Pour l'amour de la piste...
J'ai commencé ce drama en raison de l'intrigue sportive. La romance était un plus dans l'histoire. Si le côté sportif est satisfaisant, la romance fini en dernière place.Toute l'histoire baigne dans l'industrie automobile. La plupart des personnages ont le nez dedans depuis qu'ils savent marcher. C'est un monde de passionnés, tant par les pilotes que les ingénieurs et ça se sent. Lorsqu’un pilote et un ingénieur décident de s’associer, une relation de confiance doit se créer. Si l’un doute des capacités de l’autre, rien de bon ne peut en sortir. Au fil de l’histoire, Shen Xi et Chen Mo Bai alimentent ce lien – professionnellement et personnellement. J’en attendais un drame sportif sur la course automobile, et c’est ce que j’ai trouvé. En plus de cela, je n’avais rien contre une romance lente avec quelques défis personnels pour les personnages. En revanche, c’est sur ce point que le drama n’a trouvé aucun intérêt.
Shen Xi (Alice Ke) est une femme intelligente avec un lourd passé. Elle a construit un mur autour d’elle empêchant quiconque de pénétrer sa zone. C’est un personnage très fermé qui ne montre pas ses émotions. Au cours des 22 épisodes, elle est restée stoïque tout du long, ne montrant rien, pas même l’esquisse d’un sourire (c’est faux, j’ai en ai compté deux sur les 22 épisodes). Alice Ke dépeint un personnage distant où aucune de ses émotions n’est lisible – pas même dans son regard. Elle est tellement éloignée que j’ai été incapable de m’attacher à elle ou de ressentir une forme d’empathie.
Naturellement, Chen Mo Bai (Zhai Zi Lu) est son total opposé. C’est un homme talentueux, mais aussi très solaire et expressif. Lui aussi connaît un passé important, permettant ainsi de comprendre les raisons de sa famille qui souhaite l’empêcher de rouler. Au fil de l’histoire, il se découvre un intérêt pour Shen Xi – notamment son intelligence qu’il ne remet jamais en cause. À priori, c’est un contraste toujours intéressant. Après tout, les opposés s’attirent. Malheureusement, la nuance est bien trop forte entre les deux personnages. Zhai Zi Lu livre un personnage mature avec lequel on aime passer du temps.
La romance est lente. Si on sent les sentiments de Chen Mo Bai, il est plus difficile de déceler ceux de Shen Xi. Et cela, au point de faire intervenir une adolescente qui va lui expliquer l’amour. Leur histoire n’atteint jamais son apogée, d’autant plus qu’ils ne partagent pas une grande alchimie. D’ailleurs, il faut attendre les dernières minutes du dernier épisode pour voir un baiser du couple principal (et du couple secondaire, aussi). Quant au dernier couple, il a été abandonné en cours de route, et c'est bien dommage parce qu'il y avait tout du couple voleur de vedette, sans aucun doute !
Par ailleurs, le duo (on ne parle de couple qu'au dernier épisode) ne rencontre pas de problèmes. On comprend qu'une relation de confiance est capitale. Chen Mo Bai ne remet jamais en doute la parole de Shen Xi. En retour, si elle doute une ou deux fois de Chen Mo Bai, elle capitule, car la confiance va dans les deux sens. En revanche, si quelqu’un tente de les séparer, l’un va secourir l’autre et la situation va se résoudre. Le schéma devient répétitif sur les derniers épisodes. D’une certaine façon, ils n’avancent jamais côte à côte. C’est indépendamment l’un de l’autre, créant ainsi une distance quant à leur évolution commune.
Bref, We Go Fast on Trust connaît son propre podium. La première place est occupée par la course automobile, la deuxième place par l’industrie automobile chinoise. Enfin, c’est la romance qui se classe en troisième position.
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Oh my OOO !
Ce n'est pas du grand cinéma avec une intrigue profonde. Cependant, si vous aimez OnlyOneOf (ou même sans les connaître, d'ailleurs), les magouilles de l'industrie et les formats courts, avec aucun doute que ce petit drama pourra vous distraire le temps de sa durée.Si vous ne connaissez pas le groupe (ou si vous ne l'aimez pas), peut-être que vous ne trouverez rien à ce drame. D'un autre côté, je n'aime pas l'idée de dire que c'est un drama pour les fans de OOO. C'est expéditif vis-à-vis de ceux qui n'ont jamais entendu parler d'eux (même si, je pense, que tous les amateurs de BL connaissent au moins le MV de LibidO) qui est merveilleux (si ce n'est pas le cas, vous savez quoi faire)). Personnellement, j'aime leur musique et leur style, mais je n'écoute pas religieusement ce qu'ils font. En fait, je vois ce drama comme une façon originale de faire parler du groupe.
Quoiqu'il en soit, on parle de fan service. Une pratique courante dans l'industrie maintenant et qui a envahie les réseaux sociaux. L'idée de briser l'image glamour du fan service est intéressante, mais elle sera peu exploitée. L'intrigue est là, mais peu consistante.
Les membres du groupe ne sont pas de grands acteurs, mais ils arrivent à mieux s'en sortir que certains acteurs actifs de l'industrie depuis plusieurs années. À titre comparatif (et personnel), Bump Up Business est bien meilleur que des KBL comme The Tasty Florida, My Sweet Dear ou First Love Again. Les deux premiers n'avaient pas de scénarios et des performances discutables, et le dernier (FLA) s'est royalement planté sur son casting en mettant un tiktokeur mignon, mais sans talent pour jouer (non, je me suis toujours pas remise de la scène de larmes).
En bref, c'est un webdrama rapide et facile. Les membres du groupe sont charmants pour la plupart, beaux pour d'autres et parviennent à être assez naturels pour créer l'illusion le temps du visionnage.
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Le sel était à l'heure, mais le miel et le sucre ne sont jamais arrivés...
À défaut d’une généreuse cuillère de miel qui réchauffe les cœurs, c’est le sel qui s’est invité dans l’assiette de Sugar Sugar Honey. L’histoire se révèle bien fade et manque cruellement de sucre et d’une bonne couche de miel.Il y a quelque temps, j’ai confondu le sucre avec le sel. Résultat, mes crêpes étaient salées ! Et c’est tout le problème de Sugar Sugar Honey, c’est trop salé ! En effet, j’ai rattrapé mes crêpes en décidant de faire des crêpes salées, mais pour un drame, c’est un peu plus compliqué.
À première vue, l’histoire est légère. Mizuki est incapable d’abandonner la course, mais elle ne peut plus courir et prend un emploi en attendant. Sa rencontre avec Kaji, un chef pâtissier, talentueux à la réputation sulfureuse, va animer son quotidien morose. Face à un tel contexte, j’attendais une chouette barbe à papa.
Aucun doute que Kawazu Akusa est ravissante, tandis que Nagatsuma Reo est à croquer. Leur différence de taille est aussi un petit plus dans leur relation. Néanmoins, c’est indépendamment de l’un et de l’autre. Ils apparaissent comme de bons amis, mais ils ne sont pas de bons amants. La FL est un paillasson pour une ancienne adversaire et... et rien ! On découvre qu'ils viennent de la même ville et... et rien, encore ! La magie n’opère pas. Si la pudeur japonaise est louable, ici la relation enfantine en est au point où une approche pour un baiser (aussi chaste qu’il puisse être) devient une catastrophe à laquelle l’héroïne doit se dérober, et vite. Parfois, l'amour n'a pas besoin d'explication, mais ici, c'est vraiment prendre les mots aux pieds de la lettre.
En réalité, c'est adapté d'un manga et mit en scène comme tel, oubliant totalement qu'un drame est joué avec des personnes réelles. Ce qui donne une histoire fade qui manque cruellement de profondeurs et d'émotions.
Bref, la chaleur réconfortante du miel et la douceur du sucre n'ont pas été conviées. Malgré un joli casting, les personnages ne prennent pas vie, tandis que le couple n’existe pas.
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Petit coup de cœur pour cette brise légère à la saison des pluies !
A Breeze of Love me fait penser à ces histoires qui n'ont pas besoin de plus, si ce n'est être ordinaires et sincères. Et c'est sûrement pour cette raison qu'il est l'un de mes KBL favoris.Sur le papier, l'histoire est un grand classique du genre : deux amis de lycée se séparent le cœur lourd avant de se retrouver à l'université. Cinq ans plus tard, la rancœur de l'un est tenace, tandis que l'émotion de l'autre est palpable. En réalité, on sait peu de choses sur les personnages… Do Hyun aime le basket, et ressent une profonde animosité envers Dong Wook. En retour, Dong Wook souffre d'insomnies sévères. La présence de Do Hyun est comme une pilule magique, lui permettant de profiter de vrais instants de sommeil. Et c'est tout. L'histoire ne s'attarde pas sur les détails, laissant le spectateur libre d'imaginer et d'interpréter.
Leur relation rencontre beaucoup de non-dits, mais ils communiquent. Enfin, Dong Wook communique. Do Hyun, plus pudique, écoute et agit en conséquence. J'apprécie leur dynamique, parce qu'ils sont sur un pied d'égalité, tandis que leur relation s'accorde à l'ambiance de l'histoire : douce, retenue, tendre.
L'histoire alterne entre présent et passé. On découvre comment ils sont devenus proches avant de se séparer. En réalité, mon seul regret est sur la relation qui ne prend vie qu'au dernier épisode. Si la romance (et les sentiments) est présente depuis le début, la relation se concrétise qu'au dernier épisode. On n'a pas le temps de l'apprécier, ni même de la laisser prendre sa place, que se retrouve devant le générique de fin.
Cela dit, la photographie est sublime, tandis que la pluie ravive l'ensemble. C'est regrettable d'avoir un si court format, l'histoire aurait mérité au moins un épisode supplémentaire sur l'évolution de leur relation.
En bref, A Breeze of Love est un petit coup de cœur avec son histoire ordinaire, mais honnête, qui rappelle que l'amour ce n'est pas toujours un chemin tortueux et compliqué, au contraire.
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Imparfait (la fin est naze) !
Malgré les critiques mitigées et négatives autour de Chains of Heart, j'aime l'idée de s'éloigner des bancs d'école et des uniformes. En effet, Chains of Heart est loin d'être parfois. Il est confus plus d'une fois et le final est une blague de mauvais goût, mais il reste honnête, bien que sensiblement amer.Pour remettre dans le contexte (et parce que je ne reprends que le résumé, rien que vous ignorez à ce stade), Ken et Din étaient ensemble. Din disparaît, laissant Ken. Deux ans plus tard, Lue croise la route de Ken. L'histoire connaît un certain nombre de flash-back, dévoilant ainsi la relation de Ken et Din. Malheureusement, j'ai eu quelques regrets vis-à-vis de ceux-ci, car il s'agit d'un paquet de scènes intimes. Si on en découvre un peu plus, c'était un chouïa de trop. La détresse de Ken (depuis la perte de Din) est montrée, cela montre également que leur relation n'était pas seulement charnelle. Bien que cette détresse soit un peu trop accentuée après six épisodes (je chipote).
La romance (Ken et Lue) manque un peu de finesse. D'ailleurs, une réplique hilarante (épisode 7 (je crois)) envoie clairement balader la subtilité. C'est une romance plaisante et qui fonctionne, mais elle trouve son apogée lorsque les masques tombent. La famille de Din envers Ken est adorable. Pas de belle-famille horrible et diabolique, à la place, elle est bienveillante et amicale.
Certaines scènes sont trop théâtrales. Les antagonistes sont caricaturaux, mais les protagonistes aussi, ce qui vient créer le bon équilibre. Les paysages sont magnifiques. J'ai adoré quitter les grandes villes (et les chambres universitaires).
En revanche, la fin est scandaleuse. J'ignore s'il s'agit de la même fin que le roman original, mais c'est décevant de s'impliquer autant dans une histoire pour une fin comme celle-là. Paf, générique ! J'ai presque l'impression qu'on me rit au nez, alors que deux minutes avant, c'est moi qui riait d'une réplique ringarde de Lue.
En bref, Chains of Heart est un bon drame, même si la pue. C'est entraînant avec un bon équilibre des genres (action, romance et drame familial). Mais bon. La fin quoi… Humpf !
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Une deuxième partie qui se casse la figure !
Si la première partie est génialissime, la seconde se dégrade au fil des épisodes, délaissant complètement le contexte de sa partie précédente.Leur point d'ancrage (LCH) n'est plus, et naturellement on s'attend à ce que le groupe se fragilise et se sépare. La maladresse et l'enchaînement des situations va en désaccord total avec la première partie… Les personnages ne ressemblent plus à ceux qu'on connaissait déjà, et leur bêtise est d'une absurdité démesurée. Ils ont reçu un entraînement militaire, mais agissent comme des imbéciles ignorants.
Et puis, il fallait un méchant qui ne soit ni un chef d'armée, ni membre d'un autre groupe ni une créature. Non, le mal devait venir de l'intérieur.
<< SPOILER >>
Le méchant est là depuis le début, mais est-il le bon méchant ? Ou seulement une facilité dramatique ? Ne dit-on pas qu'il faut se méfier de l'eau qui dort ? Young Soo était comme une rivière calme, puis il a débordé. Et c'est peut-être le problème. Il n'a montré aucun signe avant de devenir enragé. L'acteur est brillant, mais son pétage de plomb inattendu n'a aucun sens. Young Soo se souciait uniquement de lui-même. Et pourtant, la fin l'a massacrée dans tous les sens du terme.
<< //SPOILER >>
La fin n'amène aucune satisfaction après une ellipse de deux ans. En fin de compte, cette seconde partie de quatre épisodes est inutile. À la place, un seul suffisait en évitant de prendre une telle direction. Finalement, à quoi servaient les créatures, autre que dépeindre l'Homme comme son propre poison ?
En bref, si je recommande la première partie de Duty After School, difficile de recommander la seconde.
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Dystopie alien réussie sur sa première partie…
Cette première partie se concentre sur l'invasion, la menace qu'elle représente et la formation au combat des élèves. On découvre des adolescents qui doivent assumer un rôle qui n'est pas le leur. À mesure des jours, ils tissent des liens, grandissent ensemble et affrontent le danger et la mort de plein fouet. On s'attache aux uns, on déteste les autres… Le casse-cou, la pleurnicheuse, les têtes brûlées, les maladroits, les leaders ou ceux qui suivent le mouvement.Les CGI sont magnifiques. Les créatures sont absolument parfaites. Elles sont fascinantes, mais effrayantes, avec des couleurs uniques et des bruits glaçants. Leur esthétique est exceptionnelle. En revanche, l'histoire ne parvient pas à leur donner un rôle. Elles sont une menace, mais en fin de compte, on ne sait rien de plus.
En bref, la première de Duty After School dévoile un univers dystopique entraînant avec des créatures magnifiques.
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Drame familial, comédie et thriller...
The Good Bad Mother est sincère dans son traitement et fort dans son émotion sous couvert de sa comédie et son sérieux parfois déroutant.Le cochon prend une grande place dans l'intrigue sur le plan social. On le retrouve sous la forme d'une métaphore, mais aussi d'une énième façon de nous rappeler que nous, êtres humains, avons beaucoup a apprendre des animaux même ceux qui semblent en apparence être les plus sales.
Ra Mi Ran et Lee Do Hyun offrent une performance mémorable et entière dans leurs rôles respectifs.
Ra Mi Ran représente la mère sévère qui passe facilement pour la méchante et mauvaise mère. Lee Do Hyun est un acteur doué qui ne cesse de surprendre. Il prend son rôle avec aisance, du procureur froid à l'adulte retrouvant une âme d'enfant.
L'ensemble du casting est excellent. Si vous êtes habitués aux dramas de ce genre (campagne et petit village), leurs mentalités et comportements ne vous surprendront pas, cela dit ils sont tous très bons. Kim Won Hae est un habitué des rôles secondaires, mais peu importe qui il incarne, il me fait toujours rire au possible.
L'intrigue est intéressante à suivre, car elle n'est pas "trop", mais "assez". Contrairement à d'autres productions qui vont abuser des surprises ou retournements de situations, The Good Bad Mother reste honnête jusqu'au bout et lui donne ce subtile goût de satisfaction.
La romance est mignonne et n'a pas besoin de prendre trop de morceaux dans l'intrigue, elle se suffit - de plus les connecteurs sont bien amenés. On se concentre franchement sur la relation mère/fils. De sa création à son évolution jusqu'à ses prises de conscience et changements.
En bref, c'est un bon drama qui possède une jolie dynamique, de belles scènes et une relation familiale forte avec un casting brillant.
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Quand la beauté physique se confronte à la beauté du cœur...
Si vous êtes dans un mauvais état d'esprit, moralement fragile ou ultra-sensible, Shadow Beauty n'est pas pour vous. Ce n'est pas un drame qu'on regarde pour se détendre et se changer les idées. Sa cruauté morale pourrait en affecter plus d'un.Le drame pointe deux sujets qui ont une place importante aujourd'hui. Tout d'abord, le harcèlement scolaire. Ces dernières années, de plus en plus de victimes osent sortir de l'ombre et témoigner. Une injure, une bousculade et même l'irréparable. C'est un phénomène tristement courant en Asie. Si vous suivez un peu l'actualité ou même l'industrie du divertissement au sens large, alors vous n'ignorez probablement pas que plusieurs personnalités étaient victimes ou bourreaux. Contrairement à une majorité des drames traitant du sujet, Shadow Beauty ne fait pas qu'effleurer la surface. Les choses sont montrées de façon choquante et cruelle, tandis que personne ne bouge, renforçant un peu plus la « normalisation » de ce phénomène.
Le second point, c'est la culture de la beauté. Lorsqu'on pense à la Corée du Sud (et même, l'Asie en général), on y voit des personnes aux apparences parfaites. Je regarde des dramas depuis des années, il est évident que la beauté est devenue une obsession. Les maquillages parfaits, les peaux si lisses qu'elles n'ont plus rien de naturelles, les physiques toujours plus minces (et même maigres). Qui a décrété que cette personne était belle, mais que celle-ci ne l'était pas ? Qui a décidé que « ceci » était la norme en beauté ? Sur les réseaux sociaux, Ae Jin devient Genie. Une personne tellement différente, qu'en réalité elle n'existe physiquement pas. Elle devient populaire, parce qu'elle est socialement belle pour la société. Cela remet également en question la vérité des réseaux sociaux et la façon dont il est facile de manipuler l'image affichée.
Le casting est excellent. Shim Dal Gi dépeint un personnage touchant dans un monde qui la déteste pour la simple raison qu'elle n'est pas un canon de beauté. Choi Bo Min est intéressant, bien que je n'ai pas capté toutes les subtilités de son personnage. Quant à Hong Seok, il reste discret, mais confirme son style pour le drame. Certaines zones de l'histoire sont brouillonnes, tandis que la romance n'a pas trouvé d'intérêt à mes yeux. Cependant, la réalisateur m'a vraiment fasciné par sa froideur. C'était comme voir la lumière se faire lentement avaler par l'obscurité. Car on le sait, plus la lumière est grande, plus les ténèbres le sont aussi.
En bref, Shadow Beauty porte bien son titre. Cependant, on oublie souvent que la beauté physique n'est qu'une image qu'on projette au reste du monde. Elle ne pourra jamais égaliser la beauté du cœur.
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Juteux arôme d'hémoglobine au goût de fin avortée…
All of Us Are Dead démarre avec de belles promesses, et en tient la plupart. La source du virus amène une réflexion étonnante sur la nature humaine. Un peu dans les traces d'Happiness, il s'agit d'un fil rouge qui nous laisse penser que peut-être le virus est différent sur chacun de nous.Dès le départ, l'histoire nous plonge au cœur des pressions sociales et la place de chacun dans la société. On découvre les personnages: on s'attache à certains, on déteste les autres. La série offre aussi une vision extérieure qui se partage entre le monde politique et militaire. Les épisodes sont rapides, énergiques, chargés de tension et de rage. Jusqu'à son dérapage…
Peu importe mon amour des œuvres mettant en scène des putréfiés, All of Us Are Dead possède des failles. Les romances sont inutiles et n'ont même pas les qualités d'émouvoir. Certaines morts tirent davantage sur la corde émotionnelle que des adieux supposés déchirants. Quant aux sacrifices et morts inutiles… Il reste 10 minutes, le quota n'est pas atteint, alors qui y passe ? La plupart des sacrifices ont un but, mais ici ? C'est seulement gratuit, malgré les maigres tentatives d'essayer d'y donner un sens.
Et puis, la plateforme reste fidèle à elle-même en offrant un final précipité et une fin ouverte, histoire de s'assurer une possibilité de surfer sur une nouvelle saison. À croire qu'aujourd'hui, les saisons uniques sont dépassées. C'est plus simple de privilégier un potentiel que d'offrir la satisfaction d'une histoire complète.
En bref, All of Us Are Dead est une série dynamique aux zombies exceptionnels, de l'action à revendre et d'un humour soigné, en dépit de choix scénaristiques discutables.
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Comment avoir l'air de souffrir pour délivrer une émotion ? Leçon n°1 de Sanari...
Given est une adaptation décevante, car tournée comme on pense un manga ou animé, et non comme un drame à part entière. La photographie est belle, sublimée par une lumière subtile et ravissante. Cependant, je ne retiens rien de plus dans cette version…Sanari est mauvais ! Mafuyu est un personnage particulier, à la fois intime et délicat. Cependant, Sanari a été incapable de produire une émotion correcte. Tout au long des épisodes, j'avais l'impression de voir le gars souffrir pour transmettre ne serait-ce qu'un soupçon d'émotions. Dans le manga, on s'attache, on épaule, on aime et on accompagne Mafuyu. Ici, on voit Sanari essayer, mais être incapable d'offrir quelque chose qui en vaille la peine.
Suzuki Jin est un acteur sympathique (je ne connais pas toute sa filmographie), cependant, il s'est avéré plutôt décevant dans la peau de Uenoyama. En réalité, c'est comme si son personnage n'avait aucune attraction autre que celle de vouloir prétendre être cool. Les opportunités ne manquaient pas, mais elles échouées.
Il est également dommage d'avoir laissé au bout de la scène Akihiko (Inowaki Kai) et Haruki (Yanagi Shuntaro). Dans le manga, ils ont un rôle, mais ici, ils existent, faute de mieux.
Given aborde différents thèmes forts comme le suicide, l’auto-accusation et le regret. Et si, au milieu de tous ces maux, l’amour était une bonne réponse ? Pourtant, la romance est forcée. Elle manque de surprise, de fluidité et surtout de temps. Elle manque de profondeur et ne dégage aucune émotion. On sait qu'ils finiront ensemble, mais c'est tellement appuyé qu'elle perd son naturel. C'est effleuré, sans rien de développé. Pourquoi tombent-ils amoureux ? Pourquoi se rapprochent-ils, d'ailleurs ? On ne sait pas. Ça arrive, parce que c'est supposé arriver.
En bref, cette adaptation de Given est mauvaise pour la lectrice du manga que je suis. Cette version vivra dans l'ombre de son œuvre originale, car incapable de jouir et forger sa propre identité.
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La gourmandise est un vilain défaut...
Les débuts de ce drama étaient franchement bons. Malgré quelques scènes discutables et frôlant le ridicule (je ris encore de la façon dont ils ont voulu nous montrer Wei Gen Qing comme une femme forte), l'ensemble prenait une direction rafraîchissante dans un très joli univers culinaire. Cependant, la gourmandise va finir par s'inviter à la table...Chris Wu était excellent dans son rôle de chef étoilé et mentor. Son personnage est le plus abouti en terme de caractère. Ivy Shao était correcte, j'imagine ? Son personnage est la définition même de l'incohérence. Le reste du casting est bon jusqu'à l'arrivée de la seconde partie.
Sans aucune raison (sans même aucun indice (ou alors rien de marquant si ce n'est un journal dont on parle tout juste ici et là manière de donner une raison à l'héroïne d'aimer la cuisine)), on va se retrouver avec de nouveaux problèmes dans l'unique but de rallonger le drama. En faire toujours plus. En quelques minutes, le drama tourne à l'ennui profond avant de nous pondre le concept de Cendrillon (la pauvre qui n'a rien puis qui fini par tout avoir).
Ça avait bien commencé, puis ils ont voulu un second service...
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Aussi décevant que sa première saison…
Malgré un avis négatif sur la première saison, j'avais un infime espoir pour cette suite. En particulier parce qu'on avait une ellipse de sept ans. J'imaginais donc des personnages plus matures qui sont dans la vie active et tout le tralala… En fin de compte, ce drame reste dans sa lignée originale. Décevant dans les intrigues, malgré des acteurs sympathiques.Sept ans plus tard, les choses n'ont pas changé. Tharn et Type sont toujours incapables de communiquer et immatures. Type agit toujours comme un con, et Tharn veut toujours accéder à son pantalon. La plupart des intrigues sont réchauffées de la première saison ou inutiles et mal amenées, tandis que certains personnages ont tout simplement changé du tout au tout. Oui, les gens changent avec le temps, mais comment Techno est-il devenu aussi lourdaud et ennuyeux.
Oui, le couple principal fonctionne toujours bien que le scénario soit médiocre. Mais j'ai presque l'impression que les personnages sont moins matures sept ans plus tard…
En bref, le naufrage de TharnType Season 2: 7 Years of Love est sauvé par le casting, alors que l'histoire n'est rien qu'un assemblage sans intérêt. En fin de compte, on est sept plus tard, mais rien n'a changé.
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Phuvivor…
Zomvivor avait tout du projet abandonné après plus de trois ans sans nouvelles. Jusqu'à ce qu'un teaser relance la machine… Dans l'idée, ce n'est pas tout à fait ce que j'avais imaginé. Mon niveau de satisfaction zombiesque n'est pas à son maximum, cependant, j'ai passé un bon moment.Les histoires de zombies peuvent être redondantes, car elles finissent souvent de la même façon : les survivants survivent (pour la plupart) et les zombies se font botter le cul. Naturellement, l'enjeu est dans la façon dont les survivants vont faire face aux situations merdiques à venir. Le problème de Zomvivor, c'est le nombre de personnages : 24 étudiants séparés en 3 groupes. En temps normal, on préfère les petits groupes qui se rencontrent, s'allient pendant un temps et se séparent, au fil des épisodes. Cela permet de changer les dynamiques et le rythme. De créer de nouveaux liens et développer certains personnages. Ici, il est question de deux groupes principaux (qui se tirent dans les pattes), et d'un troisième qui n'est qu'une transition comique malgré son potentiel. Pour faire court, il y a trop de monde pour exploiter le potentiel de chacun.
Certains réfléchissent, d'autres sont bêtement idiots et le reste est un danger public. L'autre débile qui court partout et garde le téléphone sur elle ? … C'est une invasion de zombies, on sait qu'ils réagissent au bruit, et il existe une fonction formidable depuis des années : le mode silencieux. C'est quoi ton problème ? Elle m'a énervé, parce qu'elle était la représentation parfaite de l'imbécile égoïste ! Quoiqu'il en soit, en raison du trop grand nombre de personnages, on n'a pas le temps de s'attacher à eux. Lorsqu'ils meurent, et bien… Ils meurent, voilà tout ! Il n'y a pas d'implication émotionnelle, c'est dommage.
Toutefois, ce casting cinq étoiles vaut la peine ! Boss Chaikamon Sermsongwittaya (Phu) m'a prise au dépourvu. C'est celui qui tire son épingle du jeu, pour moi. Je ne le considère pas comme un mauvais acteur, mais il n'a jamais eu de chance avec ses personnages (bien qu'il ait prouvé (malgré la nullité de l'histoire) être plus qu'un beau visage dans The Boy Next World). J'ai vraiment eu le sentiment d'enfin saisir son talent. Il n'était pas réduit à un énième beau brun ténébreux qui porte divinement les jeans.
Yim Pharinyakorn Khansawa (Thi) et Tutor Koraphat Lamnoi (Win) ont aussi été une surprise. J'ai réalisé que je n'avais jamais terminé un seul de leur projet respectif. C'est agréable d'enfin apprécier une série entière. De plus, j'ai apprécié revoir Tommy Sittichok Pueakpoolpol (Jean) que je n'avais plus vraiment vu depuis Why R U?. Par contre, tous les non-dits autour de NuNew & Zee sont fatigants à ce stade. Il n'y avait pas besoin de tricoter quelque chose autour d'eux, laissez-les respirer bon sang ! Ils ne vont pas faire chuter les actions de Mandee s'ils sont dans un même projet sans être impliqués, sentimentalement. Cela dit, NuNew a livré une performance intéressante, tranchant avec ses rôles habituels de minets au sourire niais.
Malheureusement, il y a un déséquilibre avec les personnages féminins. Ning (Janistar Phomphadungcheep) n'a rien d'une héroïne, si ce n'est le titre et le fait d'être la fille d'une scientifique. Prao (Praew Chaisang Narupornkamol) est seulement méchante. Lily (Nink Chanya McClory) est morte avant d'avoir eu son heure de gloire (la tentative n'était pas terrible). Quant à Fah (Pang Buntarika Singpha), elle est une idiote égoïste (oui, elle m'a vraiment énervée). En soit, les gars sont solides et cool, les nanas sont vaguement utiles, sauf l'héroïne.
La temporalité est claire, mais la narration, qui fait mumuse avec des flash-back, n'est pas nécessaire. La cause de l'épidémie est toujours intéressante à connaître. Toutefois, elle n'a pas besoin d'être complexe, et encore moins d'être si mystérieuse lorsqu'elle n'est pas le centre de l'histoire. En tout cas, dans cette première saison, elle ne l'est pas. Un court prologue suffisait, d'autant plus que l'invasion est déjà en place. D'une certaine façon, le développement des personnages a été sacrifié pour alimenter un mystère connu de tous.
Malgré tout, j'ai passé un bon moment. Je suis contente de voir la Thaïlande créer de tels projets, en particulier avec des acteurs/actrices qui peuvent montrer davantage de leur talent, alors qu'ils peuvent sortir des rôles habituels. Seuls deux semblent réduits à être une paire. La musique était sympathique. Les effets étaient bons avec des maquillages efficaces, bien que quelques choix grossiers. Cela dit, rien d'irregardable. Le gore était mesuré, mais si vous n'aimez pas ça, évitez.
En bref, Zomvivor m'ouvre l'appétit, mais ne me rassasie pas complètement en raison d'un nombre trop important de personnages, dont plus de la moitié sont dispensables, ainsi que son final quelconque. Néanmoins, je retiens avec plaisir la photographie, la réussite des zombies et d'un excellent casting.
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Les vampires à croquer, et l'attachant petit humain…
Adorable ! My Secret Vampire est un KBL entraînant, sur fond de comédie fantastique légère avec un bon rythme et des personnages attachants.Les gars ont fait des plans sur la comète avant de réaliser que le petit humain était bien plus qu'un garde-manger ambulant. L'intégration de Han Dong Ha (Park Dong Ju) s'est faite progressivement, sans essayer de forcer le destin. Personnellement, ça m'a rappelé la façon dont parfois, on fait la connaissance d'une personne pour la première fois, et on ressent une connexion immédiate.
L'aspect fantastique n'est pas exploré. Au travers d'échanges entre les personnages, quelques éléments se dévoilent. Cependant, l'histoire ne devient jamais sombre ou dangereuse. La pression ne monte pas, malgré quelques scènes de tensions. Toutefois, elles sont rapidement désamorcées. En soit, c'est une comédie romantique classique, où la nuance est que quatre des beaux garçons sont des vampires. Pour moi, il s'agit typiquement du genre de drama qui n'apporte pas grand-chose, mais qui fait du bien au moral.
L'ensemble du casting était bon, avec ce qu'il fallait d'émotion. Les quelques baisers étaient superbes. La mise en scène est ravissante (les plans en extérieur étaient sublimes (notamment ceux de nuit)). Quant à la musique, elle est restée discrète.
En bref, My Secret Vampire est une comédie romantique légère et réconfortante avec une touche de fantastique.
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