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  • Last Online: 2 days ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 1 LV1
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
Ongoing 3/6
Viral Hit
2 people found this review helpful
2 days ago
3 of 6 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 6.0
Acting/Cast 7.5
Music 7.0
Rewatch Value 7.0

Viral (s)hit

Avec sa tête de gendre idéal, Suzuka Oji et son ton mielleux m'irritent dans ses apparitions dramatiques depuis des années. Forçant le trait de la mièvrerie, ou tout du moins de la douceur incarnée, nombreux sont ceux qui ont eu envie de se mettre à l'ijime après l'une de ses prestations. Il incarne la victime scolaire, professionnelle ou amoureuse tellement naturellement que les producteurs de Viral Hit ont décidé d'en faire le personnage principal d'un énième shōnen manga qui, sous couvert d'adaptation d'un webtoon coréen, n'ose pas dire son nom. Mais à force d'exagérer le trait du misérabilisme, n'ont-ils pas créé une énième bouse télévisuelle destinée au retour d'école des élèves n'ayant pas d'activités sociales et, malheureusement, pas d'amis ?

Bien sûr, je ne méprise pas les victimes de harcèlement ni les faiblesses de caractère suggérées par l'auteur. J'en étais moi-même une et je le ressens encore parfois dans certaines situations, bien que j'aie maintenant 50 ans. Mais la représentation très américaine et très années 80 qu'en ont les producteurs et une partie du staff, espérant faire de Viral Hit le nouveau Karaté Kid à une époque qui n'est plus du tout celle des Goonies et d'Indiana Jones, pour surfer sur la vague rétro et en tirer un maximum d'argent, me dégoûte au plus haut point. Et pourtant, si Viral Hit semble n'être qu'une nouvelle licence de shōnen, il semblerait qu'il soit bien plus profond qu'il n'y paraît...

Non, je déconne. Il est ultra cliché, démodé et pousse les stéréotypes à l'extrême, comme on pouvait s'y attendre. Un tel parti pris tient d'ailleurs de l'art, car toutes les cases sont cochées pour faire de ce nanard une œuvre culte.

Le héros est aussi pathétique que flamboyant lorsqu'il se sort de situations complètement irréalistes. Les grosses brutes qui font régner la terreur dans des classes sans professeurs du début à la fin de la série, avec des acteurs approchant la trentaine mais jouant des lycéens de 18 ans. Et le lycée n'est même pas présenté comme un repaire de yankees ayant quadruplé leur CM2. Non, tout le monde trouve normal de diffuser en direct des bagarres en classe où le combattant de MMA défonce le geek à lunettes. Ah ben non, ils ont oublié les lunettes, le cahier des charges n'est pas complet, mais il y a la coupe champignon.

Du coup, la dénonciation des réseaux sociaux tombe complètement à l'eau dans cette réalité parallèle où tout le monde veut faire du buzz pour l'argent. La mise en ligne de violences ne provoque aucune intervention de quiconque, ni professeurs, ni police, ni public. Par contre, la menace de montrer une quéquette semble être la plus grande ombre planant sur ces yankees 2.0. Cent personnes assistent aux scènes mais uniquement deux filment. Des gars sont prêts à se faire humilier pour 1 000 yens (environ 6 €). L'exposition de la pauvreté est dépeinte de la manière la plus maladroite qui soit : « Je vis dans un taudis mais j'ai une connexion internet », pourtant très chère au Japon, qui me permet par exemple de faire du livestream. Ou encore : « Je mange cinq fruits et légumes par jour pour me faire des muscles », alors que cinq minutes auparavant, gâcher 100 yens pour un café lui aurait permis soi-disant de manger pendant trois jours.

Et je passe sur les torrents de larmes de la trop geek Mikami Ai face à l'injustice et aux coups la font passer pour une écervelée, rôle déjà endossé par son statut de faire-valoir, de princesse à sauver ou de tout ce que vous voudrez pour Nukumi Meru.

Reste quand même le plaisir de voir Sugou Araki se démener pour atteindre le jeu et l'aura de son frangin dans un school drama taillé pour lui. Pathétique rime parfois avec sympathique, et c'est bien ce qu'il dégage dans son interprétation, faute de parvenir à atteindre celle de Masaki Suda, que tous les réalisateurs japonais s'arrachent.

Finalement, c'est un peu comme la série des Senkyo. On trouve la série nulle à souhait, mais c'est précisément cette nullité qui en fait une œuvre indispensable, sans parvenir toutefois à dépasser cette référence du nanard. Si vous cherchez plutôt une satisfaction dans la vengeance de personnes empêtrées dans leurs problèmes, leur médiocrité ou leur lâcheté, le film Warui Natsu (Bad Summer) fera bien mieux l'affaire. Voilà une galerie de beautifull losers qui vous apportera votre dose d'émotion.

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Ongoing 6/12
Ano Ko no Kodomo
2 people found this review helpful
Aug 12, 2024
6 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

Mon petit poussin

Sans même connaitre le sujet, le couple formé par Sakurada Hiyori et Hosoda Kanata justifie à lui seul le visionnage de Ano Ko no Kodomo. C'est en tout cas ce que pensent les parents de mon âge pour qui ils forment les ados idéaux. Je risque donc de ne pas être très objectif quant à ma critique. Ados ou Darons, on peut tous se retrouver dans cette histoire pourtant banale d'un jeune couple de lycéens fou amoureux, mais à qui il arrive LA tuile. Traité avec plus ou moins de finesse dans les dramas, le thème de l'adolescente enceinte semble galvaudé et pourrait rebuter une fois nos plus belles années passées. Mais croyez-moi, c'est avec sensibilité, réalisme et finesse dans l'écriture que l'ensemble du staff, du scénariste au metteur en scène, en passant évidemment par les acteurs à l'œuvre sur ce drama, a mis au monde la plus touchante histoire de mère-enfant.

Les poussins grandissent trop vite
Très proche de l'âge des protagonistes, on est saisie par le réalisme du jeu de chacun. La mise en scène dévoile avec lenteur, calme et subtilité la progression de l'histoire. Laissant la place aux doutes, aux questionnements, aux changements radicaux d'avis qu'implique la situation. On vit viscéralement la progression de Sakurada Hiyori dans ses choix et ses renoncements. Il faut dire qu'elle incarne encore une fois avec perfection l'adolescente ou la jeune femme en devenir. Mais aussi, comme c'est le propos jusque dans le titre, cette enfant couvée par une maman poule idéale. On pourra regretter l'absence d'une figure paternelle, puisque que son Koïbito qu'est Hosoda Kanata vie dans le même contexte familial. Loin d'être mis de côté, la scénariste a eu l'intelligence d'intégrer le point de vue de son amoureux pleinement aux décisions de Hiyori Chan. Mais dommage que ma génération d'homme (les vieux) ne soit pas plus présente dans l'histoire, nous mettant hors-jeu.

Une critique de la société (Encore !)
Comme dans 50% de mes reviews, vous attendez mon laïus habituel sur la critique de la société patriarcale et du poids des convenances. Si elle est bien présente, cela reste secondaire. Car impossible de juger ce qui se passe dans cette série. représente tout simplement la vie, la vraie. On ne juge pas des choix que personne ne voudrait avoir à faire. Un ado immature ne se permettrait même pas de juger les parents. Car l'écriture est si bien faite qu'elle ne donne le mauvais rôle à personne. On s'identifie à tous et elle révèle un caractère pédagogique sans faille. Et cela aidé par les acteurs. Hosoda Kanata est, par exemple, gentil, mais loin d'être niais et ça fait du bien. La parentalité est questionnée du point de vue de chacun et ils se valent tous.

Forever Young, i wanna be
Une douceur se dégage en fait de la série. Du moins dans la première moitié. Peut-être parce qu'elle cherche à rassurer ou à guider sans donner de leçon. La musique, notamment l'opening de Riria ou l'ending de Beat Garden, vous plongent dans cette douceur d'une enfance qu'on ne veut pas quitter. Une adaptation de Manga réussit et indispensable.

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Ongoing 8/11
Unsung Cinderella: Byoin Yakuzaishi no Shohosen
0 people found this review helpful
Oct 4, 2020
8 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 8.0

La pilule du bonheur

Honnêtement, J'ai hésité (un peu) avant de me lancer dans le visionnage de ce drama. Son titre faisant référence à "Cendrions", ses acteurs (beaux gosses ou Idols de magazine) et surtout, encore un drama en milieu hospitalier. Après avoir visionné Alive - Oncologist's Medical Record (très bon) , Top Knife (peux mieux faire) ou Radiation House (très bon aussi) je me suis dit que cela allait rapidement me gaver une nouvelle histoire "sanitaire" et surtout en ce moment. Mais une fois de plus, je me suis fait avoir. Il ne ma fallu que deux épisodes pour devenir accros. Les dramas japonais, comme les mangas ou les animés ont ce pouvoir magique de vous faire admirer n'importe quel métier en le faisant passer pour le plus cool du monde. Cette fois-ci ce sont les pharmaciens qui sont mis à l'honneur (après les infirmiers, les oncologues, les radiologues, et sûrement bientôt les proctologues, donc). Pas les chercheurs en pharmacie mais bien ceux qui s'occupe de préparer les médicaments prescrit par les médecins. Leur implication envers les patients (certes exagérées) réchauffe l'âme et le coeur.
Écriture parfaite, acteurs excellents et tellement touchants (c'est pas juste, ils sont beaux, jeunes et en plus ils jouent bien) Et de l'émotion à chaque épisode. Attention, âmes sensibles s'abstenir, comme dans Alive le propos est dur, la mort est souvent présente en filigrane et cela monte en puissance dans les derniers épisodes. On est loin d'une amourette entre collègue et c'est t'en mieux. En même temps, retrouver réunis Tanaka Kei et Nishino Nanase qui m'avaient tenu en halène dans 'Anata no ban desu' ne pouvait donner que du bon (même si cette dernière a un rôle assez transparent malheureusement). Et Ishihara Satomi n'arrête plus de m'étonner depuis qu'elle m'a fait aimer les magazines de mode dans Jimi ni Sugoi! Koetsu Garu Kono Etsuko. Un drama à visionner sans ordonnance, donc et surtout pas à dose homéopathique.

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Completed
Alice in Borderland
1 people found this review helpful
Jan 11, 2021
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 7.0
Rewatch Value 6.0

De l'autre côté du miroir

Aborder le visionnage de ce drama me pousse à la frontière de ce que je peux supporter en matière de blockbuster. Si j'apprécie tellement les séries japonaises c'est pour des raisons bien particulières et qui les font souvent détester par beaucoup de mes con-génères. Jeu d'acteur, réalisme ou originalité des situations de la vie quotidienne, sentiments à fleur de peau, humour, twist, mystère, etc, etc ... Mis à part pour les derniers thèmes, rien ne laissait présager que j'allais apprécier cette énième réinterprétation du mythe d'Alice au pays des merveilles. D'autant plus que les productions japonaises Netflix (Violet Evergarden mise à part) m'ont souvent rebutées. Je me souviens encore avec effroi du premier épisode de Followers. Breuuuh

Destiné à un public international, rempli de violence gratuite et d'effets spéciaux, la série va à l'opposé total d'un plongeon dans le "vrai"Japon, tant l'histoire aurait pu se passer dans n'importe qu'elle jungle urbaine, voir jungle tout court. Mais c'est bien par la porte d'entrée de la ville de Tokyo, à l'architecture moderne, magnifiées par des plans chiadés sortis des meilleurs catalogues de voyage que je me suis laissé happer. La photo est un atout majeur de la série, mais amateurs de l'époque Edo, passez donc votre chemin. Shinjuku et Kabukicho sont présentés comme le top de la coolitude. Histoire évidement de rameuter un max de touristes consuméristes étrangers. La ville de Tokyo a sûrement financé une partie du tournage pour cela et c'était clairement nécessaire d'avoir sa coopération, vu le scénario.

D'abord, désolé de ne pas comparer la série au manga, ne l'ayant pas lu, mais je pense qu'elle s'apprécie surement mieux ainsi étant déjà très courte. L'histoire ce passe donc dans un Tokyo, complètement déserté de la plupart des êtres humains. Il fallait donc mettre la main au porte-monnaie pour fermer des quartiers entiers en plein jour. Et le jeu en valait la chandelle car les images sont rares et même maintenant, avec la pandémie, les passages piétons emblématiques ne sont pas vides.

Ensuite, le scénario prend certainement quelques libertés avec le manga publié de 2010 à 2016... 2010, oui vous avez bien lu ! Battle Royal, 2000 - Death Note, 2003 - - Doubt 2007 - Btooom!, 2009 etc, etc, ... et on est en 2020 !!! 10 ans après le point d'orgue du phénomène. Y a-t-il vraiment encore quelque chose de nouveau à raconter dans le le pays des battles royals en 2021.

Rappelons les règles immuables du genre :
- bande de copains plongée dans un autre univers ou/et huis clos, check
- mise à l'épreuve de leur amitié, check
- vamp prête à tout pour ne pas mourir (donc sexe), check
- mort violente d'un personnage principal sympathique, mais pas le héro quand même faut pas pousser, check
- énigme, traitre, esprit d'équipe qui triomphe, check, check, check, ...
Des codes vus des dizaines de fois, donc. Si on rajoute à cela la construction dite moderne du Cliffhanger, mais surtout la mise en scène cinématographique qui me fait depuis des années m'endormir devant les blockbusters de 2h30, pas gagné pour que je trouve du positif dans cette série (à part Tokyo, vous l'avez compris). Il y a un bon nombre d'épisodes rallongés artificiellement par des flashbacks assez poussifs, en plus de scènes statiques où l'on contemple des visages larmoyants pendant des plombes. Bref cela manque de vie et pas seulement par manque d'habitant. Tout n'est pas bon à prendre dans le cinéma moderne (américain ?) et surtout pas cette manière de rallonger la sauce. Faire des flashbacks permet de donner de la profondeur à certains personnages et leur disparition n'en aurait été que plus forte, mais pour cela il aurait fallu s'en donner les moyens sur des épisodes quasi-entiers.

OK, j'ai démoli toutes vos envies de regarder la série. Mais malgré les situations téléphonées (c'est le cas de le dire) des jeux de la mort proposés, j'ai regardé jusqu'au bout et j'en suis même à me demander si je ne regarderais pas la saison 2. Il y a du positif, donc...

Tout d'abord le thème des jeux de cartes est intéressant. Il mêle du coup, jeux de hasard, maths et traitrise. Les maths étant mon domaine j'espérais voir plus d'énigmes de logique. Mais elles sont assez rares et souvent connues, les pièces en carré et l'ampoule, j'attendais plus. Les jeux de cœurs sont basés souvent sur le sacrifice et on devine assez vite l'issue. Le problème c'est qu'on se doute aussi de l'issue du dernier jeu qui tourne quand même sur 3 épisodes. Donc les amateurs d'énigmes n'en auront pas pour leur argent, mais auront surement envie de lire le manga, pour les autres, c'est une bonne initiation.

L'histoire entre nos deux héros est classique et platonique. Du coup elle risque de décevoir les grands fans de séries à l'occidental, bien plus tactiles. Mais elle colle au fait qu'on est au Japon et que la production est japonaise. Malgré cela les codes des films/séries d'actions américaines sont bien présents. En termes de musique, mise en scène, cascades et effets spéciaux. Certains crieront au génie, en disant :"Enfin une adaptation japonaise réussie". Pour les adeptes de séries et films asiatiques, nous savons ce qu'est un bon film venant de l'est. Il n'a pas besoin d'inclure un mec tatoué façon kabuki, katana à la main ou une amazone adepte du karaté (si, si, ils ont osé). Si on passe donc ses personnages "plus cliché de l'Asie, tu meurs", il reste un excellent jeu d'acteur et quelques moments qui donnent envie de voir la suite.

Mais c'est surtout par Yamazaki Kento, NEET extrêmement cool et petit génie des maths qui s'ignore, que l'on appréciera le plus la série. Je me souviens avec plaisir de You Lie in April ou l'excellent Death Note de 2015 dans son rôle inoubliable de L et à 26 ans il est à deux doigts d'une carrière internationale avec son rôle d'Arisu. Ce qui pourrait me faire dire que tout n'est pas à jeter avec Netflix. Notre mignon petit lapin, Tsuchiya Tao ne lui vole pas vraiment la vedette, même si elle impressionne par ses bons et son mimétisme avec Faith l'héroïne de Mirror's Edge (le premier évidemment).

Finalement je ne crierai ni au génie, ni à a la bouse. Seulement à, ça dépend qui on est et qu'est-ce qu'on veut. Pour moi c'est un produit destiné à exporter du rêve (Tokyo+arts martiaux+bikini) mais qui fait aussi marcher sa tête. Dans cette optique il est réussi et mérite 10/10. Mais si on compare à des productions typiquement japonaises et destinées qu'au marché japonais, comme Anata no ban desu, il ne tient pas la comparaison en termes de mystère et de suspense, même si la production est léchée. De la violence et du voyeurisme ça il y en a, mais attendons-nous vraiment cela d'un drama ? Quoi qu'il en soit, Je m'interroge sur QUI répartie les cartes des productions mondiales. Une reine de cœur qui joue avec les sentiments humains certainement.

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Ongoing 5/9
Hyochakusha
1 people found this review helpful
Aug 28, 2021
5 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 9.0
Rewatch Value 9.0

L'homme de la Mer (trop facile)

Bâtir une série sur la notoriété d'un seul acteur est compliqué et casse-gueule, mais quand il s'agit de Saito Takumi, on prend peu de risques. À part celui de ne pas avoir les créneaux pour les prises de vue, tant il est multi-talents et donc ultra-booké. Acteur, réalisateur, photographe, chanteur, ... et évidement beau gosse. C'est s'en doute pour ce dernier point qu'il prend le premier rôle tant son sexappeal est mis en avant dans la série ou pour en faire la promotion. Ce n'est pourtant pas ce qui fait le sel de ce drama, même si les premières images le montrent recouvert uniquement de ce condiment.

Fort d'un scénario en béton ce mysterie-drama vous tiendra en haleine tout l'été. Pouvoirs paranormaux, secte, serial killer, espionnage, duo de flics : vieux brisgard/rookie, jeune journaliste cachant un lourd passé, trio d'ados déjantées biberonnées aux réseaux sociaux, romance et même un peu de gore. N'en jetez plus Hyochakusha réunit en lui seul tous les éléments qui font une bonne série. Mais avec tant de plats aussi succulents qu'ils soient, ne risquons-nous pas l'indigestion ?

Grâce à une pléthore d'acteurs au top, on est pourtant pas prêt d'avoir des renvois. À commencer par Nomaguchi Tohru en gourou flippant à souhait.
Namase Katsuhisa, affichant 60 ans au compteur, est encore en forme pour poursuivre le serial killer et montre un style très flic/voyoux à l'américaine. Si l'inspecteur Harry est clairement son modèle, Jodie Foster du Silence des Agneaux est l'inspiration majeure pour l'ex Nogizaka 46, Shiraishi Mai, qui malheureusement, peine, à mon sens, à convaincre. Ce rôle pourrait être un accélérateur de carrière, mais elle reste bien lisse face aux autres acteurs. Et surtout face à Saito Takumi qui illumine de son aura ce rôle de Messie (le saint, pas le footballeur) admiré de plus en plus par la population, au détriment de ses balourds de policiers.

La réalisation est digne des blockbusters de l'été japonais, voir internationaux. On sent l'inspiration du cinéma et des films comme Seven ou le Silence des Agneaux, justement. Une déclaration d'amour au cinéma de genre américain, jusque dans l'introduction ponctué d'un "Previously in Hyochakusha !". Plan et décors parfaits feront briller votre rétine. Avec ce petit jeu, auquel on se prend facilement, de reconnaître les dessins d'Hemingway. Des plans qui donnent le frisson, comme il se doit dans ce genre de séries. La musique touche au but, l'Ending par Novelbright peut marquer les esprits par son intro mystique et sa ressemblance avec du The Six Lie. On admira également la blancheur impeccable de certains costumes, mais rien de surprenant au pays de "la météo des lessives". Non franchement il faudrait être devin pour prédire une éventuelle déception dans le dénouement.

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Ongoing 7/10
Story of My Family!!!
0 people found this review helpful
Apr 21, 2021
7 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.5
Story 9.5
Acting/Cast 10
Music 8.5
Rewatch Value 9.5

L'humour Noh limit !

Si vous pensez détester le catch, mais pas autant que le théâtre Noh. Il faut absolument regarder Ore no ie no Hanashi. Les masques, les costumes, le jeu des acteurs, tout est fait pour vous faire aimer l'un au l'autre.

En effet, ce drama respire l'amour et la bonne humeur en prenant comme prétexte ses deux environnements totalement opposés ou totalement semblables selon sa perception des choses. Le pitch assez convenu : L'ainé d'une famille ne vivant que dans et pour la tradition de génération en génération, doit reprendre contre son gré la tête du théâtre familial. Alors qu'en réalité, il souhaite devenir catcheur pro. L'histoire commence, quand la quarantaine passée, il doit revenir dans la maison familiale prendre soin de son père mourant, et cela, au même titre que ses frères et sœurs. On suit donc la vie des protagonistes dans cette maison tenant aussi lieu de salle de théâtre traditionnel.

Cette comédie à l'humour parfois surréaliste, dépeint une galerie de personnages hauts en couleurs. À commencer par notre héros, joué par Tomoya Nagase, le chanteur du groupe Tokio, qui se montre doué à la fois en catcheur malgré son bel âge et en acteur Noh. On se délecte de ses monologues intérieurs avec sa voix d'homme des cavernes et des situations qu'il vit au quotidien à travers sa famille et pour prendre soin de son père. Sa sœur Eguchi Noriko que l'on verra enfin dans des rôles principaux gère les affaires familiales avec un côté strict, mais est marié à un restaurateur fan de Hip Hop et de Ketchup et la rend tellement sympathique. Son frère avocat et amoureux transi. Son frère adoptif complètement habité par le Noh. Son ex-femme, son fils .... mais surtout le couple infirmière/Oyaji, totalement what the fuck. Toda Erika à peine sortie des 6 mois d'Asadora et qui interprète cette étrange infirmière qui fera tourner la tête de toute la famille.
Et son père donc magnifiquement joué par Nishida Toshiyuki acteur de 73 ultra récompensé durant sa carrière et qui crève l'écran par son jeu et pas seulement quand il fait du Noh. À la fois détestable et tellement mignon en grand-père fragile quand il prend son bain. La performance d'un grand acteur.

L'environnement des costumes et de la scène pour le Noh et aussi le catch vous fera vraiment aimer ses deux disciplines. Les performances d'acting de la par des acteurs sont au top. Si bien qu'on a l'impression d'assister à de vrai match/représentation. Là aussi, pour le catch, la galerie de personnages vaut son pesant d'or. Beaucoup d'humour et d'émotion pour des personnages très attachants Quelle que soit la situation.

Les masques ont un rôle fondamental dans l'histoire et ils sont partout :
- Grace au Noh, avec ses explications de la situation précédente, à travers des représentations faisant le parallèle avec des histoires du folklore
- Grace au catch, permettant ainsi toutes les cachoteries
- à cause du Covid ou ses masques sont portés quasiment partout, montrant l'encrage dans la réalité, mais donnant tellement d'accent sur le regard des personnages.

Brut de décoffrage, mais hilarant, on apprécie de vivre avec cette famille, la série nous montrant les liens qui lient les générations vivant encore sous le même toit. Rappelant ce que l'on doit à nos anciens, ... aux anciens, comme l'obligation d'en prendre soin, mais surtout comme héritage.

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Ongoing 8/12
Massage Tantei Joe
0 people found this review helpful
Jun 29, 2021
8 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

Libérez vos chakras

Mon Dieu, mais que le monde de l'entertainement japonais est conscient de ses défauts de production, tics et autres clichés et est capable de s'en moqué. Dès le générique, Massage Tantei Joe, touche au génie, en nous obligeant à nous exclamer : "mais c'est exactement ça" ! En 10 secondes, les réticences pour visionner le énième drama adapté d'un manga de détective, sont levées. Les scénaristes et l'auteur original m'ont immédiatement gagné à leur cause. On sait qu'on va se tordre de rire les 20 min de ses courts, mais nombreux épisodes, découpés comme ses enquêtes effectivement trop nombreuses et ultra codées à la TV.

C'est pour la participation de Koshiba Fuka que je me suis intéressé à ce mystery drama de 2017 (déjà). Sa présence rafraichissante, est toujours un gage de bizarrerie et/ou de what the fuck selon vos gouts. Mauvais gout, diront cette fois-ci, certains. Comme ses attitudes et ses tenues très fan-service, mais clairement, on est dans un manga qui respecte les codes du genre et ravira donc les a-mateurs. Son jeu, son rôle ou tout simplement son implication dans l'histoire décevront par contre ceux habitués à ses premiers rôles récents bien plus rafraîchissants.

Des effets visuels, écrits, incrustés au bon moment donne une touche supplémentaire manga et spécialise celui-ci par des annotations pseudoscientifiques sur le shiatsu, les points de pression, etc. Particularité de l'ultra-introverti Joe, joué par Nakamaru Yuichi (membre de Kat-Tun) le changement de personnalité dès qu'il se met au bouleau ou qu'il résout une enquête par, justement, le contact physique qu'il a avec ses patients, clients ou suspects. Ne chercher évidemment aucun réalisme du point de vue médical, comme policier. Par simple pression sur votre poignet, il devine l'heure à laquelle vous avez tenue l'arme à feu, plusieurs jours après. Cette hypersensibilité sensorielle est inversement proportionnelle au contact qu'il peut avoir avec les autres, le vouant presque à l'autisme.

Son combat sera donc plutôt de sortir de sa coquille et la folie de tous les personnages, même les plus secondaires l'aidera. Le duo de flics looser , pour ne citer qu'eu, que font Money et Tiger est à pissé de rire et rend hommage au meilleur du pire cinéma comique américain. C'est d'ailleurs toute la série qui y participe. Épisode par épisode, on assiste à des parodies de Paranormal Activity, Very Bad trip et d'autres encore, avec cet humour décalé qui caractérise tellement les Japonais. Cette moquerie du showbiz US mise à la sauce ramen est jubilatoire et les références faites au cinéma asiatique, comme le kung-fu, le séjour dans un ryoukan ou l'ending à la Bollywood rappellent qu'ils ne sont pas les seules à produire du film de "haute qualité culturelle" dans le monde.

Ending, justement, qui apporte l'œuf dans le bol de Ramen, avec un Nakamaru Yuichi en grande forme au chant et à la danse dans une chorégraphie résument tout le feeling de la série. Une sorte de point de pression permettant la relaxation totale du spectateur après seulement 20 min de séance. Le docteur en a prescrit 12, j'en rêve d'une 100aine.

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Ongoing 5/11
Super Rich
2 people found this review helpful
Dec 4, 2021
5 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

Plaire sans argent n'est pas mortel

Super Rich est la romance de l'hiver 2021 qui réchauffera votre cœur desséché par un monde sombrant dans l'égoïsme et l'argent roi. On ne parle plus de protéger les anciens ou les faibles, mais de protéger l'économie et surtout de relance, de production ou d'investissement, tout en se méfiant du méchant étranger venu profiter de nos maigres richesses. Ça y est le monde d'avant est de retour, en plus grand et plus fort et Super Rich semble au 1er abord faire l'apologie de celui-ci en la personne de Eguchi Noriko, super à l'aise working girl en pause sur l'affiche comme dans les premières minutes de la série, retraçant sa passionnante vie de fille à papa investissant sans compter son argent.

Cependant, connaissant cette fabuleuse actrice trop longtemps cantonnée au second rôle de grande sœur du héros, collègue de bureau ou autre faire-valoir un peu strict, on ne pouvait qu'attendre un drama sensible et drôle à la fois. Où son franc parlé et son charisme naturel peuvent faire la différence. Et c'est exactement ce que Noriko-san, visage poupon et 40aine assumé, dégage à l'écran. Un trop rare premier rôle, qu'elle endosse avec brio. Grâce à sa voix, son élégance et son air hébété quand elle se retrouve au centre d'un triangle amoureux, convoité par les jeunes hommes qu'elle prend sans trop réfléchir sous sa protection. Mamoru (ah, ces jeux de mots), comme chacun la nomme, sans le San donc, pour plus de proximité, est à la fois la patronne juste et dure en affaire, la bonne copine de ses employés et une célibataire endurcie qui ne semble pas intéressée par les love story. Mais qui récupère les destins brisés par un monde du travail japonais impitoyable avec les faibles et surtout qui reste ultra fidèle en amitié.

Si l'étalement de la richesse vous écœure (car vous n'êtes pas riche). Rassurez-vous, Mamoru perd toute sa fortune après 10 mn du premier épisode. Et c'est partie pour 10 excellents moments de vie en communauté. C'est la survie d'une petite entreprise d'édition repartant de 0 qui se joue. Impossible pour l'héroïne de virer sa dizaine d'employés préférant délaisser les grands bureaux de Ginza contre une veille maison tradi qui fuit de partout, tous entassés dans le salon pour trouver des moyens de survie. La proximité renforce les liens notamment amoureux et effectivement l'attirance se fait vite sentir, pour beaucoup de jeunes hommes de la maison, envers Mamoru.

Néanmoins, rassurez-vous, on est loin d'un harem manga ou celle-ci profiterait de la situation. Elle nous pousse à nous interroger justement sur ce qu'est l'amour... de son prochain. Elle qui n'a plus de parent et donc peu de famille depuis son enfance. Elle a toujours recueilli et considéré comme sa famille ses employés, notamment hommes, notamment jeunes et notamment beaux (tant qu'à faire) et explique très bien à ceux-ci et de ce fait au spectateur, qu'ils ont peut-être le syndrome de la maman protectrice envers elle. Bref, le syndrome œdipien dans toute sa splendeur.

Bien sûr, ses sentiments vont être mis à rudes épreuves comme tous dans la série. Attendez-vous à sortir vos mouchoirs régulièrement et même les jeunes stagiaires vous toucheront. Le Cast est impressionnant, vu le nombre de collaborateurs, en beaux mecs, actrices et acteurs doués (un peu moins bô, du coup). Akaso Eiji et Machida Keita se tirent la corde et un seul des deux aurait déjà suffi à rendre jaloux n'importe quel mâle tombant par hasard devant la TV. Oui, c'est toujours par hasard que l'on regarde ses mélodrames, messieurs, n'est-ce pas.

Un mélodrame plein de joie, car on s'amuse finalement beaucoup. Les situations tout en étant réalistes, sont souvent drôles. Quiproquos et gags parsèment des torrents de larmes versées. Des montagnes russes d'émotions, richement mise en scène (on sent qu'il y a du pognon pour le drama du jeudi soir) et en musique. Celle-ci d'ailleurs joue un rôle important dans la montée de tension, rappelant, mais s'en moquant aussi, les soaps de famille super riche américaine.

Évidement, tout n'est pas parfait. Les gros caractères et le retour continuel dans le temps irriteront plus d'un. Surtout, si on n'est pas adepte du maquillage rajeunissant loupé, mais assumé. Mention spéciale au directeur de publication et sa compagne ( vous comprendrez ;)). La mise en retrait de certains acteurs aussi, sonne comme du gâchis. Je pense évidement à Nakamura Yuri ou l'éternel second rôle Yamoto Yuma obligé de porter toujours des shorts, pour ne pas faire d'ombre aux trop beaux premiers rôles. Cependant, comme toujours, ils auront droit à leurs épisodes spéciaux, alors on se rassure.

Enfin, Bonus sur le salaire, l'utra doué Yuri nous propose un nouveau tube en puissance pour l'ending, futur number one au top Oricon, sans aucun doute. Comme si la série avait besoin de cela pour étinceler. Décidément, on ne prête qu'aux riches.

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Ongoing 5/10
Go Home: Keishicho Mimoto Fumeinin Sodanshitsu
1 people found this review helpful
Aug 25, 2024
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 9.0

N'oubliez jamais !

La sensibilité à la japonaise me fascinera jusqu'à ma mort. C'est certainement pour elle que je consacre tellement de temps aux dramas relatant la vie et la culture de personnages à 12 000 km de mon lieu de vie et autant de ma culture occidentale. Le rapport à la mort et au respect des êtres disparus sont tels qu'on ne compte plus les œuvres honorant nos défunts. Go Home en est une des plus belles représentantes récentes et, mes chers fidèles, avec vous qui êtes tous réunis ici, nous allons tenter de lui rendre humblement hommage en ces quelques mots.

Go Home commence sa vie dans un bureau d'investigation de cold case. Deux héroïnes se partagent la vedette. Jouées par les excellentes Koshiba Fuka et Oshima Yuko. Le reste du cast est un peu en retrait, même si leur présence est indispensable au rythme de la série qui se veut joyeuse et détendue, malgré le propos. Mentions spéciales à nos anciens : Yoshida Kotaro et surtout Hankai Kazuaki qui jouent de leur âge avec merveilles.

La mort vous va si bien
Qu'est-ce qui peut bien pousser deux jeunes femmes à participer à des enquêtes sur des personnes décédées, de surcroit des personnes anonymes. Chacune porte un secret qui est habilement distillé dès les premières minutes, tout en se concentrant sur le macchabée à identifier durant chaque épisode. On assiste donc à des enquêtes bouleversantes de sensibilité. Notamment de la part de Fuka-chan qui ne m'avait pas ému de la sorte depuis si longtemps. Comme je ne suis pas toute sa filmographie non plus, mais l'affiche me donnait espoir d'un petit délire de sa part comme Yokaï sharhouse ou Tokusetsu Gaga. Et contre toute attente, c'est dans le registre émotionnel qu'elle revient briller. Mais Yuko-chan n'est pas en reste et le duo qui s'épaule mutuellement vous réchauffera le cœur jusqu'à parfois le rendre ardent comme la passion qui les anime à chercher l'identité du disparu. En voulant à tout prix à identifier le mort, c'est surtout une paix intérieure pour la famille, les amis et même le fantôme du défunt qu'elles recherchent. La passion pour leur mission transparait dans ces combats de boxes mémorables et bien d'autres situations ou Fuka-chan, en particulier, donne énormément de sa personne.

Et ce(ux) qui reste(nt), on y pense ?
Une fois n'est pas coutume, dans les mystery-drama., les histoires de disparus sont souvent singulières et passionnantes. Alors, on ne va pas bouder son plaisir. D'autant plus que la production est de qualité. Le rythme est bon, l'écriture est réfléchie, les acteurs sont drôles et émouvants y compris en second rôle. La musique est un support indispensable avec comme plus belle illustration cet ending de Yorushika dont on ne se lasse pas. Alors n'oubliez pas de regarder ce drama, qui mérite qu'on se souvienne de lui pour longtemps.

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Ongoing 5/10
Samurai Kaasan
1 people found this review helpful
Nov 14, 2021
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.5
Music 7.0
Rewatch Value 8.5

L'art de dire Noh à sa mère

Voilà un ovni télévisuel qui ne manquera pas de diviser, mais qui est clairement fait pour se laver le cerveau après une dure journée remplie d'heures supplémentaires ou de cours du soir. Autant être prévenue et il va falloir mettre de côté tous ses préjugés sur les hommes qui se travestissent et surtout qui (croient ?) être drôle en imitant les imperfections de nos mamans. Mais en ont-elles vraiment ? Réponse à la fin de la chronique.

Courts sketchs de 5 à 10 min regroupés en épisode de 20 min, cette adaptation de "gag manga" respecte le format et n'essaye pas de créer une histoire au long cours "réaliste", façon sitcoms américaines, d'une famille composée du three magic number. Maman surprotectrice, Papa jovial et à l'ouest et fiston de 17 ans rebelle voulant son indépendance. En tout cas, c'est ce que croit la maman. Alors disons le tout de suite, Joshima Shigeru est excellent en mama gonflée de testostérone et le duo qu'il forme avec le débutant, mais prometteur Jonny's Onishi Fuga est plutôt fabuleux.

Vous aurez forcément un peu de mal au début, trouvant notre Okaasan grotesque, puisqu'on reconnait dès le premier coup d'œil et premières intonations que l'on a affaire à un mec, un vrai, ayant de la bouteille de surcroit. À déjà 50 ans, le leader de Tokio, animateur et humoriste récurrent à la TV, en plus d'être un acteur confirmé qui fait partie de la vie du japonais moyen, n'a plus rien à prouver et surtout à perdre. Et son interprétation fait mouche. Le trouvant ridicule dans les premières minutes, il devient très vite touchant, ne sachant pas s'il interprète un hommage à sa propre maman (la pauvre) ou s'il met en avant des générations de mères dévouées à leurs enfants et leurs familles, et cela, effectivement, un peu de manière désuète et maladroite. Dans la tradition des rôles féminins interprétés par des hommes, elle reste lourde pour des occidentaux, mais aussi lourde de sens, le sens de la famille et d'une période de la vie d'une femme qui reste importante dans notre société individualiste. Joshima Shigeru fait réfléchir sur la place des femmes au foyer dans la société et leur rend justice.

Mais ne nous trompons pas, c'est bien un duo comique qui est à l'œuvre ici, quasiment du Manzai, comme le doux rêve dans la série du partenaire de répliques qu'est Onishi Fuga. Ses répliques justement qui font mouche et qui sont la grande force comique de ses scènettes. Avec son accent assumé du Kansai (son groupe de Jonny's s'appelle quand même Lil Kansai) et sa manière de dire 100 fois crève à sa mère en le regrettant juste après nous rappelle à quel point on a été dure avec nos mamans durant l'adolescence et on l'est encore une fois devenue adulte, mais aussi à quelle point elle a été envahissante durant l'adolescence.... et elle l'est encore une fois devenue adulte. Maman, je t'aime.

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Ongoing 7/11
Ignite
0 people found this review helpful
Jun 28, 2025
7 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Avocats tout risque

Des A-vocats ultra-burinés qui reprennent les affaires délaissées par d'autres pour défendre la veuve, l'orphelin ou toute autre victime d’une entreprise ou d’un gros bonnet. Du déjà-vu, peut-être, mais pas du côté qu’on croit. Notre agence lorgne plutôt du côté de l’A-Team : sans foi ni loi, elle ne s'embarrasse pas de contradictions. Et si elle prend le risque de s’inspirer de notre fameuse agence Ignite, elle évoque aussi le fameux Hannin Keisatsu du cultissime Sentaku Takushi de Bakarhythm.
Alors oui, j’exagère un peu : on n’est ni dans le kitsch, ni dans l’irréalisme scénaristique. Ignite reprend les codes de la team de spécialistes au service de la loi… tout en les détournant. On dira plutôt qu’ils sont au service du droit, mais n’hésitent pas à en placer une là où ça fait mal. Pas de violence outrancière non plus. Mamiya Shotaro campe un "Barracuda" plutôt classe : sanguin, direct, honnête, il cache une blessure qui lui donne juste ce qu’il faut de charme. Très juste dans son rôle, il porte la série sans pour autant cannibaliser ses partenaires.
Côté mystère et charme animal, Miyama Ryoki n’est pas en reste. Il fera sans doute fondre ceux qui seraient restés de marbre face à la beauté de papier glacé de Shotaro-kun. Même si les blessures de ces personnages, dévoilées peu à peu, font déjà-vu, et donc moins réalistes, elles touchent encore une fois en plein cœur. Le fil conducteur qui réunit l’équipe assurant la cohérence des situations.
Comme dans l’A-Team, les personnages féminins, notamment Kamishiraishi Moka, sont malheureusement relégués au second plan. Dommage, elle aurait fait une excellente Looping. Elle reste ici un Robin, qui vient tirer son Batman de Shotaro des situations inextricables. Sous-exploitée, c’est une vraie déception dans une série qui, heureusement, n’en compte pas tant que ça.
Nakamura Toru incarne un Hannibal d’enfer, épaulé par deux autres vétérans, Oikawa Mitsuhiro et Ryo. Le trio propose une version alternative de la série, plus Derrick que Starsky et Hutch tout en gardant un côté mystérieux et classe, ce qui manquait évidemment dans Derrick.
Quoi qu’il en soit, la série transpire la classe. Américaine ou allemande, elle dynamite le genre du bengoshi drama. Même si, une fois dans le tribunal, révélations et jargon juridique risquent de vous prendre la tête, comme à l’accoutumée… Une série à recommander à ceux qui s’intéressent au métier, mais pas seulement : à tous ceux prêts à s’enflammer pour défendre la justice dans un monde rongé par les dramas judiciaires trop mous.

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Ongoing 5/8
Million-Follower Detective
0 people found this review helpful
Feb 18, 2026
5 of 8 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 10
Music 8.0
Rewatch Value 9.0

Pour une poignée de followers

Pour seulement ma deuxième chronique, en déjà cinq ans, d’un Drama taïwanais, je me retrouve un peu comme Ekin Cheng découvrant les réseaux sociaux. Un vieux père de 50 ans incapable de comprendre la jeunesse, ses aspirations et ses codes. Tout comme je suis incapable de comprendre les codes des Dramas taïwanais, après des années nourri uniquement aux Dramas japonais. Si les différences entre un thriller des deux côtés de la mer de Chine sont subtiles, elles sont bien plus importantes que celles entre Navarro et Derrick, des deux côtés du Rhin.

Elles se jouent surtout au niveau du rythme et de l’ambiance. Si des thrillers comme Chou no Rikigaku arrivent à retranscrire cette ambiance crade et suintante dans un Japon ancré dans le réel, force est de constater que la plupart des thrillers japonais sont aseptisés et policés à souhait. Million-Follower Detective est dans la veine de ces séries brutes, sans concession sur le réel. Un réel que les jeunes de Taïwan fuient dans l’espoir de devenir riches et célèbres par le poison du XXIᵉ siècle que sont les réseaux. Si des dizaines de séries ont déjà dépeint les excès de ceux-ci, force est de constater que celle-ci va dans le jusqu'au-boutisme. Au même titre que Adolescent devrait nous faire réfléchir sur ce monde parallèle et sans foi ni loi pour nos enfants, celle-ci devrait nous alerter sur la santé mentale de la génération Z.
Quand le buzz pousse au crime, jusqu’à se retourner contre son propre créateur. Dans un Taïwan individualiste, sans espoir pour la jeunesse, la série aurait tout aussi bien pu se passer dans n’importe quelle mégalopole mondiale, où chaque petite fourmi, en voulant dénoncer le moindre crime pour se donner une importance et une conscience, devient une pièce du puzzle assassin de notre civilisation.

Je regarde cette série avec les yeux de la génération X, celle qui a créé le Frankenstein, incapable de comprendre la jeunesse mais rêvant que tout ceci s’arrête, alors que j’utilise moi-même les réseaux à cet instant même. La folie collective se ressent dans chaque scène, magistralement filmée et pourtant sans artifice, chose rare pour un Drama Netflix. Les personnages sont crus. Patty Lee en rookie et Ekin Cheng en mentor sont justes dans leurs rôles, paraissant dix ans de moins que leurs âges respectifs. Le jeu reflète leur expérience, mais la jeune garde d’influenceurs n’est pas en reste et se voit promise à une belle carrière, malgré leur rôle de parasites dépeint dans ce Drama. La série est entourée de mystère et vous tiendra en haleine un certain temps, révisant votre jugement à chaque épisode.

Les dérives des réseaux sont dénoncées comme il se doit, dépeints comme un Far West sans foi ni loi. La violence est partout dans la série. La violence sur le Net, dans le réel, pour tous les protagonistes. Sans concession, ce Drama est une bonne entrée en matière dans le monde beaucoup moins policé du Drama taïwanais, mais tellement plus en phase avec le réel du monde qui nous entoure. Si Taïwan est critiqué régulièrement pour sa vassalisation aux États-Unis, elle montre qu’elle est en avance sur l’Oncle Sam par bien des aspects, qui nous projettent dans un avenir désespérant.

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Ongoing 5/8
#Cold Game
0 people found this review helpful
Jul 24, 2021
5 of 8 episodes seen
Ongoing 1
Overall 7.0
Story 7.0
Acting/Cast 8.0
Music 7.0
Rewatch Value 6.5

Une réalisation à vous glacer le sang

En manque de Survival Drama depuis la fin de la saison 2 de 'Kimi to Sekai ga Owaru hi ni', je me suis intéressé à ce Cold Game qui dépeint la difficile survie dans un monde moderne bouleversé par le retour brusque de l'âge de glace. Pas les films, évidemment, même s'ils sont tous très bouleversants. Un intérêt tout relatif, car peu de têtes d'affiche (comme souvent avec le drama du samedi nuit) et réfrénée encore par la laideur de cette affiche, justement, et, on le verra assez vite, d'autres fautes de goût.

Pourtant, tout démarra de la meilleure des manières. Un contexte encore peu exploité dans les dramas, un huis clos qui s'ouvre dès les premières secondes sur la compétition entre différentes familles qui n'en sont peut-être pas. Pas de spoil ici, c'est dévoilé dès les premières minutes, et cela, sans finesse. Comme cette reproduction de fête du sport familiale qui donne le ton de toute la série. Cheap, fake dans le sens péjoratif et par bien des aspects, dans un sens, intéressant pour l'histoire.

Cheap est effectivement ce qui vient à l'esprit dès le premier épisode. Mise en scène à 100 yens avec comme décor un lycée à peine transformé par quelques tuyaux dans les couloirs. Un casting insipide par le jeu d'acteur et les scènes tournant au grotesque comme la course pour obtenir le lit de l'infirmerie quelques heures ou la culture d'une petite plante par personne et les billes pour faire tomber ses adversaires et je vous parle même pas de la récompense de cette course. Rien n'a vraiment de consistance et les tensions entre différents groupes, familles, célibataires, chef ou exécutant ne tiennent pas la route longtemps.

Un générique digne des séries des années 80, réalisé avec Photoshop (c'est des photo retouchée donc), une musique banale, des effets de glace digne d'un sapin de noël artificiel, mais tout de même de la neige réelle en vue extérieure, même si après plusieurs mois de précipitations continues, les personnages peuvent encore y marcher sans s'enfoncer. Et d'ailleurs, la neige peut elle seulement tombé avec ce -40° affiché en permanence par la série. Pour qu'une neige tombe en continu, ne faut-il pas une évaporation quelque part sur le globe. 8 milliards d'être humains ne disparaissent pas comme ça pourtant on a l'impression que ce sont les derniers survivants. Bref, placer la série dans un futur de 100 ou 200 ans l'aurait fiat gagner en crédibilité, mais au détriment du budget sûrement, qui manque cruellement.

Pour masquer ses manques, de fausses bonnes idées parsèment la série. Comme des plans caméra qui vous donneront certainement la gerbe, tant ils sont maladroits. Notamment a table avec cet œil de bœuf ou ses découpes façon 24H pour voir tous les persos en même temps, alors que cela n'a aucun intérêt (il mange ensemble, quoi !).

En laissant tomber les aberrations et en acceptant le second degré de cette série (Z, donc), on pourra y trouver un certain plaisir coupable à la regarder. À chercher les secrets de chacun, même si vous ne ferez pas trop chauffer votre cerveau tant les flashbacks et autres indices son mal distillés. C'est bien dommage, car avec - 40°C dehors on aurait préféré surchauffer plutôt que rester de glace.

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Ongoing 3/10
Inheritance Detective
3 people found this review helpful
Feb 17, 2025
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

L'héritage des "Grands Reportages"

Dans la grande tradition des "tantei" (détectives), il y a un type d'enquêteur qui avait jusqu'à présent été peu exploité : le détective des successions. Alors qu'en France, TF1 adore nous assommer le samedi après-midi avec ses reportages-enquêtes sur la recherche des ayants droit, aucun producteur français n'a encore eu l'idée d'exploiter ce filon sous forme de série. Peut-être parce que notre rapport à la mort et à l'argent reste fortement imprégné de morale chrétienne, qui nous impose une certaine retenue sur ces sujets.

Dans tous les cas, aucune retenue du côté de "Sozoku Tantei", qui prend le parti de l'humour. Car oui, la mort et l'argent, ça peut être fun.

Le casting est prometteur. Akaso Eiji et Sakurada Hiyori, respectivement proclamés gendre et fille idéaux par moi-même, déploient leur charme et leur maladresse, accompagnés du clown de service Yamoto Yuma. Ce dernier n'a plus rien à prouver tant il est l'héritier de 60 ans de comique à la japonaise, aussi bien dans le registre visuel (l'héritage de la coupe champignon) qu'au niveau des dialogues, si toutefois vous réussissez à les entendre. Malgré toute la bonne volonté des deux héros, c'est Yuma-kun qui s'impose et occupe tout l'espace à l'écran.

Hiyori-chan, même si elle tente d'adopter les codes de la génération Z dans son langage et ses postures, se retrouve enfermée dans des postures stéréotypées. Le scénario lui exige les sempiternelles phrases maternalistes et trop directes envers le détective, perdu dans ses pensées. Des passages obligés sans doute imposés par la volonté d'être trop fidèle au manga d'origine, au détriment d'un soupçon de réalisme. On s'attachera donc plutôt aux scènes comiques, empreintes d'humour noir, enterrements obligent. Les runnings gags fonctionnent plutôt bien, souvent sur un registre visuel, même si le trait est parfois forcé.

Quant à Akaso Eiji, bien qu'il fasse partie du vivier des futurs grands acteurs, y compris sur la scène internationale, il n'aura pas ici son grand rôle. Trop contraint par des scénarios convenus : le détective ultra-intelligent, mais fauché, l'assistante qui le remet sur le droit chemin, et le comique de service. Successions d'entreprises offertes au majordome suspicieux, legs à un chat... Du déjà-vu dans l'univers des successions. Même si le travail est fait, les intrigues s'avèrent généralement trop fades pour captiver pleinement.

Reste cet humour et cette légèreté, agrémentés d'une touche de sensibilité bienvenue, qui permettent d'exorciser la crainte d'affronter la mort. En parler, relativiser, soulager peut-être. Qui sait, nous sommes peut-être face à un héritage pour les générations futures, qui, on nous l'annonce, ne connaîtront plus la mort.

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Dropped 4/12
Omimi ni Aimashitara
3 people found this review helpful
Sep 19, 2021
4 of 12 episodes seen
Dropped 0
Overall 7.0
Story 7.0
Acting/Cast 7.5
Music 7.0
Rewatch Value 6.5

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Ouvrez grand vos oreilles, car voilà un drama que nous, petit Français, pourrions une fois de plus considérer comme destiné à une niche d'Otak, mais qui intéresse le japonais moyen au plus au point, par son thème :
Le podcast ... de bouffe.
Non pas une émission télé ou une recette en tuto YouTube, dont nous raffolons aussi, je crois, mais bien l'enregistrement sonore, disponible sur Spotify ou autres, d'une jeune femme racontant les sensations qu'elle ressent en sempifrant de plats à emporter. C'est comme si des personnes avaient de l'intérêt et du temps à perdre, à lire l'avis d'un néophyte français parlant à peine le japonais sur les J-dramas. La personne qui les écrit y passe un temps fou, prend un plaisir fou à les faire, mais n'intéresse sûrement pas grand monde. En tout cas de mentalement équilibré ...

Ainsi commence l'histoire de ce court drama, de 20 min par épisode avec 5 min de vrai podcast à l'intérieur, illustré par les souvenirs dont se remémore, l'encore méconnue, en tant actrice, Itou Marika, en décrivant les goûts de ses plats. De nature très Introvertie, l'ex Nogizaka46 devient comme nous tous, et moi en 1er, vu la longueur de cet article beaucoup trop bavarde quand on la lance sur son sujet de prédilection. Les plats des grandes enseignes de restauration rapide du Japon, pour le coup. Véritable institution dans ce pays, sur place ou à emporter, ses restaurants pullulent et ont souvent chacun des spécialités bien précises. Ramen, kare-risu, ou gyoza, vous aurez l'eau à la bouche et une irrésistible envie d'en commander. Mais à 10 000 km du premier restaurant vous devrez vous contenter de nos sushis fades, livrés en Uber.

De vrais restaurants donc faisant de ce drama une grande campagne de promotion à ciel ouvert ou le retour à la restauration rapide et la fin du "fait maison" sonne la fin de la pandémie. On l'espère en tout cas.

Mais ne fuyez pas pour autant, car au-delà de l'aspect mercantile, c'est une sympathique histoire de friendship dans un bureau lambda de Tokyo. Premier bouleau, après un "shuushoku" arasant d'une bande de jeunes célibataires, mais on reste loin d'une ambiance à la Friends, quand même. Vous verrez les quartiers commerçants de Tokyo et deviendrez vite amis avec ses héros de la vie quotidienne. Vous pourrez même si vôtre niveau de japonais le permet retrouver les podcasts dans la vie réelle et faire encore plus partie de cette joyeuse bande. Car ils sont vraiment disponibles sur Spotify et sortent en même temps que chaque épisode. Une façon originale de briser le 4e mur.

Le dernier intérêt de ce mignon petit Drama, qui n'en recèle pas tant que ça, vu la banalité des situations quotidienne, c'est qu'il vous servira de tuto pour créer vos propres podcast sur Spotify, car comme toujours quand un métier ou une passion sont le thème d'un drama, cela tourne vite au document d'information. Une façon habile de vous ouvrir l'appétit sur ce monde et vous rassurera sur le fait que non, vous n'êtes pas bizarre. D'autres personnes sont comme vous ... et moi. Alors vous pouvez entamer cette danse de la joie sur l'ending, pardon l'opening catchy de Kana Hanezawa sans honte.

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