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Adaptation chinoise du conte "La Belle et la Bête"
Il s'agit d'une adaptation chinoise de *La Belle et la Bête* — présentée dans un style un peu trop comique, voire burlesque, du moins au début - qui oppose un royaume diurne, ordonné, riche, matérialiste et rationnel (symboliquement proche de notre société moderne) à un royaume nocturne, obscurantiste, sale, miséreux, dominé par des sorciers ou des forces maléfiques qui ont jeté un mauvais sort au jeune roi de ce royaume, qui se transforme la nuit en loup-garou monstrueux et perd petit à petit sa force vitale tout en devant continuer à sacrifier ce qu'il lui reste de force vitale pour assurer la survie de son peuple. Malgré son côté parfois enfantin, voire ridicule, cette série a, néanmoins, un certain charme onirique et de beaux décors. Et surtout, l'acteur principal, Chen Zhe Yuan, rehausse cette série de sa performance, incarnant avec brio trois rôles distincts : le roi-loup-garou violent et bestial la nuit, blessé et désespéré dans son amour malheureux pour la belle princesse ; le roi impérieux et séduisant le jour ; et le même roi jouant volontairement au garde servile et attentionné, le jour, pour essayer de se faire aimer de la belle princesse du royaume diurne qu'il a enlevée pour l'épouser et dont il a besoin de la force vitale et de son amour. Même sous les traits hideux du loup-garou, Chen Zhe Yuan reste attachant et séduisant. Quant à l'actrice principale — qui joue une jeune princesse gâtée, égocentrique, matérialiste, capricieuse, mais intelligente — son jeu m'a paru quelque peu agaçant au début, mais son charme et sa beauté ainsi que son côté "princesse aux-petits-pois", s'intègrent finalement très bien dans ce récit féerique. Bref une série rafraîchissante et sans prétention, mais agréable à regarder, surtout pour le jeu de Chen Zhe Yuan.Was this review helpful to you?
Bon scénario, mais mal travaillé ?
Le scénario aurait pu être original et intéressant : amour de deux êtres fragiles dans un pays imaginaire qui sort d'une guerre , en proie au chaos, violence, criminalité, etc. et aux terrains remplis de mines. Le jeu de l'acteur principal, Chen Zhe Yuan, est excellent. Chen Zhe Yuan joue ici un rôle peu habituel pour lui, celui d'un ingénieur-soldat-démineur introverti, silencieux, sombrant dans la dépression, et très timide dans sa relation sentimentale avec une jeune journaliste, elle même timide, maladroite et sans confiance en elle, bref une relation sensible et délicate qui tranche avec la violence, la laideur et la barbarie ambiantes. Néanmoins ce feuilleton, qui, en principe, a tout pour être passionnant, reste ennuyeux en raison de la mise en scène trop littérale et sans passion, ni inspiration, et, peut-être également en raison de l'actrice principale, Liang Jie, que je trouve bien meilleure dans des rôles comiques ou face à un partenaire affirmé et extraverti, car elle a souvent un jeu introverti, sérieux, nerveux ou crispé. Cette relation maladroite et platonique de deux jeunes personnes un peu gauche, qui osent à peine se regarder ou se parler, pendant plusieurs épisodes, c'est long. Enfin, le contexte de guerre apparaît plus comme un prétexte ou une toile de fond car à un aucun moment on entre vraiment dans ce conflit.Was this review helpful to you?
Drame plein d'actions, de batailles, de violence, de coups de théâtre et, bien sûr, d'amour !
J'ai commencé à regarder cette série pour l'actrice Li Qin qui, à mon avis, est l'une des meilleures actrices chinoises de sa génération. Toutefois, les cinq premières minutes du premier épisode sont réalisées en images de synthèse et ressemblent à un dessin animé. Comme je déteste ce genre d'esthétique générée par IA, j'étais sur le point d'abandonner la série lorsque j'ai réalisé qu'elle se poursuivait normalement avec de vrais acteurs plutôt qu'avec des personnages numériques. En fait, cette introduction — où les véritables acteurs sont transformés pour ressembler à des personnages numériques — prépare le spectateur à la suite intense de la série, un peu comme une ouverture musicale qui donne le ton et le rythme à l'œuvre. De plus, ce style numérique réapparaît à la fin de la série (pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici pour ne pas faire de « spoiler ») afin de boucler la boucle de l'histoire.Si vous appréciez les récits de chevalerie, les batailles, l'action, le sang qui gicle de tous les côtés, les actes de cruauté physique qui confinent au sadisme, les luttes de pouvoir sordides au sein de palais décadents, et — bien entendu — les relations passionnées et sentimentales entre les protagonistes, cette série vous ravira. Aucun épisode en tout cas n'est ennuyeux. La série est si captivante que l'on attend avec impatience chaque fois le prochain épisode.
Résumé de l’histoire
C’est l’histoire principalement de deux guerriers — un homme et une femme — issus de deux pays rivaux engagés dans une guerre, chacun de ces guerriers étant déterminés à anéantir l'autre. Cependant, face à des traîtres dont ils ignorent l’identité, mais qui complotent pour les éliminer tous les deux, et suite à un accident qui rend cette guerrière amnésique, ils sont amenés à nouer entre eux une alliance stratégique. Et peu à peu, d'abord avec méfiance, ils vont apprendre à se connaître, à découvrir leur valeur et intégrité respectives, et commencer à se faire confiance mutuellement. Finalement, avec la même énergie et passion qu'ils mettaient autrefois à s'affronter, ils vont développer un amour intense et unique, qui les rendra plus forts que tous les traîtres tapis dans l'ombre et leurs troupes, qui cherchent à les détruire.
Acteurs
Les deux acteurs principaux (Li Quin et Chen Zhe Yuan) jouent excellemment bien et sont parfaitement assortis physiquement. C’est un des meilleurs rôles de Li Quin, du moins parmi les séries ce que j’ai vues, où elle donne le meilleur d’elle-même; notamment dans ses capacités physiques de kung fu. Chen Zhe Yuan est à la fois impressionnant et angoissant de méchanceté (surtout au début) tout en étant diplomate et manipulateur. Dans ce drame, il est particulièrement beau et bien maquillé (ce qui n'est pas toujours le cas dans d’autres séries, car il change souvent d'apparence selon les personnages qu'il interprète). Ses yeux noirs sont si intenses qu'ils semblent de feu (comme des yeux d'escarboucles) et correspondent parfaitement à l'intensité des yeux sombres de Li Quin. Les coiffures et les costumes du moyen-âge chinois lui vont aussi très bien.
Dans leur ensemble, tous les autres acteurs, même ceux qui ont des rôles secondaires, jouent très bien ou sont bien dirigés par les trois metteurs en scène. Mention spéciale pour la jeune actrice Chia Meng qui joue bien la jeune princesse douce, naïve et choyée depuis son enfance, et qui va développer, ensuite, des capacités de cruauté et de perversion pour survivre dans une cour étrangère et hostile, capacités qui vont altérer sa personnalité. Cette évolution est très bien jouée, et tout à fait crédible, voire effrayante.
Décors, costumes, paysages, etc.
L'action est si intense que je n'ai pas eu le temps d'admirer les décors et les costumes, contrairement au visionnage d’autres série au rythme plus lent où l'on peut prendre le temps d'observer les décors, etc.
Quoi qu’il en soit, il faut souligner la beauté presque chorégraphique des mouvements de Li Quin, notamment dans le 1er épisode, lorsqu'elle combat seule avec son arcs et ses flèches des assaillants et fait tournoyer sa cape rouge, dans un mouvement de valse, avant de tomber d’une falaise dramatiquement. Ce sont les plus beaux moments esthétiques de la série, en tout cas ceux qui m'ont le plus impressionnée et me restent en mémoire.
Critiques
Parmi les quelques critiques (très mineures) que je pourrais faire contre cette série:
- la cruauté dans certains châtiments ou tortures, qui pour moi sont parfois insoutenables.
- le côté kitch des décorations des palais du royaume de Jinxiu - mais peut-être est-ce fait exprès pour montrer la différence de tradition et d'atmosphère entre les deux royaumes;
- le jeu peut-être trop gentillet de Qin Tian Yu, l'empereur de Jinxiu, qui, certes, joue bien un prince immature, déséquilibré et débauché (= une sorte de Néron), mais qui n’est pas assez angoissant pour qu’on le prenne au sérieux. Par contre, il joue mieux dans les scènes dramatiques finales.
- l’ajout des trois enfants adoptés par la guerrière, qui est nécessaire dans le scénario pour permettre à la guerrière de s’humaniser et au guerrier de montrer son courage à sauver, au risque de sa vie, un des enfants. C’est un point pivot qui fait passer leur haine et rivalité vers la confiance, la sympathie et bientôt l’amour. Mais je trouve que cet ajout était trop convenu (instinct de protection maternelle) et un peu ridicule, et ne cadrait pas avec le côté violent (avant et après) de toute la série.
- le niveau des sciences médicales trop sophistiqué pour l’époque (même en Chine) et donc peu crédibles. On croit parfois assister à des opérations dans une salle d’opération d'un dispensaire.
Morale de l’histoire
Les personnages courageux, qui ont l’air violent et cruel, se révèlent, en fait, les plus honnêtes, les plus loyaux et humains, alors que les personnages faibles, obséquieux, et, au premier abord, inoffensifs, s’avèrent les plus cruels, inhumains et immoraux, ce qui ajoute de la surprise et de l'intensité aux coups de théâtre, très nombreux, dans cette série.
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Bonne reconstitution historique d'une époque troublée pour la Chine
Bonne reconstitution historique des années 1920 et 1930, même si, comme pour la plupart des films et séries historiques, la représentation de la Chine d'avant la Seconde Guerre mondiale reste excessivement aseptisée (tout est trop propre, les rues impeccables, etc.), l'histoire néanmoins est très réaliste et dépeint avec justesse cette période cruelle pour la Chine (guerre, occupation et exploitation violente japonaise, pauvreté, brutalité de la mafia, etc.). Elle raconte la vie d'un enfant issu d'un milieu pauvre qui, grâce à son talent, intelligence et surtout la protection d'un chef mafieux local qui le prend sous son aile, parvient à devenir un brillant banquier et à rompre finalement avec ce protecteur mafieux et ses méthodes. L'histoire nous montre également que les investissements financiers et bancaires, lorsqu'ils servent à produire des biens nécessaires, peuvent être non seulement vertueux, mais aussi essentiels au développement d'un pays. Bien que ce banquier réussisse habilement à déjouer tous les pièges de la vie, il lui est plus difficile de conquérir le cœur de la femme qu'il aime, car tous les deux dissimulent à l'autre leurs pensées et intentions de vengeance, incapables de communiquer entre eux, du moins, pendant une (trop) grande partie du film. Bonne distribution : Elvira Cai, Zhang Zhi Jian et, bien sûr, Steven Zhang – acteur pour lequel j'ai regardé cette série. Seul bémol : Steven Zhang était très jeune lors du tournage et, malgré le maquillage, paraît trop jeune plus le temps passe, alors que le poids des épreuves et des chagrins devraient le marquer - un peu déçue de sa prestation.Was this review helpful to you?
Captivating from start to finish
Unlike many Chinese series, this one has no slow moments. It is so addictive that, at the end of each episode, you immediately want to watch the next one. The series is neither too long nor too short.The two leads (Wang Chu Ran and Zhang Wan Yi) are beautifull and endearing, have great on-screen chemistry, and deliver excellent performances. The personalities of the new Emperor (Chang Hua Sen) —who is indecisive and tries too hard to appease or play with opposing factions—and the Empress (Yuan Yu Xuan) - initially shy, lacking self-confidence, and with inferiority complex - are both interesting and original. The bond that gradually unites them, strengthening two individuals who are otherwise fragile yet complementary, is well conceived and portrayed. A more annoying element is the subplot involving the Prince’s physician friend and the porcelain merchant; their relationship issues add a touch of farce, but these scenes drag on for too long.
Sets and costumes are particulary stunning and the exceptional beauty of the two lead actors and their nuanced performances create a fairy-tale atmosphere, making the wohle production a true visual delight.
The only weak point, in my opinion, lies in the FL sudden personality shift when she regains her memory. At that moment, she transforms from a gentle, tender young woman into a fury, a cruel, brutal and crazy person, completely abandoning her former self. Later—after an overly long interval, and once she has forgiven the prince and acknowledged the sincerity and constancy of his feelings—she abruptly reverts to being again a gentle and tender wife. This lacks logic: either the director failed to properly prepare the audience for this personality shift (leaving us bewildered by the sudden violence or unexpected gentleness), or Wang Churan’s acting isn't convincing enough, making the transformation hard to believe. In any case, the personality change strikes me as too extreme and exaggerated to be credible.
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