Des thématiques fortes, une romance sacrifiée...
Combien de personnes sont soumises au stress dans leur travail ? Jusqu'où la pression peut-elle aller ? Comment évoluer dans un environnement qui use jusqu'aux os ? Et surtout, quels sont les impacts sur la vie privée ? Voici ce qu'explore Perfect Propose.Hiro (Kaneko Shunya) est coincé dans un environnement professionnel nocif. Il enchaîne les heures alors que son supérieur lui refourgue sans cesse du boulot supplémentaire. Le matin, il peine à sortir du lit. Le soit, il s'empêche de dormir afin que le lendemain n'arrive pas trop vite. Derrière ce sourire de convenance, l'usure est palpable.
Aux premiers abords, l'arrivée de Kai (Nomura Kouta) n'est pas une si bonne nouvelle. Après une scène fortement discutable (en 2024, ce genre de scènes existent encore, vraiment ?), leurs vies trouvent un équilibre, poussant malgré tout Hiro dans ses retranchements.
La dynamique du duo est mignonne, parfois audacieuse, en dépit de l'égoïsme d'Hiro. L'un est audacieux, l'autre tendu comme un arc. Leur relation progresse avec des flash-back de leur amitié d'enfance inutiles. En réalité, il aurait été intéressant de les sacrifier eux afin de laisser la romance vivre. D'ailleurs, si les thématiques abordées sont fortes, c'est regrettable que la plupart ne tournent qu'autour d'Hiro. Kai est un personnage à la passivité émotionnelle frappante, cela pouvait créer un contraste intéressant.
En revanche, la romance n'a jamais eu le temps de se développer, malgré la piste ouverte sur le fait que l'amour pourrait être ce dont Hiro a besoin dans sa vie. Perfect Propose est trop court pour explorer chaque piste. Encore une fois, la romance est oubliée au détriment du reste. Quelques baisers ne suffisent pas.
En bref, Perpect Propose aborde des thématiques importantes. Cependant, c'est au détriment de la romance qui n'a pas le temps de se développer ou de créer une quelconque étincelle
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Un thriller efficace
J'ignore si ce thriller est passé inaperçu sur Netflix, mais ce serait dommage de ne pas lui accorder de votre temps. Personnellement, j'ai aimé son ambiance sombre et sa photographie. Ces dernières années, l'Asie a su montrer un potentiel quant aux histoires sombres. Et Taïwan n'a pas à se cacher sur ce point.Tseng Ying Ting délivre un film rythmé et engageant. Une flic torturée par la perte de son mari qui se retrouve en charge d'une enquête étrange et violente. Parfois, il m'a rappelé The Chaser de Na Hong Jin (le travail de Na Hong Jin est une pépite, surtout si vous êtes amateurs du genre), mais sans pour autant être une copie ou autre. Au contraire, The Abandoned possède son propre scénario avec ses enjeux et sa course contre la montre qui se met rapidement en plus.
Les personnages apportent de l'émotion, tandis que les victimes mettent en lumière les problèmes sociétaux. Je regrette seulement le personnage de Xiang Jie Ru qui ne sert qu'au profit de Wu Jie.
En bref, un film efficace dans son genre.
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Lorsque Loi(s)/Charn et Attraction/Tinn s'attirent...
En ce moment, de nombreux BL thaï semblent se concentrer davantage sur l’intrigue que la romance. Laws of Attraction possède la même direction avec une intrigue qui mêle mystère, enquêtes, corruption et quête de vérité. Bien que l’histoire ne soit pas parfaite et possède quelques failles, l’enchaînement reste cohérent et l’écriture correct. Laws of Attraction trouve notamment tout son potentiel dans son duo principal.Je ne vais pas m'attarder des heures sur l'intrigue. Elle n'est pas parfaite. Il est aussi facile de remettre pas mal de points en question. Cela dit, c'est franchement honnête et correct sur le reste. Si les motivations de quelques personnages est discutable, que le méchant est une caricature sans surprise, l'ensemble fonctionne avec un bon rythme qui permet de ne jamais s'ennuyer. Cela dit, si l'intrigue fonctionne autant, c'est aussi grâce à ses personnages, notamment son duo principal.
Charn (Film Thanapat Kawila) est un avocat qui assume pleinement son statut. Véritable tête à claques aux sourires narquois, Film prend les traits de son personnage et nous l’offre sur un plateau d’argent. Parfois, il était hautain à souhait, alimentant le mépris envers lui, avant d'être déroutant lorsqu'il se montrait vulnérable. Si l’acteur est parfois dans un léger surjeu, le reste de sa performance accroche et donne envie d’en découvrir plus. Mention spéciale à son passé qui apporte vraiment du corps au personnage, bien que je me demande si l'homme n'est pas fait de titane.
De l’autre côté, Tinn (Jam Rachata Hampanont) est son opposé. Il vit noblement et est animé par un sens aigu de la justice avec un amour profond pour sa nièce. C'est un personnage touchant avec des épaules solides qui ne recule devant rien pour obtenir justice. Côtoyer Charn va le pousser à voir une partie du monde différemment, bien qu’il ne s’éloigne jamais de l’honnêteté qui a forgé l’homme qu’il est. Jam nous dévoile un personnage charismatique et fort d’émotions au regard de feu.
À aucun moment l’un éclipse l’autre, au contraire. Charn trouve son apogée dans la lumière et le regard des autres. Contrairement à Tinn qui préfère agir dans l’ombre et ne nourrit pas le besoin d’avoir des spectateurs. Pour cette raison, s'ils sont solides indépendamment l'un de l'autre, ensemble ils ont chacun un rôle bien précis qui est en adéquation avec leurs personnalités respectives.
Au sujet de la romance… Le jeu de séduction entre Tinn et Charn était très bon. Ma scène favorite reste celle de l'épisode 04 dans le club de Rose. C'est du flirt total, mais sans être concret, car ce n'est ni le lieu ni le moment. Mais clairement une excellente scène. La romance est jolie et agréable sans prendre le pas sur l'intrigue. Même si les dernières minutes de l'épisode final n'étaient pas nécessaire.
Pour parler rapidement de Thaenthai (See Parattakorn Kaiyanan) et Thee (Pearl Satjakorn Chalard). Thaenthai est un gamin pourri gâté qui ne connaît qu'une façon d'extérioriser sa colère : briser quelque chose (un objet ou une personne). Sa peur se ressent dans chacune des menaces qu'il prononce. Ce qui fait de lui une personne tristement pathétique, mais aussi tristement seul face à un père violent. J'ai commencé à avoir de sérieux doutes quant à la culpabilité de Thaenthai au milieu de l'épisode 03. Et bien qu'on puisse comprendre son état, il reste un personnage mal exploité (ce qui lui fait perdre tout l'intérêt à mes yeux). L'acteur était moyennement bon dans son rôle. Et non, mon gars, tu n'impressionnes personne en faisant les gros yeux. Thee (Pearl) est le garde du corps de Thaenthai. Il pourrait tout aussi bien être mannequin vu le soin apporté à son style tout au long du drama. Après quelques roustes, il est aussi frais qu'un nouveau-né. Même Rocky ne sort pas d'un ring tiré à quatre épingles, mais ok. Je ferme les yeux (non).
Leur relation était un peu étrange. On comprend dès le début qu'il y aura quelque chose. Mais on prend un virage à 180° d'un coup. De "je suis ton garde du corps, mais je me dois d'obéir aux ordres de ton père" on se conte fleurette. Leur relation existe et c'est tout. Je ne lui ai rien trouvé.
En réalité, le plus grand défaut de Laws of Attraction, c’est sa technique catastrophique. Les scènes de combats ne sont pas convaincantes avec un ajout de bruitage risible et des ralentis ridicules. Elles ne servent pas tellement l'histoire et permettent seulement aux personnages d'avoir l'air cool. Ils ont même rajouté un bruitage d'une braguette de jean... Les maquillages ne sont pas très bons, mais ils en deviennent aveuglants à partir du moment où personne ne s'est soucié des filtres. Le grain de peau devient inexistant et la peau devient si lumineuse qu'ils deviennent des poupées, tout simplement. C'était aussi mauvais qu'Enchanté sur ce point. Certains plans sont loupés avec des images floues ou brouillées. Pour finir avec des éclairages médiocres. Sur plusieurs scènes, c'est deux ambiances à cause des éclairages (lumière naturelle vs lumière artificielle). Quant aux incrustations de fond vert en voiture, je ne vais pas m'y attarder, seulement le mentionner.
En bref, je chipote pas mal sur la technique, mais j'ai franchement passé un bon moment sur Laws of Attraction. J'ai aimé le changement de décor. Si le drama manque de charme sur sa technique et ses décors, son scénario et ses personnages sont des bases solides.
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Côtoyer la mort et faire face à l’honnêteté humaine...
Lin Chun Yang s’intéresse tout particulièrement à l’Homme et arrive à nous engager, émotionnellement. De plus, le réalisateur ajoute des images d’archives, cela apporte une force supplémentaire. Au travers de son long-métrage, Lin Chun Yang capture l’honnêteté humaine et nous force a côtoyer un virus mortel de près. Personne n’est vraiment préparé a affronter la mort.Le cinéma asiatique sait comment mélanger les genres comme nul autre. Sur fond de thriller dramatique et frôlant l’horreur, la mise en scène renforce le sentiment d’étouffement, tant par l’ambiance que l’absence de fenêtres. Et lorsqu’on aperçoit l’extérieur, c’est un violent bain de lumière qui nous rappelle qu’entre les murs où nous sommes prisonniers, le temps est compté.
D’ailleurs, l’aile B (où les malades sont transférés) ne possède pas de fenêtres. Comme si l’espoir n’avait pas ou plus sa place. Lorsque les portes se referment, plus rien ne passe. Le temps semble suspendu. Il y avait du mouvement et soudain, il n’y a plus rien. Le lieu devient rapidement anxiogène, tant par son couloir que par la peur de An Tai He à chacune de ses respirations.
Ce sont les personnages qui portent le film et non l’inverse. Lin Xin Yan rappelle à ses consœurs et confrères les valeurs d’une telle profession. Zong Jin You (Hsueh Shih Ling) n’abandonne pas son travail d’investigation. L’égoïste Zheng Xia (Wang Po Chieh) est témoin de nombreux actes nobles ce qui le pousse à se remettre en question et a trouver sa redemption. An Tai He (Tseng Jing Hua) est sûrement le personnage le plus émouvant, lui qui représente une grande partie du personnel médical en temps de crise. Malgré la peur qui le ronge, il traite les patients atteint du SRAS comme les autres. Au point de sauver la vie du patient qu’on suppose être celui qui l’a contaminé. Malgré la couche de protection face au virus, Tseng Jing Hua transmet des émotions brutes à l’écran et donne une force unique à son personnage.
L’ensemble du casting offre des performances solides et franches. Ils représentent tous plusieurs facettes de l’Homme au travers des choix qu’ils doivent faire. Ils ont le choix, mais lequel feront-ils ? On ressent les peurs, les inquiétudes et le courage dont chacun se nourrit pour avancer.
Enfin, l’ambiguïté quant aux sorts de Zheng Xia et An Tai He. Le film s’achève alors qu’ils se regardent et la question se pose : se reverront-ils ?
C'était intelligent de mettre en lumière le milieu hospitalier, notamment après la pandémie du Covid 19. D'une certaine façon, l'approche de Eye of the Storm me fait penser à celle de The Days de Nishiura Masaki et Nakata Hideo. Ce n'est pas un film catastrophe, c'est la mise en lumière de l'Homme lorsqu'il doit faire des choix qui peuvent mettre sa vie en danger.
Bien que le film soit un peu trop court pour exploiter tout son potentiel, il parvient à nous toucher, émotionnellement. Si, en plus, vous êtes une personne empathique, il ne fera que vous immerger davantage.
Finalement, le film aurait mérité quelques longues minutes de plus afin de traiter chaque personnage à leur juste valeur. Quant à son autre défaut, c’est d’arriver après tous les autres et d’avoir malgré lui l’étiquette du film pandémique.
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Coup de cœur pour ce petit bijou unique...
Bien que j'ai tardé à le regarder, je ne pensais pas une seule seconde tomber sous son charme. Rares sont les projets qui ont un tel impact émotionnel sur moi, mais "Run On" y parvient sans difficulté.Tout comme "Do You Like Brahms?", il a fait palpiter mon cœur, me soufflant à quel point ce genre de petit bijou est toujours un moment unique lorsqu'on le découvre.
Qu'ai-je aimé ? Tout ! Des personnages magnifiques et travaillés, interprétés avec justesse par l'ensemble du casting. Mention spéciale pour Im Si Wan qui était tout simplement parfait dans son rôle. Tout comme Shin Se Kyung qui nous offre une interprétation différentes des personnages féminins habituels.
Les dialogues sont bons et poussent à nous questionner en retour tandis que l'histoire évolue tranquillement. D'ailleurs, on appréciera le fait que le scénario n'est pas pollué par une multitude de sous-intrigues inutiles ou futiles. Les différents thèmes abordés apportent un réel intérêt et ne font que renforcer la fraîcheur que le drama dégage dans sa globalité en lui offrant une saveur unique. Car c'est le mot clé pour moi. Il est unique !
Certains n'aimeront pas, car lent et sans scénario particulier (la délicatesse d'un tranche de vie). Et c'est compréhensible. Tout comme de nombreux dramas ultra-populaires me laissent de marbre. Run On, c'est une évolution constante des personnages, dans la construction de soi et des impacts sur leurs choix. Je ne doute pas du plaisir que j'aurais à le revoir dans quelques mois.
En bref, Run On possède un casting merveilleux et des personnages soignés, une belle photographie et une romance discrète et sincère qui a fait s'emballer mon cœur. Je suis tomber amoureuse de ce petit bijou.
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Le prince charmant a-t-il sauvé le mignon capitaine ?
Lors du générique de fin, je me suis demandée si Light était prévu, au départ, pour un long-métrage. Si oui, cela pourrait expliquer les quelques trous dans le temps - notamment sur ses dernières minutes bien que cela n'enlève en rien sa qualité.Dès son entrée, on plonge dans le monde de Light. Une scène qui contraste avec son nom, car sombre et pleine de tension. Le genre de scène qui ne plaît pas à tout le monde, mais qui s'avère assez légère pour pouvoir capter les quelques secrets qu'elle renferme.
Jed Chung incarne brillamment son rôle du début à la fin. On sent un homme perdu qui n'a plus rien et s'accroche à la moindre chose qui puisse le rendre heureux, même si cela n'est que de courte durée.
À ses côtés, Max Liu. Flic sous couverture, il porte à merveille le rôle du saveur sans jamais le rendre ridicule. C'est mesuré et cela fait que le duo marque les esprits par un dynamique entraînante et criante de vérités.
L'atmosphère nous plonge dans la noirceur de la vie de Light. La photographie sombre apporte une vague de puissance aux émotions. Tant celles des personnages que les nôtres. Le seul défaut reste sa fin qui semble précipitée. On sent qu'il manque quelque chose.
Light mérite de l'attention. Tant pour son jeu d'acteur que pour l'immersion dans un monde noir et dans lequel on cherche la lumière. Malgré un manque (dix minutes auraient pu suffire), il se démarque par son ambiance maîtrisée et son immersion dans un monde à part.
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BL scolaire et GMMTV...
Mon ras-le-bol des BL scolaires aromatisés GMMTV est responsable de mon ennui. Pourquoi l'ai-je regardé avec sérieux de toute façon ?Le scénario est inexistant, me donnant presque l'impression de voir le drame de mois dernier avec de nouveaux visages. Le gars impopulaire se confronte au gars populaire. Entre deux scènes, un couple secondaire qui reste une transition au besoin. Petit ajout du duo insupportable qui nourrit une obsession pour les couples de leur université. On mélange bien, et voilà. Fish Upon the Sky est prêt.
Après le quatrième épisode, mon intérêt a disparu. L'humour est lourd. Les situations sont à la fois gênantes, humiliantes et malaisantes. Elles n'amènent aucun rire, au contraire, elles ne font qu'accentuer l'embarras. Quant au casting, il ne casse pas trois pattes à un canard, cependant, certains dialogues sont bons.
En bref, Fish Upon the Sky semble davantage être un drame de remplissage, car il ne dépasse jamais la frontière bien délimitée du BL scolaire estampillé GMMTV.
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Période ingrate pour âge ingrat...
Qu'est-ce que j'attendais de Kuzu no Honkai ? Pas grand chose. Qu'est-ce que j'ai trouvé ? Beaucoup plus de choses que je ne l'avais pensé.Hanabi est une jeune fille quie traverse de nombreuses émotions. Pourtant, si on s’y attarde, on est en droit de se demander si elle ne confond pas l’affection et l’amour. Tout comme sa difficulté à distinguer l’amour pour un homme de l’amour d’une figure paternelle. J’ai notamment vu une jeune femme en quête d’elle-même. Hanabi ignore comment gérer ses émotions et a une peur bleue de la solitude, alors qu’elle tente de trouver sa place. Yoshimoto Miyu fait un travail formidable sur son personnage en lui apportant du contraste et une sensibilité profonde.
Mugi est moins développé, il est difficile de vraiment le comprendre. Pourtant, on ne manque pas le changement dans son affection envers Hanabi et même son amour pour sa professeur, Minagawa Akane. Certes, il manque un peu de profondeur, mais le personnage se révèle touchant, notamment lorsqu’il prend conscience que l’amour n’est pas aussi doux et beau qu’on l’imagine. Sakurada Dori apporte une jolie performance avec beaucoup d’effacement, mais avec une poignée d’émotions bien ancrées.
Quant aux restes des personnages, il est évident que Minagawa Akane use de son corps pour séduire. Après tout, elle le dit-elle même. Quant à Kanai Namiru, il est un homme qui tombe amoureux et c’est tout.
Si la plupart des productions, aujourd’hui, vont faire du sexe un argument marketing, ce n’est pas le cas de Kuzu no Honkai. La sexualité est présente et mise en scène de plusieurs façons (hétéros et lesbiennes). Jamais vulgaire, elle renforce le ton réel que le drame souhaite montrer (notamment les maladresses des premières fois). Au fil de l’histoire, les choses sont abordées avec respect. À mes yeux, leur relation n’est pas toxique, ils sont dans une forme d'équilibre qui leur convient, ou du moins pendant un temps. Leur relation est claire, car elle leur offre confort et sécurité. On sait qu’ils aiment passer du temps ensemble, mais l’étincelle romantique n’est pas là. Ou du moins, en partie.
Quant à la fin, si lors du visionnage je sentais une légère déception, ce n’est qu’après réflexion que je lui ai trouvé une logique. En repensant à l’histoire, c’était la fin la plus intéressante. D’autant plus que le message délivré s’applique pour bien plus qu’une relation sentimentale.
En bref, Kuzu no Honkai est un drame à la psychologie forte et en plein cœur d’une phase émotionnellement rude, l’adolescence. Cœurs brisés, amour à sens unique, on plonge dans une tourmente qui s’avère plus profonde qu’il n’y paraît.
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Plaisir coupable et manipulations folles dans l'Omegaverse...
Ce premier vrai drama omegaverse a été une réelle surprise. À la fois intéressant et fascinant, malgré quelques imperfections. Être dans une société divisée entre Enigma, Alpha, Bêta et Oméga a ajouté une nouvelle dimension, apportant une note d'originalité, et me rappelant aussi les webfics' M-Preg (Male-Pregnancy) que je lisais, adolescente.Je ne pourrais pas regarder exclusivement ce genre en raison des dynamiques relationnelles (absence de consentement, inégalités, discrimination…). Cependant, le seul pays qui pouvait en produire un et le rendre si fascinant, c'était la Chine. La première partie était superbe. La seconde a eu quelques moments intéressants, mais le rythme laborieux a été une épine dans le pied.
Sheng Shao You (Qiu Ding Jie) est un Alpha de classe S, soit le second plus haut statut dans la société omegaverse. Il est le PDG de Shengfeng Biotech, une société leader dans l'industrie biopharmaceutique. C'est un homme intelligent en quête d'innovation dans son domaine. On pourrait le qualifier d'homme à Omega sans attache, jusqu'à ce que Hua Yong entre dans sa vie. La performance de Qiu Ding Jie est satisfaisante, même si elle manque de profondeur. Cela dit, l'acteur s'améliore au fil des épisodes (peut-être était-il plus à l'aise ?). Le problème avec le personnage, c'est qu'il représente un cliché des romances contemporaines. Sa seule distinction est son statut d'Alpha qui n'est pas particulièrement mise en valeur.
En apparences, Hua Yong (Huang Xin) est une délicate orchidée. Pourtant, derrière la beauté de son visage, se cache un Enigma obsédé qui vit, respire et pense Sheng Shao You. Hua Yong est un manipulateur fou à lier, prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut. Sheng Shao You n'avait aucune chance. Dès le départ, il l'a manipulé avec un plan méticuleusement élaboré, et lorsque ça n'allait pas dans son sens, il vacillait légèrement, mais il ne perdait jamais de son assurance. C'est un égoïste qui n'aspire qu'à satisfaire ses désirs personnels, et pourtant, dans toute la contraction de son comportement, on sait qu'il aime sincèrement son Alpha. La performance de Huang Xin m'a fasciné. Elle n'est pas sans défauts, toutefois, il a su capturer l'essence de son personnage. À la fois doux comme un agneau, chétif comme une biche et féroce comme un loup affamé.
L'alchimie du couple est bonne, et s'est améliorée au rythme de leur développement. C'était notamment visible par les baisers qui sont devenus plus naturels et jolis. J'ai beaucoup aimé leur complicité qui n'a cessé de se décupler, en particulier dans les derniers épisodes.
Je suis d'accord sur le fait qu'on est censé pouvoir apprécier une adaptation sans son support original, cependant, c'est agréable d'avoir un point de comparaison pour saisir les nuances des personnages. Pour cette raison, j'ai passé un certain temps à lire les commentaires sur MDL des personnes qui ont lu le livre afin de mieux comprendre les personnages (et certaines scènes). Cela m'a donc permis de constater que la scène de l'hôtel (épisode 9) entre Hua Yong et Sheng Shao You est totalement différente entre les deux versions. Il est évident que le livre l'a intelligemment pensé, mais l'adaptation a échoué.
Malgré la simplicité de l'histoire du couple secondaire, il y avait du potentiel, mais le peu de temps d'écran n'a pas suffit. Gao Tu (Li Pei En) et Shen Wen Lang (Jiang Heng) formaient un bon duo, mais les scénaristes ont saboté leur arc en ne donnant aucun espace aux personnages. Leur histoire commençait (enfin) à bouger dans l'épisode 14. Seulement, à ce stade, il ne restait que trois épisodes (14, 15 et 16) pour tout boucler, c'était trop peu. Les miettes ici et là étaient franchement injustes pour eux. Je peux concevoir des problèmes de censure et des soucis de montage, toutefois, c'était décevant.
Sur le plan biologique, l'histoire reste sobre et ne s'enlise pas dans une multitude d'informations scientifiques indigestes. L'univers est en place dès son introduction, et les explications sont données au travers de dialogues simples et efficaces. Il n'y a pas de grands mystères ou de rebondissements inattendus. Oui, c'est parfois dramatique, théâtral et kitsch à souhait, mais je n'ai pas cessé d'attendre l'épisode suivant avec enthousiasme entre sourires et fous rires. Et cela, malgré une précipitation dans les derniers épisodes.
En bref, ABO Desire est un plaisir coupable qui jongle entre unicité et fascination, même s'il perd légèrement de son charme sur sa seconde partie. Cependant, grâce à son casting et sa bande originale, c'est un omegaverse que j'ai aimé suivre chaque semaine avec une très bonne dynamique d'ensemble.
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Imparfait, mais mignon...
Duang with You progresse lentement (parfois trop) avec une histoire simple d'un premier amour, d'amitiés pétillantes et d'une petite liste de clichés.Qin (Por Suppakarn Jirachotikul) avance à son rythme, car incapable de suivre celui des autres. Des efforts ? Il en fait, mais ces derniers restent invisibles aux yeux des autres. Son attitude distante et fermée peut paraître froide, voire blessante, mais peut-on lui en vouloir lorsqu'on sait que c'est involontaire ? Por Suppakarn Jirachotikul n'est pas parfait. Il manque d'expression du visage, conservant majoritairement la même. Toutefois, il livre le meilleur dans le dernier épisode.
Duang (TeeTee Wanpichit Nimitparkpoom) est un rayon de soleil survitaminé. Le type ne s'arrête jamais, et c'est une partie de son charme (si on laisse de côté certains agissements). Il aime de façon presque démesurée et déraisonnable, mais avec les meilleures intentions. Parfois, il en devient exubérant, cela dit, il reste attendrissant. TeeTee incarne parfaitement Duang avec son sourire taquin et son joli regard. Le personnage est expressif, cela dit TeeTee ne tombe jamais dans le surjeu. Au contraire, il trouve un équilibre idéal.
Leur relation dépeint un premier amour doux, sain et chargé d'une belle émotion. On ressent une tension subtile, loin des clichés habituels, qui s'accordent à leur personnalité. Le couple secondaire apporte de la curiosité, bien qu'il soit discret. Domundi prépare sûrement le terrain pour une série dédiée.
L'histoire est claire avec des personnages travaillés et des amitiés entraînantes. Le passé de Qin influence directement sa vie et ses relations, tandis que Duang s'y confronte et l'accompagne. C'est également agréable de voir l'histoire suivre son chemin sans artifice surfait ni de retournements forcés.
En bref, Duang with You séduit par sa simplicité. Un mélange d'émotions, de lumière et d'un sentiment de bien-être qui fait sacrément du bien au moral.
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Fast and Secret Lover…
Secret Lover me donne l'impression d'être un prétexte pour mettre les personnages en couple, écrire des scènes intimes et cocher une liste de conflits, le tout dans un rythme qui me fait me demander s'il ne s'agit pas d'une course contre la montre.Ha Tuo (Collins Ying) était étouffant avec son incapacité à mesurer sa jalousie et son égoïsme. Avec lui, c'était tout ou rien, alors qu'il imposait ses sentiments à Jun Xi. Ce dernier avait besoin de temps pour remettre de l’ordre dans sa tête et dans son cœur ? En réponse, Ha Tuo donnait l'impression d'avoir été frappé en plein visage avant de partir bouder. Ce n'était pas un gars méchant, seulement, il était incapable de voir les choses avec un minimum de nuances. C’était fatigant.
De l'autre côté, Lu Jun Xi (Wang Jyun Hao) est le cliché du meilleur ami niais et naïf qui ne voit rien. Il ne verrait même pas un phare en pleine nuit, alors s'attendre à ce qu'il voit (et comprenne) les sentiments de son meilleur pote… Jun Xi est sympathique, mais pas franchement renversant. Il n'a pas grand-chose, si ce n'est être un piètre adversaire à pierre-papier-ciseaux. Désolée pour lui, mais il était ennuyeux.
Bien qu'elle ne soit pas vilaine, la romance manque de profondeur. J'ai été incapable de voir l'amour entre les personnages. L'un veut se confesser à sa meilleure amie, mais un épisode et demi plus tard, il doute de lui et semble aimer son meilleur pote. D'accord, girouette ! Par ailleurs, je ne comprends pas l'idée de faire sentir coupable quelqu'un qui préfère attendre avant d'être intime. Le fait de ne pas vouloir l'être ne devrait pas devenir une source de culpabilité. Tout comme ne pas vouloir coucher avec son/sa partenaire ne signifie pas qu'on ne l'aime pas (ou qu'on l'aime moins). C'est un choix personnel. Il n'y a rien de mal à attendre le bon moment ou attendre d'être prêt ! Je me demande si l'influence du BL thaïlandais (couple en papier mâché sans réel argument de vente si ce n’est des scènes olé olé) ne serait pas à l'origine de cette tendance, suggérant que si les personnages ne se rapprochent pas rapidement, l'intérêt pour l'histoire pourrait chuter.
C'est à croire que Taïwan a perdu sa magie dans la création d'un boyslove. L'histoire était superficielle, apparaissant comme une suite de situations poussant les personnages à se disputer et se réconcilier ou tenter de gérer des drames et des traumatismes. Oh, et la raison des sentiments de He You Mei pour Jun Xi est la plus absurde et délirante que j'ai vu depuis longtemps. La série allait trop vite, dès le départ.
En bref, Secret Lover est un drame rapide avec des personnages peu développés et sans profondeur, ainsi qu'une romance creuse.
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L'addition est salée...
La musique sauve ce drame qui ressemble à un vieux restaurant aux banquettes pourries, aux assiettes éméchées et aux couverts rouillés. Oh, et le pain date probablement d'il y a trois jours…Rien. Absolument rien ! My Sweet Dear est dans la même trame que The Tasty Florida, de la poudre aux yeux avec aucun scénario. Il y avait pourtant de bons ingrédients avec un chouette casting, une idée principale originale et un cadre agréable. Au final, rien n'a été exploité. Pas même la relation d'amour/haine qui tombe dans la friteuse avant même d'avoir commencé.
Les personnages sont d'une fadeur… Si les acteurs tentent de composer avec ce qu'ils ont, ce n'était franchement pas terrible. Le couple principal est déconnecté du premier au dernier épisode. D'ailleurs, Lee Chang Hyung n'est même pas à l'aise dans son rôle, et ça se voit. Il n'y a aucune alchimie entre eux malgré quelques tentatives. Cependant, ces dernières arrivent trop tard. Il y a aussi quelques tentatives de créer un petit côté mignon, mais c'est aussi un échec cuisant. Quant au fait de communiquer, ce mot doit être grossier, je ne sais pas. En réalité, seules les apparitions de Jang Do Yoon valaient le coup parce qu'il semblait prendre son rôle à cœur.
En bref, My Sweet Dear me fait penser à ces restaurants qui tentent d'en mettre plein la vue, mais qui, en cuisine, ne font que réchauffer du surgelé et ne s'embarrassent même pas de savoir si c'est encore congelé une fois servi.
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Du grand Mame, toujours surestimé...
Peu importe que vous regardiez des dramas (BL) depuis dix ans ou deux mois, à un moment donné, vous entendrez parler de TharnType. Et cela, malgré son succès fortement discuté ces dernières années. Cependant, étant signé de la plume de Mame, cela n'a rien de franchement étonnant.La recette est commune pour le genre (notamment si vous êtes adepte de vieilles fictions). Deux gars, qui n'ont rien en commun, se retrouvent à partager une chambre commune à l'université. Le premier (Tharn) est gay et s'affirme pleinement. Le second (Type) est un homophobe traumatisé. Naturellement, les débuts sont chaotiques, et l'histoire ne tarde pas à glisser vers l'indigeste et l'absurde avec des actions complètement disproportionnées.
Type est un vrai con. Tharn est un forceur. Qu'est-ce que vous voulez obtenir de ça ? Alors oui, certaines scènes ont enflammé la toile. En particulier celle du glaçon… Qu'on trouvait déjà dans la moitié des fictions ringardes de 2015. Je suis convaincue que cette scène est à l'origine de la folie qui a découlé de ce drame, plutôt que le reste.
Mais alors, pourquoi tout le monde en parle ? Et bien parce que la force de TharnType est dans l'alchimie du couple principal. Peu importe que vous aimiez l'histoire ou pas, Gulf et Mew parviennent à donner du corps aux personnages et arrivent à créer l'illusion, même s'ils sont les pires. Toutefois, il faudra peut-être quelques efforts pour voir cette alchimie (pour ma part, ce n'est arrivé qu'à la fin).
En bref, TharnType est un mauvais BL, et ce n'est pas si surprenant quand on connaît le travail d'ensemble de son autrice. Les agressions et l'absence de consentement sont ses ingrédients principaux. Cependant, il connaît encore ses moments de gloire, bien qu'il n'ait rien d'un incontournable.
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Apprenez vos leçons…
Je vais enfoncer des portes ouvertes en disant que répondre à la violence par la violence n'est pas une solution. Mais bon sang, ça fait du bien de voir les responsables prendre la raclée qu’ils méritent !Ceci étant dit, si la série s'ouvre sur un ton grotesque et sauvage, elle gagne en profondeur au fil des épisodes. Et c'est un pilier essentiel de ce drama. L’écriture ne repose pas seulement sur des gags et de l’absurde. Au contraire, elle ajoute des émotions, une évolution des personnages, une réflexion sur la justice et l’éducation, et apporte une forme de paix avec soi-même.
L'intrigue prend un angle intéressant, car elle ne condamne pas seulement les élèves. Elle met aussi en évidence des parents toxiques, des professeurs corrompus et des systèmes défaillants. Avec un nouveau cas pour chaque épisode, cela permet d'explorer différentes situations. De plus, la série s'arrête avant de tomber dans un cycle répétitif. Elle mérite amplement un 8.5 sur son scénario (je n’ai pas lu le webtoon original, je ne connais donc pas les changements effectués par Lee Nam Gyu). Espérons qu’elle s’arrête à une saison unique.
L'ensemble du casting est remarquable du début à la fin ! Élèves, parents et les membres de l'ERPB, tous sont excellents. La mise en scène est efficace avec une musique énervée quand il le faut, ou au contraire plus calme. Les scènes de combat sont entraînantes et dynamiques, exactement ce qu'on attend d'un tel drame.
En bref, Teach You a Lesson est un drama absurde et irréaliste, mais c'est précisément ce qui rend l'histoire si efficace avec une évolution profonde tout au long des épisodes, et un casting remarquable.
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Pourquoi ont-ils fait ça ?
Ils ont ruiné tout l'intérêt du couple secondaire, même pour une histoire alternative. Je comprends l'envie de créer quelque chose de plus artistique et profond (notamment pour les scènes intimes), mais on perd totalement les personnalités originales, au point que cela devient ridicule. Les scènes de dialogues sont raides avec l'autre et son sourire à la mords-moi le nœud (oui, le personnage de Pond me tend un peu par moment). Certes, ce n'est qu'une fin alternative qui change de l'originale, mais pas plus glorieuse.Je ne vais pas m'attarder sur le couple principal. Je ne l'apprécie pas et cet épisode spécial n'arrange rien. Ni plus de contexte, ni plus de sentiments ou d'émotions.
En bref, si vous voulez voir une fin alternative pour le couple secondaire, pourquoi pas. Sinon, rien qui ne vaille vraiment le détour.
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