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  • Last Online: 13 hours ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 1 LV1
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
Ongoing 5/10
Go Home: Keishicho Mimoto Fumeinin Sodanshitsu
1 people found this review helpful
Aug 25, 2024
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 9.0

N'oubliez jamais !

La sensibilité à la japonaise me fascinera jusqu'à ma mort. C'est certainement pour elle que je consacre tellement de temps aux dramas relatant la vie et la culture de personnages à 12 000 km de mon lieu de vie et autant de ma culture occidentale. Le rapport à la mort et au respect des êtres disparus sont tels qu'on ne compte plus les œuvres honorant nos défunts. Go Home en est une des plus belles représentantes récentes et, mes chers fidèles, avec vous qui êtes tous réunis ici, nous allons tenter de lui rendre humblement hommage en ces quelques mots.

Go Home commence sa vie dans un bureau d'investigation de cold case. Deux héroïnes se partagent la vedette. Jouées par les excellentes Koshiba Fuka et Oshima Yuko. Le reste du cast est un peu en retrait, même si leur présence est indispensable au rythme de la série qui se veut joyeuse et détendue, malgré le propos. Mentions spéciales à nos anciens : Yoshida Kotaro et surtout Hankai Kazuaki qui jouent de leur âge avec merveilles.

La mort vous va si bien
Qu'est-ce qui peut bien pousser deux jeunes femmes à participer à des enquêtes sur des personnes décédées, de surcroit des personnes anonymes. Chacune porte un secret qui est habilement distillé dès les premières minutes, tout en se concentrant sur le macchabée à identifier durant chaque épisode. On assiste donc à des enquêtes bouleversantes de sensibilité. Notamment de la part de Fuka-chan qui ne m'avait pas ému de la sorte depuis si longtemps. Comme je ne suis pas toute sa filmographie non plus, mais l'affiche me donnait espoir d'un petit délire de sa part comme Yokaï sharhouse ou Tokusetsu Gaga. Et contre toute attente, c'est dans le registre émotionnel qu'elle revient briller. Mais Yuko-chan n'est pas en reste et le duo qui s'épaule mutuellement vous réchauffera le cœur jusqu'à parfois le rendre ardent comme la passion qui les anime à chercher l'identité du disparu. En voulant à tout prix à identifier le mort, c'est surtout une paix intérieure pour la famille, les amis et même le fantôme du défunt qu'elles recherchent. La passion pour leur mission transparait dans ces combats de boxes mémorables et bien d'autres situations ou Fuka-chan, en particulier, donne énormément de sa personne.

Et ce(ux) qui reste(nt), on y pense ?
Une fois n'est pas coutume, dans les mystery-drama., les histoires de disparus sont souvent singulières et passionnantes. Alors, on ne va pas bouder son plaisir. D'autant plus que la production est de qualité. Le rythme est bon, l'écriture est réfléchie, les acteurs sont drôles et émouvants y compris en second rôle. La musique est un support indispensable avec comme plus belle illustration cet ending de Yorushika dont on ne se lasse pas. Alors n'oubliez pas de regarder ce drama, qui mérite qu'on se souvienne de lui pour longtemps.

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Ongoing 5/10
Samurai Kaasan
1 people found this review helpful
Nov 14, 2021
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.5
Music 7.0
Rewatch Value 8.5

L'art de dire Noh à sa mère

Voilà un ovni télévisuel qui ne manquera pas de diviser, mais qui est clairement fait pour se laver le cerveau après une dure journée remplie d'heures supplémentaires ou de cours du soir. Autant être prévenue et il va falloir mettre de côté tous ses préjugés sur les hommes qui se travestissent et surtout qui (croient ?) être drôle en imitant les imperfections de nos mamans. Mais en ont-elles vraiment ? Réponse à la fin de la chronique.

Courts sketchs de 5 à 10 min regroupés en épisode de 20 min, cette adaptation de "gag manga" respecte le format et n'essaye pas de créer une histoire au long cours "réaliste", façon sitcoms américaines, d'une famille composée du three magic number. Maman surprotectrice, Papa jovial et à l'ouest et fiston de 17 ans rebelle voulant son indépendance. En tout cas, c'est ce que croit la maman. Alors disons le tout de suite, Joshima Shigeru est excellent en mama gonflée de testostérone et le duo qu'il forme avec le débutant, mais prometteur Jonny's Onishi Fuga est plutôt fabuleux.

Vous aurez forcément un peu de mal au début, trouvant notre Okaasan grotesque, puisqu'on reconnait dès le premier coup d'œil et premières intonations que l'on a affaire à un mec, un vrai, ayant de la bouteille de surcroit. À déjà 50 ans, le leader de Tokio, animateur et humoriste récurrent à la TV, en plus d'être un acteur confirmé qui fait partie de la vie du japonais moyen, n'a plus rien à prouver et surtout à perdre. Et son interprétation fait mouche. Le trouvant ridicule dans les premières minutes, il devient très vite touchant, ne sachant pas s'il interprète un hommage à sa propre maman (la pauvre) ou s'il met en avant des générations de mères dévouées à leurs enfants et leurs familles, et cela, effectivement, un peu de manière désuète et maladroite. Dans la tradition des rôles féminins interprétés par des hommes, elle reste lourde pour des occidentaux, mais aussi lourde de sens, le sens de la famille et d'une période de la vie d'une femme qui reste importante dans notre société individualiste. Joshima Shigeru fait réfléchir sur la place des femmes au foyer dans la société et leur rend justice.

Mais ne nous trompons pas, c'est bien un duo comique qui est à l'œuvre ici, quasiment du Manzai, comme le doux rêve dans la série du partenaire de répliques qu'est Onishi Fuga. Ses répliques justement qui font mouche et qui sont la grande force comique de ses scènettes. Avec son accent assumé du Kansai (son groupe de Jonny's s'appelle quand même Lil Kansai) et sa manière de dire 100 fois crève à sa mère en le regrettant juste après nous rappelle à quel point on a été dure avec nos mamans durant l'adolescence et on l'est encore une fois devenue adulte, mais aussi à quelle point elle a été envahissante durant l'adolescence.... et elle l'est encore une fois devenue adulte. Maman, je t'aime.

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Ongoing 7/11
Ignite
0 people found this review helpful
Jun 28, 2025
7 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Avocats tout risque

Des A-vocats ultra-burinés qui reprennent les affaires délaissées par d'autres pour défendre la veuve, l'orphelin ou toute autre victime d’une entreprise ou d’un gros bonnet. Du déjà-vu, peut-être, mais pas du côté qu’on croit. Notre agence lorgne plutôt du côté de l’A-Team : sans foi ni loi, elle ne s'embarrasse pas de contradictions. Et si elle prend le risque de s’inspirer de notre fameuse agence Ignite, elle évoque aussi le fameux Hannin Keisatsu du cultissime Sentaku Takushi de Bakarhythm.
Alors oui, j’exagère un peu : on n’est ni dans le kitsch, ni dans l’irréalisme scénaristique. Ignite reprend les codes de la team de spécialistes au service de la loi… tout en les détournant. On dira plutôt qu’ils sont au service du droit, mais n’hésitent pas à en placer une là où ça fait mal. Pas de violence outrancière non plus. Mamiya Shotaro campe un "Barracuda" plutôt classe : sanguin, direct, honnête, il cache une blessure qui lui donne juste ce qu’il faut de charme. Très juste dans son rôle, il porte la série sans pour autant cannibaliser ses partenaires.
Côté mystère et charme animal, Miyama Ryoki n’est pas en reste. Il fera sans doute fondre ceux qui seraient restés de marbre face à la beauté de papier glacé de Shotaro-kun. Même si les blessures de ces personnages, dévoilées peu à peu, font déjà-vu, et donc moins réalistes, elles touchent encore une fois en plein cœur. Le fil conducteur qui réunit l’équipe assurant la cohérence des situations.
Comme dans l’A-Team, les personnages féminins, notamment Kamishiraishi Moka, sont malheureusement relégués au second plan. Dommage, elle aurait fait une excellente Looping. Elle reste ici un Robin, qui vient tirer son Batman de Shotaro des situations inextricables. Sous-exploitée, c’est une vraie déception dans une série qui, heureusement, n’en compte pas tant que ça.
Nakamura Toru incarne un Hannibal d’enfer, épaulé par deux autres vétérans, Oikawa Mitsuhiro et Ryo. Le trio propose une version alternative de la série, plus Derrick que Starsky et Hutch tout en gardant un côté mystérieux et classe, ce qui manquait évidemment dans Derrick.
Quoi qu’il en soit, la série transpire la classe. Américaine ou allemande, elle dynamite le genre du bengoshi drama. Même si, une fois dans le tribunal, révélations et jargon juridique risquent de vous prendre la tête, comme à l’accoutumée… Une série à recommander à ceux qui s’intéressent au métier, mais pas seulement : à tous ceux prêts à s’enflammer pour défendre la justice dans un monde rongé par les dramas judiciaires trop mous.

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Ongoing 5/8
Million-Follower Detective
0 people found this review helpful
Feb 18, 2026
5 of 8 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 10
Music 8.0
Rewatch Value 9.0

Pour une poignée de followers

Pour seulement ma deuxième chronique, en déjà cinq ans, d’un Drama taïwanais, je me retrouve un peu comme Ekin Cheng découvrant les réseaux sociaux. Un vieux père de 50 ans incapable de comprendre la jeunesse, ses aspirations et ses codes. Tout comme je suis incapable de comprendre les codes des Dramas taïwanais, après des années nourri uniquement aux Dramas japonais. Si les différences entre un thriller des deux côtés de la mer de Chine sont subtiles, elles sont bien plus importantes que celles entre Navarro et Derrick, des deux côtés du Rhin.

Elles se jouent surtout au niveau du rythme et de l’ambiance. Si des thrillers comme Chou no Rikigaku arrivent à retranscrire cette ambiance crade et suintante dans un Japon ancré dans le réel, force est de constater que la plupart des thrillers japonais sont aseptisés et policés à souhait. Million-Follower Detective est dans la veine de ces séries brutes, sans concession sur le réel. Un réel que les jeunes de Taïwan fuient dans l’espoir de devenir riches et célèbres par le poison du XXIᵉ siècle que sont les réseaux. Si des dizaines de séries ont déjà dépeint les excès de ceux-ci, force est de constater que celle-ci va dans le jusqu'au-boutisme. Au même titre que Adolescent devrait nous faire réfléchir sur ce monde parallèle et sans foi ni loi pour nos enfants, celle-ci devrait nous alerter sur la santé mentale de la génération Z.
Quand le buzz pousse au crime, jusqu’à se retourner contre son propre créateur. Dans un Taïwan individualiste, sans espoir pour la jeunesse, la série aurait tout aussi bien pu se passer dans n’importe quelle mégalopole mondiale, où chaque petite fourmi, en voulant dénoncer le moindre crime pour se donner une importance et une conscience, devient une pièce du puzzle assassin de notre civilisation.

Je regarde cette série avec les yeux de la génération X, celle qui a créé le Frankenstein, incapable de comprendre la jeunesse mais rêvant que tout ceci s’arrête, alors que j’utilise moi-même les réseaux à cet instant même. La folie collective se ressent dans chaque scène, magistralement filmée et pourtant sans artifice, chose rare pour un Drama Netflix. Les personnages sont crus. Patty Lee en rookie et Ekin Cheng en mentor sont justes dans leurs rôles, paraissant dix ans de moins que leurs âges respectifs. Le jeu reflète leur expérience, mais la jeune garde d’influenceurs n’est pas en reste et se voit promise à une belle carrière, malgré leur rôle de parasites dépeint dans ce Drama. La série est entourée de mystère et vous tiendra en haleine un certain temps, révisant votre jugement à chaque épisode.

Les dérives des réseaux sont dénoncées comme il se doit, dépeints comme un Far West sans foi ni loi. La violence est partout dans la série. La violence sur le Net, dans le réel, pour tous les protagonistes. Sans concession, ce Drama est une bonne entrée en matière dans le monde beaucoup moins policé du Drama taïwanais, mais tellement plus en phase avec le réel du monde qui nous entoure. Si Taïwan est critiqué régulièrement pour sa vassalisation aux États-Unis, elle montre qu’elle est en avance sur l’Oncle Sam par bien des aspects, qui nous projettent dans un avenir désespérant.

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Ongoing 5/8
#Cold Game
0 people found this review helpful
Jul 24, 2021
5 of 8 episodes seen
Ongoing 1
Overall 7.0
Story 7.0
Acting/Cast 8.0
Music 7.0
Rewatch Value 6.5

Une réalisation à vous glacer le sang

En manque de Survival Drama depuis la fin de la saison 2 de 'Kimi to Sekai ga Owaru hi ni', je me suis intéressé à ce Cold Game qui dépeint la difficile survie dans un monde moderne bouleversé par le retour brusque de l'âge de glace. Pas les films, évidemment, même s'ils sont tous très bouleversants. Un intérêt tout relatif, car peu de têtes d'affiche (comme souvent avec le drama du samedi nuit) et réfrénée encore par la laideur de cette affiche, justement, et, on le verra assez vite, d'autres fautes de goût.

Pourtant, tout démarra de la meilleure des manières. Un contexte encore peu exploité dans les dramas, un huis clos qui s'ouvre dès les premières secondes sur la compétition entre différentes familles qui n'en sont peut-être pas. Pas de spoil ici, c'est dévoilé dès les premières minutes, et cela, sans finesse. Comme cette reproduction de fête du sport familiale qui donne le ton de toute la série. Cheap, fake dans le sens péjoratif et par bien des aspects, dans un sens, intéressant pour l'histoire.

Cheap est effectivement ce qui vient à l'esprit dès le premier épisode. Mise en scène à 100 yens avec comme décor un lycée à peine transformé par quelques tuyaux dans les couloirs. Un casting insipide par le jeu d'acteur et les scènes tournant au grotesque comme la course pour obtenir le lit de l'infirmerie quelques heures ou la culture d'une petite plante par personne et les billes pour faire tomber ses adversaires et je vous parle même pas de la récompense de cette course. Rien n'a vraiment de consistance et les tensions entre différents groupes, familles, célibataires, chef ou exécutant ne tiennent pas la route longtemps.

Un générique digne des séries des années 80, réalisé avec Photoshop (c'est des photo retouchée donc), une musique banale, des effets de glace digne d'un sapin de noël artificiel, mais tout de même de la neige réelle en vue extérieure, même si après plusieurs mois de précipitations continues, les personnages peuvent encore y marcher sans s'enfoncer. Et d'ailleurs, la neige peut elle seulement tombé avec ce -40° affiché en permanence par la série. Pour qu'une neige tombe en continu, ne faut-il pas une évaporation quelque part sur le globe. 8 milliards d'être humains ne disparaissent pas comme ça pourtant on a l'impression que ce sont les derniers survivants. Bref, placer la série dans un futur de 100 ou 200 ans l'aurait fiat gagner en crédibilité, mais au détriment du budget sûrement, qui manque cruellement.

Pour masquer ses manques, de fausses bonnes idées parsèment la série. Comme des plans caméra qui vous donneront certainement la gerbe, tant ils sont maladroits. Notamment a table avec cet œil de bœuf ou ses découpes façon 24H pour voir tous les persos en même temps, alors que cela n'a aucun intérêt (il mange ensemble, quoi !).

En laissant tomber les aberrations et en acceptant le second degré de cette série (Z, donc), on pourra y trouver un certain plaisir coupable à la regarder. À chercher les secrets de chacun, même si vous ne ferez pas trop chauffer votre cerveau tant les flashbacks et autres indices son mal distillés. C'est bien dommage, car avec - 40°C dehors on aurait préféré surchauffer plutôt que rester de glace.

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Ongoing 3/10
Inheritance Detective
3 people found this review helpful
Feb 17, 2025
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

L'héritage des "Grands Reportages"

Dans la grande tradition des "tantei" (détectives), il y a un type d'enquêteur qui avait jusqu'à présent été peu exploité : le détective des successions. Alors qu'en France, TF1 adore nous assommer le samedi après-midi avec ses reportages-enquêtes sur la recherche des ayants droit, aucun producteur français n'a encore eu l'idée d'exploiter ce filon sous forme de série. Peut-être parce que notre rapport à la mort et à l'argent reste fortement imprégné de morale chrétienne, qui nous impose une certaine retenue sur ces sujets.

Dans tous les cas, aucune retenue du côté de "Sozoku Tantei", qui prend le parti de l'humour. Car oui, la mort et l'argent, ça peut être fun.

Le casting est prometteur. Akaso Eiji et Sakurada Hiyori, respectivement proclamés gendre et fille idéaux par moi-même, déploient leur charme et leur maladresse, accompagnés du clown de service Yamoto Yuma. Ce dernier n'a plus rien à prouver tant il est l'héritier de 60 ans de comique à la japonaise, aussi bien dans le registre visuel (l'héritage de la coupe champignon) qu'au niveau des dialogues, si toutefois vous réussissez à les entendre. Malgré toute la bonne volonté des deux héros, c'est Yuma-kun qui s'impose et occupe tout l'espace à l'écran.

Hiyori-chan, même si elle tente d'adopter les codes de la génération Z dans son langage et ses postures, se retrouve enfermée dans des postures stéréotypées. Le scénario lui exige les sempiternelles phrases maternalistes et trop directes envers le détective, perdu dans ses pensées. Des passages obligés sans doute imposés par la volonté d'être trop fidèle au manga d'origine, au détriment d'un soupçon de réalisme. On s'attachera donc plutôt aux scènes comiques, empreintes d'humour noir, enterrements obligent. Les runnings gags fonctionnent plutôt bien, souvent sur un registre visuel, même si le trait est parfois forcé.

Quant à Akaso Eiji, bien qu'il fasse partie du vivier des futurs grands acteurs, y compris sur la scène internationale, il n'aura pas ici son grand rôle. Trop contraint par des scénarios convenus : le détective ultra-intelligent, mais fauché, l'assistante qui le remet sur le droit chemin, et le comique de service. Successions d'entreprises offertes au majordome suspicieux, legs à un chat... Du déjà-vu dans l'univers des successions. Même si le travail est fait, les intrigues s'avèrent généralement trop fades pour captiver pleinement.

Reste cet humour et cette légèreté, agrémentés d'une touche de sensibilité bienvenue, qui permettent d'exorciser la crainte d'affronter la mort. En parler, relativiser, soulager peut-être. Qui sait, nous sommes peut-être face à un héritage pour les générations futures, qui, on nous l'annonce, ne connaîtront plus la mort.

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Dropped 4/12
Omimi ni Aimashitara
3 people found this review helpful
Sep 19, 2021
4 of 12 episodes seen
Dropped 0
Overall 7.0
Story 7.0
Acting/Cast 7.5
Music 7.0
Rewatch Value 6.5

100 yens de réduction sur votre prochaine commande.

Ouvrez grand vos oreilles, car voilà un drama que nous, petit Français, pourrions une fois de plus considérer comme destiné à une niche d'Otak, mais qui intéresse le japonais moyen au plus au point, par son thème :
Le podcast ... de bouffe.
Non pas une émission télé ou une recette en tuto YouTube, dont nous raffolons aussi, je crois, mais bien l'enregistrement sonore, disponible sur Spotify ou autres, d'une jeune femme racontant les sensations qu'elle ressent en sempifrant de plats à emporter. C'est comme si des personnes avaient de l'intérêt et du temps à perdre, à lire l'avis d'un néophyte français parlant à peine le japonais sur les J-dramas. La personne qui les écrit y passe un temps fou, prend un plaisir fou à les faire, mais n'intéresse sûrement pas grand monde. En tout cas de mentalement équilibré ...

Ainsi commence l'histoire de ce court drama, de 20 min par épisode avec 5 min de vrai podcast à l'intérieur, illustré par les souvenirs dont se remémore, l'encore méconnue, en tant actrice, Itou Marika, en décrivant les goûts de ses plats. De nature très Introvertie, l'ex Nogizaka46 devient comme nous tous, et moi en 1er, vu la longueur de cet article beaucoup trop bavarde quand on la lance sur son sujet de prédilection. Les plats des grandes enseignes de restauration rapide du Japon, pour le coup. Véritable institution dans ce pays, sur place ou à emporter, ses restaurants pullulent et ont souvent chacun des spécialités bien précises. Ramen, kare-risu, ou gyoza, vous aurez l'eau à la bouche et une irrésistible envie d'en commander. Mais à 10 000 km du premier restaurant vous devrez vous contenter de nos sushis fades, livrés en Uber.

De vrais restaurants donc faisant de ce drama une grande campagne de promotion à ciel ouvert ou le retour à la restauration rapide et la fin du "fait maison" sonne la fin de la pandémie. On l'espère en tout cas.

Mais ne fuyez pas pour autant, car au-delà de l'aspect mercantile, c'est une sympathique histoire de friendship dans un bureau lambda de Tokyo. Premier bouleau, après un "shuushoku" arasant d'une bande de jeunes célibataires, mais on reste loin d'une ambiance à la Friends, quand même. Vous verrez les quartiers commerçants de Tokyo et deviendrez vite amis avec ses héros de la vie quotidienne. Vous pourrez même si vôtre niveau de japonais le permet retrouver les podcasts dans la vie réelle et faire encore plus partie de cette joyeuse bande. Car ils sont vraiment disponibles sur Spotify et sortent en même temps que chaque épisode. Une façon originale de briser le 4e mur.

Le dernier intérêt de ce mignon petit Drama, qui n'en recèle pas tant que ça, vu la banalité des situations quotidienne, c'est qu'il vous servira de tuto pour créer vos propres podcast sur Spotify, car comme toujours quand un métier ou une passion sont le thème d'un drama, cela tourne vite au document d'information. Une façon habile de vous ouvrir l'appétit sur ce monde et vous rassurera sur le fait que non, vous n'êtes pas bizarre. D'autres personnes sont comme vous ... et moi. Alors vous pouvez entamer cette danse de la joie sur l'ending, pardon l'opening catchy de Kana Hanezawa sans honte.

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Ongoing 6/10
Tatsuki: Too Kind for School
1 people found this review helpful
May 16, 2026
6 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Trop mielleux, c’est peu dire… quoique…

Une noob dans le domaine de l’éducation rejoint une école alternative où les enfants sont des cassés de la vie, ça vous parle ? Pas étonnant, c’est du vu et revu dans les school dramas japonais et les premières minutes de Tatsuki Sensei wa Amasugiru ne vont pas révolutionner le genre. Tout juste sorti de son rôle de bad boy dans Kujo l’Implacable, le très bankable (et très beau) Machida Keita semble rempiler dans un rôle de yankee tant il est peroxydé. Mais en quelques secondes de dialogue, on comprend qu’il endosse ici celui d’un éducateur mou, voire mièvre avec les enfants et les ados. Même si les adolescents japonais ont la fausse réputation d’être plus dociles que les occidentaux de 2026, son attitude avec les mioches fait peur. Il joue aux jeux vidéo avec eux si les gamins n’ont pas envie de bosser, il se comporte parfois de manière encore plus immature qu’eux alors qu’il devrait imposer le respect qu’il n’a clairement pas.

Ainsi, les premiers épisodes vont vous irriter à un point que la présence de la « nine boarder » Matsumoto Honoka ne va pas apaiser. Habituée aux rôles de sidekick, parfois transparente, elle est clairement absente d’une bonne partie des épisodes. Sommée ici de servir la soupe au duo Machida Keita / Eguchi Yosuke, j’aimerais tant la revoir dans un rôle aussi marquant que dans 95. Ici, elle sourit de manière forcée à chaque situation qu’elle juge pathétique sans le dire, toute ancienne institutrice qu’elle est, mais surtout traumatisée par son adolescence qu'elle revoit à travers ses nouveaux élèves.

Mais alors, faut-il se plonger dans ce school drama classique, trop fuwa fuwa pour être intéressant ? Eh bien oui. Contrairement aux apparences, tout comme un élève décrocheur n’est pas forcément paresseux ou teubé, Tatsuki Sensei wa Amasugiru n’est pas si sucré que cela. Il touche au cœur des problèmes de notre jeunesse, mais également à la parentalité et à la manière d'éduquer nos enfants. La série n’essaie d’ailleurs pas de nous faire croire que l’on règle un problème en un épisode. Elle suit les jeunes sur plusieurs, et de petites victoires comme de grandes défaites parsèment rapidement la série. Mais la plus grande de toutes touche certainement Machida Keita, qui révèle au fur et à mesure son passé et le pourquoi d’un tel look et comportement. La série gagne alors la maturité qui lui manquait dans les deux premiers épisodes. Reste toujours le cas de Matsumoto Honoka qui, heureusement, se retrouve intimement mêlée à l’histoire d’un élève au milieu de la série, l'obligeant enfin à faire face à son propre passé, donnant enfin de la profondeur à son personnage.

Si la forme est trop classique, le fond et le concept de l’art-thérapie rendent la série bien plus passionnante que les premières minutes pouvaient le laisser présager. Laissez donc une chance à cette école, laissez tomber les préjugés qui vous font croire, en regardant par-dessus la palissade du premier épisode, que ces gamins ne font que s’amuser toute la journée. Cette série est divertissante, mais surtout, elle vous redonnera le goût de la vie.

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Ongoing 6/10
Ya Boy Kongming!
1 people found this review helpful
Nov 1, 2023
6 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 8.0
Music 9.5
Rewatch Value 8.0

Big in China

Les multivers sont multiples et parfois poreux. C'est ce que tente de nous démontrer cette improbable adaptation d'un manga, mélangeant le showbiz à la Japonaise et les guerres des 3 Royaumes dans la Chine du début du 1er millénaire.

Ultra référencé sur le sujet, il pourra rebuter les occidentaux peu férus d'histoire et de stratégie guerrière, vielles qui plus est, d'il y a bientôt 2000 ans. Et même si la grande histoire peut se révéler passionnante, preuves sont les films, jeux vidéo, animes et même jeux de carte à collectionner dont les succès ne démordent pas dans toute l'Asie, le seul thème ne donne pas forcément l'envie nécessaire au petit Français. Costumes décalés et riches de détails, quiproquos temporels, on nage en plein "Les visiteurs", l'humour franchouillard en moins. Et heureusement, car une finesse toute japonaise sera bienvenue pour montrer les bonnes manières des empaleurs guerriers du 3ᵉ siècle de notre ère. Pas dupe, les bons sentiments de notre coupeur de têtes et héros de guerre Zhuge Liang Kongming sont mises en avant pour le drama, afin de trancher avec l'abrupté du monde moderne et en particulier ce showbiz, paroxysme de la vulgarité et des faux-semblants, si bien dénoncés et en même temps si bien exploité dans l'œuvre elle. Tout comme dans "Oshi no Ko", par exemple.

C'est dans ce monde de brutes que la jeune Eiko, interprétée par Kamishiraishi Moka (qui d'autre ?) Cherchera à percer, avec donc pour encombrant mentor, Paripi Koumei. Le petit nom d'impresario de notre grand général. Si on fait fi de ce costume qu'il aborde sans cesse, nous rappelant qu'on est en fasse d'une adaptation de manga sans recherche d'un semblant de cohérence scénaristique ou historique, on peut prendre un sacré plaisir à suivre les aventures musicales de notre petite Adieu. Pour ceux qui suivent sa carrière depuis ses débuts, je parle bien dans le monde réel, le scénario rentre en résonance avec sa propre vie. Les personnages secondaires font irrémédiablement penser à des groupes ou des artistes actuelles en les parodiant, mais jamais en étant méchant. Le manga ne cherche pas à dénoncer cette industrie, il transpire l'amour de la J-music et lui rend hommage de la plus belle manière, même beaucoup la considèrent comme de la soupe commerciale.

Ainsi, Adieu, qu'on appellera, certainement maintenant, Eiko compose pour la série, chante et montre même sont processus de travail que l'on sent réel. Son enthousiasme quand elle prend la guitare n'est pas surjoué et sa voix n'égale que son sourire comme arme de bien-être massif. Vos oreilles seront un peu moins caressées avec les autres chanteurs, notamment lorsque Mukai Osamu, l'excellent interprète de party Boy Kongming poussera la chansonnette. Et cela même si QueenBee fait une apparition au côté d'autre featuring que j'ai d'ailleurs du mal à cerner. Ses deux multivers que sont la Chine des trois royaumes et ce showbiz parallèle débordent complètement sur le monde réel en déversant pour l'un des cartes à jouer et pour l'autre des clips et autres morceaux sur les plateformes de streaming légales, rendant plus vraie que nature les artistes. Au moment de cette chronique, Eiko a déjà deux titres sur Spotify qui font évidemment partie de ma playlist. Quoi de plus naturel pour un fan d'Adieu.

Mais ne quittez pas la série trop vite, si vous n'êtes pas fan de ces deux mondes. Donnez-lui quand même sa chance. Les costumes et les décors sont classieux, fashions ou grotesques. C'est au choix. Mais ils vous donneront, tout de même, une belle coloration à votre rétine. Les couleurs sont particulièrement bien choisies et chaleureuses. Elles rappellent que la période d'Halloween, au Japon, ressemble plus au carnaval brésilien ou à une Love parade allemande (on croisera même des véhicules improbables) qu'à un film de John Carpenter. Vous y croiserez également Dean Fujioka dans des décors somptueux de foret de bambou, parlant un mandarin parfait et tout en costume d'époque. Ce qui, j'en suis sûr, rajoutera des couleurs dans les yeux de beaucoup de personnes et pas seulement à Singapour.

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Ongoing 6/10
Small Fry Heroes
0 people found this review helpful
Feb 24, 2026
6 of 10 episodes seen
Ongoing 3
Overall 9.5
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 9.0
Rewatch Value 9.5

Décès Comics !

On n’en peut plus des héros aux pouvoirs surdimensionnés dans les séries, films et animés. One Punch Man ou Chotto Esper Dake, entre autres, essaient bien de casser les mythes, là où les Américains reviennent toujours à l’éternel monde à sauver, même dans les parodies les plus crétines (OK, OPM aussi). Alors qu’ici, le ridicule semble être poussé au paroxysme avec une sitcom cheap, mais qui révèle un fun sans commune mesure dans le genre.

Il faut dire que pour une première réalisation au scénario et à la mise en scène de l’acteur Kato Koji, il était attendu au tournant. L’acteur devait laisser des traces, et cela semblait difficile quand les héros portent le slip par-dessus le pantalon. Mais vous allez voir que, si sur le papier rien ne pouvait sortir de bon, une bonne odeur de chef-d’œuvre comique se dégage de ce premier coup d’essai qui, à mon sens, est déjà un coup de maître.

Le cheap est la marque de fabrique d’une série en huis clos, le décor principal étant le bureau où se réunit une bande de losers dans la vie comme dans les dramas. Désolé de taper encore une fois sur les seconds couteaux du showbiz japonais, mais Non, Kikuchi Fuma, Morinaga Yuki ou Takenori Goto, tout en étant excellents dans leurs rôles, font quand même partie de l’arrière-garde télévisuelle japonaise. Mais c’est aussi ce qui les rend si touchants dans ces rôles d’ultra-loosers-super-héros, où leurs pouvoirs sont plus gênants qu’utiles. Kato Koji a su écrire un scénario qui va tellement bien à des Johnny’s ou à des bodybuilders influenceurs.

C’est hilarant, si on aime le style (s)Kato-san. Mais c’est aussi parfois touchant, tant nos personnages portent leurs pouvoirs comme un fardeau. Contrairement à Chotto Esper Dake, ils ne cherchent pas forcément à les cultiver. C’est plus un baito tant la loose est présente dans leur vie. Honnêtement, c’est la première fois que j’apprécie le jeu de Non ou de Kikuchi Fuma. Leur super-pouvoir comique est clairement mis en avant par le réalisateur, alors que d’autres s’échinent encore à vouloir les faire jouer à ce qu’ils ne sont pas.

Un “must see” des comédies japonaises, qui augure d’une belle carrière pour notre scénariste/réalisateur dans les pas d’un Bakarhythm, qui trône tel un Thor depuis un peu trop longtemps sur l’Asgard des J-dramas.

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Ongoing 6/9
The Kidnapping Day
0 people found this review helpful
Aug 15, 2025
6 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.5
Rewatch Value 8.0

Petite Merveille, Grand Looser

Saito Takumi semble être dans le métier depuis si longtemps qu'on n’attend plus grand-chose, ni de ses réalisations, ni de ses performances d'acteur. D'autant plus qu’elles sont tellement magnifiées dans ses pubs… Plaisanterie à part, il est capable du pire comme du meilleur, alors c’est bien l’interrogation principale de cette adaptation d'un drama coréen bourré de non-sens scientifique, scénaristique et émotionnel, qui, par son what the fuck, risque bien de devenir un chef-d'œuvre de série Z.

Aussi kawaii qu'elle soit, l'ex-surdouée des bébés actrices, Nagao Yuno, ne peut plus justifier à elle seule le visionnage d'un drama. Je crains bien que, dans le showbiz, la date de péremption des jeunes talents soit encore plus courte qu’avant. Je plaisante à peine, car le phénomène Nagao Yuno, amplifié par les réseaux sociaux, semble bien loin quand on analyse son jeu et, tout simplement, son rôle de génie boosté à l'IA de seulement 8 ans. Honnêtement, même dans les épisodes d’Astro Boy des années 50, les robots arrivaient à susciter plus d'empathie et d'humanité. Ici, les revers surjoués, les pleurs qu'elle a du mal à montrer face caméra et les ordres qu'elle donne à son faux père font tache face au jeu des autres acteurs. Dans Small Wonder (Petite Merveille) des années 80, les autres acteurs se forçaient au moins à mal jouer pour lisser le surjeu de la petite Vicky.

Mais s'il y en a un qui fait cet effort, c'est bien Saito Takumi. Adepte depuis longtemps du surjeu dans ses pubs ou autres dramas alimentaires, il force le trait du kidnappeur idiot, peut-être pour prêter main-forte à la petite, comme je viens de l'expliquer. Ayant certainement ingurgité des heures de Maman, j’ai raté l’avion et autres Dumb and Dumber, il livre une prestation qui enchantera finalement les fans de l'acteur, mais également ceux des comédies familiales. Saito-san est souvent trop connu en France pour ses rôles sérieux dans des films l’étant encore plus, alors cette série serait clairement à conseiller pour découvrir la part d'autodérision qu'il a en lui.

Il vous fera probablement autant rire que la petite Yuno-chan vous énervera. Son personnage prend tout l'écran et il donne de sa personne, même physiquement… Passant un bon nombre d'épisodes à se faire tabasser, tuméfier, et cela plusieurs fois 45 minutes. Des pansements comme dans des cartoons, avec un scénario digne de Minus et Cortex… même si on ne sait pas ici qui est l'un ou l'autre. Les flics sont nuls et Eguchi Yosuke, après 40 ans de carrière d'acteur et peut-être autant d'interprétations de flics ou de voyous, se joue des clichés, ridiculise le métier tout en ayant la classe. C'est l'autre caution scientartistique du drama

Suzuki Kosuke, qui n'a vraisemblablement plus peur du ridicule non plus, s’essaie ici à un accent chinois légèrement perturbant. Perturbation voulue ou non, mais on sent que chacun est en roue libre, donnant une patte série Z qui n’était sûrement pas voulue au départ. Loin d'atteindre le niveau d'un Senkyo, notamment dans le jeu et les situations générales, on s’amusera du duo père-fille, même improbable.
Une comédie familiale, légèrement perturbante, notamment par quelques scènes inutilement violentes. Un bon moment à passer en famille polyglotte, avec un bon casting de dingues assumés.

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Ongoing 6/11
GEEKS: Weirdos on the Case
0 people found this review helpful
Aug 19, 2024
6 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

16:59...

Avec un titre assez peu engageant, car trompeur, et une énième histoire de trois copines célibato-divorcées qui bavardent sur leur quotidien de trentenaires à chacune de leur sortie, on peut dire que Geeks démarre assez mal dans l'originalité. On s'attend évidemment aux sempiternelles et longues discutions sur le bonheur, le travail et évidement les hommes. Alors pour épicer l'affaire, la série se veut du genre policier-mystère, tendance génération Z x Otaku. Cela va-t-il suffire à nous sauver de l'ennui ? Cette simple introduction ne vous donnera pas la réponse et vous obligera à lire la suite. Et vous qui détestez faire des heures sups...

Un gars, une geek
Matsuoka Mayu n'est pas une actrice qui cherche à tout prix à occuper le petit écran. Avec environ un drama par an, elle sait se faire désirer et change régulièrement de registre. Si l'an dernier, elle nous a enchantés dans son rôle très poignant de professeur courage pour Saiko no kyoshi, on peut dire qu'elle n'était pas attendu dans celui d'un policier scientifique excentrique. Encore moins pour endosser la difficile tâche de nous faire rire avec son côté Otak. Malheureusement, si elle y parvient aisément, la série ne tient pas toutes ses promesses de ce côté-là. Sortie du duo formé avec Shirasu Jin, on se prend souvent trop au sérieux. Le mélange des genres, avec des histoires de filiations pour nos trois héroïnes, est un ping-pong émotionnel qui casse fréquemment le rythme comique.

Trop "écrit", tue l'écrit
On sait pertinemment quand on va nous demander de rire. L'écriture laissant peu de place à la surprise. Au restaurant, devant la machine à café, devant l'appart de Mayu chan. Le duo avec Shirasu Jin est vraiment le point fort de la série. Casté pour sa bogossitude, il fera à nouveau fondre, mais enchantera par sa relation avec notre héroîne Otaku et bourrée de TOC. Ils livrent tous les deux une prestation qui rattrape à elle seule tous les clichés des mystery-dramas dont vous n'échapperez pas ici. On regrettera donc cette mise en avant par dose homéopathique de ce duo. Même s'il semble prendre un tournant inattendu au milieu de la série. Le défaut habituel des mystery dramas qui par les histoires parallèles étire les relations des personnages principaux est présent, mais heureusement, on avance dès l'épisode 4 dans les histoires personnelles.

La génération Zetto (presque) au travail
Le gros point mis en avant dans la série est la promesse de découvrir la génération Z à l'œuvre dans le monde du travail. Mais n'attendez pas de grandes découvertes si vous ignorez tout de leurs pratiques. Par paresse, peut-être, les scénaristes ne s'attacheront qu'aux "défauts" de la seule Matsuoka Mayu, alors qu'elle est entourée de trentenaires. Et encore, à part sa peur des heures supplémentaires, on est loin d'un brulot dénonçant la soi-disant mollesse de cette génération. Pire, l'ensemble du cast reflète l'ancien monde du travail et son efficacité qui n'est plus à démontrer. À commencer par les très sérieuses Tanaka Minami et Tazikawa Karen pour qui on aurait aimé aussi un grain de folie dans leur job, comme dans leur vie.

Mais ne vous y trompez pas, Geeks est un bon moment de divertissement, les acteurs méritent le détour et on se prend facilement aux jeux des enquêtes qui, elles, ne prennent pas la tête. Vous n'aurez donc pas cette sensation de non-accomplissement qui peut vous obséder jusqu'à trouver la dernière pièce d'un puzzle ou finir un rapport avant 17h00. D'ailleurs, c'est l'heure, .... Je pars le premier

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Ongoing 6/10
Kindaichi Shonen no Jikenbo 5
0 people found this review helpful
Jul 23, 2022
6 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

Crimes d'un autre temps

Les adaptations de manga ou de novels c'est plus qu'un sport national au Japon, c'est une religion. Et quand un manga, qui a commencé sa parution en 1992, est adapté pour la 5e fois en plus de 30 ans en Drama, la dévotion semble se transformer en fanatisme. La société, même japonaise, a tellement changé, sans parler du monde et je l'espère des mentalités. Mais quel est ce manga qui mérite autant de considération qu'un Dragon Ball ou un One Piece ?

Connu en France sous le nom des Enquêtes de Kindaichi, Kindaichi shonen no jikenbo est l'œuvre de Seimaru Amagi et Fumiya Sato, qui, dans la grande tradition des Mystery Manga, se partagent le scénario et l'illustration. Un manga qui commence sa parution à la fin de l'ère Showa, manque certainement un peu de modernité. Surtout s'il se veut en résonance avec son époque. Cela peut expliquer en partie le peu d'intérêt qu'ont montré les Français envers cette série, tant au niveau manga, qu'anime lors des différentes adaptations aux débuts des années 2000. Il faut dire que Détective Conan mange depuis des années toutes les parts de marché octroyées au manga d'enquête en France. Relayant le genre à un marché de niche, alors qu'il fait partie de la culture populaire au même titre que les shōnens dans son pays d'origine.

Allons directement aux point qui fâchent. Ce bellâtre de Kindaichi, joué par un membre des Kansai Johnny's Jr (ça ne s'invente pas), et qui donne une image rétrograde de la place de la femme dans les ouvres de fictions et par débordement dans la société actuelle. Relayée en "faire valoir" d'un héros certes balourd pour le besoin de la comédie, mais tout-puissant quand il est au travail. Un travail de réflexion qui ne nécessite aucun dérangement de la part de la gent féminine. Certains propos tenus par Kindaichi kun paraîtront, si on y prend garde, anodins. Comme "Laisse-moi réfléchir !", par exemple. Mais ils sont d'une misogynie et d'un exemple désastreux pour les jeunes femmes, cibles potentielles au vu du choix des acteurs (encore un cliché). En admiration permanente devant le QI de son ami d'enfance, elle lui passe tout et lui fait, entre autres, des cookies après avoir été traitée comme de la merde. Sous prétexte que "Monsieur" réfléchit, plus rien ne compte. C'est normal de ne pas se faire déranger par "des piaillements de bonne femme" Encore moins pas par son idiote de copine d'enfance, dont il est, soi-disant, secrètement amoureux. Une fois en couple, ce sera sous les coups qu'il faudra qu'elle se taise. Bref, je m'emporte peut-être, là. Mais quand, même, le schéma de soumission paternaliste dans toute sa puissance, déjà obsolète en 1995, et qui incite la jeune génération à le reproduire, voilà ce que ça m'inspire. J'en attendais mieux de Kamishiraishi Moka, aka Adieu. Elle qui a souvent choisi des rôles de jeunes filles engagées, comme dans Solomon no Gisho.

Bien sûr, les grands classiques des enquêtes à la japonaise, inspirés, comme il se doit, de la littérature du 19e et 20e siècle occidentale, sont bien présents. Les légendes urbaines dans une école, qui se reproduisent 20 ans après, l'île coupée du monde et ses morts en série… Globalement, les légendes sont bien intégrées à l'action et la production met plutôt en valeur, ce qui reste un point fort, pour moi, de la série. Et cela, accompagné de l'autre bonne surprise de la série, les mystères eux-mêmes. Même si on est dans le Scoobidou-like avec un peu de frayeur et d'humour, on se prend à chercher le coupable et la torture mentale que subit notre héros d'un autre âge est communicative. Après tout, c'est tout ce qu'on demande à un mystery manga. … Mais pas à un mystery drama qui est plutôt destiné à un public adulte et dans lequel les réactions, notamment de l'inspecteur ou d'Adieu, manquent de réalisme ou au moins de naturel. Personne n'est jamais effrayé par les meurtres pourtant sordides et parfois violents. Ceux-ci s'enchaînent et la vie des ados continue comme si de rien n'était. En fait, on a l'impression d'être dans une Murder Party permanente. C'est tout juste si nos héros ne sont pas plus effrayés par les légendes urbaines qui font le fil rouge de l'épisode, à chaque fois. Tout le monde est joyeux et s'amuse à se faire peur, même si heureusement le dénouement tranche littéralement avec cette ambiance de cours de récré permanente. Il montre de manière assez fine et touchante les malheurs qui ont poussé le criminel à ses actes, et sans les excuser, permet de les comprendre. C'est l'un des derniers points intéressants de Kindaichi. On aime apprendre les raisons qui ont poussé au crime et elles relativisent souvent l'horreur de celui-ci. Même si la loi du talion semble un peu hors sujet, pour une société aussi policée que le Japon. Un drama Popcorn, donc, faisant référence à toutes les histoires publiées depuis 30 ans sur tous supports, mais faisant trop référence également à une vision de la société dépassée, et c'est bien dommage. Adieu, par ailleurs, l'espoir d'une performance d'actrice de Moka-chan qui se retrouve à servir la soupe à ce jonny's dont j'ai déjà oublié le nom. Allez plutôt faire un tour du côté de Jun Kyoju Takatsuki Akira no Suisatsu. Tous les Jonny's ne se valent pas.

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Ongoing 6/10
Mokomi: Kanojo Chotto Hendakedo
0 people found this review helpful
Mar 21, 2021
6 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.0

Le pouvoir des fleurs

Un jour, je me ferai une rétrospective Koshiba Fuka tant elle s'est spécialisée dans les rôles étranges. Fan de thon (le poisson), de Tokusatsu (les Power Ranger) ou de Yokai (les fantômes) pour ne citer que les plus récents, on ne compte plus ses rôles dans des sériés aux thèmes plus bizarres les uns que les autres. Alors voilà qu'on m'annonce justement que "Mokomi est un peu bizarre" je m'attends donc à être surpris à nouveau, mais...

... c'est attendri, puis un peu choqué, que je ressors des premiers épisodes relatant la vie de cette jeune Hikikomori de 23 ans à peine sortie de l'enfance, mais atteinte d'un trouble assez rare ... dans les dramas. J'ai cherché sur Wikipédia, mais je n'ai pas trouvé de maladie pour désigner la possibilité d'entendre parler les objets. "Hallucination verbale", voir "schizophrénie", des mots bien trop dures et qui ne décrivent pas du tout le monde intérieur dans lequel Mokomi semble vivre. Un rêve éveillé en sorte, où tout objet est rempli de bonté et semble se confier à elle.

Très poétique dans l'approche, donc, mais cela reste une maladie qui coupe Mokomi du reste du monde et seule sa famille semble la comprendre, la protéger, voir la surprotéger. Très vite la famille parfaite s'effrite et ce passage vers le côté obscur des relations familiales est salvateur. Koshiba Fuka est donc très touchante et juste dans ce rôle, mais le grand frère protecteur, joué par Kudo Asuka n'est pas en reste et montre tous ses facettes d'acteur au fil des épisodes alors que rien ne le laissait présager. Mais je n'en dirai pas plus. Bien sûr on peut être irrité par les "performances" de Tanabe Seiichi en papa trop mou ou Kato Seishiro en petit ami trop gentil . Mais n'ayant pas encore vu tous les épisodes, j'espère bien qu'ils cachent, eux aussi, une autre personnalité.

La musique sans être exceptionnelle colle à la série et l'apparition à plusieurs reprises du tube d'Ado, Usewa, est un excellent choix, à se demander s'il n'a pas été écrit pour celle-ci.

Finalement, on oublie vite le thème principal de ce pseudo pouvoir d'entendre parler les objets pour s'attacher aux personnages, à leurs désirs, leurs rêves, voir leur vie brisée et on s'imagine à leur place en s'interrogeant sur l'isolement, le handicape et surtout sur la vie d'une famille dont l'un des membres souffre de handicap. Mais pas de pathos, telle Mokomi, la série préfère s'attacher aux côtés positifs de la vie pour nous faire passer un message de tolérance, comme la promesse de fleurs prêtes à éclore.

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Ongoing 5/11
When I Was a Child Everything Was Fine
1 people found this review helpful
Nov 9, 2025
5 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 10
Rewatch Value 8.5

Les étages de la vie

Qu’y a-t-il encore à raconter dans une sitcom de canapé en 2025 ? Friends et ses innombrables clones ont inondé nos écrans pendant des années. Mais peu de sitcoms travaillent la douceur et la tendresse comme ce drama fuwa fuwa, à la fois familial et étonnamment moderne sous son aspect de prime abord totalement désuet.

Le titre dit déjà tout, en parfaite adéquation avec une bande-son d’une douceur infinie, entre reprises au piano et compositions originales de Yuming (alias Yumi Arai). Et pourtant, le thème central est celui du divorce, loin d’être abordé de manière joyeuse. Mais de douceur à douleur, il n’y a qu’une lettre, et l’histoire nous emporte dans une montagne russe d’émotions, dans le cadre trop cossu d’une résidence de classe moyenne de Tokyo. On y suit la vie d’un couple de quinquagénaires dont les enfants s’apprêtent à prendre leur envol. Un tournant de vie qui sonne comme un changement d’époque pour le mari.

D’autres couples, vivant aux étages, entrent soudainement dans la vie de nos héros. Ce microcosme devient à la fois un album de souvenirs et une boule de cristal pour nos futurs divorcés. Le couple de retraités (pléonasme au Japon), vacant comme il se doit à des activités bénévoles, incarne le modèle idéal de l’ère Shōwa. Le couple de jeunes lesbiennes, un peu paumées et complètement fauchées, rappelle les débuts amoureux de nos futurs divorcés. Ces personnages miroirs et ces nouvelles amitiés les feront réfléchir aux décisions à prendre, mais surtout nous feront rire, car Chiisai koro wa est avant tout une comédie, portée par de merveilleux acteurs.

Si nos amoureuses en font parfois un peu trop (mais comme le chantait Anaïs, ce genre de couple existait bel et bien dans les années 2000), c’est Kitamura Yukiya qui se révèle au sommet de son art. Décalé par rapport au monde dans lequel il vit, il est, avec son patron, l’un des derniers dinosaures de l’ère Shōwa. Sa femme ne rêve que d’émancipation et lui impose un compte à rebours de vingt ans depuis la naissance de leur fille. Le voir dégoulinant de sueur, égrenant les jours qui le rapprochent du divorce, est un vrai délice. Bien sûr, on a de la peine pour lui… mais qu’est-ce que c’est drôle ! Accroché à son furikake, condiment symbole d’un Japon d’un autre siècle, il incarne à merveille une époque révolue. Et qu'est-ce qu'il est touchant. Les autres acteurs ne sont pas en reste : les scènes avec sa femme dans la voiture ou celles avec son patron lors de séances de chant mémorables valent à elles seules la vision de la série.

Ce petit bijou, ponctué par la discographie de Yuming, est sans conteste la bonne surprise de l’automne en matière de comédie familiale. À voir seul, en couple, à tout moment de la vie. Et dépêchez-vous, le compte à rebours a commencé.

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