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  • Last Online: 2 days ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 1 LV1
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
Ongoing 7/11
PICU: Shoni Shuchu Chiryo Shitsu
1 people found this review helpful
Dec 27, 2022
7 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 9.5
Rewatch Value 8.5

Une PiCU-re d'émotion

Alors que la crise des vocations gangrène la société moderne toujours plus médicalisée, mais paradoxalement, toujours plus en manque de médecins, le drama médical, lui, a toujours autant la côté. Ces super héros du quotidien, rongés par le doute et en même temps pourris par leur pouvoir de donner la vie et la mort à leurs patients, sont à chaque fois admirables et énervants par le peu de réalisme. Mais avec PICU, et comme souvent avec le drama japonais, vous allez être touchés par la sincérité des acteurs et le réalisme qui se dégage de la meilleure série médicale de 2022.

On retrouve dans PICU le héros de Kakegurai, Takasugi Mahiro, qui livre une prestation bien plus convaincante que dans ses adaptations de survivals games. Mais on peut surtout admirer Yoshizawa Ryo dans le rôle principal et lui aussi adepte du genre, qui va vous faire fondre et pas seulement pour sa gueule d'ange. Si le sujet porte évidement à l'empathie, en se plaçant dans une unité pédiatrique de soins intensifs, c'est le jeu des acteurs qui transforme ce que certains appelleront un Soap-Hospital en chef-d'œuvre de sensibilité. Je sais à quel point cela peut être irritant, les plans fixes sur les larmes qui coulent au son des boucles musicales. Mais là, c'est amplement justifié et c'est bien de l'autre côté de l'écran qu'il y aura le plus grand besoin de mouchoirs.

Il faut dire que tous les ingrédients sont réunis :

Premièrement, un Hôpital sur une ile isolée. OK, on est loin ici de l'ile du Dr Koto (coïncidence de calendrier ?), puisqu'on est dans un hôpital d'Hokkaido. Mais cette partie du Japon a besoin encore de développer ses infrastructures de santé et de transport. Son immensité, son climat et ses parties encore sauvages font qu'il est très difficile d'approcher en urgence un chirurgien, de surcroît spécialiste en pédiatrie. Les déplacements peuvent se compter en heures pour trouver la première clinique et le (pour une fois excellent) Yasuda Ken se donne corps et âme pour raccourcir les délais. Accueillir les enfants en détresse ne sera pas son seul sacerdoce. Son empathie, qui sonne avec justesse, ira vers ses jeunes collègues, souvent cassés par la vie, et qu'il guide, un peu comme ses enfants.

Deuxième, la scénariste à la manœuvre, en la personne de Kuramitsu Yasuko semble bien plus à l'aise avec les séries médicales que les survivals games. En effet, elle m'avait déjà enchanté en 2020 avec Alive et sa sensibilité exaspérée pour ensuite pondre le scénario vu et revu d'Alice in Borderland. Tout est pardonné ici, avec des histoires parallèles toutes plus touchantes les unes des autres, mais aussi une place pour le patient-enfant que seuls les Japonais arrivent à donner dans leur série.

C'est bien ce troisième point qui vous fera serrer votre petit cœur aigri par la vie quotidienne. Tous vos petits soucis deviennent relatifs quand vous voyez évoluer ces jeunes enfants atteints de maladies graves ou en situation de détresse. Ils jouent à la perfection et le miroir qu'est le visage de Yoshizawa Ryo leur renvoie leurs émotions au centuple. Ses expressions et ses traits infantiles débordent de sensibilité. Rarement, j'ai vu larmes aussi sincères de la part d'un si jeune acteur. Des litres de collyre ont sûrement été nécessaires, mais cela n'enlève rien à so?n talent. Il transmet, comme si c'était nécessaire, les sentiments qu'on a tous en voyant l'enfant lutter contre la fatalité. La scénariste à la bonne idée de les suivre sur plusieurs épisodes, évitant les défauts habituels du "10 épisodes, 10 histoires qui finissent en général bien à la 45ᵉ minute". Tout comme dans l'hôpital idéal que voudrait Yasuda Ken, le patient est pris en charge et suivi d'un épisode sur l'autre et ça on achète.

Alors, on peut être choqué par le peu de patients et le nombre important de personnes qui gravitent autour, surtout au début de l'histoire. Mais cela permet de se concentrer sur les nombreux personnages récurrents et les interactions qui en découlent. Il y a cette bande de jeunes étudiants qui introduit la série. Tous pleins d'espoir et qui semblent déjà épuisés par la vie quelques années après. Ces médecins et en particulier, la toujours excellente Kimura Fumino (Chou no Rikigaku, Love Life, ...) qui n'arrête jamais de m'enchanter et qui délivre ici un combat pour la femme, la mère, la vie qui m'a touché au plus haut point. La parentalité est, en filigrane, le sujet de chaque épisode. Au long cours avec notre héros homme-enfant vivant avec sa maman déjà âge, mais qui vous fera sourire par ses manières et SA manière d'aborder la relation mère- fils. Et ces futures mamans plainent de doutes ou ces parents absents ou trop présents… Tout est abordé avec sagesse et retenu.

Le côté médical est intéressant, mais ce sont surtout les relations humaines, si nécessaires à ce métier, qui seront mises en lumière. Comment trouver les bons mots face à un patient, à sa famille ? Comment délivrer de l'empathie ? Toutes les choses que notre héros n'a surement pas apprises à l'université et que l'on découvre avec lui.

Je pourrai m'étaler encore des heures sur cette série, mais je ne peux en dévoiler plus. Si évidement Dr Koto est dans votre top 10 des séries avec un médecin habité par son métier, vous devez foncer. Ce drama risque clairement de le détrôner dans votre petit cœur. Mais il n'a pas dit son dernier mot, ce vieux Koto. Puisqu'il revient sur les écrans pour noël 2023. Casse la tienne. Les producteurs de PICU ont mis toutes leurs chances de leur côté puisqu'ils ont réussi à faire sortir la vraie seule "Star Japonaise" de sa retraite pour l'ending. Bien sûr, à 70 ans, Nakajima Miyuki ne vole plus sur des dragons d'argents, mais cette voix, ces mélodies, cette écriture ... et cette voix ...

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Ongoing 5/10
Then You Try Making It!
3 people found this review helpful
Nov 9, 2025
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 9.0

Avec toi, le jour où ta cuisine s'arrêtera

Deux de mes acteurs préférés reprennent un manga où la cuisine est centrale. Je sens que je vais me régaler. D’autant plus qu’on est ici dans la comédie pure, et c’est bien là que Takeuchi Ryoma et Kao excellent le plus.

Non contents d’être beaux, jeunes ( et ils le resteront sans doute toujours ), ils sont aussi formidables dans la comédie. Ryoma, déjà irrésistible dans Overprotect Kaoko, et Kao, si décalé dans Hot Spot, ne pouvaient que faire des étincelles dans les rôles d’un couple « fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Le principe est éculé, certes, mais peu importe : ici, tout part du refus de Kao d’épouser l'homme idéal, par dédain pour sa cuisine ! S’ensuit alors une remise en question du beau Ryoma, amoureux autant de sa compagne que de la gastronomie, mais incapable de comprendre ce qu’elle ressent lorsqu’il lui fait des remarques, qu'il pense futiles.

Contrairement à beaucoup de dramas culinaires, il y a finalement peu de scènes de cuisine pure. Exit donc les longs plans sur les plats en préparation : on suit plutôt la vie de nouveau célibataire de Ryoma, enchaînant les passages au supermarché et les repas à préparer pour tenter de comprendre ce que vivait et ressentait sa compagne. Celle-ci, en pleine crise de la trentaine, a consacré sa jeunesse à Ryoma, comme au temps de l’ère Shōwa. Fin cordon-bleu, il cherche, à travers la reproduction de ses plats, les souvenirs des dix années passées avec Kao. Ryoma excelle dans les scènes d’émotion et vous touchera certainement. Mais le cœur du drama, c’est bien l’humour, et on se délecte des situations comiques.

Travaillant dans le milieu des toilettes (un comble pour un fin gourmet), Ryoma enchaîne les mésaventures, tandis que le nouveau petit ami de Kao, caviste, fait couler la téquila, comme de l'eau. Mais ne regardez surtout pas cette série avec modération ! Elle a un côté feel-good indéniable, avec une écriture inspirée et une mise en scène élégante, alliant humour et tendresse. Les caméos, comme l’apparition de Nakajō Ayami en presque petite amie de Ryoma, parleront aux fans des deux acteurs, et rendent les scènes encore plus savoureuses.

Clairement, la dose de joie et de bonne cuisine dont on avait besoin pour illuminer cet automne maussade.

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Completed
Dr. Asura
0 people found this review helpful
Jun 18, 2025
11 of 11 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 9.0
Rewatch Value 9.0

Pas six bras, pas de massage

Il arrive !
Je parle bien sûr de l'adaptation en drama du manga Dr. Ashura, sorti en 2015. Attendue par des fans encore inconsolables après l'arrêt soudain de sa publication cette même année. Et je peux tellement les comprendre : après avoir passé la première consultation avec ce énième neketsu-doctor, vous deviendrez incontestablement accro. Au point que chaque semaine, il vous faudra votre dose d’auscultation un tantinet masochiste.

Il faut dire que Dr. Asura a de quoi séduire, malgré les douleurs qu'il va vous procurer. Pas seulement par son incarnation esthétique, qui reprend presque trait pour trait les personnages du manga, notamment grâce à Matsumoto Wakana. Elle, qui m'avait dernièrement impressionné dans le récent Watashi no Takaramono ou Kimi ga Kokoro wo Kuttakara, malgré un rôle très secondaire. Elle, qui joue la tristesse à la perfection, aura ici un rôle à la hauteur de son talent, et sera certainement une révélation pour certains. Il faut dire que les rôles de psychorigide réussissent en général aux beautés froides du showbiz. Elle m’a tellement rappelé la performance de Kitagawa Keiko dans Ie no Onna ! Mais ici, elle va encore plus loin, dans ce mélange de crainte et d’empathie qu'impose par son personnage.

Le reste de la production n’est pas en reste, même si le côté looser du Johnny’s Sano Masaya peut agacer, surtout que son jeu sonne faux à certains moments. Mais son incapacité à dépasser ses incompétences devient presque salvatrice pour tous ceux énervés par les retournements de situation bidon où le noob de service devient soudain le nouveau héros d'un shonen manga.

Ce seinen mâtiné de josei reste solidement ancré dans la catégorie adulte, avec des scènes poignantes et un semblant de réalisme, notamment médical, où les urgences ressemblent à un véritable champ de bataille. Avec les moyens du bord de cette clinique au bord de la faillite, notre héroïne donnerait jusqu’à sa vie pour sauver le moindre patient. Élevée jusqu’au rang de déesse de la chirurgie, Asura semble avoir six bras pour pouvoir s’occuper de tous ses patients en même temps. Une tension sans fin anime toute la série, et ce, dès les premières secondes. On retrouve ce qui nous avait fait aimer des séries comme Urgences dans les années 90, et peut-être qu’elle fera même naître des vocations. Souvent les mains dans les viscères, la tension et certaines scènes peuvent aller jusqu’à choquer les âmes les plus sensibles.

Mais heureusement, l’assistant ou les docteurs gaffeurs et un peu caricaturaux, normal pour une adaptation de manga, font redescendre la pression. Les infirmières sont sympathiques, et comme habituellement, plus malignes que les chirurgiens. Une mention spéciale pour eux : si certains endossent les rôles classiques de pourriture ou de supérieur inquiétant, d’autres sont très drôles, à la limite du gag manga. Suzuki Kosuke et sa petite moustache en tête.

Un excellent drama médical, qui donne envie de lire le manga, malheureusement trop court. Mais qui donne surtout envie de s’engager dans les urgences… ou, à défaut, de suivre avec sérieux le traitement de choc de chaque épisode jusqu’à la fin. Tout du moins, jusqu’à l’apparition d’un sourire sur le visage de notre docteure Asura. Je peux vous promettre qu’il vaut l’attente.

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Ongoing 4/10
Marry My Husband: Japan
5 people found this review helpful
Jul 6, 2025
4 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 9.5
Rewatch Value 8.5

La vengeance au deuxième mariage

Moi qui me suis engagé, il y a bien des années, à ne chroniquer que des dramas japonais, j’espérais, à l'époque, raviver un peu l’intérêt des Occidentaux pour l’archipel. Eux qui n’ont d’yeux depuis des années que pour la péninsule d’en face, musicalement, cosmétiquement et évidemment dramatiquement parlant. Je n’ai en réalité jamais pris le temps de regarder autre chose que Squid Game du côté coréen, c'est dire. Mais, tout est bon dans le Japon, y compris les nombreux remakes qui me permettent de découvrir des histoires imaginées en Corée, sans renier mon engagement.

Marry My Husband est l’une de ces nombreuses adaptations opportunistes dont les plateformes sont friandes. Deux acteurs japonais à la mode et le poids d’Amazon Prime suffisent parfois à donner une seconde vie commerciale à ce qui n'est qu'un produit pour les plateformes. C’est du moins ce que les premières minutes m'ont fait penser. Too much dans le jeu des acteurs, une mise en scène où les méchants sont vraiment méchants et les nunuches… eh bien, vraiment nunuches. Une fois le décor planté, le deuxième épisode nous dépeint un prince charmant éconduit, et reprend, avec le premier donc, les codes des trop nombreuses romances racontées successivement du point de vue de chacun. Tellement "déjà vu" que le premier épisode ose s’intituler ainsi. On peut réellement dire que les producteurs ne manquent pas d’humour.

Si avec Koshiba Fuka en premier rôle, on pouvait s’attendre à plus de folie., elle est ici parfaite en petite amie trop kawaii et coincée ou en néo-femme fatale. Mais c’est en gaffeuse lunaire que je la préfère. Et là malheureusement, le rôle ne s’y prête pas. Du romantisme à tous les épisodes, voilà la promesse de la série, laissant penser, durant bien des minutes, que rien ne pourra évoluer. Mais les scénaristes, tout comme l’auteur du webtoon, sont machiavéliques, et laissent présager des rebondissements à long terme, mâtinés de vengeance et de manipulations en tout genre et de toutes parts.

Impossible pour moi de comparer avec le matériel original, je n’aurai pas le temps de le voir ou de le lire, comme je le crie haut et fort depuis des années dans mes chroniques. Et de toute façon, un fan de K-drama préférera toujours la version coréenne, même sans avoir vu l’adaptation, ce qui est compréhensible. Mais il est clair que tout, dans la production, évoque la Corée, donnant une patine étrange à ce drama mettant en scène deux acteurs, on ne peut plus japonais. Les situations romantiques, les vengeances, la mise en scène, la musique et certainement plein d'autres choses qui me sont passés sous le nez, n'étant pas un spécialiste. Je me suis quand même renseigné sur le réalisateur Ahn Gil Ho qui est celui de The Glory, drama coréen qui a eu son petit succès à l'internationale, mais je ne suis pas un spécialiste je vous l'ai dit, j'attends donc son remake japonais pour le voir (LOL).

Si l’on saute le pas, on se laisse vite happer par une mise en scène clinquante visuellement et sonore, qui semble réunir le meilleur des deux rives de la mer du Japon. Je savais que si j’arrivais à dépasser mes préjugés face à une histoire romantique entre une office lady et son patron, j’y prendrais du plaisir. Et même si les vengeances ou les times slip font penser à des séries américaines des années 80, on ne peut qu'être envouté par la qualité de la production dans ce genre relégué aux après midi de TF1.

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Ongoing 5/11
Pray Speak What Has Happened
2 people found this review helpful
Oct 31, 2025
5 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.5
Story 8.5
Acting/Cast 10
Music 8.5
Rewatch Value 9.5

Si le monde était un drama, je voudrais qu'il soit celui-là !

Un rassemblement d'acteurs bankables peut-il suffire à faire une bonne pièce de théâtre et, de surcroît, un bon drama ? C'est une question que Suda Masaki ne se pose pas, signant dans le rôle d'un metteur en scène son retour à la TV. Un évènement à lui tout seul et qui rentre en résonance avec ce premier rôle qu'il habite, que dis-je, qu'il hante à en faire peur.

Pour ceux qui suivent sa carrière depuis toujours, nul ne sera surpris du choix et de la manière de jouer ce personnage fantasque. Un metteur en scène passionné, artiste maudit, mais prêt à tout pour monter sa pièce. Et quelle leçon d'acteur, il réalise encore là ! C'est bien simple, je pense que c'est son personnage que je préfère. Et cela, malgré les dizaines de costumes qu'il endosse depuis tant d'années. Pas une seconde de jeu ne trahit son talent. Il rend, par sa passion, le plus bel hommage que l'on puisse faire aux acteurs, dont chaque jour d'utilisation d'IA par les médias artistiques rend l'avenir plus incertain.

L'ensemble de la réalisation est au service de chaque personnage. L'histoire se situant à l'époque bénie du milieu des eighties (en existe-t-il une plus belle ?) dans le quartier au décor sublimé de néons de Kabukichō. Cet hommage à la City Pop et aux enseignes clignotantes ravive les souvenirs du quinquagénaire que je suis, tout en transpirant la modernité.

Cette modernité que notre metteur en scène tente d'insuffler dans Songe d'une nuit d'été de son idole Shakespeare, qui, malgré mon âge de dinosaure, m’était totalement inconnue. Mais qu'importe : avec des rôles délirants, un jeu passionné et surtout une volonté de briser le 4ᵉ mur avec subtilité, on se prend au jeu et on voudrait faire partie de cette troupe d'amateurs, laissés pour compte par la société bien réglée de l’ère Shōwa et par la bulle économique qui n'attend que d'éclater.

Stripteaseuses, mères célibataires ou parfois les deux, en 1984, certains cumulent les difficultés dans un Japon où l'essor économique et le patriarcat obligent encore à faire profile bas. Cette envie de montrer le monde du spectacle comme la seule alternative au conformisme de l'époque est passionnante, et certainement moins carton-pâte que les décors nous le feraient penser.

Même si certains ont encore peu ou prou des progrès à faire dans l'acting, venant à la ville comme à la campagne, du manzaï, des yakuzas ou du cabaret, ils sont si justes dans leurs rôles qu'ils vous feront vibrer à chaque scène. Nikaido Fumi, envoûtante, Ichihara Hayato, hilarant (certainement mon personnage préféré) et Hamabe Minami, pour ne citer que mes petits chouchous. Le bonheur de revoir Minami-chan, de surcroît en habit de miko, est une cerise sur un gâteau déjà bien trop copieux pour moi.

Non, rien n'est à jeter dans cette comédie qui suit une troupe de théâtre voulant monter une pièce avec une troupe de théâtre comme personnages principaux. Du déjà-vu, probablement, le plaisir n'est pas dans la surprise, mais purée, que c'est bien fait, joyeux et débordant de bonheur. Tout ce dont on a besoin aujourd'hui. La modernité de la mise en scène évite la nostalgie mortifère, mais la rend plutôt créative, en plus d'être récréative, avec un air de Yoasobi pour garder le sourire jusqu'à la dernière seconde.

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Ongoing 7/10
The Diamond Sleeping in the Sea
0 people found this review helpful
Dec 17, 2024
7 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.5
Rewatch Value 8.0

Au moins, celui-là, il ne coulera pas.


Les films d'époque sont légion au Japon, et mettent surtout en avant l'ère Edo et son iconographie qui parle à tous ou l'ère Meiji et sa modernité pré-industrielle qui permet de faire tellement d'anachronisme dans les mystery dramas. Plus rares sont les œuvres relatant l'après-guerre, Asadora mis à part… Beaucoup moins vendeur, pour ceux qui l'ont vécu et cherchent à l'oublier, et cela, même en occident. On peut même se demander pourquoi les années 50 sont encore boudées aujourd'hui, alors que les années 60-70-80 ont régulièrement droit à une mise en avant esthétique et fantasmée. Période de transition entre les moments douloureux des années 40, look encore proche des années de guerre et génération de spectateurs voulant l'oublier. Beaucoup d'explications sont possibles pour comprendre la frilosité des producteurs à mettre en avant cette période de survie. Et puis soyons honnête, cette génération disparait petit à petit et la nostalgie de cette époque avec. La notion de préservation de la mémoire est haureusement au cœur du drama Umi ni Nemuru Diamond. Pour son époque, ses personnages aujourd'hui disparus et surtout son lieu, véritable héro de l'histoire qu'est l'ile d'Hashima. Celle-ci a été salement remise au gout du jour par James Bond et les influenceurs en mal de Porn Ruines, la présentant comme une île fantôme à l'esthétique postsoviétique. Comme tout morceau de charbon enfoui, elle est destinée à se transformer en diamant pour l'industrie du tourisme assoiffé de profit. À moins que sa période brillante ne soit justement celui montré dans la série.

Une île peut en cacher une autre
Il est clair que l'ile a gagné en notoriété et il était temps de raconter la "véritable" histoire de ce tout petit caillou proche de Nagasaki. Ville qui, on le rappelle, a subi la double peine : guerre/bombe atomique. La série se concentre sur la vie des castes des années 50-60 avec très peu de référence à ce qui s'est passé sur l'ile avant-guerre (déportation et bgne pour prisonniers corréens). Le montrer serait le reconnaitre. Et le gouvernement japonais n'y est toujours pas près en 2024. Qu'importe, ne boudons pas notre plaisir de découvrir la vie des ouvriers, des familles et des notables d'après-guerre. Cette île, qui pouvait compter jusqu'à 5 000 habitants sur la superficie d'à peine six terrains de foot, est un concentré du Japon de cette période. À l'époque où on ne se déplaçait pas d'un bout à l'autre du pays en quelques heures, on pouvait passer du cinéma à la mine en passant par le bain publique en quelques minutes. Tout en s'arrêtant, comble du luxe, à un stand pour déguster un kakigori. Les conditions de travail étaient certainement aussi horribles que dans les autres mines de charbon du pays. Dans le noir, la chaleur, l'humidité et le bruit toute la journée. Mais les facilités, qu'on ne trouvait presque pas ailleurs, devaient sûrement attirer les familles en quête d'une vie meilleures. Des premiers postes de télévision et frigo à l'électricité bon marché, la modernité surprend. Mais pas facile à la fin des années 50 de faire partie de ce microcosme, même pour rentrer comme mineurs. Car comme il est rappelé à chaque minute, ce village, fermé sur lui-même, forme une famille et ses propos résonnent avec le Japon moderne et ancien qui cherche toujours à séduire l'étranger sans vouloir l'accueillir définitivement.

Le cœur de l'océan
La mise en scène, comme les décors et costumes, sont excellents. Les réalisatrices et scénaristes de MIU 404 et Unnatural, Tsukahara Ayuko et Nogi Akiko, sont au sommet de leur art cinématographique. Sachant de surcroit que tout est faux. De l'histoire, narrée comme celle du Titanic de James Cameron (similitude voulue ?), aux décors et personnages. Très peu sont naturels et pour cause. L'ile est aujourd'hui dans un piètre état, ressemblant au chanteau dans le ciel de Miyazaki. La promiscuité à l'époque est exacerbée. Mais rien d'insurmontable pour un japonais. La zone la plus densément peuplé du pays dans ces année-là est même parfois trop calme. Mais là encore, la discrétion légendaire du japonais fait surement des merveilles. Ce calme permet de développer des histoires individuelles et de faire jouer ce qu'il se fait de mieux comme acteurs de toute génération. Tsukahara Ayuko qui endosse deux rôles sans que l'on remarque le même acteur. Sugisaka Hana qui renforcera encore ici son statut de petite fiancée des japonais. Saito Takumi sort son meilleur jeu (ce n'est pas toujours le cas) et ikeda Elaiza fascine en artiste des années folles autant que Tsuchiya Tao marque le respect pour sa piété. La jeunesse d'après-guerre est quasiment entièrement dépeinte dans des tableaux dignes des meilleurs films d'époque hollywoodiens. La religion, la mort, l'espérance, la famille, les enfants, tout est à la pointe. Bien sûr, trop de bons sentiments effraiera ceux qui cherchent de l'action et de la vérité. Mais j'ose à croire que certains faits sont bien réels. La vie moderne dépeinte dans les parties ce passant en 2018 donne bien trop le cafard. Guerre de famille, bar à hôtesses et solitude des grandes villes..., Malgré la difficulté de l'époque, c'est bien celle-ci que l'on voudrait re-vivre, surtout si on peut y entendre du King Gnu.

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Ongoing 6/10
My Second Aoharu
1 people found this review helpful
Jan 4, 2024
6 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 7.0
Acting/Cast 9.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

30sai no daigakusei

Combien de vies peuvent être vécues par une actrice ? Pour les sœurs Hirose, il faut multiplier ce nombre par deux. Mais, même si Alice a pris de l'avance, Onesan oblige, c'est surtout par les multiples vies dans un même drama qu'elle gagne la compétition. Quand elle a recommencé sa vie à zéro dans Shitteru Wife, elle gagnait 10 ans de moins. Ici, dans My Second Aoharu, elle en perd 10 ans et ça pour à nouveau nous faire rire, par ses grimaces et nous faire fondre, par son sourire.

C'est le décalage entre ces étudiants tout juste sortis du berceau, insouciants et un peu enfant gâté et cette trentenaire qui cultive la poisse comme Elisabeth Borne les 49/3 qui vous fera sourire, même si ce n'est pas au niveau de 35 sai no Koukousei. Le rêve de petite fille d'Alice était de devenir architecte. Contrariée par des accidents et la pauvreté de sa famille, elle décide de se remettre aux études à 30 ans. Mais l'architecture n'est qu'un prétexte à un harem manga destiné aux célibataires japonaises.... trentenaires donc. Si Alice est égale à elle-même, drôle et efficace dans le pitoyable, on est agréablement surpris du jeu de certains. Le Johnny's Michieda Shunsuke est très juste alors que je l'avais trouvé très mauvais dans Kindaichi Shonen no Jikenbo. On comprend qu'on puisse tomber sous son charme même à l'âge canonique de 30 ans.

En suivant la série, vous assisterez donc à une sorte de Friends dans un joli cottage de la station balnéaire de Kamakura. Il y aura bien des 'ganbatte !', des nuits à passer à travailler sur un projet ou à étudier dans les bouquins pour réussir dans le monde de l'architecture, mais vous verrez surtout une sitcom feel good qui réchauffe les cœurs en cet hiver morose. J'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler toutes ces situations où les cœurs chavirent à chaque épisode et qui font le sel de la vie en communauté, vous savez, quand on est tous beaux, jeunes et plein de talent. À part, la vieille de 30 ans, évidemment.

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Ongoing 6/10
Pocket ni Boken wo Tsumekonde
0 people found this review helpful
Dec 16, 2023
6 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 8.0
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

Natsukashi Monochrome

Juste après avoir remis le manga des années 80 sur le devant de la scène, Nishino Nanase revient mettre en lumière un autre objet emblématique, des années 90 cette fois, le Game Boy. Alors que pour l'hommage délirant à Hokuto no Ken, elle n'avait, si on peut dire, que le rôle de "faire valoir" empreint de sexisme, elle démontre ici, en tant que premier rôle et jeune diplômée découvrant la vie trépidante d'une célibataire-Working Girl, toute son indépendance et sa force de caractère à l'ensemble de ses collègues et clients.
Travaillant dans une minuscule boite de pub, on aurait pu assister à un énième tuto sur comment être un bon Salaryman, donnant tout à son travail et rien à sa vie privée... avant de découvrir l'amour. Mais si le drama est bourré des clichées habituels sur le travail en office, au Japon, il prend rapidement sa dimension ubuesque en faisant référence à la mythique premier cartouche de jeux Pokémon. Celle de 1995 et aucune autre. L'esthétique du drama est donc empreint de ces (très) gros pixels monochromes et flous. Le drama joue à fond la carte de la nostalgie et ceux qui n'ont jamais joué vraiment longtemps à un Pokémon sont un peu perdus. Les références sont nombreuses et les comparaisons d'un client avec un de ces monstres de poches à capturer sont plutôt bien vus, mais très "Private Joke". Les "screens" de la Game Boy passant un peu vite et les hiraganas étant très pixelisés, le Gaijin aura du mal à apprécier toutes les subtilités écrites. Mais, comme dans un bon tuto de jeux vidéo made in Nintendo (très, trop ?, mentionné ), vous êtes pris par la main. Vous suivez les aventures initiatiques de Nishino Nanase dans un environnement finalement assez bucolique, malgré le cadre : travail de bureau. Même si elle a peine à sortir de l'enfance, en replongent systématiquement sur son vieil écran monochrome, malgré ses beaux paysages et ses personnages l'accompagnant dans ses rites de passages, d'autres personnages, dégageant pourtant un sérieux et un charisme animal, comme Kasamatsu Sho ou Uchida Rio se délectent également des retours dans le Kanto en noir et blanc des versions vert, rouge et bleu. Et on redécouvre, avec humour et passion, toute une philosophie dans le jeu que l'on peut retranscrire dans la dure réalité du travail à la japonaise.
Ce drama est une bouffée d'air fraie et de jouvence, qui résonne avec bonne humeur à celle que reçoit chaque protagoniste lors des moments passés sur sa console. On ressentira certainement les mêmes émotions en suivant leurs aventures, certes sur une durée de 25 min, seulement. Une plongée avec nostalgie et bonne humeur dans notre enfance, à des kilomètres en vélo de l'enfer du Pawa et du Secu-hara.

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Nov 3, 2024
4 of 9 episodes seen
Ongoing 6
Overall 10
Story 9.0
Acting/Cast 10
Music 10
Rewatch Value 9.5

Une adaptation bien dans sa peau

Alors que je pensais avoir tout dis de mon admiration pour la série Golden Kamuy dans ma trop longue chronique sur le film sortie en début d'année, voilà que je me remets à déblatérer sur la série qui prend immédiatement la suite. après le manga, l'anime et le film y a-t-il encore quelque chose à dire sur cette chasse au trésor que chacun ne saisse de comparer à tort à la quête chapeau de paille.

La première crainte vient au fan sur la baisse de qualité par rapport au film, qui à mon sens n'avait qu'un défaut…, sa longueur. Rassurerez-vous, le format série en 9 épisodes de 45 min gomme celui-ci en donnant un rythme qui le rapproche du manga. Les nouveaux personnages sont souvent introduits par ce découpage, permettant une meilleure digestion par les néophytes. Et quelle galerie de personnage. Jamais grotesque alors que les acteurs incarnent des personnages de manga, flippants, souvent, loufoques, toujours, caricaturaux, rarement. Le jeu de chacun et le mimétisme avec cette bande d'enfoiré créé par Satoru Noda reste toujours aussi jouissif. Impossible d'en citer un en particulier, même si je salue la performance de Maeda Gordon, qui m'avait habitué à ses rôles de joli cœur mou dans les dramas.

La qualité et les moyens de production sont toujours présents et on est même étonné d'avoir droit à une saison de neuf épisodes de 60 min avec si peu de flash-back pour délayer la sauce, et cela même pas un an après la sortie du film. C'est quand même, générique mis à part, 8h d'images inédites, qualité cinéma. Avec une armée d'acteurs, des décors naturels somptueux, même si ici, l'action ce passe au printemps. Et que dire de ces décors reconstitués à couper le souffle. Maison du début du siècle qu'on n'hésite pas à incendier en limitant au max les effets numériques bidons. J'en avais déjà parlé pour le film, et j'en rajoute une couche ici, pourquoi encore faire des adaptations anime, avec une telle qualité dans le live action ?

Asirpa est trop chou et drôle, Sugimoto trop cool, Shirashi est incarnée de façon magistrale par Yamoto Yuma qui joue ici le rôle de sa vie, je pense. Tout comme Yamada Anna, il mérite un prix d'interprétation. Mais les rôles comiques ont rarement cette chance. Pour vous achever et justifier une dernière fois ma note extrêmement rare de 10/10 (et tant pis pour le trop-plein de violence) faite un petit tour du côté des génériques de fin. Des Endings à profusion, tous différents, avec ce qui se fait de mieux en termes de J-Rock du moment. Je guette les playlists sur Spotify, depuis le deuxième épisode, mais cela semble être une quête sans fin de rassembler toutes ces peaux…, pardon, single.

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Ongoing 10/28
Kanakana
4 people found this review helpful
Jun 18, 2022
10 of 28 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

Anya, c'est elle !

Exploiter les enfants, de surcroit, quand ils sont âgés d'à peine cinq ans, est un véritable scandale, me direz-vous. C'est aussi ce que pense les producteurs du mignon petit Yoru Drama de la NHK KanaKana. Dénonçant le profit que tire son horrible looser d'oncle des pouvoirs psychiques de Kana-chan, en l'emmenant avec lui dans les tripots mal famés. Mais dans le grand Vortex que constitue le showbiz, cela raisonne avec l'exploitation de leur part de la Kawaititude dégagée par Kato Yuzuna. Cette très (trop) jeune actrice d'effectivement ... 5 ans. Si on imagine à quel point cela doit être difficile de tourner avec des enfants, imagine-t-on à quel point cela doit être difficile pour eux de tourner au rythme des dramas asiatiques. Je n'ai pu m'empêcher de regarder le site de Theatre Academy, l'école-agence de cette jeune actrice, afin de voir comment fonctionne le recrutement et la formation des tout petits. Et le Japon ne cessera jamais de m'étonner, en voyant que l'on peut déjà y inscrire et donc y former des… bébés. Mes chers parents, pourquoi éduquons-nous nos enfants ? Pour leur épanouissement ou notre fierté personnelle d'avoir un acteur, un pianiste, ou un nageur d'exception dans la famille ?

Mais peut-on vraiment être outré plus de quelques secondes quand on admire la performance de Kato Yuzuna. Solaire est un petit mot, "Kawai" est galvaudé et "tellement pro" raisonne péjorativement, après mon commentaire d'introduction. En effet, tout comme l'ex-Yankee, joué par Maeda Gordon, vous aurez l'irrésistible envie de la kidn... l'adopter. Mais n'ayez crainte, on assiste, en réalité, à un classique Yoru Drama de la NHK. Mignon, pas prise de tête, idéal pour faire de beaux rêves. Les bonnes manières et les bons sentiments sont du côté des héros. La rédemption facile d'ancien bad guy, face aux méchants toujours méchants, mais plus pour longtemps, vous donnera peut-être la nausée tant cela sent la guimauve. Mais les personnages sont immédiatement attachants et le duo Ex-Yankee/Petite Orpheline fonctionne à merveille. Loin évidement dans la production et le réalisme de film d'auteur comme l'été de Kikujiro, ce drama nocturne de 15 min, donne à réfléchir et donne fois en l'humanité comme il se doit.

Bien évidemment, il énervera, par ce jeu d'acteur notamment du héros interprété par le beau Maeda Gordon, trop basé sur les tics de visage comme il se doit au Japon. La comedia del arte, dans toute sa splendeur. Mais les aficionados en feront fi. Surtout que le naturel de Kana-chan, tout comme sa diction, particulièrement lors des voix-off, sont vraiment excellents. Mignonne et même drôle. Et des voix-off, il y en aura, tant le scénario tourne autour de ce pouvoir surnaturel qu'elle a de lire les pensés. Rien de nouveau, me direz-vous. Scénario classique d'un manga qui n'en est sûrement pas moins, vu la non-adaptation en anime. Il faut dire que dans le genre humour-action et petite fille mignonne télépathe, Spy x Family a placé la barre très haut. Et même si l'adaptation de Kanakana en drama est intéressante, plausible avec quelques effets spéciaux qui font rire par leur cheap. C'est une adaptation en live de Spy x Family que j'attends. Peut-être plus pour longtemps vu le succès de l'anime x manga. KanaKana, un drama non-prise de tête, qui fait son Job et dont on se souviendra pour avoir révélé une future Star, j'en suis sûr.

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Ongoing 6/8
Error
0 people found this review helpful
22 days ago
6 of 8 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.5
Story 9.5
Acting/Cast 10
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Pas d’erreur, c’est « Les meilleures » !

Attention, âmes sensibles s’abstenir. Error va vous choquer à plus d’un titre par son approche du désespoir et du suicide, mais également par la légèreté qui peut parfois se dégager de la relation entre ses deux actrices, aussi douées qu’appréciées du public.

Shida Mirai n’a jamais perdu son statut de baby actrice préférée des Japonais. Incarnant l’enfant puis l’adolescente ordinaire pour le spectateur, elle a grandi comme la petite fille du Japon, un peu comme notre Sophie Marceau en France. Elle donne ici la réplique à la non moins talentueuse Hata Mei, qui semble suivre, avec dix ans de moins, la même trajectoire que son aînée : même capacité à passer du rire aux larmes tout en jouant la voisine de palier oridinaire.

Ici, elle interprète la bonne copine, celle qui sera là pour épauler l’héroïne lorsqu’elle aura besoin de vider son sac et d’exprimer tout le désespoir qu’elle accumule. Le désespoir dans lequel elle est plongée après le suicide de sa mère, les responsabilités « à la japonaise » qu’elle doit endosser, les dettes, les compensations financières et le poids de la honte. Tout ça pour une seule personne.

C’est tout du moins ce que laisse présager la série lorsqu’on fait l’effort de ne pas lire le résumé. Car l’erreur serait justement de se faire raconter l’histoire plutôt que de découvrir chaque rebondissement épisode après épisode. TVer nous permet de suivre la série quasiment en direct, et on peut dire qu’on est sacrément secoués, semaine après semaine.

Le premier épisode laisse présager une série un peu niaise, pleine de « ne t’en fais pas » jusqu’au dernier épisode qui révélera enfin le mensonge… Mais ce n'est pas du tout le cas.

Loin d’être ennuyeux ou répétitif sur la longueur, les scénaristes ont réussi à transformer ce simple pitch de départ en véritable série fleuve où les rebondissements et les montagnes russes émotionnelles sont présents à chaque épisode, ne sachant pas dans quelle direction ira le prochain.

Même si certaines situations sont parfois « too much » et difficilement plausibles dans la vie réelle, les moyens de s’en sortir sont tellement inattendus et provoquent des réactions en chaîne si jouissives pour le spectateur qu’on est prêt à accepter tous les manques de vraisemblance à commancer par le pitch de base.

C’est vraiment le talent de nos deux actrices qui nous permet d’accepter les « what the fuck » à répétition. Cette série n’a aucun temps mort. Seuls quelques moments plus slice of life, où ça picole beaucoup quand même, feront légèrement redescendre votre électrocardiogramme.

Sans doute l’un des mystery dramas de l’année. Un coup de maître… comme celui de vous avoir donné envie de la regarder sans avoir fait l’Error de vous spoiler le moindre moment.

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Ongoing 9/12
It Is My Husband
0 people found this review helpful
Mar 18, 2026
9 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 9.5
Rewatch Value 8.5

Le retour de Sommersby

C’est amoral et poisseux, ça dégouline de partout, It Is My Husband fait partie des thrillers événements de l’hiver 2026, tenant la corde avec Saikai – Silent Truth, ce qui ressemble au départ à un remake moderne du Retour de Martin Guerre prend, au fil des épisodes, une telle consistance que cela donne autant le vertige aux deux héroïnes, magistralement interprétées par Matsushita Nao et Sakurai Yuki, qu’au spectateur.

Deux manières différentes d’interpréter la single mother, avec Nao-san qui joue à la perfection une mère aimante découvrant que son mari, censé être décédé un an plus tôt, est bien en vie, malgré avoir reconnu son corps mutilé. Un puits sans fond de mystères, et surtout de problèmes, l’attend.

Son mari, joué magistralement par Ken Yasuda, est flippant de pathétisme. Il pourrait avoir sa photo sur la page Wikipédia de « déchet humain », tant il l’incarne avec justesse. Mais la série ne se contente pas d’enfoncer notre couple à nouveau réuni dans les pires problèmes et les instincts les plus bas, elle dépeint aussi une galerie de personnages tous plus misérables ou corrompus les uns que les autres, dont les liens semblent au départ très éloignés. Et pourtant, au fur et à mesure que notre couple s’enfonce, les pièces du puzzle se mettent en place, donnant toujours plus de raisons et d’envie de voir l’épisode suivant.

Le mensonge devient alors un art pratiqué par tous, peut-être même par cette deuxième mère célibataire, inquiétante et pourtant si empathique face à la montagne de problèmes qui la submerge tout autant. D’un drama prenant place dans un huis clos familial, entouré de secrets, les portes s’ouvrent sur des scandales politiques, des morts aussi mystérieuses que les personnes vivantes, retournant toujours plus le cerveau du spectateur. Journalistes, vrais faux amis ou même sa propre famille ne laisseront aucun répit à nos héroïnes, pour notre plus grand bonheur. On souffre avec elles au fur et à mesure qu’elles s’enfoncent dans le mensonge.

Vous l’aurez compris, ce thriller est un incontournable du genre. Pas entièrement noir, mais tout de même très sombre. Vos petits problèmes vous paraîtront insignifiants une fois plongé dans cet enfer… N’ayez crainte, la famille reste soudée dans la difficulté et vous trouverez forcément une part de vous, ou de la votre, dans ce drama. Pour ma part, la belle-mère m’a tellement touché qu’elle mérite à elle seule le détour.

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Ongoing 6/8
Shiroi Dakuryu
0 people found this review helpful
Oct 10, 2021
6 of 8 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.5
Music 7.5
Rewatch Value 8.0

Un Maelström de sentiments

La blouse blanche a souvent été mise à l'honneur dans notre monde devenu si petit, depuis deux ans. Mais selon l'ambiance du moment, on a tendance à cracher sur nos scientifiques ou à les porter aux nues et parfois pour les mêmes raisons. Ses fameux vaccins qu'on attendait comme le messie, arrivés, soit disant trop vite, fournis par des laboratoires que l'on soupçonne immédiatement des pires intentions, formaté que l'on est par des réseaux sociaux auxquels on est prêt à faire plus confiance qu'à nos chercheurs. Ses fameux vaccins, donc, voilà qu'on s'en méfie, comme la peste, le choléra ou l'eau saumâtre d'une rivière après la tempête.

Une rivière tourbillonnante et remplie de déchets, comme ses pensés qui hantent Ito Atsushi au fur et à mesure de son ascension au seing d'un laboratoire pharmaceutique. Ce drama n'est clairement pas fait pour redorer le blason des Bigs Pharmas, mais donne une lueur d'espoir quant à l'humanité de la plupart de nos chercheurs, qui œuvrent dans l'ombre pour le bien de tous et aussi, un peu, pour leur propre gloire. Notre héros recherche la reconnaissance de ses paires, mais surtout de son amie d'enfance Sasaki Nozomi, dont il est secrètement amoureux depuis toujours. On se rapproche dès le 1er épisode d'une histoire classique de triangle amoureux. Deux copains, opposés de caractère, convoitent la même bonne copine et n'osent pas avouer leurs sentiments. Le temps passe, les deux deviennent chercheurs et rivaux dans le travail. La bonne copine devient journaliste et un peu fouille merde, il faut bien le dire.

La suite est évidente et c'est le point de départ d'un "fuis-moi, je te suis... , suis-moi je te fuis" des plus classiques, certes, mais efficace, avec des imbrications familiales tentaculaires. Un Dallas sur fond d'innovation pharmaceutique porté par des acteurs on ne peut plus crédibles dans leur rôle. J'adore d'ailleurs l'ambiance créée par la famille du PDG de la big pharma. On s'y croit tellement, qu'on a l'impression de dîner avec eux. Le ton est juste, même si on aimerait tellement faire ouvrir les yeux de chaque personnage sur les sentiments des autres. Parce que, bon sang, nous, on les voit les appels du pied et ça devient vite lourd qu'aucun protagoniste ne remarquent ceux dont ils sont destinataires.

Les hommes d'affaires sont pourris comme il faut. La misère des victimes est palpable et l'empathie qu'elle fait naître est à la hauteur de la détestation de ses dirigeants d'entreprises ou d'universités. J'ai même de la sympathie pour la fille du patron qui brule d'amour pour notre chercheur aveugle, alors que cette petite fille riche devrait nous inspirer du mépris, nous gents des bas-fonds.

Comme toujours dans ce genre d'histoire, au déroulement bien ficelé, personne n'est tout blanc ni tout noir et les personnalités peuvent se revirer rapidement. Révélant ainsi la face la plus obscure de chacun. On est torturé avec le héros, les personnages secondaires et même le grand patron aux dents de requin nous touche par ses doutes (certes, il en a peu) mais ses arguments font mouche. Si bien qu'à la question" existe-t-il vraiment un moyen de rendre le monde meilleur pour tous ?" , les bons sentiments ne suffisent pas pour y répondre. Le remède est loin d'être évident et les scientifiques du monde entier malgré des siècles de recherches n'ont pas encore trouvé la formule magique. Tout juste, le rendent-ils, moins douloureux...
...à grands coups de médocs, bien sûr.

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Ongoing 6/10
Kimi to Sekai ga Owaru Hi ni
3 people found this review helpful
Feb 14, 2021
6 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

Le monde des zombies est vraiment petit

Les zombies ont envahi tous les supports depuis un bon nombre d'années déjà et on ne peut pas dire que l'on a été en manque d'infections ses derniers mois non plus, dans le monde réel. C'est donc avec un peu de réticence que j'ai commencé à regarder ce drama. D'autant plus que mon dernier Zombie Outbreak était le drama Zambi. Et lui, il m'a vraiment traumatisé pour quelques années, mais malheureusement pas pour les bonnes raisons (l'absence d'une vraie histoire, bon sang, quel gâchis !!!). On commencera à regarder "Kimi to Sekai ga Owaru hi ni: Season 1" un peu pour la même raison que Zambi, c’est-à-dire le casting, et on espèrera cette fois-ci que ce ne sera pas juste pour la chanson titre qu'on l'appréciera.

On peut dire que ça commence plutôt mal. Car il faudra rapidement faire le deuil de l'originalité des situations que vous espériez rencontrer dans ce énième hommage aux films de Romero. Une ville coupée du monde. Des survivants regroupés dans une école, un gymnase, etc..., infectés les uns après les autres et mourant à la chaine, après s'être attaché. Un héros badasse qui ... tir à l'arc, oui, mais du kyûdô SVP !, pour la coolitude, c'est mieux. Tout est du vu et revu. Mais une fois tous vos espoirs d'être surpris enterrés, Vous apprécierez alors peut être de suivre l'histoire.

Le casting est évidemment la grande force de la série. Quel bonheur de retrouver Takeuchi Ryoma toujours aussi expressif et Otani Ryohei en flic un peu trop paternel ou encore Takito Kenichi en en savant fou, qui ne vous fera pas rire, pour une fois (quoi que, c'est quoi ses cheveux ?). Des rôles sur mesure donc. Kasamatsu Sho sous exploité dans les dramas se révèle en prétendant éconduit à la recherche de sa revanche sur le gagnant du cœur de la belle Nakajou Ayami qui trouve, elle aussi, enfin un rôle titre fort. Rongé par la jalousie, on se mettrait presque à sa place tant il nous fait de la peine.

Car au-delà du thème de la survie qui devient assez vite secondaire, on est plongé dans un triangle amoureux, né au lycée, dont aucun des protagonistes n'en est encore sortie, bien des années après. Le thème très lourdingue et américain des zombies est largement rattrapé par le traitement subtil des sentiments à la japonaise. L'amitié est mise à rude épreuve et le sens du sacrifice envers le groupe prend une autre dimension sur l'ile du soleil levant. Les scènes touchantes sont fortes en émotions, mais ne cachent pas pour autant un manque de moyen de la production. Des litres d'hémoglobine comme de maquillage ont été versés et les figurants sont remarquablement dirigés pour donner du réalisme, si on peut dire, dans ce genre de série.

Si le premier épisode peut complètement rebuter les zombies sceptiques comme moi, très vite je me suis pris au piège de l'histoire, qui semble relier tous les protagonistes, au-delà de ce triangle amoureux. Grâce au nombreux et bien menés flashbacks qui manquaient tant à Alice in Borderland, par exemple. On respire en voyant d'autres lieux et on commence à mener une enquête sur le passé du héros, transformant cette histoire d'horreur, en thriller qui me réjouie bien plus, tout en restant une très grande histoire d'amour. D'amitié aussi, et je ne parle pas que de l'amitié Japo-Coréenne étrangement mise en avant dans cette série.

En conclusion pour Monsieur, beaucoup d'hémoglobine, de jolies jeunes filles à secourir, des armes à feux, de la bagarre, de la mécanique, ... pour Madame, des beaux gosses bourrés à la testostérone, se battant pour le cœur de la belle, le dernier tube de Masaki Suda en ending (ouf il ne joue pas dedans, Takeuchi Ryoma n'aurait eu aucune chance face à lui)
et pour moi une histoire pas si banale, et même bien écrite et mise en scène qui donne la part belle au mystère et au suspense.

Une bonne série familiale, donc. Non je déconne évidement, c'est plutôt une série idéale pour la Saint-Valentin.

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Ongoing 6/11
Unmet: A Neurosurgeon's Diary
3 people found this review helpful
May 25, 2024
6 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 10
Music 9.5
Rewatch Value 9.0

Un bel air ... musical... de déjà vu

Après avoir pris une pause drama en 2023, l'excellente Sugisaki Hana (no Satsukyu ) revient nous éblouir par son interprétation sans faille des sentiments humains. Épaulée par une pléthore d'acteurs de haut rang, ce nouveau drama en blouse blanche, prônant l'intégration et la résilience, s'annonce sur le papier des plus prometteurs. Mais le sujet de l'amnésie étant surexploité par les scénaristes en manque d'inspiration, nos souvenirs de trop nombreuses séries, en particulier médicales, risquent d'altérer notre jugement.

Une mise en scène clinique
La première chose qui nous saute aux yeux dans ce qui devra être un mélo-drama sûr-lacrymale, c'est ce rendu à l'image qui se veut très réaliste. Peu maquillé, chaque acteur et donc situation ont de la gueule à l'écran. On est loin du lissage l'Oréal des comédies romantiques et on distingue clairement l'âge de chacun, donnant de la maturité aux propos. Chiba Yudai ou Kichise Michiko, par exemples, paraissent enfin leurs âges (35 et 49). Et pour moi, ça me rassure sur les injustices de la vieillesse. On sent ce souci de retranscrire l'hôpital et la prise en charge de la maladie au plus proche du réel, et surtout celui de la vie solitaire de notre héroïne et son combat pour la rendre la plus ordinaire possible.

50th First Day
Si des séries italiennes à succès ou des remakes japonais de comédies romantiques américaines, prennent le parti de piétiner le réalisme du quotidien d'un amnésique, on reste ici au plus proche de ce que peut vivre une personne atteinte d'un trouble de la mémoire. Chaque soir, notre héroïne retranscrit ce qu'elle a vécu dans sa journée. Elle prend des notes sur les nouveaux patients, ses collègues et se fait un point d'honneur à les appeler par leur prénom, après avoir révisé de longues heures à son réveil. Sugisaki Hana est une artiste qui vit le handicape de manière positive et qui nous transmet à chaque fois cette joie de vivre, sa mélancolie et ses peurs de manière magistral. Dans une comédie comme Koi Desu: Yankee-kun to Hakujou Garu (2021) Elle donnait le sourire à chacun, malgré sa vue défaillante. Bien sûr, c'est totalement exagéré et peut-être déplacé de dire qu'on ressent le handicape avec elle. Mais sa prestation permet de nous donner à chacun une once d'empathie.

Du classique au moderne
La construction des épisodes vous paraitra on ne peut plus classique, pour le genre. Avec "LE" patient à problème, ici cérébrale, couplé souvent à une situation familiale ou sociétale compliquée et dont l'enquête" médicale" débouchera sur sa guérison. E tout cela après quelques larmes d'empathie versées par notre petit cœur serré, évidement. Mais le véritable mystère qui prend le pas sur tout et vous passionnera certainement jusqu'au dernier épisode, c'est celui de la vérité sur la maladie de notre Héroïne. Les acteurs qui gravitent autour d'elle, à commencer par son Senpai, sont inquiétants sans forcer le jeu. Wakaba Ryuya transpire la mélancolie et la "kakkoï" attitude en plus de son aura mystérieuse. Passant de l'ombre à la lumière avec maestria. Je le découvre dans cette série le trouve bluffant. Tout comme les seconds scalpels, d'ailleurs. Avec des grands noms comme Sakou Yoshi, Iura Arata, ... bien sûr. J'en passe, car tellement de seconds rôles et d'invités prestigieux font leur apparition. Rajoutant à une mise en scène déjà de haute volée et un scénario béton, le jeu parfait de chacun.

Je ne me souviens plus très bien
La scénariste Shinozaki Eriko à l'œuvre sur Influence ou Salomon no Gisho pour ne parler que de ses participations les plus récentes, a tissé une toile façon puzzle des plus passionnantes. Et comme le montre le très court générique, on se retrouve à chaque épisode, avec un fil à tirer pour recoudre une partie de la mémoire de Sugisaki Hana. Musique au top Knifu, également. Avec, pour le plus grand plaisir des fans, un inédit de Aimyon. Véritable tube à essai en puissance, à la hauteur de Marigold ou Futaba. Certains diront, c'est toujours la même chose. Mais c'est le lot des chirurgiens. Refaire sans cesse les mêmes gestes. Et quel travail d'orfèvre à chaque fois.

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