Je veux mon BB !
Attention, story à ne surtout pas mettre entre toutes les mains. C’est immoral, glauque et ancré dans la réalité des citadins en quête d’une vie de couple. Et qui de mieux pour incarner la trentenaire perdue dans sa vie de l’immense et pleine de solitude Tokyo que Uchida Rio. Même si les directeurs de casting ont tendance à la catégoriser dans les rôles de femme manquant de "finesse", pour rester poli, on peut dire qu’à chacune de ses apparitions c’est un bonheur de jeu réaliste et parfois dérangeant. Cette série ne déroge pas à la règle, où elle incarne la trentenaire perdue dans sa vie, passant d’homme à homme dans les bars à host après avoir été largué par son mari et ami d’enfance.Complètement immoral, la série dépeint un Japon ancré dans la tradition d’avoir un enfant dans un couple à la trentaine, en confrontation avec la vie moderne et solitaire des mégalopoles. Déjà vu mille fois dans l’insistance de la famille à demander à ses enfants de former le couple idéal avec le petit chéri, ici la série montre un réalisme cru, où l’infertilité entraîne les pires dérives.
Uchida Rio prend à bout de bras la série par son talent et sa présence, les autres acteurs n’ont qu’un jeu proche du soap opéra, que ce soit son ex-mari, sa rivale et bien d’autres seconds couteaux. Coucherie et coups bas, pour l’argent ou le pouvoir, rien ne sera épargné dans cette série déconseillée aux moins de 16 ans. Des scènes crues d’avortement, par exemple, poseront les bonnes questions et, sous prétexte d’une série de vengeance, typique du format 20 min de la nuit, la société est une nouvelle fois interrogée.
Et même si certaines situations relèvent du fantasme scénaristique, la réalité est bien mise en face de nous comme un miroir qui nous renvoie à notre condition minable d’être humain du XXIe siècle. Urbains, seuls, malheureux. Une série à ne surtout pas regarder après une rupture.
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l'histoire sans fin de 24 heures
Uso daro ! Nippon TV a osé nous remplir notre temps de cerveau disponible cet été (2025) avec une troisième saison de Senkyo. Et vous n’allez pas le croire, j’ai encore une fois kiffé débrancher celui-ci avec la même histoire, les mêmes personnages et la construction scénaristique qu’il y a deux ans. Ma chronique pourrait s’arrêter là, mais comme revivre les mêmes événements inlassablement ne semble pas vous déranger, voici le bis repetita de ma review de 2023… ou pas.Après avoir pris en otage un hôpital, un aéroport, on s’attendait bien sûr à une gare, un bateau, ou le centre des impôts à la veille de la fermeture. Mais non, coupe drastique dans les budgets oblige, la prise d’otages se fait dans les locaux de Nippon TV. C’est tout du moins ce qui est suggéré par le nom de la chaîne, et certainement les émissions visibles. Mais les clins d’œil à votre mémoire collective sont surtout pour la série elle-même : auto-référence assumée, elle se parodie alors qu’elle est déjà une parodie de 24 et consorts. Et la fractalisation de votre cerveau n’est qu’à ses débuts avec l’introduction de la prise d’otage du bus, car une fois les caméras en place pour les Oni masqués (enfin Yokai, mais où est vraiment la différence, pour nous Occidentaux), le 4e mur est brisé définitivement en assistant au programme de la chaîne de TV en temps réel. Seule véritable trouvaille de cette saison, nous plongeant dans un tableau d'Eicher. Le reste, c’est tout pareil.
Jusqu’au casting, qui ressemble à s’y méprendre à celui de la première. Si les fans de Sexy Zone seront contents du retour de leur Oni préféré, ça sent clairement le réchauffé, voire le brûlé. D’un côté, on peut découvrir la série avec cette saison, mais je la sens bien moins folle que la première. Déjà la deuxième était moins excitante par ses délires de situations improbables. La magie de la découverte estompée, on a du mal à retrouver ces éclats de rire sur une bagarre entre deux protagonistes qui étaient à l’article de la mort deux secondes avant. On connaît la chanson, alors la production s’est dit : « Faisons tout pareil. Et voyons l’accueil. » Et effectivement, on est subjugué par l’audace du manque d’originalité voulu. Un peu déçu par le peu de rôle que joue la fille de Musashi Keiji, alors que le potentiel était de créer une sorte de Maman, j’ai raté l’avion version Yokai. Frustration qui nait après le clin d’œil à son père du 2e épisode et le sentiment que la relève était là.
Mais comme dit, le what the fuck reste permanent même si la surprise est contenue. On reste donc aspiré par les cliffhangers d’avant coupure pub et surtout d'avant générique. Le kitsch et les réductions de budget transpirent de la série, mais retrouver les mêmes musiques, personnages, envies de vengeance, masques, lieux et pièges mortels un peu cheap, c’est un peu comme une madeleine de Proust. On se dit que le monde n’a pas changé depuis 2023. Un côté rassurant dans cette période en perpétuel mouvement. Vivement la version de Noël, dans un grand magasin, diffusée en après-midi de décembre sur TF1.
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Avis de crachin
Avec ce drama on peut s'interroger sur la santé mentale des producteurs japonais. Où voulaient-ils en venir en confiant a la mignonne petite chanteuse de folk Ohara Sakurako un rôle d'apprentie détective, passant son temps à être trempée des pieds à la tête en chemisier blanc et costume de secrétaire ? Car c'est bien ce qui frappe dans les premières images de cette production assez cheap. Pour les acteurs déjà. Pas vraiment de tête d'affiche, puisque l'héroïne, comme son frère, joué par Amato Yuma restent cantonnée dans le paysage médiatique japonais à des rôles secondaires, malgré quelques années de carrières et des apparitions dans pléthores de dramas. Le cadre ensuite, ce Love hotel bien kitch, de bord d'autoroute, avec ses tours façon château de parc Disney et ce père vicelard, tenancier justement de cet hôtel.Mais ne passez pas votre chemin tout de suite, puisque au delà des apparences ce drama recèle un non-sens et un humour bien moins lourd dingue qu'il n'y parait. On pourra même y trouver un certain charme.
Alors, oui, les habits de notre héroïne sont trempés et oui "vas y oni-chan" lors du jet de seau d'eau est limite-limite, mais la production a su rester quand même dans la décence et rendre ses scènes bien plus prudes qu'elles auraient pu l'être dans d'autre pays. N'attendez donc pas des images à la "Alerte à Malibu". Ohara-chan mettant plutôt en avant sa coiffure arrangée de 10 façons différentes en effet "wet". Jouant le rôle d'une étudiante en fin de parcours à la recherche de son premier emplois. Passant d'entretien en entretien, la série s'ancre dans la réalité des étudiants, malgré le caractère complètement fantasque du reste de l'histoire. La disparition soudaine de la maman, sans que les personnages semblent vraiment s'en souciés (on t'ils seulement contacté la police) Cet hôtel qui sert également de bureau au frangin, se prenant pour un Sherlock Holmes résolvant des disparitions de chats et autre mystère d'échanges d'étiquettes de promotion dans les Combinis. Où notre héroïne qui n'a qu'une seule amie, joué par la jeune et fantasque actrice Taiwanaise Pipi qui se retrouve présente complètement par hasard dans toutes ses affaires.
Affaires donc que Ohara chan aide à résoudre par son super pouvoir, qui lui-même n'est pas prêt d'être expliqué dans ces 12 épisodes de 20 min. Le pouvoir de remonter dans le temps grâce à une bonne quantité de flotte déverser sur son corps. Elle assiste donc à chaque épisode au vol de melon pan ou au meurtre ou à un meurtre des plus sordide. Car affaires ne sont pas du tout graduées dans ce drama. Construites toujours de la même manière, deux clients le A et B apportent leur demande et souvent et c'est là qu'on peut être déconcerté, car seule une affaire semble résolue au bout des 20 min. Est-ce voulu ? ...
Mais le charme de ce drama est justement dans cette déconstruction foutraque qui au fur et à mesure de ses épisodes prend son sens et donne de l'épaisseur à un mysterie drama fantastique, à la Detective Conan, comme on en voit tant. Des points clés comme la fin de l'épisode sur le toit font avancer l'histoire principale et donne finalement envie d'en savoir plus. Surtout que l'humour que certain diront lourd, est omniprésent. À la limite du Manzai avec le duo père fils justement très lourdingue. Mais si vous appréciez le genre et les situations très caricaturales (et japonaises) des jeunes filles cachées derrière un arbre pour espionner, vous allez adorer.
Ohara chan nous gratifie d'un Ending composé et chanté par elle-même, qui vaut à lui seul la vision du drama. Se mettant en scène pour le chant dans le générique. l'Opening n'est pas en reste, puisque les Enpitsu Macaroni nous offrent une ouverture Power-rock punchi et bien mise en scène par des effets d'eau classieux. Certains diront que c'est le seul moment qui a de la classe dans ce drama, je dirais que le Japon à aussi son charme pour son humour bien particulier. Et c'est pas Pipi-chan qui me dira le contraire. Épisode 4 à pisser de rire.... OK, je sors.
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Hatsukoi, encore
Difficile de passer après Kimi no kokoro wo kureta kara. Ce chef-d’œuvre d'émotions, pour un contexte pourtant maintes fois rabâché. C'est pourtant ce que tente de faire 366nichi en reprenant exactement les mêmes ficelles tragiques. On retrouve la sempiternelle base du couple de lycéens amoureux incapable de s'avouer leurs sentiments, et réussissant enfin à le faire lors de leurs retrouvailles, quelques années plus tard. Mais on retrouve surtout l'évènement tragique (si, si et il n'est pas du tout téléphoné) et similaire qui va mettre fin à cet happy end à la fin du premier épisode.Le 7e jour...
Surpris de ma comparaison avec KokoKara ? On peut l'être. Les commentaires vont certainement s'enflammer pour livrer un jeu des 7 erreurs avec First Love : Atsukoi. Sorti, il y a bientôt deux et reprenant lui aussi le principe érodé de la chanson d'amour transformée en série. Le bizness des plateformes n'a rien à voir là-dedans, quoique... Je me souviens d'un Dry Flowers de Yuri transformé en trois épisodes sympathiques par une plateforme aussi. Mais on peut revenir à un Matoko Shinkai basant un de ses premiers longs métrages sur One more Time, One more chance qui dans les commentaires de l'époque (2007) était présenté comme une chanson qui "a marqué les Japonais" (1997). Et oui, ce poncif, vous le lirez pour 366nichi aussi, vous entendrez à la fin de chaque épisode une version 2024 de la chanson en entier, mais sans le pouvoir envoûtant des deux cités plus haut. Car finalement rien ne se créé, tout se transforme.
Il en reste encore 351...
Alors passé l'accident, doit-on compter les jours pour regarder évoluer le couple Hirose Alice, Maeda Gordon. Impossible, encore une fois, de ne pas les comparer à mes chouchous à l'écran Yamada Yuki et Nagano Mei (pour avec Nishino Nanase, ce seront mes chouchous à la ville, évidemment).
Je connais peu Maeda Gordon, mais la comparaison à Yamada Yuki ne joue pas en sa faveur. Le jeu est insipide. Et si le sourire est de rigueur, il sonne assez faux car trop charmeur. On préférera Bando Ryota ou Tsuna Keito, plus coincés, mais plus naturelles. Alice s'en sort mieux. Il faut dire que niveau sourire, elle est quand même la pro dans ce domaine. C'est évidemment dans la comédie qu'on la préfère, avec ses accents Yankee ou sa poisse habituelle, qu'on aime lui affubler. Mais elle s'en sort honorablement dans le transfère des émotions. Même si avouons-le elle vous arrachera difficilement des larmes dans les 3 premiers épisodes. N'est pas Mei chan qui veut.
On connaît la musique... trop classique
Après justement la fin du 3e épisode on se sent un peu spoilé. Les 3h passées ressemblent à si méprendra à tout ce qu'on a déjà vu depuis 30 ans. la bande de copains qui se reforme, avec le pardon des mauvais coups des années lycées. Le triangle amoureux, la vie active qui a obligé à renoncer à ses rêves. Base-ball, musique pour finalement devenir salarymen ou office lady. On croirait presque en voyant le teaser du 4e épisode que la série peut s'arrêter là. J'ai arrêté tellement de comédies romantiques à ce moment. J'aurais du arrêter First love, mais par amour pour Hikki, j'ai continué jusqu'au bout. Et c'était compliqué. Ici, je ne sais pas si j'aurai la force d'attendre le réveil des scénaristes.
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Demain est un autre jour, alors souris !
Mon coup de cœur de cet été 2025 était prévisible. Avec la toujours souriante Fukuhara Haruka dans le rôle d'une rookie des services sociaux et une galerie de personnages secondaires entièrement dévoués à la cause des enfants et des ados, je ne pouvais que succomber. Mais, entièrement baser la série de l’été sur l'empathie, peut rapidement lasser. Alors, que vaut vraiment cette énième super neketsu sensei-like ?D'abord, le postulat de départ est de punir Haruka-chan en la plaçant dans un foyer pour mineurs, plutôt que de la laisser gâcher son travail d’enquêtrice par trop de zèle. Déjà, son rêve de petite fille était de protéger et d’aider le citoyen. Alors pourquoi n’a-t-elle pas simplement fait omawari-san dans un koban plutôt que d'enquêter dans la police criminelle ? Ne cherchons donc pas à comprendre ce surdiplômage et intéressons-nous plutôt à ses premiers pas dans le service de protection des mineurs.
Le déroulement de sa formation est on ne peut plus intéressant pour nous, pris en charge par un Hayashi Kento troublant de vérité dans son rôle de fonctionnaire blasé, mais aguerri. Il aiguillera Haruka-chan sur les erreurs à ne pas commettre, justement remplie de convictions sur la protection de ces mineurs allant des bébés aux jeunes adultes suivant l'épisode. Remplie du feu sacré, elle cherche à tout prix à séparer l'enfant de l'adulte. Mais les choses ne sont pas si simples, au Japon comme en France, et éclater une cellule familiale, aussi défaillante qu’elle soit, n'est pas toujours bénéfique à l'enfant. Elle en fera l'apprentissage tout en faisant voler nos convictions.
Ce drama vous arrachera facilement des larmes. Par les enfants bien sûr, mais aussi par les adultes récurrents qui développeront, comme à l'accoutumée pour le format saisonnier, chacun leur histoire dans un épisode. Les parents défaillants également vous tireront ces larmes. La joie est, par ailleurs, au rendez-vous, grâce à l'espièglerie des enfants et parfois des adultes. Certains y verront trop de bons sentiments, mais ce que ça fait du bien.
Bien produit, même si la misère, par le maquillage ou les sachets d'ordures qui débordent, est de temps en temps présentée de façon maladroite. Très bien joué par un casting de qualité où la retenue s'impose, ce drama vous permettra d'aborder la rentrée de manière positive, en vous disant que bon nombre de personnes réfléchissent et travaillent au bien-être des enfants. Et même si on ne voit pas les résultats tout de suite, cela redonne foi en l'humanité. Une humanité qui ne peut que positiver face au sourire de Haruka-chan.
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Un thème pas si éternel
Apollo no Uta ne peut pas être inconnu des amoureux de manga, à moins que vous ayez 12 ans. On parle quand même d’une histoire écrite il y a 55 ans par le maître Osamu Tezuka. Et pourtant, elle m’était totalement inconnue (aurais-je perdu cet amour ...). Peut-être parce que traduite seulement en 2012 en français et ne comptant que trois volumes à l’origine, je suis complètement passé à côté à l'époque - en 2012, pas en 1970.Eh ben, figurez-vous que je ne l'ai toujours pas lu, ce manga, treize ans après. Je me suis donc dit que j’allais rattraper cette honteuse erreur en me replongeant dans l’ambiance peace & love du début des années 70. Grave erreur : j’avais oublié qu’on était en 2025.
Malheur Power
Fini les couronnes de fleurs et les balades à poil sur la plage. Il semblerait que cette adaptation ne retienne que la dystopie et le monde totalitaire imaginé par le maître au béret. Le thème de l’amour impossible reste certes central, mais la construction et l’ambiance sont si glaçantes qu’on a du mal à imaginer un happy end.
Pourtant, tout paraissait bien démarrer. Une amourette à sens unique entre Takaishi Akari, qui rêve de pousser la chansonnette, et Sato Shori, écœuré par la gent féminine, après une enfance marquée par l’abandon d’une mère qu’il considère comme dépravée.
Akari-chan le prend alors sous son aile, tel un ange gardien, jusqu’à lui révéler son amour éperdu. Et c’est là que tout part en vrille. Il fallait s’y attendre, vu l’ambiance crade et réaliste du premier épisode avec sa fin on ne peut plus tragique. Mais rien ne laissait vraiment présager la suite à ce moment-là — si ce n’est, justement, le fait que ce soit une histoire du papa d’Astroboy et des Trois Adolf.
Intrigues politiques sous le joug d’une dictature, technologie, fantasy flirtant avec la mythologie... Les amateurs seront en terrain conquis, tout en permettant à ceux venus chercher une histoire d’amour poignante de découvrir l’univers du maître — un univers qui colle toujours autant à l'air du temps.
Une éternité bien vite terminée
Bien sûr, on navigue en plein cauchemar Quelque part entre La Planète des Singes et Bienvenue à Gattaca. La compréhension n’est pas forcément facile, tout comme peut l’être l’interprétation d’un rêve. Nos deux protagonistes incarnent chacun à leur manière l’amour impossible, et cela vous tiendra en haleine jusqu’au bout de ces 7 épisodes.
On regrettera simplement une durée de vie trop courte, alors que le manga permettait bien plus. Des mondes à explorer. L’insistance sur l’aspect dystopique gâche un peu un concept qui, avec les trois premiers épisodes, semblait parti pour m’enflammer pendant un long moment.
Dommage : cela aurait fait un très bon film de 2h30, certainement apprécié par une partie du public... tandis que l’autre l’aurait complètement ignoré.
En tout cas, dans ce monde.
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Life Note
Une petite review pour un film très feel good et donc très nécessaire pour 2024, si vous ne l'avez pas encore vu en 2023. Avec les plateformes, il est devenu tellement plus simple et légal de voir les adaptations en live action de shojo. Et celui-ci est particulièrement réussi. Sakurada Hiyori colle toujours bien à ses personnages d'ados ou post-ados en difficulté de communication. Même si, ici, c'est l'amour qui la fait bafouer. Très juste et touchante dans son interprétation, nul doute que la cible de cette œuvre arrivera grandement à s’identifier. Takahashi Fumiya est lui-même touchant, même s'il commence à être un peu à côté de son âge supposé pour le rôle. Alors que Hiyori-chan paraîtra encore quelques années avoir 16 ans, lui, doit faire un effort supplémentaire dans son jeu pour en paraître 17 et il y parvient bien mieux que Sota Ryosuke qui en avait 24 durant le tournage du film. Mais étant assez bons acteurs tous les deux, avec un Takahashi Fumiya bien meilleur et sensible que dans Fermat Ryouri tout cela passe parfaitement. Sans dévoiler l'intrigue on vibre avec ces ados qui vivent leurs premiers émois, même si la relation avec Hiyori-chan et son senpai en classe de 2de peut un peu faire froid dans le dos par le jeu de psychopathe délivré ici. Tout est classique dans cette année très School Life. Les examens, les fiches d'orientation, la litre de déclaration et le journal intime toujours très utilisé par les ados japonais nous rappellent qu'on est dans un Shojo. Mais un très bon, à hautement recommander pour ceux qui veulent une histoire assez réaliste et bien réalisée. Pas de réels méchants et peu d'enjeux dramatiques ici, mais un film qui donne encore un peu plus envie de vivre comme un ados au japon à nos ados d'ici. Attention, le film comporte quand même quelques éléments de pression scolaire qui pourraient choquer nos élèves les plus sensibles au travail à fournir.Was this review helpful to you?
Émotions trop Automatic
Je ne vais pas m'étendre sur ce blockbuster puisque comme toutes les rares productions japonaises Netflix, les avis en français se déversent comme la pluie au-dessus d'un parapluie d'amoureux. Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de donner mon regard de vieux franchouillard amateur de drama à caractère lacrymale, sur ce très bien noté First Love : Hatsukoi. Dans la grande tradition japonaise de capitaliser sur une œuvre à succès et de changer de support, First Love surfent sur la vague des miniséries adaptées des chansons romantiques. Le Dry flower de Yuri c'en était, d'ailleurs, plutôt bien sortie, en se limitant à 3 courts épisodes et en associant le chanteur. Mais l'exercice est casse-gueule. Surtout avec la tendance sur Netflix de vouloir gommer les particularités japonaises afin de plaire à un maximum de culture. Pourvu que l'expérience ne se développe pas plus. Lemon et son bientôt milliard de vues pourrait bien en faire les frais. Après un premier amour impossible à retrouver, une absence impossible à combler. Et ça n'aurait rien d'Unnatural.Le choix d'une chanson d'Utada Hikaru n'est donc pas le fruit du hasard, c'est plutôt, qu'elle reste, du haut de ses vingt-cinq ans de carrières, une des stars asiatiques la plus internationale. Par sa jeunesse à New York à sa vie à Londres, sans parler de son style jazzie/R&B/electro, qui s'est fondu dans les productions américaines, comme les sushis en Californie. Bien sûr, elle fait partie de mon Panthéon, pour la voix et le style, et cela, depuis que j'ai des oreilles. Malgré cela, sa présence dans le déroulement de cette série est tellement intrusive, que ça en devient gênant. Mais c'est peut-être uniquement pour ceux qui, comme moi, n'ont pas assisté à la sortie de son premier album. Puisque avant internet, le Japon n'était promu en occident que par les animes. Les publicités à la TV, les affiches énormes dans le Métro ou les airs fredonnés par les acteurs marquent l'époque, mais ressemble à un matraquage plus caractéristique de la nôtre. Cet engouement peut donc paraitre faux pour ceux qui n'ont pas vécu la fin des années 90 au Japon. C'est-à-dire la majorité des spectateurs de cette série. OK, fille d'une célèbre chanteuse et d'un non moins célèbre producteur, son premier album composé par elle-même à seulement 16 ans faisait fit de démonstration de petit singe savant pour les médias et Sony. Ils ont certainement dû à l'époque en faire des caisses, mais là, trop c'est trop. Un peu comme ce commentaire.
En faire des caisses, c'est justement le problème récurrent de la série. Notamment dans les deux premiers épisodes, qui regroupent tous les défauts des séries japonaises Netflix. Passons sur les insupportables placements produits, qui heureusement s'atténuent à partir du 3e. Normal, puisque les marques ne misent que sur un ou deux épisodes, les spectateurs se désintéressant statistiquement des suivants rapidement. Ils dévorent bien, en général, le dernier et cela ne loupe pas, l'industriel revient à la charge. Avec cette fois-ci, un véritable scandale sanitaire quant au choix du produit. Il gâche complètement la tension et les émotions du climax, par une mise en valeur qu'on avait plus vu depuis John Wayne. J'étais moins gêné à voir l'inutile scène érotique, mais tellement indispensable pour Netflix. Et qu'on ne me dise pas : "ce sont les années 90, il n'y avait pas de loi Evin, c'est pour faire réaliste". Le pognon dégouline de la production et il vient bien de quelque part.
Génériques léchés et cinématographiques, tout comme la photographie et le piqué d'image. Celui-ci pourra, d'ailleurs, irriter la rétine lors des flashbacks, par ce grain faussement année 90, qui gâche votre écran 4K. Quelques minutes n'auraient pas gêné, mais plus de la moitié de la série ce passe dans ses années 90-2000, ou même la vie était en 480p. Heureusement la production n'a pas osé le 4/3. La musique, au-delà de l'omniprésence de la diva, est tout aussi à la pointe. Les passages piano solo, ou insert song font mouche et sont dignes des œuvres de la reine des opening. Les effets de caméra, vues plongeantes de drones, scènes aériennes, sont magnifiques, cinématographiques et dégoulinent d'empreintes carbones. On s'inscrit donc dans une très grosse production qui, du coup, rendent gênants les défauts qui n'avaient pas lieu d'être.
Si le perso de Namiki Harumichi, joué par Sato Takeru et Kido Taisei peut sembler cohérent physiquement (et encore) et cohérent dans le jeu, celui de Noguchi Yae agresse notre bon sens à chaque switch temporel. Et cela devient rapidement gênant au vu du parti pris de dévoiler les événements au fur et à mesure de l'avancée en parallèle des deux histoires. D'où ce choix, entre autre, du grain d'image pour faire comprendre au spectateur occidental, trop con ou raciste, que ce sont les mêmes persos. Avec tout de même, deux excellentes actrices, tout comme pour Namiki d'ailleurs. Dommage, que dans les premiers épisodes, on ne pense qu'à ce manque de ressemblance physique, sans pouvoir se concentrer sur les personnalités. D'autant plus, justement, qu'elles sont parfois bien différentes elles aussi. Cassés par la vie, ça peut se comprendre, mais là, les changements sont trop Automatics.
Grosse production oblige, destinée de surcroit à l'internationale, une pléthore de seconds rôles déjà connu en occident, tout du moins de visages, grâce au cinéma, défile dans cette série. Iura Arata, Furutachi Kanji ou Kaho, diront quelque chose aux habitués des salles obscures. Publique cible, j'en suis sûr, de ce drama pas si populaire que ça. Car on est bien ici dans des acteurs de cinéma d'auteur. Celui qui s'exporte si bien, notamment vers la France. Heureusement pour moi, donc, qui est fan de tous ses seconds rôles, ce qui m'a poussé à passer la porte du 3e épisode. Car il faut bien le dire, l'histoire devient vraiment intéressante à ce moment-là. Quand on dépasse enfin cette amourette d'un jeune génie du soudtracking et d'une influenceuse TikTok, présente pour attirer une génération bien éloignée des séries, mais également les clichés school life qui pullulent dans les premières minutes. C'est vrai, que ça peut faire sourire, comme un épisode de Sauvé par le Gong ou Hélène et les Garçons, mais ce n'est pas ce que j'attendais d'une telle production. Les lourdeurs s'estompent, alors, avec les épisodes qui passent, et les tentatives de légèreté, mais toujours dégoulinante de pognons dans la production (l'épisode mars) font passer la poésie avant le mainstream Tokyo style.
Pardon, j'avais oublié, l'histoire se passe à Hokkaido et un tout petit peu à Tokyo, comme si l'office du tourisme de l'île avait participé au financement pour rendre la région trop sexy. Il faut dire que ça marche, même un carrefour filmé par drone donne envie de visiter Sapporo. Vous aurez, si vous êtes patient, donc droit à des moments neigeux, trop "5cm per second". Mais le réchauffement climatique sera tout de même bien présent. Avec, entre autre, le mini short bien trop court de Aoi Yamada, dansant pour ses vidéos, en plein milieu des nuits fraiches de l'île la plus au nord du Japon.
Désolé, j'ai encore une fois eu un trou de mémoire, puisque j'avais annoncé ne pas m'étaler sur cette critique… Mais je voulais encore dire que Kanchiku Yuri, la réalisatrice et scénariste, si connait en clip classieux, puisqu'elle a tourné surtout des vidéos pour AKB48. Ce qui transparait dans son style et son amour pour la musique (Non, il n'y a pas de malice dans mes propos). Car, on sent bien, qu'au-delà du mainstream de la prod et du scénario un peu bidon (si, si !), c'est bien l'amour pour les love song, l'imaginaire d'un romantisme sublimé et cette nostagie qu'elle a voulu maladroitement faire passer. À nous, entre autres, petits occidentaux assommés par des clips de Rap et de chanson revancharde à la Miley Cirrus. Je la remercie donc de faire découvrir à grand coup de santiags dans la porte, certes, la délicatesse du romantisme à la japoniase. Et, je ne peux après ça, que conseiller de passer à Silence sortie sur les écrans en même temps et qui s'ancre vraiment, lui, dans un romantisme plus réaliste et qui j'en suis sur vous tirera bien plus de larmes. De plus, le succès phénoménal de son ending fait penser irrésistiblement à celui d'une chanson d'Utada Hikaru, alors pourquoi s'en priver ?
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Un petit sourire, pour la photo
Nous avons ici (les "vrais" savent), une Review de Radiation House, 3 ans après sa sortie sur le petit écran. Vous vous en doutez une nouvelle saison arrive bientôt et le souvenir des bons moments passés à mater cette série, à l'époque, m'oblige à m'y replonger pour profiter à fond de la nouvelle. Et je peux dire que je ne regrette en rien le re-visionnage complet d'une des meilleures série médicale ... ou pas, d'ailleurs que j'ai pu voir. Chaque moment me rappelle pourquoi je l'ai tant aimé il y a maintenant fort longtemps et me l'a fait encore aimer aujourd'hui.La réalisation est impeccable. Les décors sont réalistes et certainement réelles. On est plongé dans un hôpital (d'où le temps d'attente pour la saison 2, certainement, COVID oblige). L'action se passe en grande partie dans le secteur Radiologie, avec des longs travellings dans les couloirs, salle des machines et bureaux des radiologues. Souvent en un seul plan séquence, on passe d'une pièce à l'autre, avec un enchaînement d'acteurs et d'actions à l'écran sans la moindre coupure. Heureusement qu'il y a de la pub toutes les 10 min au Japon, pour souffler. Aucun temps mort dans les scènes et on se retrouve plongé au cœur de l'action avec cette impression de faire partie de l'équipe. Mais d'être totalement inutile, à courir toujours après nos collègues et avoir un temps de décalage.
Un peu comme Hirose Alice (qui d'autre, pour jouer la newbie ?) qui débarque fraichement sortie d'une formation de technicien dans ce service de radiologie, qui, présenté ainsi à tout d'un métier ennuyeux où l'on va enchainer patients, installations devant les machines, prises de photos, et cela, jusqu'à la fin de sa vie, en obéissant sagement aux ordres des médecins radiologues. Bonjour le Powa-hara, donc. Mais le cœur de l'histoire ne se focalise pas sur Alice-chan qui n'est qu'une extension de notre regard (et quel regard), mais bien sur le duo Honda Tsubasa et Kubota Masataka, vieux amis d'enfance dont un seul des 2 s'en souvient. Une histoire donc d'amnésie et d'amour de jeunesse, au cœur d'un service médical dont vous connaitrez tous les rouages et les luttes de pouvoirs. Comme d'habitude vous aurez une folle envie de devenir technicien en radiologie, tant vous voudrez de faire partie de cette équipe composée de bien plus de personnages déjà cités et surtout ressemblant fortement à une classe de lycéen déjantée. On trouve le beau gosse au pouvoir de persuasion tellement flippant, la beauté froide cassante, mais pas que, le maladroit poltron et héros qui s'ignore, des chefs de services ignobles, incompétents et carriéristes et une présidente bienveillante, mais manipulatrice et fofolle. Ce Drama, adapté évidement d'un manga, vous fera furieusement penser à GTO, transposé en Radiologie et c'est peut-être pour cela que je l'aime tellement.
Mais c'est aussi et surtout pour Kubota Masataka. Il joue ici un de ses meilleurs rôles, en Technicien/Médecin complètement lunaire, mais d'une compétence folle dans tous les domaines, sauf en amour évidement. Amoureux transi et maladroit invétéré, il est d'une drôlesse exacerbée et vaut à lui seul le visionnage, re-visonnage et re-re-visionage de la série. Bien sûr, des histoires parallèles avec une pléthore d'acteurs, en guest, viendront étayer la série. On aura beaucoup de plaisir à tous les revoir. Comme il se doit chaque personnage récurant aura sa petite histoire, mais on a ici une réalisation et un scénario qui permet d'avoir toujours de la place pour tout le monde dans chaque épisode. Contrairement au récent Night Doctor, par exemple.
On appréciera les trouvailles d'angles de caméra ou les utilisations des écrans, toujours à bon escient. Et heureusement, car ils sont omniprésents, comme toute cette technologie, mais avec justement avec les relations humaines tellement mises en avant dans cet environnement trop froid et technologique. Tout vous réchauffera le cœur, y compris cette musique si parfaite et si ... médical. Et comment ne pas sourir de bonheur en entendant Man with a Mission en Ending ? Et mieux que ça en ayant le groupe au cœur du scénario d'un épisode. Pour la saison 2, je ne peux dire qu'une chose "Fly Again" (les vrais savent !).
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Qui a laissé traîner ses chaussettes ?
La famille, y a que ça de vrai et les Japonais ont un sens aigu et une représentation très codifiée de la vie familiale. Dans "Sousa Kaigi wa Living de!" on retrouve Mizuki Alisa en mère de famille beaucoup plus sympathique que celle incarnée dans "Watachitachi ha douka shite iru" mais qui n'a pas moins de mordant, puisque elle fait partie des forces d'intervention spéciales de la police. On est pourtant bien devant une comédie d'enquête pépère dont les Japonais raffolent (et moi aussi). Une grande partie de chaque épisode se déroule dans le salon de la famille, d'où le titre, Et celle-ci cherche à résoudre des délits aussi passionnants que la disparition de Manekinekos sur le pas d'une porte.Composé donc de la maman flic, du papa écrivain (de romans policiers, tu m'étonnes) et d'un écolier un peu trop sérieux pour son âge, le trio ressemble un peu trop à une photo publicitaire pour quartier résidentiel. Mais voulant s'éloigner des clichés patriarcaux de trop de dramas (moins en moins quand même), c’est-à-dire, le père absorbé par le travail, toujours absent de la maison et la mère au foyer, les scénariste et la mise en scène nous fait tomber dans l'excès inverse en présentant une maman jouant ce type de papa et vis versa. Les ressorts comiques reposent surtout sur la dissimulation des métiers de chacun et sont finalement un peu légers. Les seconds rôles prennent heureusement le relai.
Malgré ses défauts, on prend plaisir à découvrir le quotidien d'un banal quartier résidentiel japonais, leurs us et coutumes (les codes, toujours), mais si vous n'accrochez pas au premier épisode, passez votre chemin. Toute la série est ainsi. Moi j'attends la saison 2, car j'aime toujours me plonger dans le quotidien (pas) prise de tête des Japonais.
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Le soleil a rendez-vous avec la lune
Le retour de la plus "dangereuse femme au foyer" du Japon, Ayase Haruka, dans un thriller policier ne pouvait qu'attirer mon attention. J'ai donc regarder le premier épisode de Heaven and Hell sans vraiment lire le résumé et je dois dire qu'au bout de 40 min j'étais prêt à abandonner l'enquête. Celle-ci étant menée de manière bien trop classique, voir ennuyeuse, avec en plus un montage des plus étranges. Entre paysage de claire de lune onirique et scènes animés hors sujet. Sans parler d'un choix musical d'un autre âge avec un "pom, pom, pom, pom" que même Beethoven ne supporte plus. Et pourtant il est sourd.Tout est fait, en plus de cette introduction de plus d'une heure quand même, pour nous faire détester l'environnement de l'héroïne. Malmenée par ses supérieurs ultras machos voir caverneux quant au statu de la femme, qui touche à la parodie tant l'unique femme enquêtrice peut faire faux dans ses bureaux bourrés à la testostérone. Mais en même temps, les dernières déclarations du patron du commité olympique japonais nous rappelle à quel point les situations de drama sont encore la réalité des femmes japonaises de 2021. Certains diront que ce sont des banalités sur le Sekuhara et autres Powahara dans les entreprises, mais on se convaincra que c'est pour les besoins de la série et le changement de personnalité en sera que plus marqué. Vous devrez donc attendre les 5 dernières minutes pour comprendre le pourquoi de tant de lourdeur dans ses situations, qui ne sont pas pour autant excusables, tant au point de vue du fond ... que de la mauvaise mise en scène. Si vous avez lu cette critique jusqu'ici, vous aurez donc la patience d'apprécier la série à partir du deuxième épisode.
Le body swaping n'est pas nouveau et mainte fois repris dans beaucoup d'œuvres. Entre mère et fille pour que chacune comprenne les difficultés générationnelles de l'autre ou pour des échanges de vie que chacun trouve merdiques, mais une fois échangée, elles sont géniales ... jusqu'à regretter l'ancienne. Mais ce qui a été peu exploité dans les séries, c'est l'échange Cop-Serial Killer. Ce n'est pas dans la tête, mais littéralement dans son corps que l'héroïne se plonge, donnant ainsi une leçon d'acting particulièrement réussit. Devant jouer les deux rôles, son magnifique sourire devient un inquiétant masque quand cet Elon Musk japonais prend possession de son corps.
Takahashi Issei, joue ce beau gosse surdoué, aux tiques étranges, richissime et patron d'une firme ultra cotée qui vous veut du bien (Elon Musk donc) n'est pas en reste dans le jeu d'acteur. Il me ferait même oublier Ayase Haruka, tant son personnage féminin est touchant. Même si les tiques, des deux côtés d'ailleurs sont un peu forcés, pas de problèmes du côté du jeu une fois l'échange fait.
Les scènes de crimes sont particulièrement gores, ce qui dénote avec le reste de la série. Mais de la légèreté fait son entrée dès le deuxième épisode, puisque comme tout bon body swaping, une scène de levé de drapeau surprendra notre enquêtrice. Et malgré mon statu de fan incontesté de Your Name je peux encore être amusé par ses légèretés et sûrement vous aussi. On ne se refait pas. Et heureusement d'ailleurs, car la fin du 1er épisode laisse vraiment présager de scènes d'une rare violence perpétrées par une femme psychopathe assoiffée de sang.
Des acteurs merveilleux, car même la lourdeur de Kazuki Kitamura habitué des rôles de flics balourds fait mouche (et oui !). Un scénario qui semble tenir la route pour l'instant, du suspense haletant et du fantastique qui surgit de nul part. Seules certains choix musicaux sont à revoir. Excuse-moi, Ludwig, mais tu ne fais pas le poids face au Tadaima de Teshima Aoi. Mais ne change pas d'apparence qui veut. Il faut savoir se contenter de ce qu'on a et on a là un bon thriller-fantastique qui va vous tenir en halène jusqu'à que le soleil reprenne sa place à la lune.
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Cool jusque d∀ns le titre
Une avalanche de testostérone vous submerge dès les premières minutes de ce drama et vous n'êtes pas près de remonter à l'air libre. Avec un Pitch très classique, dépeignant une organisation qui travaille dans l'ombre, pour punir le politicien ou l'industriel véreux, on a pourtant droit à une série remarquablement efficace. Une action rythmée, des punchlines qui font mouche et une mise en scène adulte et dynamique. Tout ceci donne de l'intérêt à une situation de départ tellement déjà vue. Ne parlons même pas du jeune flic Rooki, muté pour insubordination, dans ce service du 6e sous-sol, caché au milieu des archives. La porte, une fois ouverte, laisse apparaitre des ressources "humaines", un budget et des gadgets sans commune mesure. Extension de nos yeux, comme toujours dans cette situation, le Nouveau joue la stupéfaction face à l'illégalité, mais efficacité du groupe et serre de caisse de résonance de notre propre aberration. Et ça marche ! Même si ça a été vu 1000 fois et souvent avec des séries de très bonnes qualités encore récentes, comme Cheat ou Nana-ri no Hisho. Cependant, dans celle-ci, on passe à l'âge adulte avec un côté violent et sombre qui tranche clairement avec le côté bon enfant des sus nommés.Sans doute les acteurs n'y sont pas pour rien. Ayano Go, acteur caméléon, capable d'exceller dans les romances lunaires comme Koi no Deep, ou Frankenstein Love nous montre tout son potentiel de Bad Boy à la cool et mérite à lui seul le visionnage. Mais il n'est justement pas seul et clairement Takahashi Maryjun est l'alliée de poids qu'il ne faut pas énerver sous peine de réveiller son sang philippin nourrit au kick boxing. Si le harcèlement sexuel semble enfin être pris au sérieux dans le milieu politique en France, ses messieurs pourront s'estimer heureux de ne pas la trouver sur leur chemin. Sa pisse le sang, c'est libérateur pour les perso de la série loin de la retenue qui fait le charme de ce si calme pays (en apparence, évidement). Ces deux acteurs sonnent justes, au même titre que la très stricte Kimura Yoshino dans son rôle de Bosley des temps moderne, en recherche de justice, voir de vengeance.
En effet, c'estle propos principal le propos principal de la série. La vengeance, face au Sekusuhara ou au Powahara qui ont tourné aux drames, mais malheureusement, peut être, d'une manière un peu maladroite à force de répéter les mêmes schémas dans chaque épisode. Pour les 4 premiers, on a l'impression de vivre un jour sans fin tant ils sont construits de la même manière. Heureusement la routine est assez vite cassée. Même si, à mon sens, 5 épisodes, c'est trop long pour que l'excellent grand méchant chic Watabe Atsuro (qui d'autre ?) réagisse à la situation. Mettre à la vu de tous, par les réseaux sociaux, les travers des politiques devraient les rendre un peu plus réactif. Un manque de réalisme, comme toujours, dans ses situations, mais qui ne gâche rien. Y compris la présence de Chiba Yudai adepte des rôles de beaux gosses androgynes, qui peine un peu à convaincre en geek tourmenté.
Un casting coup de poing, une mise en scène forte, une musique du tonnerre et stressante à souhait, un Ending de Uverworld ouvrant la perspective d'un nouveau monde nettoyé de toute impureté (tu parles). Voilà une avalanche de raisons de regarder ce mont Fuji des séries d'action.
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Netflix joue ça dernière carte, mais la partie est déjà pliée
Deux ans d’attente pour ce qui reste la série japonaise la plus plébiscitée (Shōgun est canadienne, One Piece est hors catégorie), toutes plateformes de streaming confondues. La hype était telle que la moindre faute risquait de décevoir des fans devenus accros aux merveilles d’Alice et de son petit lapin. Et pourtant, la conclusion de la saison 2 était belle : une fin ouverte, laissant, comme Squid Game, l’espoir de ne pas trop en faire avec une saison suivante. Car le défaut des survival games, c’est leur répétition, surtout après trop d’épisodes. Une impression de déjà-vu, encore pire dans cette saison 3, que je qualifierais déjà de « trop » après seulement deux épisodes visionnés (je hais le binge watching).Eh oui, au grand dam des fans, une nouvelle fois dithyrambiques sur les six épisodes, on nous ressert à chaque scène la « bogossitude » d’un Yamazaki Kento, oubliant au passage ce qui faisait le charme de la saison 2 : le développement des personnages et ces épisodes entiers consacrés à leur passé ou à leur présent. Certes, il y a bien quelques flashbacks, mais après deux heures de visionnage, ils se résument à une passation de carte entre un autre beau gosse, Isomura Hayato et des seconds rôles insipides. Alors que chacun avait compris depuis longtemps que le thème serait le joker, le summum du cheap survient avec la sortie d’une carte de sa poche par chaque nouveau personnage, sous un drapeau flottant. Je ne m’attendais pas à éclater de rire ici. Ils sont trop forts en production. Ils viennent de gagner 1 min de film.
Et le malaise continue avec des jeux que je trouvais déjà sans saveur dans la saison 1. Autant la saison 2 et la fin de la 1 avec la chasse à la sorcière m’avaient fasciné, autant le début m’avait ennuyé. Bercé par des mangas comme Battle Royale, Liar Game ou Mirai Nikki, ce n’était pas en 2020 qu’Alice in Borderland allait me scotcher à mon écran. Mais la tournure des événements, le climax de la saison 2 se rapprochant toujours plus de l'histoire originale de Lewis Caroll, m’avait définitivement conquis. Sans parler de Yamazaki Kento qui avait enfin haussé son jeu, tandis que d’autres acteurs habitaient déjà des personnages très forts.
Je m’étais attaché, comme tout le monde sans doute, à cette bande d'amis, que dis-je, à cette famille. La mort de plusieurs membres m’avait brisé le cœur. La conclusion de la saison 2 était magnifique. Mais voilà, sans cesse jouer avec mes souvenirs finit par m’agacer. Ces deux premiers épisodes sont insipides : aucun personnage ne me touche. Pire, on force l’émotion avec un personnage en situation de handicap, sans subtilité. Présentée comme une conclusion, cette saison me semble une insulte à ceux qui ont su apprécier la série sur la durée.
Le scénario ? Il n’y en a pas. « Tu disparais, je vais te retrouver et pour ça je retourne dans le monde des merveilles. » Mais bon sang, c’est Super Mario : désolé, « Peach est dans un autre château. » Maintenant que l’on sait que les morts ne meurent pas vraiment, ou alors sont déjà morts, la tension n’est plus la même. Les personnages paraissent lisses, comme ces deux potes de la saison 1 partis trop tôt, dont on espérait le retour. Mais cette fois, on sait qu’on ne reverra personne. Des personnages kleenex, qui ne suscitent aucune empathie, dont la mort n’a plus rien de tragique.
Alors, Alice retrouvera-t-il sa princesse ? Euh..., c’est un Netflix, rien à voir avec Gannibal (Disney+), qui tient en haleine sans jamais promettre de happy end. Si vous n’avez pas encore prévu un voyage à Tokyo, vous découvrirez bien quelques lieux… mais la déception est la même côté production. Shibuya et les autres quartiers n’ont plus cette intensité du vide. Temples, bureaux, métros ont une hygiène clinique qui sent le studio fermé et l’IA. Ça brille, c’est lisse, mais ça manque de poésie et franchement avec une attaque au gaz dans le métro, c'est une faute de goût impardonnable. Les plantes grimpantes cheap du 109 avaient au moins quelque chose de bucolique.
En réalité, le premier épisode m’a fâché, car c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire dans une suite non prévue. Il fallait plonger directement dans le pays des merveilles avec d’autres personnages ou héros qui après attachement auraient pu mourir tragiquement. On se serait demandé, pourquoi ils sont là. Si on était aussi dans leur subconscient. En quelle année, de quelle manière…, Des indices auraient pu nous mettre sur la piste. Puis Usagi serait apparue, et l’on se serait interrogé. Juste avant de mourir, Alice l’aurait sauvée en réapparaissant lui aussi. Cela, vers le 4e épisode, une fois les autres personnages bien installés. Bien sûr, Usagi aurait expliqué qu’elle cherchait quelqu'un, car un scientifique lui aurait dit qu’il est dans le coma. Putain, j'espère que ce n'est pas ça la fin de cette saison, c'est tellement mal suggéré dès les cinq premières minutes… mais honnêtement, si c’est le cas, les scénaristes doivent retourner à l’école, la production doit laisser tomber l'IA (surtout pour l'affiche) et moi, je vais continuer à attendre le prochain Golden Kamui, car honnêtement, ce n'est pas celui-là le meilleur drama japonais.
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Zombis repetita
Quel intérêt de faire une Review supplémentaire sur la saison 2 de Kimi to Sekai ga Owaru hi ni ? !!!!!! Impossible d'en parler sans spolier la fin de la saison 1. Et faire allusion aux peu de nouveautés du premier épisode pourrait gâcher les révélations du dernier. Et pourtant je voulais remettre une couche sur ce Zombie outbreak qui m'a particulièrement marqué et continue à l'heure qu'il est à me maintenir en allène chaque semaine. Et dieu sait que j'en ai ma claque des infections, des virus et des vaccushin depuis plus d'un an.Oui, cette série est très gore avec ses cascades de sang, de chaires à vif et ses coups d'objets contondants en pleine tête, en gros plan, perpétrés par femmes et mêmes enfants. Mais qu'est-ce qu'elle donne comme leçons d'humanité aussi ! Tous les défauts de la race humaine sont exacerbés. De la jalousie (très présent) à la peur, mais comme ils le répètent eux-mêmes assez souvent dans la série, les protagonistes forment une véritable famille avec ses querelles, mais surtout l'entraide, l'amitié voir l'amour que nécessite la survie dans ce monde approchant de sa fin.
Ne vous trompez pas, dès la dernière seconde de l'épisode 10, vous enchainerez la deuxième saison. C'est également l'étrange décision qu'a pris le diffuseur Hulu. Et cela, même si créer une attente aurait augmenté le buzz autour d'une série qui le mérite amplement. Bien plus d'ailleurs qu’Alice in Borderland, extrêmement surcoté quand on compare la qualité de Kimi to Sekai ga Owaru hi ni. Netflix à beau avoir le nez creux, il a laissé passé, ici, une série au succès qui pourrait être mondial si on s'en donnait la peine.
Takeuchi Ryoma est charismatique à n'en plus finir et nous rappelle un Will Smith à ses débuts au cinéma. Les autres acteurs ont créé des personnages attachants qui nous déchireront le cœur s'ils viennent à disparaitre.
Seulement 6 épisodes seront largement insuffisants pour satisfaire notre envie de suivre leur (sur)vie dans ce monde sans espoir. Mais le 1er épisode de la saison 2 ne laisse pas de doute sur ce qu'il serait encore possible de faire dans une 3e saison. Je vous laisse imaginer les conséquences de chaque "acte".
Toujours réservé à un public averti (moins de 16 ans, passez votre chemin). La mise en scène comme les musiques restent d'une qualité cinématographique. Bien que les flashbacks tout mignons me manquent en fin d'épisode. Même si le générique, en défilement du staff, donne une classe supplémentaire au tube de Masaki Suda. Et nous fait croire un peu plus qu'on est au milieu d'une grande salle de cinéma en train de regarder un excellent Blockbuster, quelque part, avant la pandémie mondiale qui a tellement bouleversé notre vie.
Review de la saison 1 ici : https://mydramalist.com/profile/Kenseiden/review/121401
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Attention les secousses
Méfiez-vous d'une femme trompée, bafouée, humiliée. C'est le message asséné par ce drama qui, tout au long de ses 10 épisodes, répète que l'on peut organiser toute sa vie sur la vengeance envers une femme et son ex-mari. Replica reprend la formule éculée de La vengeance aux deux visages entamée en 1983, et qui a donné lieu à tellement de répliques depuis que le titre de ce drama popcorn en est presque un clin d’œil. Alors, vaut-il mieux en cette fin 2025 se jeter sur cette marque, ou choisir dans le rayon junk food plutôt Musume no Inochi wo Ubatta Yatsu wo Korosu no wa Tsumi desu ka?, un autre drama de vengeance féminine, mâtiné de chirurgie improbable, mais moins obnubilé par la fierté bafouée d'une femme ? On parle quand même de meurtre pour notre fukushū drama d'automne, ici cela parait du coup un peu léger pour tenir en haleine 10 épisodes de 45 min.De l’ijime à tous les étages pour notre germano-japonaise Triendl Reina, spécialiste malheureusement des guest roles dans les nanars télévisuels. Alors, quand elle obtient un premier rôle, on ne peut que se méfier. Malheureusement, je constate souvent que les acteurs binationaux n'ont droit qu'à de petits rôles et souvent dans des bouses. Je pense à Becky ou à d'autres. Je sais, je vois le mal partout, mais ça doit être à force de visionner des dramas comme celui-ci.
Effectivement, notre Cendrillon n’a pas de chance, du collège à son divorce., c’est la très machiavélique Miyamoto Mayu qui la harcèle pour sa laideur, lui pique son mari et l'a fait virer de son emploi. Non, vraiment, on comprend que, de laidron, elle souhaite devenir mannequin grâce à une chirurgie qui, de manière un peu plus réaliste, ne se fait pas en un clin d’œil comme dans Musume no Inochi. Il faudra quelques mois et beaucoup de bandages pour arriver à une schöne Fräulein. Tous les lieux communs de ce genre de drama défileront : les hommes préfèrent les belles ingénues stupides, les belles femmes sont cupides et superficielles.
La réalisation ne casse pas de briques, le scénario est convenu, on espère tout juste avoir un peu de surprise avec le second rôle de Senga Kento, qui laisse planer le mystère sur ses intentions. Mais vous aurez quand même votre quota de rigolades, non voulues, évidement, pour les FX maquillage. Car malgré les efforts sur les paupières, il faut vraiment se forcer à ne pas reconnaître le personnage de Reina. C’est là que les acteurs doivent montrer tout leur talent : « Ah, c’était toi, je ne t’avais pas reconnue ! » Non, franchement, vous allez bien en rire. Et pleurer aussi un peu, car le mari de Reina me fait réellement de la peine. Lui si gentil et carré… comment peut-il succomber au charme de ces diablesses ? Bon, vous ne tiendrez peut-être pas, tout comme moi sur la longueur. Mais j’ai quand même regardé la bonne moitié, malgré le fait de ne pas être la cible de ce drama. Kimura Ryō, le mari, n’était pas la cible non plus, et il a malgré tout été visé par sa femme moche, sa maîtresse ultra-sexy et à nouveau sa femme ultra sehr schöne. La revanche des geeks à lunettes. Trop la classe le mec !
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