Décevant...
Reloved dépeint une histoire longue, absurde et parfois même ridicule. Une intrigue principale mince n'est pas un problème, mais elle le devient lorsqu'elle est mal amenée et pourrait se résoudre en une conversation d'une minute trente. De plus, l'accumulation des malentendus rend l'ensemble pénible.Le couple principal ? Ennuyeux. Personnellement, je n'ai trouvé aucun intérêt en ces deux-là. En revanche, le couple secondaire dégage plus de curiosités. Et pourtant, que font les scénaristes ? Ils décident de créer du drame, évinçant le seul intérêt de la série (à mes yeux, en tout cas). Il existe de meilleurs moyens pour transmettre des messages. Utiliser un tel retournement pour le faire ? C'est naze.
Le jeu d'acteur n'est pas exceptionnel. Parfois, ils semblent raides, débitant leurs dialogues sans y apporter d'émotion. Cela dit, ce n'est pas une catastrophe non plus, la plupart du temps, l'ensemble fonctionne. Finalement, je pourrais revoir quelques parties du couple secondaire, mais le reste ? Non.
En bref, Reloved souffre d'une intrigue mal menée, de personnages peu convaincants et d'un jeu d'acteur parfois raide. Plutôt décevant, malgré quelques bons moments.
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La richesse du thé en Chine…
Glory met le thé à l'honneur dans un drame historique entraînant, aux conflits familiaux et sociaux et à l'esthétique soignée, malgré la faiblesse des derniers épisodes.Puissante et menée par des femmes fortes, la famille Rong impose le respect. Belle et redoutable, Rong Shan Bao (Gulnezer Bextiyar) assume d'une main ferme chacune de ses responsabilités. Intelligente, stratège et insensible, elle incarne l'éducation stricte (et même cruelle) de grand-mère Rong (Liu Xua Hua). Toutefois, n'est-elle pas trop douée ? Rong Shan Bao n'a aucune faiblesse, détourne sans effort chaque complot et ne rencontre aucune difficulté particulière. Cependant, Gulnezer Bextiyar dépeint une femme forte, sérieuse avec une aura glaciale implacable ponctuée de quelques discrets sourires qui viennent réchauffer son personnage.
Grand magistrat, Lu Jiang Lai (Hou Ming Hao) a le sens de la justice. Lorsqu'il perd ses souvenirs, son personnage devient plus sensible, mais il garde ce goût pour la justice et la traque des corrompus ou des criminels. Pourtant, Lu Jiang Lai perd de son charme lorsque sa véritable identité est dévoilée. Une fois qu'il reprend ses quartiers, il devient un pion, tandis que Rong Shao Bao résolve les mystères dans l'ombre, le laissant presque idiot en plein tribunal. Les hommes sont au second plan dans ce drama, toutefois, ils le sont au point de servir d'antagonistes ou de simples distractions, c'est dommage. Néanmoins, Hou Ming Hao délivre un personnage droit et juste aux expressions amusantes et touchantes.
Le reste du casting est également convaincant. Malgré le nombre de personnages, je suis contente de voir Li Fei (He Xing Ming) dans un drame long et de revoir Zhao Zhao Yi (Shen Xiang Ling).
Le rythme de l'intrigue fait qu'il se passe toujours quelque chose, saupoudré de quelques touches d'humour efficaces. Les complots sont résolus en temps et en heure, bien que certains personnages devraient disparaître de honte. En revanche, quelques arcs sont traités trop rapidement, alors qu'ils méritaient plus d'attention.
Les derniers épisodes semblent trop précipités et n'apportent pas grand-chose à l'histoire, à part du drame et de l'incohérence sur le personnage de Lu Jiang Lai. La fin existe, mais ne me satisfait pas personnellement. Elle semble forcée et facile, comme pour pousser le spectateur à l'accepter parce qu'après tout, ça reste une fin heureuse. Certes, Rong Shan Bao aime Lu Jiang Lai, mais peu importe les circonstances, elle fera toujours passer les intérêts de la famille Rong en priorité.
Bien que je n'apprécie pas le thé, cet aspect de l'histoire m'a fasciné. J'ai beaucoup apprécié les suppléments en fin d'épisode ou même les longues scènes dans les champs de thé. C'était magnifique !
En bref, Glory plonge le spectateur dans l'univers du thé en Chine avec une photographie ravissante, un casting essentiellement féminin charismatique, malgré quelques faiblesses.
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Lorsque les armes deviennent juges...
Une arme, ça symbolise la mort. Bien que certains corps de métier aient la capacité d'en porter et d'y avoir recours, elle ne doit jamais tomber entre de mauvaises mains. Encore moins dans celles qui cherchent la justice et où seul le désespoir les accueille à la maison.Lee Do (Kim Nam Gil) est un ancien soldat, désormais policier, fait en sorte de ne plus manier d'armes. Jusqu'à ce que le sol sud-coréen plonge lentement dans les enfers à l'odeur de poudre et au cri strident des balles. Kim Nam Gil livre une performance intense et sombre d'une grande puissance.
Moon Baek (Kim Young Kwang) est le responsable du chaos. Alors qu'il traîne les stigmates d'un passé extrêmement dur, il prend plaisir à faire tomber le pays dans la tourmente. Il aspire à son utopie armée. Calculateur, élégant et dangereux, Kim Young Kwang dépeint un antagoniste captivant et brillant dans une performance mesurée, créant une dynamique forte avec Kim Nam Gil.
Ensemble, la tension ne fait que grimper, tandis que les lignes de justice, de vengeance et de loi deviennent floues. La rancœur de l'un et les valeurs de l'autre, mais aussi l'empathie pour les victimes et la loi en réponse aux criminels. L'histoire n'est pas toute blanche ou toute noire, car Lee Do et Moon Baek y apportent de la nuance, teintant l'ensemble d'un gris parfois clair et parfois foncé.
Trigger pointe du doigt l'utilisation des armes à feu, notamment lorsque monsieur et madame Tout-le-monde peut y avoir accès sans restriction. Derrière chaque scène de violence de ce drame se trouve une souffrance, une injustice ou un système défaillant. Des familles brisées, des employés dépassés, des élèves au bord du gouffre à force d'être humiliés et harcelés ou encore une l'échec de la justice.
Les scènes d'action sont excellentes avec du rythme et des plans entraînants. La musique est du même acabit. En revanche, c'est du Netflix tout craché et pour cette raison, l'histoire perd en intérêt. Laisser une fin ouverte n'apporte que de la frustration. Aujourd'hui, j'ai tendance à ignorer les vingt dernières minutes des productions Netflix, et celle-ci ne fait pas exception.
En bref, Trigger est un thriller intense et rythmé dans une Corée du Sud où les problèmes sociaux mettent la moralité des citoyens à l'épreuve, le tout servi par un casting solide, malgré un final décevant.
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Juste sympathique...
J’en sors mitigée. Ce drama me laisse perplexe face aux liens des personnages, notamment ceux du couple principal et de la confiance qui n’a jamais été claire. Solide dans ses premiers épisodes (une bonne moitié), il a chuté d'une falaise et n'a pas réussi à se relever.Jiang Tao Hua (Zoey Meng) est une princesse sacrifiée contrainte d'épouser Shen Zai Ye (Liu Xue Yi), un ministre qui se montre froid et distant. Se méfiant mutuellement, chacun tente de déjouer les manigances de l'autre. Si je me demande à quel moment ils sont tombés amoureux, j'ai aimé la façon dont les événements ont évolué calmement. La romance n'a jamais été au premier plan, mais elle est restée plaisante à regarder, bien qu'elle n'ait jamais vraiment dégagé quelque chose (pour moi). Encore plus lorsque Shen Zai Ye s'est retrouvé au pied du mur, contraint de se plier en quatre pour elle. Ce n'était pas le fait de le voir agir de la sorte qui m'a séduite, mais l'idée de voir un homme faire des efforts dans un tel contexte.
Zoey Meng est une actrice que j'aime beaucoup. Je prends toujours plaisir à la voir, mais je lui ai trouvé une certaine redondance avec Blossom, en moins bien. Son jeu était correct, mais il manquait d'inspiration pour le personnage. Liu Xue Yi était à la fois détestable et affectueux, sans être transcendant non plus. Le reste du casting était bon, pas remarquable, mais convaincant. Néanmoins, il est dommage de voir que la plupart des personnages disparaissent dans les derniers épisodes (Meng Zhen Zhen, Mu Wu Xia, Xiang Qing Ying, en particulier).
L'histoire est simple, peut-être un peu trop. J'ai l'impression que les derniers épisodes (une bonne dizaine) n'étaient qu'un moyen de fermer les intrigues restantes et d'ajouter un peu plus de drames. L'avant dernier épisode était bon, mais il aurait dû arriver plus tôt, selon moi. Cela aurait évité de rallonger inutilement l'intrigue. De plus, j'imagine que certaines révélations avaient pour but de créer un effet de surprise, cependant elles étaient déjà une évidence depuis le début. Bref, les derniers épisodes étaient faibles et peu inspirés donnant un final insatisfaisant, car très commun.
En bref, The Princess's Gambit est un énième c-drama historique qui ne propose rien de nouveau, et c'est peut-être son plus grand défaut. L'histoire est un condensé de plusieurs dramas déjà diffusés, sans ce souffle de nouveau au doux parfum sucré de pêche.
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Plus fade, mais pas complètement déplaisant...
Attachée à la version coréenne, j'étais curieuse de découvrir le remake japonais. Si les grandes lignes sont similaires, Ayashii Partner parvient à se démarquer, malgré un format drastiquement réduit.Condenser 40 épisodes en 12, c'est risqué. Naturellement, cela fait perdre un bon nombre de scènes et d'éléments clés, notamment sur le développement du couple principal (et ceci, tant sur le plan professionnel que personnel). Les raccourcis restent cohérents, mais cela reste difficile d'ignorer l'absurdité d'un épisode de 20 minutes par semaine. Fort heureusement, les événements s'enchaînent à un rythme soutenu et une narration fluide.
Le casting est très bon. Cependant, les trous dans le développement se ressentent. L'aspect professionnel est bon, mais le reste souffre d'un manque de matière. Résultat : une alchimie mignonne, mais totalement oubliable.
Pour moi, découvrir Ayashii Partner est plaisant, mais sans plus, contrairement à Suspicious Partner que je revois tous les ans. Le premier est plus fade, moins attachant, moins amusant et trop rapide. Et pourtant, ce n'est pas une mauvaise série pour autant, son approche est différente et s'explique par les contraintes de son format.
En bref, Ayashii Partner sacrifie beaucoup de l'histoire et des personnages en raison de son format. S'il reste un remake sympathique, il n'est qu'éphémère, car peu mémorable.
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Destruction, sauvetage et liberté…
The Bangkok Boy ne perd pas de temps et nous plonge directement dans son univers où les gangs s'affrontent. Violente et dynamique, l'histoire se met en place et fait mal dès le premier épisode. C'était suffisant pour que j'en redemande la semaine suivante…Après plusieurs années en prison, Sun a eu le temps de nourrir sa rage et sa soif de vengeance. Enfin libre, il redécouvre les quartiers dans lesquels il a grandi et qu'il reconnaît à peine, les choses ont changé. Le destin met sur sa route Peace, un sud-coréen qui semble vouloir être partout sauf en Thaïlande. L'attirance est palpable, bien que distante. Aimer est dangereux, notamment pour eux. Pourtant, les sentiments se développent. C'est une relation complexe, mais cohérente avec une forme de douceur dans un monde qui ne laisse pas (ou peu) de place à la tendresse.
Les antagonistes sont détestables, dont certains bien développés. J'entends par-là qu'ils ne sont pas bêtement méchants parce que c'est cool. Il y a un développement solide quant à ce qu'ils sont, ce qu'ils font et ce qu'ils deviennent. En y regardant de plus prêt, le futur de certains est écrit depuis le premier épisode. Ils sont cohérents.
L’ensemble du casting est excellent : personnages principaux, secondaires et autres. D’habitude, les séries coréennes-thaïlandaises ne me plaisent pas. Je n’arrive pas à m’immerger lorsque deux personnages ne parlent pas la même langue, mais agissent comme s’ils se comprenaient. Ici, les choses sont faites différemment et apportent la cohérence qu’il manque aux autres productions. Pour faire simple, Sun est thaïlandais, Peace est sud-coréen. Ensemble, ils parlent thaïlandais. Lorsque Peace est avec son père, il parle coréen. C’est cohérent et ça amène une touche supplémentaire aux luttes mises en place dans l’histoire.
Il y a de l'action avec des scènes de combats dynamiques et bien chorégraphiées. Elles sont bien filmées et sans bruitages absurdes. Certaines scènes sont violentes, il n'est donc pas conseillé aux personnages qui y sont sensibles. La fin est ouverte et laisse pas mal de place pour une seconde saison (le final semble avoir été pensé de la sorte). S'il ne devait pas y avoir de suite, il me manquerait quelque chose, la fin me laisse ni satisfaite, ni insatisfaite pour le moment (évidemment, c'est personnel).
En bref, The Bangkok Boy est un drama qui mêle violence, gangs, trafics, convictions familiales et amour dans un monde où ce dernier n'a pas tellement sa place. Aussi destructeur que libérateur, aimer est un choix risqué qui peut parfois être la rédemption qu’on attendait.
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Lorsque le personnage principal est éjecté de son propre drame…
Dans l'ensemble, c'est mignon avec un casting sympathique et une très belle esthétique. De plus, les métaphores autour de l'espace étaient ravissantes, mais c'est tout…Le couple principal a été relégué au second plan, au profit de personnages secondaires peu inspirés. Ji Yu (Kim Do Yeon) et Chang Yeong (Jo Joon Young) ont pris tellement de place dans l'histoire, qu'en fin de compte, Hee Su a été éjecté de sa propre intrigue amoureuse, ne laissant que quelques miettes dans l'épisode final.
La relation entre Heesu (Ahn Ji Ho) et Seung Won (Lee Sang Jun) est drôle et mignonne à la fois. Heesu est aveugle, Seung Won est maladroit. Cela donne une alchimie discrète, mais entraînante et amusante. Pourtant, c'est une relation qui laisse un goût d'inachevé. Je n'attendais pas un baiser passionné ou quelque chose du genre. Ils se sont tenu la main, c'est déjà un exploit pour un drama étiqueté grand public. Cela dit, l'intrigue manquait de consistance. De même quant aux différentes idées amenées, mais complètement délaissées la scène d'après. Notamment l'admirateur secret qui aurait pu être un fil conducteur efficace tout au long des épisodes.
En bref, lorsque le personnage principal est exclu de sa propre histoire, c'est qu'il y a un problème quelque part. Peu importe les qualités de Heesu in Class 2, le rythme inégal est parvenu à faire passer au second plan les personnages principaux, délivrant un BL qui ne s'assume pas.
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Sur le bon tempo...
ThamePo ne pourrait pas être plus doux que ce qu'il est. Une romance ordinaire, un arc professionnel fluide, des tensions renforcées, des amitiés sincères et aucune scène abracadabrantesque.L'équilibre des personnages s'avère idéal, car complémentaire. Idole populaire, Thame (William Jakrapatr Kaewpanpong) est sur le point de faire ses débuts en Corée, le plongeant en plein litige avec les membres de son groupe. William parvient à donner une dimension prenante à son personnage, partagé entre son amitié pour les membres de Mars, et son amour naissant pour Po. Multitâche introverti, Po (Est Supha Sangaworawong) traîne sa faible estime de lui-même comme une seconde peau. Est transmet les bonnes émotions pour donner vie à une personne blessée.
Soignée, la romance repose sur la douceur, prenant le temps de se construire. Aucune précipitation, pas de personnages qui se déshabillent au premier regard. Des balades le soir, des discussions qui durent des heures, des moments timides, incertains, mais forts. Ils communiquent, se comprennent, s'interrogent et parviennent à surmonter les barrières. Une histoire d'amour ordinaire qui connaît une mécanique simple, mais réaliste (en quelque sorte, on ne sort pas tous les jours avec une idole).
Le milieu du divertissement alimente l'intrigue. Le groupe met en avant cinq artistes aux rêves différents, mais où chacun souhaite être ensemble sur scène. Bien que je ne doute pas que l'histoire soit romancée, c'est agréable de suivre le groupe sans que cela ne devienne un drame musical. D'ailleurs, l'OST est bonne avec de bons morceaux de pop thaï. Tout comme l'ambiance grâce aux concerts, fan-meeting, réunions créatives, etc.
En bref, ThamePo est un adorable BL à la romance ordinaire et réconfortante avec des personnages attachants sur fond d'une jolie mise en scène et d'une bande-son entraînante.
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C'est l'histoire de personnes comme vous et moi...
Quand on y pense, My Mister raconte l’histoire d’un homme banal, gentil envers sa famille et ses collègues. Un homme discret, mais avec du caractère. Et d’une jeune femme froide, transparente aux yeux des autres et traînant la lassitude comme une seconde peau. Qu’est-ce qui pourrait bien rendre ce drama différent ?Au travers de personnages simples, Park Hae Young arrive à transmettre toutes les émotions voulues avec une force démesurée de réalisme. Sans jamais poser l’intégralité des problèmes sur la table, on y découvre tous les aléas d’une vie. La famille, le travail, l’argent, les échecs, la richesse et la pauvreté, la solitude, le bonheur. Toutes ces choses qu’on peut facilement résumer par la vie elle-même.
L’écriture est soignée avec un rythme volontairement lent. Si on trouve quelques longueurs, elles sont excusables. D’un dialogue à un échange de regard, d’un murmure ou, au contraire, un long silence, les émotions tourbillonnent sans cesse. Il en va de même sur différentes scènes. Notamment celle où Park Dong Hoon est agressé et où toute son équipe de football court dans les rues pour faire la peau au "bâtard ayant osé le toucher". De différents évènements découlent des rires et des larmes criant de vérités.
Au-delà de sa voix profonde, Lee Sun Kyun était l'un de mes acteurs préférés. Ici, il a signé l'un de ses meilleurs rôles dans un exceptionnel dquadragénaire stoïque et usé. Tandis que IU excelle dans la peau d’une jeune femme qui survit depuis bien trop longtemps. Le duo formé par Lee Sun Kyun et IU est d'une justesse d’interprétation. Chaque mot, chaque souffle respire l’émotion désirée sans jamais entrer dans le mélodrame pur.
La relation qui se forme est sujette à débat. Amour ou profond respect, chacun ira de son avis. Mais grâce à des personnages principaux solides, My Mister se révèle fascinant et authentique.
Cependant, on pourra sentir un manque de conviction sur certains personnages secondaires, notamment les deux frères de Park Dong Hoon. Si les deux frères sont bien là, ils donnent plus d’une fois l’impression de faire traîner l’intrigue. L’un se lamente sur son sort, tandis que l’autre est bêtement désagréable. Contrairement à Lee Ji Ah qui porte son personnage jusqu’au bout. Quant à Jang Ki Yong, il soulève pas mal de questions. De même pour Kim Young Min qui offre un personnage ambigu et où on hésite, plus d’une fois, sur les sentiments qu’il dégage.
En bref, My Mister dépeint une histoire émouvante et réaliste où solitude et honnêteté se côtoient. Coup de cœur !
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L'absolue déception...
Absolute Zero était l'une des productions que j'attendais le plus. Après une première tentative lors de sa sortie, je l'ai délaissé au quatrième épisode pour le recommencer quelques semaines plus tard. Peut-être avais-je été dans mon mauvais état d'esprit la première fois…Après des dramas comme Reborn Rich, I Feel You Linger in the Air, An Ancient Love Song et des séries occidentales telles que Dark ou Bodies, je reconnais avoir des attentes un peu plus élevées que la normale. Je ne cherche pas une quelconque perfection, mais j'en espère une histoire bien ficelée. Une aventure semée de fausses routes et d'impasses excitantes. Une histoire dans laquelle on s'égare, mais où on ne se perd pas. Absolute Zero avait un bagage intéressant, mais en fin de compte, il s'avère être un pétard mouillé.
Les alternances entre le passé et le présent sont rapidement devenues compliquées. Pourquoi vouloir mélanger les deux temporalités ? Parfois, nous étions dans les deux en même temps sans réels enjeux. Et puis, les rôles se sont inversés, et cette fois-ci, plus rien n'avait de sens. A trop vouloir brouiller les pistes, l'histoire s'est embourbée, tirant sur le corde pour rester au-dessus de l'eau, mais c'était trop tard…
J'ai trouvé l'intrigue confuse, ne sachant pas vraiment où elle voulait aller. L'histoire semblait tâtonner ici et là. Elle essayait plusieurs pistes, mais sans emprunter un chemin avec précision. Elle restait dans le vague, peut-être pour renforcer un sentiment mystérieux. Je me répète, mais je ne cherche pas la perfection, seulement un minimum de cohérence à laquelle m'accrocher. Ici, rien ne m'a donné assez pour m'y accrocher.
Le casting est globalement bon. Tor Supakorn Wuttinansurasit (Ongsa, adolescent) était incroyable. L’émotion de son personnage était palpable et plus d’une fois, je me suis surprise à ressentir une grande affection pour lui. De même pour Mix Wanut Sangtianprapai (Suansoon, adolescent). C’est un personnage plus effacé (contrairement à la version adulte), mais convaincant et attachant. Toey Puwanat Ruengves (Ongsa, adulte) était agréable et dégageait une jolie douceur. En revanche, Teng Kanist Piyapaphakornkoon (Suansoon, adulte) ne convenait pas au rôle (pour moi). L’acteur ne s’est pas approprié son personnage et l’a même rendu apathique au possible. De plus, le fait d’être retourné dans le passé a modifié son personnage du présent qui est devenu encore moins crédible (avant de me taper sur les nerfs, mais ce n’est qu’un détail).
Pour finir, je n'ai pas eu l'impression de regarder un drame entre deux adolescents qui deviennent des adultes. J'ai vu une histoire entre un adolescent et un adulte. Ce n'était pas normal pour moi... Je n'ai aucun problème avec les différences d'âges, au contraire ! Cela peut parfois apporter de nouvelles dynamiques et amener une touche séduisante. Cependant, lorsqu'il s'agit d'un adolescent et d'un adulte proche de la trentaine, la chanson n'est pas la même. Dix années peuvent être perçues différemment entre 17 ans et 27 ans, ou 27 ans et 37 ans. Pour moi, il n'y avait rien de sain dans le fait de voir Suansoon (adulte) créer un lien affectif avec Ongsa (adolescent). Il ne s'agit pas de conscience morale ou d'une différence culturelle, c'est une question de bon sens.
En bref, Absolute Zero avait toutes les idées pour devenir une aventure excitante et chargée d'émotions. Malheureusement, le drama s'est noyé dans son torrent de larmes, tandis qu'il s'est perdu dans son propre labyrinthe. Tel était sa destinée.
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Comédie vampirique légère avec un Ok Taek Yeon à croquer...
Nous avons eu droit à des vampires qui brillent au soleil comme des perches arc-en-ciel ou des boules disco. Depuis ce jour, nous sommes vacciné contre les vampires absurdes dans les fictions. Ok Taek Yeon, Ko Kyu Pil et Yoon Byung Hee mêlent humour et émotion dans des performances solides et entraînantes. Un trio de vampires auquel on s’attache sans difficulté. Si des libertés quant à la nature d’un vampire ont été prises, Heartbeat parvient à rendre l’ensemble à la fois farfelue et amusant.Ok Taek Yeon incarne un vampire de plus de 400 ans. Après presque 100 ans de sommeil, son souhait de devenir enfin un humain s’interrompt brusquement. Ok Taek Yeon dépeint un vampire affectueux et touchant. D’ailleurs, il apparaît bien plus humain comme vampire que les humains eux-mêmes.
Le personnage de Won Ji An aurait mérité un peu plus d’émotions. Si elle apparaît froide et blasée, elle ne laisse que peu de place à l’expression de ses sentiments. Que ce soit lors de la découverte du cercueil, quand elle apprend la véritable nature de Sun Woo Yeol ou encore lorsqu’elle en tombe amoureuse. On peut également mentionner un léger surjeu quant à ses cris grinçants et infondés. Du côté de Park Kang Hyun, bien que ce soit son premier rôle, il le tient jusqu’au bout avec son charmant sourire. Yoon So Hee était délicieusement détestable. Quant à Baek Seo Hoo, le costume du méchant lui convenait parfaitement.
À la fois drôle et fantastique, la romance est secondaire. Cependant, elle se révèle mise en valeur sur ses derniers épisodes. Cela dit, le scénario peut parfois donner l’impression de traîner et tourner en rond. Bien que le final divise, il reste cohérent et ne sort pas de nulle part une carte bonus. Au contraire ! Un final honnête qui s’assume.
En bref, s’il n’est pas exempt de défauts et qu’il n’est pas un incontournable de cette année, Heartbeat reste un drama sympathique et mignon grâce à son ambiance légère et son trio de vampires.
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Romance de bureau éloignée du BL standard...
Au départ, Step by Step ne m'avait pas donné envie de m'y attarder. Les grandes lignes ne me vendaient pas de rêve. En fin de compte, et malgré ses défauts, j'y ai passé un moment sympa sans être mémorable.Une partie des gens l'ont catalogué comme mauvais pour des raisons discutables. Certains avaient des attentes différentes de ce qu'ils ont obtenu et cela est venu impacter les notes. Est-il excellent ? Non. Vaut-il absolument le coup d'œil ? Non. Est-il si mauvais que ça ? Non.
Avant le visionnage, il faut savoir à quoi s'attendre. L'histoire s'intéresse à l'évolution professionnelle de deux personnages : Jeng et Pat. Il s'agit de la thématique principale, car elle prend plus de 80% de la place. Le reste se retrouve dispatché dans les sous-intrigues, dont la romance. Cette dernière n'est que secondaire. De ce fait, si vous vous attendez à ce que Step by Step soit un BL classique, il est possible qu'il vous déplaise et que vous soyez déçu, car vous aurez été mal aiguillé dès le départ.
Et c'est un dès problèmes majeurs aujourd'hui. Lorsque les gens entendent "BL", ils n'attendent que ça. Parce qu'on est habitué à consommer du BL pour du BL. Avec la montée et la popularisation du genre, de nouveaux scénarios sont arrivés. Comme un film étiqueté LGBT, la trame, le style, l'ambiance, tout est différent. Le fait d'être dans un contexte professionnel change complètement la dynamique de l'histoire. Malheureusement, avec l'étiquette du BL, cela a fait souffrir le drama, car les attentes du public ont été différentes.
Maintenant que ceci est dit, je peux sortir ma boîte de clous, parce que j'attaque avec l'un des personnages principaux, mais aussi le plus gros défaut de ce Step by Step. Et je ne vais pas être tendre avec lui.
Pat (Ben Bunyapol Likhitamnuayporn) ne parvient pas à être attachant ou mignon, peu importe combien il essaie de minauder. Il n'est jamais montré à son avantage, apparaissant souvent comme un jeune homme capricieux et immature. Son unique qualité pourrait être son amabilité lorsqu'elle ne donne pas l'impression d'être fausse, car mal jouée. Au bout du 9ème épisode, c'est franchement devenu pénible de le regarder. De tous les acteurs de Dee Hup House, il n'y avait pas meilleur choix ? Ben Bunyapol Likhitamnuayporn ne partage rien avec le spectateur. Il a cette manie de grimacer chaque fois qu'il parle ou qu'il doit montrer une émotion. Son sourire sonne faux la plupart du temps. Il fronce les sourcils toutes les sept secondes pour donner l'impression de réfléchir. Quant à sa gestuelle, il ne bouge que lorsqu'il y pense, et le problème, c'est qu'on le voit y penser ! Son inexpérience est flagrante plus d'une fois au point de finir par être mal à l'aise pour lui. Et cela ne fait que se renforcer lorsqu'il est entouré d'autres acteurs qui jouent avec naturel, tandis que Ben est seulement mauvais.
Depuis plusieurs années, la Thaïlande a conscience du marché juteux du BL. Il pourrait y avoir un effort sur les castings, notamment les rôles principaux. J'ai beau essayer de tourner les choses dans le bon sens, je ne comprends pas ce qui a convaincu le directeur de casting de choisir Ben Bunyapol Likhitamnuayporn pour ce rôle. Oui, tous les pays ont leur style, mais qu'on ne vienne pas me dire qu'il sait jouer et qu'il est brillant dans son rôle. Il était mauvais ! Pour finir (sur une note purement superficielle (que j'assume)), Ae veut que son bébé ait un visage mignon comme celui de Pat, à défaut de celui plus sombre et beau de Prem… Rien ne va dans cette phrase, mais ok. J'avais un dernier clou à enfoncer.
Passons à l'homme de ce drama, Jeng (Man Trisanu Soranun). Jeng est le fils du PDG, futur repreneur de l'entreprise et actuellement directeur du service marketing. C'est un homme qui aime son travail, mais qui se retrouve incapable de déléguer. Man Trisanu Soranun est excellent dans son rôle, d'autant plus que l'acteur correspond au personnage. La plupart du temps, les directeurs sont des minets tout droit sortis d'un shooting de mode auxquels on ne croit pas, peu importe combien on prétend vouloir faire illusion. Ici, on nous présente un bel homme (j'insiste sur le terme homme, dans le sens adulte et mature) qui porte divinement les costumes et possède un charme fou. Man Trisanu Soranun est élégant, sérieux et professionnel, mais aussi charismatique avec cette touche sexy. De plus, il ne se comporte jamais comme un lourdaud jaloux, un harceleur dérangé ou un boss ténébreux de pacotille. Je ne connaissais pas l'acteur, mais je suis heureuse de ma découverte, d'autant plus qu'il possède un sourire ravissant (et oui, Fan2Dramas, des jambes interminables aussi, pfiouh !).
La romance prend son temps. J'ai même envie de dire qu'elle est en retard pour un tel format (12 épisodes d'une moyenne d'une heure chacun, et presque le double pour le dernier). J'ignore les différences entre la version TV et uncut, cependant, je peux comprendre la frustration d'attendre la romance et de la voir arriver si tard. D'autant plus que la romance reste un mystère pour moi… Que Pat tombe amoureux de Jeng n'est pas une surprise. L'homme possède un tel charme, mon propre cœur à papillonner quelques fois entre deux sourires. En revanche, l'inverse m'échappe. J'ai été incapable de comprendre à quel moment Pat a fait vibrer le cœur de Jeng. Pour moi, Pat n'a jamais été séduire, encore moins lorsqu'il était ivre (c'était encore une fois une très mauvaise scène dans un BL). Malgré tout, le flirt est léger avec des baisers sympathiques. Jeng guide les scènes, Pat suit le mouvement, et tant mieux. Cependant, Man éclipse complètement Ben, tant dans le contexte professionnel que la romance.
Au sujet du couple secondaire (Jaab/Jane), je regrette la façon dont les scénaristes ont balayé leur histoire sous le tapis. Ce couple avait tout autant d'intérêt, si ce n'est plus que le premier. Il aurait été facile (et agréable) de retirer des scènes de bureau pour se concentrer sur eux. À la place, ça s'est terminé en queue de poisson, laissant le spectateur avec sa frustration.
Quant aux autres personnages, la relation entre Jeng et Jaab était intéressante et mignonne, mais elle manquait de matière. Up Poompat Iam-samang (Put) avec une veste en cuir était cool. À part un ou deux cameo, je ne l'avais plus revu depuis Lovely Writer. Bruce Sirikorn Kananuruk (Chot) est un acteur qui s'améliore au fil de son travail bien que la majorité de ses personnages ne m'intéresse pas. Je regrette qu'on lui colle toujours la même caricature (à moins que l'acteur ne veuille pas jouer autre chose ?). Zorzo Natharuetai Akkharakitwattanakul (Ae) était magnifique. Tout comme Hymnnae (Prem) qui méritait un peu plus d'attention. C'est un personnage qu'on voyait peu, mais avec des émotions profondes. Un personnage sous-estimé, malheureusement. Pour finir, Kong (Bigg Thanakorn Kuljarassombat) était seulement un élément perturbateur inutile de son entrée à sa sortie. Quant au reste des collègues de boulot, rien de bien folichon avec des caricatures classiques.
En bref, Step by Step est un drama long et frustrant, notamment si le seul intérêt est la romance. Bien que la partie professionnelle soit intégrante de l'histoire, elle traîne souvent et rallonge inutilement les épisodes. S'il est difficile de passer outre le personnage de Pat, cela vaut clairement le coup pour Jeng. Notez seulement que Step by Step n'est pas votre BL habituel et vous serez plus à même de l'apprécier.
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Dompter l'indomptable…
The Untamed m'a demandé quelques efforts pour me plonger dans l'histoire. S'il ne devient pas mémorable pour moi, il reste un agréable souvenir avec un univers particulièrement riche.Cultivateur jovial et espiègle, Wei Wu Xian (Xiao Zhan) ressemble à un électron libre avec un goût pour l'exploration et un désintérêt des qu'en-dira-t-on. Curieux et dévoué envers son entourage, son personnage ne s'essouffle pas, au contraire. Il ne cesse d'évoluer, restant fermement attaché à ses valeurs bien qu'il n'emprunte pas le chemin traditionnel. Si ses valeurs peuvent être discutées, celles des autres aussi.
Personnage de peu de mots, Lan Wang Ji (Wang Tibo) porte la froideur comme une seconde peau. Détaché, presque ennuyé, il doute rarement de Wei Wu Xian, et c'est peut-être son plus grand défaut. Le personnage ne connaît pas d'évolution significative. Sa droiture et sa combativité sont exemplaires. Cependant, qui est-il derrière ce visage de marbre ? Si ce n'est Lan Wang Ji, le grand et apprécié cultivateur.
La plupart des intrigues sont bonnes, bien qu'elles traînent inutilement. L'atmosphère sombre renforce la puissance de chacune d'elles. Les scènes de combats sont honnêtes, mais la grande majorité des CGI sont moyennes, même médiocres. Je pleure encore sur le loup. Malheureusement, le manque de budget se ressent, pourtant, si la production reste modeste, elle s'est débrouillée pour offrir de beaux costumes et une jolie mise en scène.
En bref, The Untamed possède des mécaniques efficaces, une panoplie de personnages intéressants et un univers entraînant. Pas mémorable pour moi, mais il mérite amplement ses récompenses.
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Un rayon de soleil en Enfer...
Époustouflant ! L'histoire, le développement des personnages et la mise en scène sont proches de la perfection. C'est un BL qui explore la complexité d'une relation toxique, jusqu'à entrevoir une lueur d'espoir.Il s'agit d'un BL unique avec une parfaite gestion de ce qu'un court drame doit être : une seule intrigue. Derrière cette idée simple (et pourtant si délicate), Secret Relationships est sans aucun doute l'un des meilleurs KBL, BL et même drama de cette année (et cela, même si nous ne sommes qu'en mars).
Da On (Kim Jun Seo) est présenté comme une biche chétive et passive. Pourtant, il n'a jamais été faible. Je me sentais mal de le voir se faire insulter d'idiot tout en comprenant ses yeux fuyards. Derrière son regard tourmenté se cache un jeune homme malmené par sa famille, dont son seul contact reste sa petite sœur. Il cherchait de l'affection, de l'amitié et de l'amour. Les petites attentions valaient parfois des railleries, aussi désagréables qu'elles soient. Au fond, il cherchait quelqu'un qui prouverait sa valeur, ce que faisait Jae Min. Kim Jun Seo dépeint un personnage touchant qui se défait lentement de ses chaînes. Sa férocité s'est mêlée à sa douceur.
Derrière ce visage parfait et cet ami irréprochable se cache le diabolique Jae Min (Kim Ho Young). Un personnage fascinant et avide d'un contrôle absolu, notamment la vie de Da On. Jae Min est un manipulateur hors pair qui a façonné Da On au gré de ses envies pendant des années. Jae Min apparaît comme un sauveur, pourtant il est l'un des pires personnages. Capable de se contrôler, lorsqu'il lâche prise, l'enfer se déchaîne. Kim Ho Young incarne un psychopathe fou à lier, prêt à tout par amour et obsession. Sa performance brille de folie.
La colère qui émane de Su Hyeon (Cha Jung Woo) est palpable. Su Hyeon a grandi au cœur d'une dynamique familiale violente (la scène du père qui pointe un fusil sur lui est assez édifiante). Émotionnellement, il est un enfant rongé par la colère et ignore comment l'exprimer autrement qu'en gueulant, en ayant des excès de rage, en étant agressif et possessif ou en proférant des menaces. Même Daon n'est pas exempt de sa colère, allant parfois dans son sens, car effrayé par des souvenirs passés. Cha Jung Woo excelle en tant qu'homme colérique. Sa voix en impose autant que son regard qui semble prêt à embraser quiconque le cherche un peu trop.
Ensemble, Jae Min et Su Hyeon sont un cocktail corrosif. Leur relation est destructrice, et pourtant, ils n'ont pas nécessairement besoin de l'autre pour exploser. Pour moi, le seul qui peut appuyer sur le bouton rouge, c'est Da On. Dysfonctionnels et malsains, les deux personnages possèdent une profondeur travaillée, renforcée par les acteurs qui ont fait un travail exceptionnel.
Pour finir, Seong Hyeon (Cha Sun Hyung) qui peut tout aussi bien être un soleil tant il brille par ses sourires et sa gentillesse. Un personnage nuancé avec des qualités et des défauts qui brise le cliché du petit ami parfait. Il est imparfait, fait des erreurs, mais reste fidèle à Da On. Il lui laisse de l'espace, tout en étant honnête avec ses sentiments. C'est un homme patient, d'une grande douceur et profondément gentil. Cha Sun Hyung livre un personnage solaire et mesuré avec juste ce qu'il faut pour éviter le piège du personnage bêtement gentil.
Belle et timide, la dynamique entre Da On et Seong Hyeon semble naturelle. Les scènes de baisers sont magnifiques, à l'exception de la dernière. Cela en faisant un pied de nez aux productions qui multiplient les scènes de lit pour combler ou gagner en notoriété. Seul bémol, si un lien passé avec Jae Min est cohérent, celui entre Da On et Seong Hyeon n'a aucun intérêt, si ce n'est vouloir prétendre qu'ils sont destinés.
Poignante, l'image représente parfaitement le drama et les dynamiques à venir. Les personnages donnent le rythme. Malgré un format court (quoique généreux avec des épisodes d'une trentaine de minutes), il ne manque rien. Les flash-back sont riches et utiles. Ils dévoilent la dynamique passée (la scène de la bibliothèque restera longtemps gravée dans ma mémoire). J'ai eu des doutes vis-à-vis des sentiments de Da On lors du premier flash-back avec Su Hyeon. Preuve étant que Jae Min n'a pas seulement manipulé ces derniers, mais nous aussi, spectateurs. J'ai adoré la façon dont l'histoire s'est retournée, me confirmant mes doutes, tout en ajoutant un retournement intelligent.
Secret Relationships m'a désespérément rendu accro pendant sa diffusion. Il ne fait aucun doute qu'il va me hanter encore longtemps. Le travail de Yang Kyung Hee est remarquable, notamment dans sa capacité à créer une atmosphère pesante et à capturer les nuances des personnages au plus proche des acteurs. Quant à la musique, elle est restée discrète, mais agréable.
En bref, Secret Relationships est un bijou rare et exceptionnel dans le BL coréen. Il n'a jamais cessé de me fasciner, me coupant souvent le souffle, me tirant parfois des couinements et me hantant des heures durant.
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La tension monte entre les amants maudits…
Aussi tragiques qu'elles puissent être, les histoires d'amants maudits sont magnifiques. Kill to Love n'épargne pas ses protagonistes en les opposant dans un tissu de mensonges et d'angoisses politiques.Si les premiers épisodes manquent d'intensité, les acteurs n'ont cessé de s'améliorer au fil du temps. Duan Zi Ang (Zhang Zhe Xu) est un assassin aux émotions fortes, tandis que Xiao Shu He (Mi Jin) est un prince qui aspire à vivre de poésie et de musique. La tension est remarquable entre eux (un regard, un rapprochement physique, un lavage de main ou encore un sous-entendu subtile). Il s'agit d'une histoire d'amour, mais qui dépasse toute rationalité. Peu importe les situations, les choix ou les conséquences, Duan Zi Ang choisit toujours Xiao Shu He. À l'inverse, Xiao Shu He est capable de faire la part des choses, donnant ainsi vie à une romance maudite.
En revanche, c'est regrettable d'avoir pris une telle direction pour Xiao Shu Qian (Cheng Zi Xin) et Huo Ying (Wang Ding). C'est une relation toxique où les statuts de l'un et de l'autre se confrontent. Pourtant, la profondeur des sentiments qu'ils partagent est indéniable. Je ne comprends pas l'investissement de tant d'efforts pour finalement abandonner en plein milieu, et de la pire des façons. J'étais déçue et frustrée.
Je ne m'attendais pas à grand-chose, notamment après Meet You at the Blossom qui était (pour moi) particulièrement mauvais dans le genre du BL historique (tant sur le scénario que le jeu d'acteur). En fin de compte, ils n'ont en commun que leur genre. L'intrigue est plus mature avec des acteurs qui jouent bien et ont des évolutions cohérentes.
Malgré son modeste budget, Kill to Love est visuellement bon grâce à de belles mises en scène, des ambiances variées et une palette de couleurs harmonieuses. Les maquillages sont bons, de même pour les perruques, si bien que l'esthétique surpasse certains grands drames. Les costumes sont simples, mais de bonne qualité. En réalité, le seul défaut, sur le plan esthétique, est les faux ongles, car mal posés et grossiers.
En bref, Kill to Love est un drame entraînant qui malmène les personnages au plus profond de leur cœur. Il construit et développe ses intrigues avec cohérence, créant ainsi une tension toujours croissante. En dépit de quelques faiblesses, il est sans aucun doute le meilleur BL historique chinois de ces dernières années.
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