Vrai ? Faux ? Peut-être pas, mais j'aime cette idée.
Be On Cloud continu de créer des œuvres matures et nouvelles. Sont-elles parfaites ? Non. Cela dit, elles abandonnent (enfin) l'adolescent en short bleu marine et chemise rose pastel.
En bref, 4 Minutes n'est pas un BL habituel. Fort de son excellent casting, de sa belle photographie et de son ambiance mystérieuse, il est sans aucun doute l'un des meilleurs drames de 2024.
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Dystopie entraînante sur fond de comédie et thriller...
En février 1974, une épidémie a affecté la population mondiale impactant notamment la population masculine. Malgré plusieurs recherches, la cause reste inconnue à ce jour. Par conséquent, et parce que les hommes sont devenus rares, le gouvernement a décidé de les protéger en les rassemblant dans un même endroit, la Ferme. Après quatre ans sans naissance masculine enregistrée, l’émission télévisée « Ready, Set, Love » revient pour sa septième saison. Organisée par le gouvernement, elle permet à des femmes de gagner l’affection de certains hommes afin de se marier et de fonder une famille.Personnellement, je me suis lancée dans l’aventure sans rien connaître à l’exception du résumé de Netflix et l’affiche promotionnelle. Le premier épisode est aussi absurde qu’excentrique. Cela dit, peut-on vraiment attendre autre chose d’une dystopie thaïlandaise noyée dans un amas de couleurs vives ? L’excentricité de la série m’a à la fois rappelé Hunger Games et Squid Game par les décors, les tenues ainsi que l’ambiance loufoque. Mais derrière ces débuts vivement éclatants se cache une réalité bien plus sombre.
La série exploite diverses thématiques et remet en cause la liberté de chacun à plusieurs reprises. Sans avoir besoin de se torturer les méninges, Ready Set Love ne tente pas de brouiller les pistes ou de livrer de faux indices aux spectateurs. On découvre en même temps que les personnages la vérité au-delà des murs de la Ferme. Ainsi, le jeu devient aussi palpitant que l’aspect thriller qui nous pousse vers la quête de vérité.
Au cœur du jeu, on retrouve tout d’abord les prétendants : le beau et populaire Son (Blue Pongtiwat Tangwancharoen). Le sérieux et amical Almond (Man Trisanu Soranun). Le gars torse nu parce que c’est Max (P-U Phuriphat Jiramethapon), après tout. Le discret et mignon Jin (Ohmi Ryota) qui sera le personnage le moins exploité. Et enfin, l’incertain et adorable Paper (New Chayapak Tunprayoon). Ensuite, les candidates où seules trois reviennent régulièrement. Tout d’abord, la tirée au sort Day (Belle Kemisara Paladesh). La fille d’une famille bien placée Chanel (Lilly Nichapalak Thongkham). Pour finir, la meilleure amie de Chanel, Bovy (Kiw Anongnart Yusananda).
Les personnages sont parfois ridicules et stéréotypés, mais on s’attache sincèrement à eux. Chaque participants a ses points forts et ses points faibles. Les rivalités entre les personnages sont là, mais avec une jolie nuance. Aucun n’est un manipulateur alimenté par la haine ou un personnage stupidement gentil. Chaque personnage suit son bout de chemin avec ses idées, ses envies et ses rêves. C’était agréable de passer entre les mailles des drames inutiles et les longues scènes de larmes. L’histoire s’est axée sur l’intrigue principale avec quelques touches d’humour et de thriller. C’était parfaitement dosé pour donner envie de poursuivre et avoir le fin mot de l’histoire.
Cependant, c’est un drama thaï. Naturellement, c’est cliché et prévisible. Or, les choses fonctionnent jusqu’au bout. Les épisodes sont longs (une moyenne d’une heure et plus), il se passe quasiment quelque chose dans chaque scène. Une épreuve, une découverte de la vérité ou une manipulation révélée, un rapprochement entre un prétendant et une candidate… Ready Set Love place au bons endroits les temps morts et les scènes de transitions. Comme à son habitude, Netflix laisse une porte ouverte à une potentielle suite avec une scène pré-générique intéressante. Cela dit, c’est une série parfaitement indépendante qui peut très bien se satisfaire de sa saison unique. Tout dépendra des choix scénaristiques si suite il y a.
En bref, derrière son générique peu flatteur, Ready Set Love s’amuse des apparences en offrant bien plus que le drama laisse prétendre. La comédie, les quelques arômes amoureux et le thriller se sont parfaitement intégrés à cette dystopie originale et entraînante.
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Idol Romance et ses vieux (et récurrents) travers...
Après la scène d'introduction, je me suis emballée. J'ai alors pensé que ce BL serait ma réconciliation finale avec Idol Romance. Quelle idée ! En réalité, la scène d'introduction est la seule scène qui en vaille la peine...Idol Romance possède de bonnes idées, mais une fois en production, ça ne suit pas. Les scénarios mal adaptés, inexistants ou incohérents, la multitude d'intrigues secondaires qui ralentissent l'histoire, le mauvais développement ou encore des personnages médiocres. Pourtant, j'avais de bons espoirs après Kissable Lips, mais non, ils se sont plantés.
À aucun moment l'histoire n'a fait s'emballer mon cœur. Pire encore, il n'a rien provoqué. Émotionnellement, Happy Ending Romance est une coquille vide. Elle sonne creux avec des émotions inexistantes et des personnages ratés. Les choses arrivent parce qu'elles doivent arriver, point. Les scènes se suivent, suivant un enchaînement de causes et de conséquences. Ni plus, ni moins. Naturellement, ça impacte les personnages qui n'ont aucune substance. Derrière le mignon visage de Leo, on reste sur un personnage détaché et fade. Karam était celui avec le plus de possibilités, mais rien n'a été fait. Quant à Joong Woo, il ressemblait plus à chiot qu'un autre chose. Il n'y avait aucune connexion entre les personnages, aucun lien. Quant à la romance, elle n'existe tout simplement pas.
En bref, il n'y a d'Happy que la scène d'introduction, d'Ending que le générique et de Romance que le titre. Il me faudra encore patienter pour ma réconciliation avec Idol Romance.
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Coup de cœur !
Je ne souhaite pas m'étaler des heures parce que les critiques précédentes sont toutes si bonnes que la mienne ne ferait que pâle figure en comparaison. Cependant, je ne pouvais pas ignorer la page de Under the Skin, car il est mon premier coup de cœur de l'année.Je vais essayer de ne pas trop en dire. En réalité, j'ai déjà passé pas mal de temps sur la critique publiée sur mon site pour ne pas trop en dire. Et comme je n'aime pas faire de stupide copié/collé. Bref ! Sachez juste que cette review n'est pas à la hauteur de Under the Skin qui mérite mieux.
Le scénario était stupéfiant. On part d'un fil rouge qui va s'étirer tout du long, mais on va lui apporter de nombreux connecteurs afin de ne pas tomber dans une ambiance terne et monotone. Certains pourront avoir le sentiment qu'il manque quelque chose. Mais cela dépendra de ce que vous attendez réellement de ce drame. Une histoire pleine de suspense avec de multiples sous-intrigue et un aspect tranche de vie ou une façon différente d'aborder les crimes en se concentrant sur les enquêtes. Les cas sont traités d'une façon unique et fascinante - je suis fascinée en tout cas. De simples cas, on construit toute une intrigue autour et chacun étant en lien avec le travail de Shen Yi, le dessin. C'était incroyable d'ailleurs de voir les portraits s'esquisser pour prendre vie par la suite. Et les personnages ne sont pas en reste.
Le casting était parfait ! Tan Jian Ci était spectaculaire dans le rôle de Shen Yi. Il est l'image même de Under the Skin avec sa palette d'expressions maîtrisée et la façon dont il a abordé son personnage au fil des épisodes.
Jin Shi Jia incarne bien le flic un peu brut en surface, mais au cœur tendre et au bon fond. Le reste du casting était bon, chacun amenant du dynamisme quand il le fallait et où il le fallait.
L'image était bonne avec des couleurs prenantes. La palette de couleurs nous plonge dans une ambiance. La musique était très bien. Mention spéciale au générique d'ouverture.
Under the Skin était pour moi une fascination qui aura alimenté mes soirées avec passion - la rime c'est cadeau. J'aime les séries policières, mais rares sont celles qui vont me marquer de la sorte. Et c'est totalement ce que fait Under the Skin. Difficile de l'ignorer une fois commencé, difficile de l'oublier une fois terminé.
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