Qui sont-ils, en dehors de leur couple ?
Il n'a jamais cuisiné. Elle aspire à se découvrir. Jaa, Anta ga Tsukutte Miro yo les pousse hors de leur zone de confort à travers l'art culinaire. Un drama entraînant, mais déséquilibré entre les personnages.Katsuo (Takeuchi Ryoma) connaît une évolution généreuse (et rapide) avec une belle mise en scène. Au travers de la cuisine, il prend conscience que cuisiner prend du temps, que c'est plus difficile qu'il n'y paraît et que les remarques insouciantes peuvent blesser. En particulier après des heures derrière les fourneaux.
Malheureusement, Ayumi (Kaho) devient rapidement secondaire, car l'histoire se concentre davantage sur Katsuo. Avec des défauts plus communs et une aspiration plus universelle (trouver ses propres rêves et se découvrir en tant que personne), son personnage aurait mérité tellement plus de soin.
L'histoire ne se limite pas aux plats qui mijotent. Elle explore aussi les rôles préconçus dans les relations. L'homme travaille et n'a qu'à mettre les pieds sous la table. La femme s'occupe du foyer et prépare de bons petits plats. Des discours qui persistent encore aujourd'hui. Toutefois, la relation d'Ayumi et Katsuo change, pour leur bien-être respectif, pas celui des autres. Pour cette raison, ce drame prend une nouvelle tournure, car plus réaliste et mature.
En bref, Jaa, Anta ga Tsukutte Miro yo pousse les personnages à faire des choix, pas toujours faciles. Apprendre à cuisiner est amusant, mais il faut aussi accepter de ne pas toujours suivre les recettes préconçues.
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High&Low: The Story of S.W.O.R.D. Season 2
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Moins intense...
High&Low: The Story of S.W.O.R.D. 2 s'intéresse aux origines de Mugen. Si la première saison était une explosion visuelle et d'action, la seconde fait plusieurs sacrifices, bien qu'elle explore toujours les thématiques originales.La force de High&Low réside clairement dans les performances des acteurs. Cette suite ne fait pas exception. Qu'il s'agisse des personnages précédents ou des nouveaux arrivants, le casting continue de porter brillamment ce drama.
Cette saison plonge dans l'histoire de Mugen, mais ce choix se fait au détriment de certains atouts qui faisaient le charme de la première saison. Certes, elle connaît son lot de scènes épiques et moments d'émotions. Cependant, les combats, pourtant au cœur de la série, se font cruellement rares. De plus, la surcharge de flash-back brise le rythme et devient vite redondante. De même pour la musique qui se révèle légèrement moins entraînante (notamment en raison d'un nouveau gang qui ne fait pas grand-chose).
Les thématiques originales restent les mêmes : amitié, fraternité, honneur et rêves. High&Low ne se résume pas à de simples affrontements entre gangs. Cependant, avec le film prévu seulement une dizaine de jours après le final, il est impossible d'ignorer cette pointe de frustration. Personnellement, je reste sur ma faim, bien que l'univers ne cesse de me captiver.
En bref, High&Low: The Story of S.W.O.R.D. 2 ne parvient pas à reproduire l'engouement de sa première saison, notamment en raison d'un rythme plus lent et d'une action moins présente. Cependant, elle conserve des moments forts et un casting aux petits oignons.
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Action intense et loyauté de gangs…
High&Low: The Story of S.W.O.R.D. est une explosion visuelle sur fond de rivalités opposant cinq gangs dans des combats spectaculaires. C'est le point de départ d'une franchise qui dépasse les simples querelles de gangs pour explorer des thématiques plus profondes.La richesse de High&Low réside dans ses performances, chaque acteur incarnant une personnalité distincte. Kubota Masataka (Smoky) captive par son charisme. Suzuki Nobuyuki (Yamato) touche avec sa profondeur émotionnelle. Hayashi Kento (Hyuga Norihisa) surprend dans un rôle inhabituel. Kuroki Keiji (Rocky) apporte une folie maîtrisée. Sato Kanta (Tetsu) est quant à lui brillant, appuyé par son look iconique. Seul Iwata Takanori (Cobra) m'a paru un peu en retrait, bien que son personnage puisse être plus creusé dans les suites.
L'intrigue se concentre sur les cinq gangs qui composent le S.W.O.R.D : Sannoh (Hoodlum Squad), White Rascals, Oya, Rude Boys et Daruma Ikka. Chaque gang est immédiatement reconnaissable grâce à des styles uniques, un environnement et une histoire propre. Personnellement, ma préférence va aux Rude Boys. L'idée d'une si grande famille protectrice, l'utilisation de leur environnement lors des combats est particulièrement impressionnante. Les affrontements sont un mélange parfait d'art, de technique et d'une mise en scène énergique.
Au-delà des affrontements, le drama explore diverses thématiques telles que l'amitié, la fraternité et l'honneur. Bien que la fin me laisse avec quelques questions en suspens, je ne doute pas que les suites m'apporteront des réponses. Je savais que ce drama allait m’emporter et me captiver, mais j'ignorais à quel point...
La mise en scène est tout simplement spectaculaire, avec une palette de couleurs cohérente et mesurée. Les angles de vues, spécifiques à chaque gang, renforcent l'immersion et l'identité de chacun. Les scènes de combats sont intenses, agressives et chorégraphiées avec une grande précision et un souci du détail. Pour finir, la bande originale s'intègre parfaitement à l'action et devient un personnage à part entière.
En bref, High&Low: The Story of S.W.O.R.D. est un bijou dans son genre. Derrière son action et ses coups féroces, l'intrigue explore de nombreuses thématiques dans un univers entraînant.
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Le ver est dans la pêche…
Peach Trap est une (petite) contrariété. Elle n'atteint pas le niveau de TNP, mais elle en reste une malgré tout. Et peut-être que ma contrariété est teintée d'une pointe d'aigreur.Je ne comprends pas comment Yoo Do Ha peut être aussi inspirant qu'un cours de maths à huit heures du matin à quelques heures des vacances (oui, c'est précis). Je n'ai pas compris à quel moment trois hommes (le meilleur ami, l'ancien supérieur et un serveur au joli sourire) se sont soudainement mis à butiner autour de lui. Je veux bien faire des efforts, mais un personnage d'une telle naïveté, et un acteur avec une telle expression d'ennui constamment imprimée sur le visage, n'a rien de charmant, au contraire. Le personnage n'est ni mignon, ni attachant, ni charmant, et l'acteur est particulièrement faible. Je ne comprends pas comment un personnage principal peut autant donner l'impression de vouloir être partout, sauf dans la peau de son personnage.
Dans l'ensemble, les acteurs n'étaient pas remarquables. Ils n'étaient pas mauvais au point de sangloter tant c'est douloureux à regarder, mais ils étaient peu convaincants, malgré quelques beaux sourires. Je suis encore en train de me remettre de Taek Gyeon qui hurle le nom de Do Ha, comme s'il était sur le point de tomber d'une falaise. Mais non, il était seulement sur une plage à se faire dorloter…
Cela m'est égal de parfois regarder des séries banales, au contraire. Généralement, elles apportent quelque chose, comme un sentiment de satisfaction ou une forme de réconfort. Cependant, Peach Trap ne possède rien de tout cela, si ce n'est une jolie photographie. C'est un enchaînement de scènes qui ne secouent rien, sauf quelques pétales (numériques) ici et là.
En bref, Peach Trap est une perte de temps, ou une distraction dans le meilleur des cas.
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Douze, un nombre sublime…
Saisissant de bout en bout, Twelve Letters m'a époustouflé, en particulier grâce aux performances de Wang Ying Lu et Zhou Yi Ran. Peu m'importe d'en ressortir avec le cœur lourd et la vue brouillée par les larmes parce qu'il est, sans l'ombre d'un doute, l'un des plus beaux drames de cette année. C'est une histoire d'amitié, d'amour, d'espoir, de douleur et de sacrifices. Une déclaration à l'aspiration au bonheur.Aujourd'hui, on aime répéter que le positif attire le positif. Tout comme on sous-entend que si des malheurs arrivent, c'est que nous n'étions pas assez positifs. Twelve Letters ne s'encombre pas de cette maxime et replace la réalité en son cœur. Ainsi, on découvre des personnages aux vies brisées qui sont forcées d'affronter la dure réalité, seuls. Ce n'est pas la pensée positive qui leur permet de tenir et d'avancer, mais l'espoir d'un avenir meilleur, quelque part, et l'amour (sous toutes ses formes).
Ye Hai Tang (Wang Ying Lu) est une jeune fille brillante et studieuse, mais également le défouloir d'un père accro aux jeux. Chaque centime passe dans des parties de mahjong, tandis que les usuriers frappent à la porte tous les trois matins. Elle mène une ville douloureusement cruelle, parce qu'elle est un dommage collatéral des choix merdiques d'un géniteur inutile et égoïste. Wang Ying Li a été comme une lame tranchante dans mon cœur. Chaque mot et chaque geste ont eu un impact sur moi, y laissant une empreinte vive. Son timbre de voix, grave, profond et authentique, a donné du poids à son personnage, renforçant sa réalité.
Tang Yi Xun (Zhou Yi Ran) est un orphelin. Il aspire à une vie de famille avec l'idée de pouvoir compter sur quelqu'un. C'est plus ou moins ce qu'il découvre avec Zang Hao et Li Cha Dong. Pourtant, l'entrée de Ye Hai Tang dans sa vie va davantage nourrir ce désir. Zhou Yi Ran est l'un des acteurs les plus talentueux de sa génération. Il me fait penser à Chen Zhe Yuan, parce qu'il ne cesse d'évoluer dans chacun de ses rôles. Il n'amène pas seulement un beau visage, il apporte aussi le talent à travers des interprétations sincères et brutes, il donne une réelle dimension à ses personnages. Lui aussi a été une lame aiguisée douloureusement réalité et intense.
L'ensemble du casting a été formidable. Yu Nian (Zheng He Hui Zi) et Shen Cheng (Ren You Lun) ont toujours été forts. Pas autant que le duo principal, mais pas loin. Leur implication pour découvrir la vérité, leur interprétation des personnages, tout y était. J'avais énormément d'affection pour eux, notamment sur l'amour familial qu'ils avaient en eux. Quant à Ye Yi Bo (Li Yi Xiang), un homme tout simplement détestable. Rien que de le voir à l'écran me donnait envie d'aller lui mettre la rouste du siècle. Méprisable jusqu'au bout.
C'est une histoire à la fois touchante, dramatique, révoltante et magnifique. Bien construite, elle possède une temporalité précise qui s'étend sur trente-cinq ans. L'intrigue n'est pas incohérente avec des énigmes tortueuses. C'est suffisamment complexe pour susciter de l'intérêt, et parfaitement fluide pour suivre aisément chaque piste, afin d'obtenir les indices et les réponses. Le mystère ne s'éternise pas, les choses sont révélées au bon moment, gardant ainsi une narration dynamique et entraînante.
Comme un fragment fugace, chaque rire, sourire ou moment de calme est une invitation au partage. Les personnages sont malmenés, le spectateur aussi. Chaque fois qu'ils s'échangent un regard ou un sourire, mieux encore, lorsqu'ils rient en toute insouciance, on rit avec eux. Et lorsqu'ils pleurent, qu'ils hurlent d'une rage trop longtemps contenue, notre cœur se fracasse et les larmes rejoignent les leurs. Quant à la romance, il est inutile d'en parler. Vous devez la voir par vous-même, très sincèrement.
L'ajout des lettres manuscrites apportent une intimité particulière. Peu importe la beauté des mots saisis sur un clavier, ceux griffonnaient sur du papier amènent une authenticité unique. Si les mots ne sont pas moins importants, ils ont ce charme que le numérique ne peut avoir.
En bref, Twelve Letters est un drame profondément inspirant qui met en lumière le courage de personnes qui n'étaient rien pour quiconque, mais qui sont devenus le tout de l'autre. Ce n’est pas une histoire que vous regardez simplement, vous la vivez avec les personnages, et c'est magnifique.
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On dit souvent que les chats finiront par dominer le monde…
Aucun doute dans le fait que Moonlit Reunion est impressionnant sur le plan visuel. En particulier le Marché des Démons qui est d'une grande beauté. Les structures, l'agencement, les couleurs et les lumières. Je ne me lassais pas d'y être. Tout comme on trouvait des démons de toutes sortes et de tous genres. Il y avait une grande diversité qui m'a rappelé l'univers de Star Wars. Toutefois, l'accent n'a pas été mis sur cette diversité, le Marché étant davantage un refuge pour chacun d'eux, peu importe leurs apparences.Mei Zhu Yu (Xu Kai) est un personnage passif, bien qu'il possède un grand pouvoir. Plutôt que d'être le héros tout désigné, Mei Zhu Yu sait quand intervenir et quand garder ses distances. C'est un homme talentueux, mesuré et discret. Xu Kai correspondait au personnage, lui donnant l'allure digne d'un disciple taoïste déterminé. Wu Zhen (Tian Xi Wei) est tout son contraire. C'est une femme franche et directe qui sait se faire respecter et qui n'a pas peur de tirer quelques oreilles au passage. Tian Xi Wei s'est appropriée son personnage de Seigneur des chats à la perfection avec une jolie touche espiègle.
Leur romance est mignonne et se développe (très) lentement. Ils se complètement de la meilleure des façons, bien que leurs passés respectifs soient déséquilibrés. On connaît celui de FL dès les premières minutes, tandis que celui de ML tarde à se révéler, même si la plupart des pistes sont claires.
Liu Tai Zhen (Wang Jia Yi) et Mei Si (Yi Da Qian) est un couple amusant à suivre, tant dans leur arc romantique que dans leurs combats personnels. Cependant, pour moi, celui qui tire son épingle du jeu est Wu Zi Shu (Wu Jun Ting). Même si on ne doute jamais du vrai visage du personnage, l'acteur m'a vraiment surprise. Je l'avais trouvé sympathique dans ses projets précédents, mais cette fois-ci, il a été tout simplement meilleur. Avec un charme élégant, un côté distingué sans être pédant, et un petit air menaçant et mystérieux.
L'histoire est entraînante, bien qu'elle s'étende dans l'unique but d'apporter des drames habituels. Huit épisodes de moins suffisaient, tant en termes d'intrigues que de rythme. Cela aurait évité que les derniers épisodes soient si redondants et peu inspirés. Je suppose que cette habitude de Viki à modifier le rythme de parution des épisodes doit aussi y jouer (de deux épisodes par jour, on passe (sur les cinq derniers) à un épisode par jour).
En bref, Moonlit Reunion est une plongée formidable dans le Marché des Démons avec son esthétique unique et magnifique. Toutefois, il faut faire l'impasse sur plusieurs longueurs et une fin précipitée, malgré la tentative de sauver quelques meubles avec une scène post-générique.
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Mignon, douillet et réconfortant…
J'avais besoin d'une histoire légère et mignonne, sans crises de larmes ou de parents diaboliques. C'est ce que j'ai trouvé avec Only Boo!. Il m'est arrivé de sourire, de rire, et même de faire des petits bruits de satisfaction. Même sans être la cible, j'ai passé un bon moment, car il m'a permis de laisser mes pensées de côté. Et c'est précisément ce que je cherchais.Moo (Keen Suwijak Piyanopharoj) rêve de devenir idole, au détriment de sa mère. Dans l'idée de lui faire passer l'envie, elle décide de l'envoyer loin de la ville, en espérant également qu'il travaillera plus sérieusement. Là-bas, il fait la rencontre de Kang (Sea Dechchart Tasilp) qui aide sa mère au restaurant après avoir mis en pause ses études en art. Moo croit en son rêve et n'en démord pas, peu importe si ça lui attire des ennuis. Son amitié avec Kang va le pousser à grandir. En retour, grâce à Moo, Kang va recommencer à poursuivre ses propres rêves. Ils se sont complétés, sans pour autant devenir dépendants l'un de l'autre. Keen Suwijak Piyanopharoj et Sea Dechchart Tasilp ont étés convaincants, et même meilleurs que certains acteurs récurrents de ces dernières années.
Leur relation est progressive. Doucement, on les regarde devenir amis alors qu'ils partagent des moments banals du quotidien. Lentement, les sentiments se développent, et ce qui est davantage mignon, c'est de les voir tomber amoureux. Côte à côte, ils grandissent. C'est adorable de les voir faire ensemble, et individuellement. Pas de grandes scènes intimes, à la place, de petits et jolis baisers. C'est amplement suffisant pour un drame comme celui-ci, car c'est raccord avec son ambiance.
L'histoire est presque familière du genre. Elle ne connaît pas de grands retournements de situations sorties de nulle part, ni de scènes terriblement embarrassantes. C'est cohérent dans un schéma peu risqué, mais efficace. La seule ombre au tableau est le dernier épisode précipité. Quelques concessions auraient pu rendre le final meilleur.
En bref, Only Boo! est un BL mignon, douillet et réconfortant. Le genre d'histoire oubliable, mais qui vous fait sourire, tout en vous faisant oublier vos tracas du quotidien le temps de son visionnage.
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Soigner le cœur du dragon par le rire...
Ces derniers mois, j'abandonne pas mal de dramas populaires. Feud, The Immortal Ascension ou encore FSM: Love in Pavilion pour ne citer qu'eux. Bien qu'il ne date pas de cette année, et pour une raison quelconque, j'avais un apriori sur Back From the Brink. En fin de compte, je me suis prise au jeu grâce à son histoire entraînante et sa comédie.Tian Yao (Neo Hou Ming) est un esprit dragon millénaire et légendaire. Suite à la trahison de la femme qu'il aimait, plusieurs parties de lui-même sont alors scellées à différents endroits. Yan Hui (Zhou Ye) est une jeune cultivatrice espiègle, intelligente et franche qui considère les esprits comme des personnes à part entière. Ensemble, ils se lancent dans une aventure pour retrouver les pièces manquantes de Tian Yao. Ce duo était adorable et sympathique tout au long de l'histoire. Tian Yao n'est pas le vieil esprit barbant, et Yan Hui n'est pas une écervelée inconsciente. On se prend d'affection pour eux au fil de leurs aventures. Si la romance existe, elle reste discrète.
Deux antagonistes se dégagent de l'histoire. Su Ying qui nourrit une obsession malsaine et dérangeante, mais qui semble persuadée d'avoir raison. Ce personnage était franchement détestable. S'il a fonctionné un temps, c'est devenu redondant au bout de moment. Puis l'autre, le supposé grand méchant terrifiant. C'était du papier mâché ! Entre des motivations nazes et une prestance au ras des pâquerettes, il n'avait pas grand-chose à proposer.
L'histoire n'est pas compliquée et ne demande pas de se focaliser sur tous les éléments. À la place, c'est fluide et amusant à regarder. L'aspect comique ajoute un charme supplémentaire qui fait son effet, sans devenir lourd. Certains arcs sont plus intéressants que d'autres. Celui de Qingqiu a été le plus long pour moi. J'ai pas mal accéléré toute la parlotte qui n'en finissait plus, tout comme certains personnages qui n'avaient que peu de profondeurs. Dans l'ensemble, j'ai aimé l'histoire bien qu'il y ait beaucoup de sous-intrigues. Trente épisodes auraient été amplement suffisants, tout en faisant quelques coupes sur des quêtes secondaires inutiles. Et aussi une fin plus honorable que cet éternel cliché de retrouvailles à la dernière seconde.
En bref, sur fond de trahison, Back From the Brink est un xianxia dynamique avec des personnages sympathiques et où sa légèreté comique apporte du charme à une histoire facile, bien qu'un chouïa trop longue.
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Le soda zéro n’était pas bio…
Bio Zombie est un film hongkongais qui mêle l'humour, l'horreur et une invasion de zombies dans une galerie marchande typique des années 90. Avec des personnages à la fois attachants et exécrables, on obtient une comédie horrifique divertissante, parfois hilarante, qui correspond parfaitement à son synopsis. Et c'est pour cette raison qu'il est si bon !Woody Invicible (Jordan Chan) et Crazy Bee (Sam Li) sont exceptionnels. Ce sont deux guignols qui vendent des films piratés dans les cinémas, et pourtant il est facile de s’attacher à eux. Jordan Chan et Sam Li forment un duo idéal avec lequel on aime parfois rire, parfois angoisser. Ils sont cet équilibre entre le ridicule et le fun. Le reste du casting est tout aussi bon à suivre. Tous les personnages sont des stéréotypes, mais tous parviennent à fonctionner. Or, le duo principal vole au-dessus de tout.
Le film est une comédie délirante composée de scènes absurdes, mais parfaitement réalisées et en adéquation avec l'intrigue. En soit, il faut apprécier ce genre d'humour. L’action est aussi présente tout au long du film, que ce soit au travers de péripéties de nos deux guignols ou lors de l’invasion de zombies. Les maquillages sont dignes d’un film de ces années-là avec un budget limité. Pourtant, cela amène du charme aux zombies et au film tout en amplifiant l'aspect comique.
Bio Zombie ose une fin différente de ce qu'on attend d'un tel film.
<< SPOILER >>
Seuls Woody et Rolls parviennent à sortir du centre commercial. Alors qu’ils s’arrêtent à une station service, on apprend que l’infection s’est propagée. Le gouvernement recommande aux gens de rester chez eux, cachés et de ne pas boire de soda. Lorsque Woody revient vers la voiture, Rolls est en train de boire le soda que Crazy Bee et lui avaient récupéré au début du film. Devant ce fait, Woody ne dit rien et boit aussi du soda.
Ce que j’apprécie avec cette fin, c’est qu’elle est libre d’interprétation. Est-ce que Woody fait ce choix parce qu’il n’a plus rien à perdre ? Il sait que l’épidémie s’est propagée. Son meilleur pote est mort, les gens qu’ils connaissaient aussi et la femme qu’il aime bien vient de boire du soda, tout droit de la bouteille témoin. Est-ce que la voir se transformer et devoir la tuer serait la mort de trop ? Ou veut-il simplement abandonner et ne plus être conscient de rien non plus ?
<< / SPOILER >>
En bref, malgré un budget peu élevé, avec Bio Zombie, Wilson Yip offre un huis clos multi-genre dans sa galerie aux couloirs étroits. Grâce à ses personnages marquants, le film n'en est que plus divertissant et loufoque, sur fond d'invasion zombie. Un petit classique pour moi.
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Un mélange des genres bien ficelé...
Deranged n'invente rien, mais exploite habilement son idée de base, plongeant doucement dans un film catastrophe sur fond d'épidémie, de complot pharmaceutique et d'hystérie collective. Si vous êtes amateur ou amatrice du genre, c'est un film à voir.J'ai apprécié la solidité du scénario. On utilise un parasite déjà existant, mais celui-ci subit une mutation et commence à infecter l'Homme. Les infectés commencent par avoir un appétit important, puis une soif anormale avant de finir par se noyer, prit d'une folie, dans les lacs, les rivières ou même des baignoires. Ce n'est ni complexe, ni irréaliste. De plus, quoi de plus dégoûtant que la présence de vers dans l'organisme ? Tout part d'un projet visant à faire progresser la science, notamment sur le plan neurologique. Et finalement, ce projet échappe au contrôle des chercheurs qui se font racheter par une tierce compagnie qui ferme les laboratoires de recherches et développement. Des hommes d'affaires qui ne comprennent rien à la science et ne voient que le développement financier. L'état d'urgence prend de l'ampleur et la tension monte. Tout comme un abcès fini par se rompre, les vers mutants le feront aussi…
Et si tout était prévu depuis des mois ? Derrière cette épidémie se cache aussi un complot pharmaceutique. On le sait, plus on a de l'argent, plus on en veut. Des Hommes véreux, l'Histoire en connaît à l'échelle mondiale. C'est un ajout à l'histoire cohérent et peu surprenant. Comment gagner de l'argent ? En retirant du marché le seul médicament efficace, laisser le parasite faire sa part du boulot et ensuite vendre la formule une fois que le pays a sombré dans le chaos et l'hystérie générale. Que valent des milliers de morts comparés à des milliards de won ?
L'histoire alterne entre l'épidémie, les magouilles, les enjeux des personnages et l'hystérie collective d'une population effrayée. Si le début du film est lent, la suite se rattrape en trouvant son rythme. Deranged comporte peu de scènes graphiques, puisque l'objectif n'est pas de dégoûter le spectateur, visuellement. Mais peut-être de rappeler qu'on ne se baigne pas n'importe où en Corée du Sud.
L'ensemble du casting était excellent. En particulier les têtes principales, Kim Myung Min dans la peau d'un père dépassé par le travail qui va tout faire pour sauver ses enfants et sa femme. Ainsi que Kim Dong Wan en flic endetté, qui trouve enfin une raison de lutter pour une cause, tout en renouant avec son frère. Ainsi que Lee Ha Nui qui était ravissante et convaincante en tant que scientifique.
En bref, Deranged est un film catastrophe efficace avec juste ce qu'il faut de réalisme. Il mélange les genres à la coréenne (horreur, science-fiction, thriller, drame, épidémie) avec dynamisme au point de faire l'impasse sur le plat de nouilles ce soir.
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Romance ordinaire et relations épanouies…
Hi Venus est une comédie romantique légère et saine. Dès le premier épisode, l'alchimie entre les personnages principaux crépite, tandis qu'on se laisse happer par cette histoire toute simple, mais réaliste.Lu Zhao Xi (Joseph Zeng Shun Xi) est le nouveau président de l'hôpital. Charmant, intelligent, doux et optimiste. Il prend son travail à cœur et se révèle être le parfait petit ami. Il est loin des stéréotypes habituels du PDG froid, distant et supérieur. Ye Shi Lan (Liang Jie) est une pédiatre au passé douloureux qui s'efforce d'avancer en espérant s'acheter une maison, un rêve qu'elle cultive depuis des années. En apparence heureuse, son insécurité et ses peurs profondes alimentent son évolution au fil des épisodes. L'alchimie entre eux est excellente avec des interactions (professionnelles et personnelles) fluides et naturelles. Liang Jie m'avait déjà séduite dans deux projets précédents. Quant à Joseph Zeng Shun Xi, je ne l'avais pas revu depuis Ultimate Note, et je suis ravie d'avoir commencé ce drama pour le redécouvrir.
Le couple secondaire est adorable. L'assistant Lin (Zhou Zi Han) est un homme appliqué et minutieux dans son travail, mais aussi un fervent lecteur de webromance. Et la meilleure amie de Ye Shi Lan, Yao Jia Jia (Li Lin Fei), qui travaille dans un café la journée et est autrice de webromance le reste du temps. C'est un couple mignon, si bien que j'aurais aimé que leur histoire progresse un peu plus vite, évitant ainsi de nous laisser sur une mise en couple aussi tardive. Je ne connaissais aucun des deux acteurs, mais ils étaient aussi bons que le reste du casting.
Il n'y a rien de nouveau dans ce drama, mais l'intrigue reste engageante et permet d'oublier les quelques clichés ici et là. C'est une romance de bureau efficace avec des personnages complets avec pour toile de fond un hôpital. Il n'est pas question de traiter des malades ou de voir des médecins évoluer dans leur métier. Les malentendus ne s'éternisent pas inutilement, ce qui permet d'avoir un bon équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. De plus, c'est agréable de n'avoir aucune famille diabolique, pas de harceleur ou d'ex psychopathe, ni même de jalousie démesurée ou de toxicité entre les personnages.
En bref, Hi Venus est un drama chaleureux et réconfortant qui fait du bien au moral. L'histoire est simple, riche en ondes positives et en relations saines et épanouies.
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Les ravages de la guerre...
The White Olive Tree est un gouffre émotionnel. Pourtant, s'il a survécu vaillamment pendant un certain nombre d'épisodes, il a fini par m'abandonner à mon triste sort dans une flaque d'amertume, réduisant toute forme d'espoir à néant.Le traumatisme est la thématique principale. Elle donne le ton au travers de différentes formes, en particulier l’anxiété, la dépression et le SSPT. L'histoire se concentre sur les conséquences psychologiques (liées à la guerre), notamment sur la façon dont les maladies mentales peuvent être ignorées par les proches, car invisibles. Mais aussi comment elles peuvent s'installer, être minimisées (tant par les professionnels que les principaux concernés) avant qu'elles ne prennent toute la place. Et il ne faut pas compter sur la romance pour alléger la réalité. À aucun moment l’amour ne devient une forme de soulagement.
D'ailleurs, la romance est jolie, portée par un couple attachant et mature. Elle est différente, car les sentiments ne sont pas visibles, physiquement, préférant plutôt des jeux de regards. Cela dit, les quelques baisers et autres attentions sont parfaits. On aime dire que les yeux sont le reflet de l'âme, cela ne peut pas être plus vrai.
La guerre ne tue pas seulement sur le champ de bataille. Le couple connaît de lourds traumatismes, malheureusement, tout le monde ne s'en remet pas. Cependant, si je peux comprendre l'envie de montrer la dure réalité, je ne comprends pas l'absence d'espoir. L'histoire est un enchaînement de situations dramatiques. Le rythme est inégal, se balançant entre certaines scènes vives et entraînantes, tandis que d'autres durent (littéralement) dix à quinze minutes. Si l’idée est de faire monter la pression, ça peine à fonctionner. Les derniers épisodes peuvent tout aussi bien être de la torture parce qu'ils ont pour seul but de rajouter du drame. À trop vouloir tirer sur les cordes sensibles, elles se sont rompues. Personnellement, j’ai fini par être hermétique aux événements. Pour preuve, la mort de Benjamin est l'une des moins touchantes alors que je ne pouvais pas m'empêcher d'attendre une nouvelle scène entre Sa Xin et lui.
D'ailleurs, Benjamin et Sa Xin sont excellents avec une dynamique partagée entre les railleries, les taquineries et une profonde affection (/amour). Chacune de leur confrontation est explosive d'intensité. C'est une relation magnifique qui s'est terminée dans les larmes, cela va de soi. On le sentait venir, les bromances survivent rarement dans ces contextes-là.
Ce qui m’amène une nouvelle fois à ne pas comprendre comment la Chine peut créer des bromances aussi magnifiques, mais être incapables de produire un BL solide. The Spirealm, Word of Honor, Killer and Healer, The Lost Tomb ou encore Guardian. Ce sont des bromances qui sont tellement supérieures aux quelques BL chinois traînants ici et là.
L’ensemble du casting est exceptionnel ! Chen Zhe Yuan est spectaculaire, il ne fait aucun doute que TWOT est son meilleur rôle. Liang Jie est d’une combativité attachante, tandis que Wang Tian Chen et Gu Zi Cheng sont un mélange d’amusement et d’attachement profond. Les décors sont bons et les effets sont corrects, pas toujours bons, mais globalement ce n’est pas une catastrophe visuel. Enfin, la musique est sympathique, bien que pas mémorable pour moi.
En bref, The White Olive Tree n'est pas une histoire réconfortante. Au contraire, elle met en évidence la brutalité et la cruauté de la guerre sous toutes ses formes, effaçant au passage l'idée d'un espoir. En tant qu'éponge émotionnelle, je n'étais pas bien la plupart du temps. Néanmoins, je ne peux que le recommander pour Chen Zhe Yuan qui signe, à ce jour, son meilleur rôle.
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Un c-drama historique simple aux romances dynamiques...
Il s'agit d'un drame historique classique avec des personnages attachants et des antagonistes caricaturaux et aux intrigues simples et efficaces. Pour moi, c'est le drama de transition idéal parce qu'il n'est pas compliqué. La simplicité est restée attractive, malgré quelques épisodes inutiles sur la fin.L'ensemble du casting est bon. Jelly Lin (Luo Ling Yu) refuse l'idée d'un mariage arrangé. C'est une femme intelligente et posée, ne serait-ce que pour sa débrouillardise. Elle croise le chemin de Lu Yun et d'une manière ou d'une autre, ils finissent par se rapprocher. Lu Yun est attachant et honnêtement doux (ses petites touches de jalousie sont craquantes). C'est un couple mignon avec une dynamique légère, mais c'est aussi un couple qui compte sur l'autre.
Cependant, le couple secondaire vole la vedette pour moi. Zhou Yang Ling (Zhao Qing) et Aman (Guo Jia Nam) m'ont fait sourire, rire et couiner. Zhou Yang Ling est une femme intelligente et indépendante. Aman est un homme qui ne cherche pas à l'enfermer, au contraire. Leur relation se construit gentiment de façon amusante et change lentement lorsque la vérité éclate. J'ai adoré ce couple qui possède une dynamique amusante et délicate.
J'ai adoré le soin apporté au personnage de Heng Yang (Charles Lin) qui n'est pas qu'un rival romantique de seconde zone. Au contraire, il fait progresser l'histoire et surtout devient une personne sur laquelle on peut compter. Enfin, si les motivations de Fan Qing Chen (Jerome Deng) sont nazes, l'acteur a donné une bonne performance, créant un contraste intéressant entre ses pensées rudes et sa gestuelle élégante.
Comme dit plus haut, l'histoire n'est pas très compliquée. Elle est bien amenée et reste entraînante. Cependant, les derniers épisodes sont redondants dans les c-dramas historiques. Ils n'ont pour intérêt que de créer un nouvel élan dramatique. Pour finir, sur le titre, pour moi, il n'a pas été choisi avec soin. Sans donner un cours de français, l'adjectif "belle" convient d'être lié à un nom : les belles demoiselles, les belles fleurs, etc.
En bref, Les Belles est un c-drama historique de transition sympathique. Avec deux couples entraînants (dont un syndrome du couple secondaire), il est agréable de les voir tomber amoureux et évoluer, le tout avec une jolie photographie et une bande originale discrète.
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Jack & Joker: U Steal My Heart! (Uncut Ver.)
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This review may contain spoilers
Une alchimie toujours efficace, mais une intrigue qui s'étend sans raison…
La comédie m'a prise au dépourvu, tandis que l'histoire a fini par me laisser sur le carreau. J'aurais pu abandonner ce drama, mais j'ai toujours apprécié Yin et War, dont l'alchimie, malgré des personnages peu développés, est restée entraînante.Je ne les avais pas revus depuis Love Mechanics (2022), néanmoins, j'avais gardé un bon souvenir, et il ne fait aucun doute qu'ils n'ont rien perdu de leur alchimie. Elle n'est pas explosive, en revanche, elle est calme et intense. Tout comme leur relation qui progresse lentement, passant d'amis à ennemis et amants. Ce n'est pas la plus belle romance, cela dit, elle fonctionne. En revanche, les personnages ne sont pas étoffés, ça se ressent sur l'enchaînement des décisions tant sur le plan amical que romantique.
L'ensemble de la distribution est bon, malgré un manque de développement des personnages. Certains vont et viennent sans raison : Hope, Save, Nang ou encore Rosé. Même Tattoo, Hoy et Aran me laissent perplexes. C'était comme s'ils servaient qu'à faire tourner la machine. Pourtant, sans eux, l'histoire ne serait que plus vide.
Pour moi, le vrai problème de Jake & Joker, c'est d'avoir un Robin des Bois des temps modernes qui élabore des plans précaires tout en comptant sur la chance. Dans un même temps, cette chance amène de la comédie. Si ça fonctionne sur les premières minutes, au bout d'un moment, c'est trop. La tension ne monte jamais en raison d'un bruitage ou d'un gag. Certes, l'histoire n'invente rien, on pouvait ne pas avoir de grandes attentes, mais j'espérais une histoire fluide. Or, l'équilibre des genres n'est pas bon. De plus, le format de 12 épisodes était trop long. Avec deux de moins, cela aurait permis de ne pas rallonger l'histoire qui n'en avait pas besoin.
Il y avait de bonnes idées, notamment le jeu des Quatre Cavaliers sur fond de critique sociale. Le jeu (un Monopoly géant) m'a rappelé l'opulence et l'excentricité de Hunger Games. Cette façon décomplexée de s'enjailler autour de ce plateau pour savoir quels quartiers (/districts) ils vont remporter. Il aurait été intéressant de prendre cette direction. Cependant, la mise en scène frôle le ridicule plus d'une fois alors que le jeu n'est qu'un simple élément de l'intrigue. Il n'a pour unique but de créer des méchants (pas si méchants pour certains) en mousse et un ridicule grain de sable sur la prétendue critique sociale.
En bref, pour moi, Jake & Joker n'est ni un chef-d'œuvre ni un incontournable. Ce n'est pas le plus mauvais de son genre, mais pour être honnête, sans Yin et War, je n'aurais pas insisté davantage. L'histoire manque de fluidité et de scènes marquantes, tandis que les antagonistes ne sont que des caricatures peu crédibles.
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Arrêter les faux-semblants et vivre en toute liberté…
Délaisser les faux-semblants pour s'occuper de son travail et de soi-même. Trouver son point d'équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Rencontrer l'amour, aussi. Être ordinaire, mais vivre libre.Fake It Till You Make It se divise en deux thématiques. La première, le milieu professionnel. La seconde, la romance. Il est question de droit et de finances, donc cela se place dans des bureaux avec le jargon, les longs débats et les réunions. La partie professionnelle permet aux personnages d'évoluer et d'apprendre, bien qu'on entre dans une répétition au bout d'un moment. Ensuite, il y a la romance. C'est ainsi que l'histoire trouve son équilibre. En jonglant de façon réaliste entre les genres. Après tout, nous passons plus de temps au travail qu'à la maison et nous côtoyons plus souvent nos collègues que notre entourage proche.
La romance est magnifique. Simple et intelligente. Douce et mature, mais aussi sexy au point d'avoir le cœur au bord des lèvres. On est loin des clichés d'une comédie romantique quelconque. Pas de grands drames ni de parents diaboliques. Quelques femmes aux dents longues, mais rien que FL ne puisse pas gérer dignement et calmement. Mais aussi des baisers tendres, réconfortants et chaleureux, sans qu'il n'y ait besoin de plus. Quoiqu'il en soit, la romance met en scène deux personnes intelligentes et patientes qui prennent le temps de réfléchir et surtout qui prennent plaisir à communiquer.
Il est évident que le casting est pour quelque chose dans la réussite de ce drame. Elvira Cai (Tang Ying) dépeint une femme solide et aspirante dans sa carrière. Elle est indépendante et ne semble pas chercher l'amour après un échec passé, jusqu'à ce que l'amour vienne de lui-même. Elvis Han (Xi Zi Quan) dévoile un homme charmant et playboy sympathique et intéressant. Avant que ses barrières ne s'abaissent au fur et à mesure, ne perdant pas de son charme originel, au contraire. J'ai adoré la façon dont ils étaient inconnus, puis méfiants, amis et enfin amants. C'est progressif, réaliste (oui, encore) et honnête. Lin Xin Zi (Bao Shang En) est la demi-sœur de Tang Ying. Elle est totalement différente de sa sœur. Elle veut le meilleur pour elle, se marier et être dorlotée comme une princesse. Sa façon de concevoir l'amour vient créer un immense contraste avec FL. Pour moi, Lin Xin Zi est une jeune femme immature qui pense que le bonheur et l'amour ne sont que des consommables. Son histoire est prévisible, mais légère. Je ne l'ai pas détesté, mais elle m'a rappelé la superficialité de beaucoup de relations dans les drames chinois.
Les situations des personnages (tant professionnelles que personnelles) sonnent réalistes. De la frustration d'un échec au travail, de la colère de devoir assumer une faute qui n'est pas la nôtre, jusqu'à avoir le sentiment que notre vie personnelle ne mène à rien. On apprend chaque jour un peu plus, tout comme on se découvre, c'est un processus long et fatigant. Et ce drame ne tente pas de le cacher, bien au contraire. Dans un monde qui nous en demande toujours plus et en moins de temps, il est difficile de tenir la cadence. Et c'est ce que l'histoire nous fait toucher du doigt. Travailler, c'est bien, mais travailler jusqu'à s'en rendre malade n'est ni un objectif de carrière et encore moins un objectif de vie. Le travail ce n'est pas la santé.
Réaliste et mature, Fake It Till You Make It est un voyage initiatique qui s'intéresse à l'essence même de ce que nous sommes avec deux personnages imparfaits, mais réalistes, qui mêle le travail et l'amour, sur fond de solitude et réflexion.
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