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Sins of Kujo japanese drama review
Completed
Sins of Kujo
6 people found this review helpful
by Kenseiden
Apr 6, 2026
10 of 10 episodes seen
Completed
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 8.5
Rewatch Value 7.0

Sins of Coup de Jokes

Les bengoshi drama sont légion et Sins of Kujo tente de renouveler le genre avec deux acteurs d’exception : le très propre Matsumura Hokuto et le très sale Yagira Yuuya en vedette. L’ange et le démon montrent deux facettes du métier d’avocat, respectant tous deux le droit mais ayant chacun leur propre morale.

Si ce drama devrait être montré à certains dirigeants expansionnistes mettant la morale au cœur de leur guerre, oubliant complètement le droit, en particulier international, pour nous simples spectateurs, Sins of Kujo a-t-il encore un intérêt après 60 ans de séries juridiques à la télévision ? J’ai bien peur que la réponse ne soit pas toute blanche ou noire.

Le casting fait évidemment rêver et, produit par Big N, on est en droit d’attendre au moins un choc à la Gannibal. Disney avait réussi un coup de maître en mettant les moyens au service du talent d’acteur de Yagira Yuuya, certainement l’un des plus doués de sa génération. Il avait retranscrit la folie et la violence de l’être humain comme personne depuis Jack Nicholson. Ce coup de maître en appelait d’autres, mais celui qui a pris le rôle d’Hokusai au cinéma ne joue jamais de la même manière et reprend rarement un personnage.

Timide dans Lion no Kakurega, j’attendais que la violence et la folie éclatent à nouveau à l’écran, mais il semblerait bien qu’il ait choisi le contre-pied dans une série dépeignant la pourriture de la justice en connivence avec le grand banditisme.
Son personnage de Kujo est bien présenté comme un avocat véreux, mais dès le début, et c’est peut-être cela qui est gênant, il montre de l’humanité, de la réflexion, des compétences extraordinaires, mais surtout de l’empathie. Le personnage controversé n’a pas le temps de s’installer que déjà il devient sympathique, pour ne pas dire aimable.

Dix épisodes sont pourtant prévus, Netflix aurait eu le temps de nous retourner la tête, mais la matière semble manquer dans cette série. Beaucoup de flashbacks, notamment sur l’épisode précédent, et de longs génériques. Un épisode ne dure pas longtemps, et il en faut souvent deux pour conclure un procès. Procès d’ailleurs que l’on voit très rarement, la série se concentrant sur des scènes de toit et de bureau.

Ce manque de moyens et cette façon hachée, propre aux séries destinées au smartphone dans le métro, ne sont pas les seules fausses notes. Tout semble faux dans Sins of Kujo. Le titre et l’affiche accrocheurs ne sont que des machines à clics pour Netflix. Cette série est creuse au possible.

Les acteurs principaux jouent bien : Matsumura Hokuto est le gendre, voire le fils idéal, Ikeda Elaiza la bonne copine sympathique, gaffeuse et garante de moralité, et Machida Keita le bad boy sexy au grand cœur. Mais bon sang, que le scénario, l’écriture et la réalisation sont mauvais. Peu de punchlines, Yagira Yuuya est encore plus mou que dans Lion no Kakurega, et Matsumura Hokuto est d’une transparence cristalline.
Les méchants sont très méchants, mais surtout très bêtes, comme ce n’est pas permis dans un manga. Le yakuza incarné par Muro Tsuyoshi (oui, le comique) est loin de nous faire frissonner tant il sombre dans le cliché. Tout comme ces yankees grotesques, Takenori Goto, Otoo Takuma et j’en passe.
Et ces lignes de texte produites par ChatGPT qui empoisonnent vos oreilles, comme « je dois me cacher et je ne peux même pas aller voir ma maîtresse ». Des dialogues de cour d’école et des situations de jardin d’enfant : « mange ton vomi », « monte en haut de la tour » ou « fais du mal à ton chien ou je te tue ».
Non mais comment prendre au sérieux cette série alors que les producteurs eux-mêmes ne la respectent pas ? Et ce mystère bidon de la vie privée de notre avocat ne va pas arranger les choses. Une mesure d’éloignement de la série va être rendue pour nous épargner trop de peine.

Elle essaye bien de nous enseigner la morale, ou plutôt la justice, puisqu’à chaque seconde on nous rappelle la distinction. Comme si, là aussi, les acteurs comme la production n’y croyaient pas vraiment. Dans un pays comme le Japon, comment penser que la justice n’est pas rendue pour le bien de tous et par tous d’ailleurs avec les mass médias et les réseaux sociaux?
Le bien de l’accusé, personne n’y croit vraiment dans la série, et nous encore moins. Ce drama est un vrai gâchis. Un exemple de ce qu’il ne faut pas faire avec des acteurs bankables.
Sauf si l’on voulait rendre hommage à Perry Mason et à cette époque cheap des lawyer dramas, je ne veux plus jamais voir ça. Mes yeux sont trop précieux. J’en suis à deux doigts d’engager un avocat véreux pour obtenir réparation de la part de Netflix
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