Vint à passer un bel et sombre inconnu...
J’ai aimé ce film, son incertitude, sa beauté plastique, la jonction délicate entre le fantastique (léger, à peine perceptible) et la réalité (le souvenir indélébile du tsunami et la façon éternelle dont l’adolescence découvre l’amour…) Le film se passe en Indonésie, on y parle donc la langue locale, l’anglais ou le japonais et déjà la fluidité de ce mélange de langue est un premier aspect de la fluidité du récit. Un homme est découvert inanimé sur une plage… on le pense japonais… Il ne parle pas… il a des pouvoirs étranges… Sont-ils bons , on peut le croire, sont-ils mauvais? Sans doute, mais c’est surtout que le Bon et le Méchant de nos habitudes ne lui vont pas du tout, il agit d’après sa propre règle que personne ne connaît. Il pourrait ranimer une fleur ou tuer quelqu'un… Certains critiques y ont vu la figuration d’une entité de la Nature qui agit sur l’Humain sans aucune empathie ou sentiment (on revient aux tsunami indonésien ou japonais…) je trouve cette définition forcée, c'est seulement quelque chose d'étrange qui arrive ...Ce film laisse dans l’interrogation, et cependant sans la frustration de l’incompréhension.
Famille je vous hais, comme disait Gide !
Alors j'ai adoré ce drama, parce que j'adore les dramas "tranche de vie".Bien sûr, les deux égoïstes antipathiques du début, vont peu à peu se "déboutonner", on saura pourquoi ils ont fait ces choix de vie, et bon gré mal gré ils vont réapprendre à se frotter aux autres.
Le père de Daisuke et son sans-gêne donne lieu à des scènes cocasses, et à travers les accrochages avec son fils, on en apprend toujours plus sur ce dernier.
L'évolution des personnages, les liens qui se créent, les frontières qui s'ouvrent, les barrières qui tombent, petit à petit on est pris dans l'atmosphère chaleureuse et en même temps très réaliste du drama.
Les acteurs sont tout très bons, et particulièrement les quatre principaux protagonistes. Shingo Katori n'est pas du tout la "crevette traditionnelle" et il assume parfaitement l'originalité du personnage, Ueno Juri, eh bien on sait déjà qu'elle réussit tout ce qu'elle entreprend !
Maintenant que j'ai vu la fin, je dirais qu'elle n'est ni mauvaise ni ratée, mais que j'aurais pu m'en dispenser. En quelque sorte elle enfonce le clou, ne nous apprend rien et j'aurais bien préféré rester sur la fin de l'épisode 9, tellement fine et intelligente dans la description délicate du chemin parcouru par Daisuke et Hanako.
Enfin c'est aussi un drama d'adultes, qui travaillent (leurs boulots existent vraiment, ce n'est pas qu'un décor). Par contre, la musique et la chanson : non !! je pensais que les Japonais n'avaient pas de chanson, ben ils en ont, hélas !!
Unis par un traumatisme terrible, comme d'ailleurs le fir tout le pays.
J’ai été très emballée par 14 épisodes sur 16 ! Certains reprochent au drama d’être lent, je dirais plutôt qu’il prend son temps pour nous faire comprendre et apprécier les divers personnages, leurs problèmes et leur cheminement, donc pas de souci pour ça.Non, le souci, c’est d’abord de grosses invraisemblances (désolée, moi, ça me dérange ! ) en particulier il est impossible de survivre 5 jours enfoui dans les décombres sans une goutte d’eau et une jambe traversée par une énorme tige de fer, c’est la mort assurée par déshydratation et septicémie ! Il n’aurait pas été difficile de le faire rester 3 jours (c’est déjà pas mal !) et ça restait crédible ! De plus l’autre garçon avec une jambe coupée n’aurait pas survécu 1/2 heure !
Alors oui, on peut faire comme si, et ignorer, mais moi ça m’empêche de m’impliquer dans les flash-back de l’effondrement qui du coup ont perdu pas mal d’impact ! je passe sur le chantier de construction où on ne construit rien, et du mémorial qu’on ne verra jamais, ça, à la rigueur…
Mais le souci primordial, ce sont les deux derniers épisodes !! Ils n’ont pas pu s’empêcher de nous rejouer 2 fois le coup « je t’aime mais je te quitte parce que je ne suis pas digne de toi » une fois avec Gang Doo et la suivante avec Moon Soo !!
Alors ça, je ne peux vraiment plus !! (Et vous laisseriez, vous, l’homme que vous aimez vous supplier d’ouvrir la porte en disant qu’il est train de s’évanouir ??? namého ? Qui croira ça ??)
Et alors le comble c’est la façon dont les scénaristes se sont ingéniés à nous persuaderde la mort de Gang Doo (le coup de la tête sur l’épaule et je m’endors dans la mort, ça aussi, quelle originalité ! ) jusqu’aux toutes dernières 5 minutes où : Flash-back !! pour apprendre qu’en fait il est sauvé et bien vivant ! Je ne nierai pas que j’ai beaucoup préféré qu’il soit vivant, bien sûr ! Quand je le croyais mort je me disais : « encore 13 mn c’est pas possible qu’est-ce qu’ils vont nous raconter ? » et on était parti pour le trip « la vie continue avec courage et dans le souvenir » quand pouf !! eh bien non !! il est vivant ! Bon, ça, ça me met en rage, c’est prendre les spectateurs pour des crétins et ça fiche par terre toute l’ambiance du drama !
Alors je veux bien avaler la maladie en plus du reste, mais pas la fin !!
Bon maintenant pourquoi j’ai quand même beaucoup aimé : les interprètes !!!
Ha Moon Soo, débutante, est extraordinaire de naturel et de simplicité, et Junho, eh bien, il entre direct dans mon top 10 acteurs car en plus d’une voix sublime, d’un sourire à damner une sainte (moi en l’occurrence) il a un talent incroyable ! je l’avais aimé dans Memory, adoré dans Chief Kim et maintenant je l’idolâtre !! Les autres sont bien aussi, avec une mention pour le « méchant » qui en fait n’arrive pas à trouver sa place, à assumer son rôle de Président, et parfois m’a un peu fait de la peine.
L’histoire et la façon dont on se sort peu à peu d’un pareil traumatisme est très bien menée et les dialogues du couple principal très justes, simples, touchants et sonnent tout à fait vrai ce qui caractérise toute leur relation d'ailleurs !
La musique, bon, ça va, les chansons sont assez jolies et discrètes.
Mais rappelez-vous de Junho et de Woo Jin Ah !! On les reverra !!
Il n'en voulait pas, elle regarde ailleurs, alors il la veut !
Mes impressions au fil de la découverte, il y a déjà quelques temps :Là j'ai commencé "jealousy incarnate" (JI à partir de maintenant, pardon pour la paresse !! ) et ça me plaît énormément à 2 épisodes vus !! C'est un changement total d'univers et de ton et ça démarre très très bien au niveau construction, réalisation et interprètes ! Donc, allons-y !!
Je continue JI avec intérêt, car la problématique du cancer du sein chez l'homme est très originale à traiter dans un drama et là c'est remarquablement fait, tant au niveau médical (la mammographie !!! j'ai souffert pour lui) qu'au point de vue psychologique, c'est criant de vérité !! J'étais partagée entre la peine pour lui et l'envie de rire de le voir si embarrassé d'avoir "un truc de femme" !! Mais dans la vraie vie, c'est exactement comme ça ! (je suis secrétaire médicale !)
J'aime beaucoup la façon dont c'est traité !
En tous cas je peux dire que le protocole d'hospitalisation coréen est le même que chez nous !! La salle de réveil toussa toussa, pareil sauf le petit appareil à boule pour évacuer l'anesthésie des poumons !! La prochaine fois je réclame !!
Je n'en suis qu'au 9 mais en ce qui concerne "le triangle" pour le moment je ne dirais pas que c'en soit un ! Il n'y a rien de caché, les relations de chaque garçon avec la fille sont très différentes, et chacune sur un plan très différent. Le problème spécifique de l'un des deux hommes crée un ton très spécial entre la fille et lui et par la même un lien très particulier qui n'a absolument rien d'amoureux, pour le moment en tous cas ! Par là dessus il existe toute une série de relations et d'inter action entre divers personnages, depuis 3 lycéens jusqu'aux parents et même amis qui font que le fameux "triangle" n'est qu'une partie de l'histoire ! Et surtout les acteurs sont plus qu'excellents ! Les deux garçons (Cho Jung Seok et Ko Gyung Pyo)sont d'un naturel, d'une vérité de ton incroyables ! Bien sûr on connaît le grand talent de Gong Yoo Jin !
Je verrai bien si ça continue autant à me plaire, mais je l'espère ! Un drama bien construit et bien écrit, ça fait du bien !
J'ai du mal avec Jealousy incarnate parce que je NE SUPPORTE PAS LA BANDE SON !!! Ce n'est pas que les chansons soient mauvaises mais il y en a TOUT LE TEMPS, ça n'arrête pas ! Pas une minute sans une voix qui s'ajoute aux dialogues en en plus les couvre car la BO est trop forte ! C'est dommage, je ne peux pas en voir plus de deux épisodes à la suite tant ça me fatigue ! Donc je vais y aller tranquillement, et j'en ai encore pour un bon moment, puisque je n'en suis qu'à 13 vus !
La scène dans la boue à marée basse m'a irrésistiblement rappelé Thank You, surtout que c'était déjà Gong Yoo Jin qui s'y collait !! Mais j'ai trouvé cette scène très forte, tout à fait atypique avec une dimension burlesque et tragique à la fois ! Les OST des dramas sont mon point de faiblesse !! Mais pas de souci, je vais le finir parce que les personnages sont vraiment tout à fait intéressants ! Par contre je n'ai pas encore bien éclairci la situation familiale du patron du restaurant de nouilles !
Au sujet du patron du Rak Pasta, c' est le frère de la mère de Jung-Won, le second lead donc son oncle
Pour le cuisinier il m'avait bien semblé comprendre ça mais c'est le lien avec la gamine que je ne vois pas... à quel titre il s'occupe d'elle et se considère comme son tuteur au point de décider quelle mère est la meilleure pour elle ? En passant son "problème" de clin d'œil est tout à fait marrant et là aussi c'est une première : un personnage de drama reconnaissant ouvertement qu'il est impuissant sans en faire un drame, ça c'est original !
Aprés que le père de la gamine a perdu son entreprise, le cuisinier( enfin c' est quand même le patron du Rak Pasta et le propriétaire de cette grande maison^^) lui a loué un appart dans sa maison puis l' a pratiquement hébergé gratos quand il n' a plus eu un sou et ils sont devenus très amis au point que quand le père de la gamine lui a donné ses dernières volontés sur le papier qu' il lui a donné avant de mourir... il l' a lu et voyant ce qu' il y avait écrit...donc il se sent responsable vis à vis d' elle car maintenant c' est lui qui s' en occupe
Je viens de regarder l'épisode 15 de JI, et je n'ai pas rêvé ? C'est bien The Voice qui fait un cameo à la fin (on ne le voit que de dos) avec de fines allusions au drama "pasta" ??? je suis sûre d'avoir reconnu sa voix...
Je continue paisiblement Jealousy Incarnate, (17) et pour le moment j'ai une nette préférence pour Wha Shin (l'autre fait un peu trop fifils à maman et enfant gâté, quoique très mignon ! )Pour le moment je ne trouve pas de longueur, l'histoire évolue bien et ils arrivent à nous faire avaler une situation hautement improbable ce qui prouve que c'est quand même très bien fait ! Par contre j'ai de plus en plus de mal dans les dramas coréens avec la façon de se taper dessus pour un oui pour un non et de se piquer la ruche aussi pour un oui pour un non... !
Le fait qu'ils décident (enfin qu'elle décide) de vivre ensemble un mois pour aboutir à une sortie de crise, je ne crois pas que ce soit une situation bien habituelle !
J'aime vraiment beaucoup ce drama, même de plus en plus je dirai, et je ne trouve pas du tout de longueur, en fait c'est le rythme général qui est régulier, jour après jour et presque quotidien.
Pourquoi j’ai aimé ce drama :
J’apprécie particulièrement la vie du studio, et son réalisme, le travail des présentateurs, leurs contraintes, les rivalités, c'est extrêmement bien fait ! J'adore les scènes à l'hôpital, elle donnent à chaque fois un souffle différent à l'histoire, soit dans la comédie hyper drôle
(quand Hwa Shin fait danser l'infirmière ou qu'ils se retrouvent tous les trois dans la chambre ou (et là c'est hilarant) quand la doctoresse lui parle en l'appelant « grand-mère) soit dans le registre dramatique quand Wha Shin découvre qu’il a un autre problème de santé !
Ce drama est remarquable par l'excellent dosage de la progression des situations : juste quand le triangle amoureux allait devenir too much, Na Ri comprend qui elle aime réellement, et le choix se fait, la situation avance normalement, juste quand on allait s'installer dans ces fins interminables dont les Coréens ont le secret (la situation amoureuse est réglée, mais on rajoute bonheur sur bonheur, mariage et tutti quanti, voir la fin de Fated to love you)il y a la découverte du nouveau problème de Hwah Shin !
Et c'est comme les deux mères que je ne supportais pas au début, elle sont devenues très intéressantes, car pleines de nuances et de facettes multiples ! Et en passant la nuit dans placard avec le chef, trop drôle, surtout le baiser final !!
Non, plus ça avance plus je l'aime, et surtout j'apprécie cette impression de courant tranquille de la vie qui les emmène, et nous avec, ça avance, ça avance, sans cliffhanger ou coups de théâtre mélodramatique mais sans jamais de baisse de l'intérêt !
La musique je m'y suis habituée, et elle ne me gênait presque plus mais quand même il y a une chanson dont je me passerais bien volontiers, d'une voix de femme pleurnicharde et nasale assez désagréable à mon oreille !
J'aime vraiment beaucoup ce drama qui ne nous demande que de nous laisser emporter pour suivre tranquillement cette très jolie histoire remarquablement bien écrite et bien interprétée !
Une très jolie découverte, qui sera sans doute dans mon catalogue de "drama méritant d'être revus" !!
Ne rien connaître au baseball et diriger une équipe, quel cjallenge !
Je l’ai vraiment aimé, mais je l’aurais bien mieux apprécié si je n’étais pas une bille totale en baseball, et c’est un peu gênant quand tout le drama repose sur ce sport américain qui a contaminé les Coréens et les Japonais. Je l’ai regardé sur VIKI au début, puis je suis revenue à ma version anglais, les traducteurs de VIKI ne connaissent apparemment pas le saut de ligne, d’où des lignes interminables, truffées de termes techniques sans parler de ce qui n’est pas technique mais qui est souvent traduit en mot à mot !Bref, je suis donc revenue à l’anglais, et en ne cherchant pas à comprendre les termes techniques du jeu (d’ailleurs ce sont toujours les mêmes et au bout d’un moment ils sont de moins en moins gênants) mais en me concentrant sur tout ce qui était dialogue entre personnages, et tout ce qui me permettait de suivre l’intrigue, l’évolution des personnages, c’était finalement plus facile et ça m’a permis d’apprécier cette histoire d’amitié, de rivalités, avec des personnages forts et intéressants.
La directrice des opérations Park Eun Bin est le genre d’héroïne que j’adore : forte, ne minaudant pas, assumant son rôle, tenant tête aux homme et s’en faisant respecter dans un milieu pratiquement totalement masculin! Bien sûr Namgang Min est parfait, comme d’habitude : il maîtrise parfaitement ce personnage en apparence froid et dur qui cache ses fêlures, qu’on ne découvre que tardivement, en évitant soigneusement tout côté mélodramatique. Tous les autres sont tout à fait à la hauteur, particulièrement Park Jin Woo, acteur principalement de cinéma vu dans des films de Bong Jon Hoo.
Le personnage central est l’équipe des Dreams, les marchandages de joueurs entre les saisons, les entraînements, les problèmes de santé des athlètes, le recrutement des « newbies », la lutte perpétuelle entre le profit, l’amour du jeu pour lui-même, la vie d’un joueur quand il ne jouera plus, et ça, même sans rien y connaître, c’est tout à fait passionnant ! La vie de l’équipe est montrée dans ses coulisses, et pas seulement dans les affrontements sur le terrain.
Donc, en résumé, si vous pouvez ne pas vous laisser dissuader par le côté technique, ce drama vaut vraiment le coup.
faut-il souffrir pour comprendre la souffrance des autres ?
Construit sur une intrigue et un scénario classique le drama se démarque du lot par un choix de thèmes très forts : le soin à la douleur, le rôle du médecin, ses limites et tout ce qui doit être fait, jusqu’à s’y arrêter, ce qui nous mène à la question de l’euthanasie.La force du drama, c’est que la charpente du script est assez solide par son classicisme même pour supporter sans faille des thèmes aussi difficiles, car sur cette toile de fond s’ajoute le cas personnel du docteur Cha et de sa si particulière pathologie. Les scènes médicales sont excellentes de justesse, sans exagération, mais rien n’est édulcoré. Les dialogues sont précis, clairs, justes dans les sentiments, comme dans la technique. Le jeu des acteurs est parfait, Cha Yo Ahn charismatique à souhait, Shi Young touchante dans son admiration et sa loyauté inconditionnelle.
Cependant j’aurais aimé que le script la rende un peu plus discrète et moins intrusive, allant jusqu’à se permettre de regarder dans les ordinateurs du médecin, et de se comporter comme s’il était en cristal, ce qui n’est pas du tout la maladie dont il souffre ! Mais le jeu de l’actrice n’est pas du tout en cause, elle est parfaite. Les assistants de l’équipe apporte la touche d’humour, de légèreté indispensable à l’équilibre du drama. J’ai surtout aimé les deux premiers tiers, le dernier étant un peu plus faible (la séparation, l’attente, toussa toussa… bon, c’était bien mais moins intense, moins fort que le reste. )
Ceci dit, c’est un drama excellent, passionnant, qui interroge et qui nous tient jusqu’au bout sans que l’intérêt faiblisse un seul instant, entre émotion, suspens, et humour.
Il voit la vie le quitter lentementmais ne perds jamais conscience...
Je peux vraiment dire que j'étais partagée entre la curiosité (comment traiter un tel sujet ?) et le refus (on ne peut absolument pas traiter un tel sujet !)Le début m'a inquiétée, car j'ai eu grand peur qu'une histoire d'amour alakon vienne pousser ses violons et son pathos là dedans.
Mais pas du tout. La relation amoureuse est loin de tenir toute la place, car le vrai sujet, c'est comment Rakuto va faire pour vivre sa maladie. L'histoire sentimentale n'a d'intérêt que parce qu'elle se place tout naturellement dans la vie de Rakuto, ainsi que la modification de ses relations avec sa famille, ses employeurs, et ses amis. Nous suivons son cheminement mental, sa peur, ses choix. Ce drama n'est pas du tout triste, contrairement à ce que l'on pourrait croire, même si certaines scènes sont très émouvantes, mais jamais on ne joue sur la corde sensible, aucun pathos, jamais de lourde insistance, c'est remarquablement fait.
Au début je craignais que les problèmes familiaux et de recherche d'emploi plus la maladie ce soit trop, mais en fait, ce n'est pas le cas, car les évènements et les personnages sont amenés à évoluer au contact de cette terrible épreuve, et les priorités vont changer.
Parallèlement à l'histoire Takuto, il y a celle, très intéressante, de son frère, Rikuto, adolescent complètement étouffé par la surprotection de sa mère, ayant perdu toute capacité d'empathie, et étrangement c'est à son frère malade qu'il va demander de l'aide, et ce fil secondaire équilibre très bien le drama.
Autour de Takuto gravite un petit monde, son ami Mamoru, qui ne le lâchera jamais, son senpaï Shigeyuki, beaucoup plus égoïste, Megumi, son amour, Rikuto, son jeune frère, son père et sa mère, et son médecin, celui qui l'aide et le conseille.
La fin est ce qu'elle doit être , mais pas du tout celle que je craignais, bien que dans le droit fil de l'histoire.
Alors les acteurs : tous excellents !! Naturellement la palme à Haruma Miura, qui interprète magistralement Takuto, avec une simplicité, une sobriété une véracité assez impressionnantes. Je me demande combien de kilos il a perdu pour arriver aussi maigre à la fin du drama !
Et compliments aussi au frère, Nomura Shohei, excellent dans ce garçon qui essaie de sortir de l'isolement dans lequel il s'est enfermé. Un bravo spécial à Kazama Shunsuke, ici un ami adorable de gentillesse, et assez terrifiant dans "soredemo ikite, yuku "
Un bémol : la famille est une famille aisée, je me demande comment Takuto s'en sortirait si sa mère (parent isolée) faisait trois boulots pour survivre... je ne sais pas du tout comment fonctionne le régime social de santé au Japon, mais une telle maladie sans argent et sans aide publique... ça change la donne !
Autrement c'est un excellent drama, et encore une fois, pas du tout désespérant !
Un Drama mal foutu mais très addictif !
Je suis tombée par hasard sur "Blade man" histoire bizarroïde d'homme et d'épées avec Lee Dong Wook et plein d'autres que je connais aussi !!Comme je l'ai dit ailleurs, c'est un ODNI(objet dramaesque non identifié !) et on peut en dire beaucoup sauf que c'est ennuyeux !
Alors je vais essayer de donner une commentaire constructif et cohérent sur un drama qui n'est ni l'un ni l'autre .
L'accroche essentielle c'est le phénomène des lames d'acier pouvant sortir du corps de Lee Dong Wok. Bon, c'est bizarre, mais pas plus qu'une actrice devenant quelqu'un d'autre 1 semaine par mois, ou qu'un alien atterrissant à Joseon etc... Si cette capacité étrange était sérieusement exploitée ce serait pas mal après tout, mais pas du tout !
D'abord on ne sait jamais pourquoi il a cette capacité, même farfelue, une explication aurait été bienvenue.
Les scénaristes donnent l'impression d'avoir hésité entre plusieurs raisons vaguement mentionnées : enfance solitaire, père tyrannique, amour brisé... on ne sait pas trop.
Puis par la suite d'autres pouvoirs apparaissent : une force herculéenne, une vitesse de course incroyable, et même... il vole !! Bon c'est une mixture de copies de héros Marvel...
Tout ça ne se produit que quand il est furieux, mais le fait est qu'il l'est tout le temps et pour un rien, c'est la terreur de son entourage, un caractère de chien, coléreux, capricieux, et pourtant personne ne sait le truc des lames d'acier... comme c'est vraisemblable !
Seul son garde du corps, qui le suit partout, le sait et fait tout pour l'aider (ça c'est un côté positif du drama : la fidélité indéfectible du secrétaire Ko, qui joue aussi par moment le rôle du comique de service avec des séquences touchant le burlesque (excellent Han Jung Soo que j'adore depuis Chuno).
Ah oui ! parce que par moment on est dans la comédie romantique basique, le héros (homme adulte et trentenaire) se comporte comme un enfant gâté et un collégien amoureux, changeant totalement le ton du drama.
Tout est instable et variable dans ce drama, un personnage qu'on affirme mort dès le début ne l'est en fait pas et son retour arrive vraiment comme un cheveu sur la soupe n'apportant qu'une incohérence de plus à l'histoire... Cependant cela permet une très belle scène de séparation entre Lee Don Wook et Shin Se Kyung (le fameux (je t'aime mais je dois te rejeter...)"
Il y a d'autres très très belles scènes entre Lee Dong Wok et Shin Se Kyung, et avec l'enfant, fils de Lee Dong Wok; Rien qu'avec ça on pouvait faire un beau drama sur le deuil, la reconstruction, la maturité acquise par la découverte d'un enfant...
Il y a aussi de belles scènes dans le style fantastique /épouvante et avec ça on pouvait faire un super drama de genre.
Mais les ruptures de rythme et de style sont légions, on passe sans prévenir du tragique au burlesque (un personnage a disparu, angoisses, recherches, soupçons d'enlèvement ... et en fait il a suivi une fille pendant 2 jours parce qu'il a eu un coup de foudre...) ça aurait pu être drôle, ce n'était que farfelu...
Le personnage du père, joué par Kim Kap So, le pauvre, habitué aux rôles de méchants, commence comme le père tyrannique riche et puissant terrorisant ses deux fils... puis peu à peu ça change, mais cette évolution mal écrite et mal exploitée semble simplement une ajout artificiel à l'histoire. C'est le cas de pas mal de personnages, qui arrivent, font 3 petits tours et disparaissent : la méchante gouvernante, complotiste diabolique au début qui peu à peu se dégonfle comme une baudruche percée, le jeune frère, qui aurait pu avoir une part plus importante dans l'évolution positive du héros, toute l'équipe d'informaticiens...
Donc, donnez moi les 18 épisodes et une paire de ciseaux, et je vous fais 2 dramas de 9 épisodes chacun, l'un dans l'horreur romantique, l'autre dans la résilience romantique !!
Et n’oublions pas de dire un mot sur la garde-robe de Lee Dong Wook, un ramassis d’horreurs comme je n’en avais pas vues au cours de la vision de mes 400 et quelques dramas !! On devrait rouler le(la) styliste dans une natte de paille et le(la) battre vigoureusement (sur les fesses) !! Le coiffeur aussi, tant qu’on y est, pour cette moumoute de boucle amassées comme une toque sur sa tête !
Mais je ne me suis pas ennuyée, à cause justement de ces sauts perpétuels j'avais toujours envie de savoir quel virage inattendu l'histoire allait prendre...et il y a quand même le beau visage de Lee Dong Wook, que le photographe doit beaucoup aimer, tant il est souvent mis en valeur par la lumière, les cadrages, et un maquillage valorisant (on leur met souvent trop de rouge à lèvre, je trouve...) si on oublie ses tenues et cet homme serait parfait s’il était un peu moins squelettique !
A vous de voir si l’embarquement vous tente !! Moi je ne l’ai pas regretté, et une bonne copine très réticente au départ non plus !
La recherche de la vengeance fausse les perceptions...
A ma première vision,, j’étais encore sous le charme de Lee Seung Gi que je venais de découvrir dans Korean Odyssey, donc retrouver le duo Seung gi/Seung Won je n’allais pas rater ça, et je l’avais beaucoup aimé. Mais le fait est que le drame résiste mal à la deuxième vision, car alors les défauts apparaissent: manque de rigueur dans le scénario, personnages assez naïfs, mêmes les « vieux » (l’attitude de Pan Seok avec son ex irait très bien à un ado de fin de troisième mais va beaucoup moins bien à un homme largement adulte, par exemple)ou caricaturaux (le « méchant » est tellement monolithique que ça en devient rigolo et quant à sa fille, n’en parlons pas ! ) ! Et surtout les longueurs !!! 20 épisodes c’est 4 de trop ! Plus on avance plus ça traîne et comme c’est dommage !Malgré tout, l’histoire se tient à peu près, cette ancienne enquête jamais résolue sur la mort de la mère de Eun Dae Gu fait un bon fil rouge tout du long, même si par moment le fil est distendu et traîne par terre !
Les acteurs emportent la mise, on ne présente plus Cha Seung Won, qui se tire magnifiquement de tous les rôles qu’on lui donne, et Lee Seung Gi a la fougue et l’innocence de la jeunesse, que malheureusement il a perdu dans « Vagabond »… Les autres sont très bien aussi, les deux jeunes comme les vétérans qu’on recrois régulièrement.
Au total, c’est un drama tout à fait regardable, plaisant, mais peut -être vaut-il mieux éviter de le revoir pour en garder un meilleur souvenir !
Ne pas oublier, mais avancer en gardant le souvenir au cœur...
C’est un drama tout en silence, et en souvenirs… L’histoire ne progresse pratiquement que par la mémoire des personnages. Entendons-nous, ce ne sont pas les flash-backs habituels qui nous remontrent ce qu’on vient de voir 5 mn plus tôt, non. Là ce sont des ouvertures sur le passé des personnages qui nous éclairent sur leur présent, sur la raison de leur comportement, sur leurs émotions et leurs motivations. Les fils de la toile apparaissent peu à peu, se nouent, les correspondances entre les différents destins se montrent peu à peu, et il semble bien qu’il n’ya ait aucun hasard mais des chemins que chacun doit forcément suivre, au long desquels les personnages se révèlent, à la fois à eux-mêmes et aux autres. Ils apparaissent dans l'histoire de façon inexpliquée et finalement leur place est bien prévue dans la tapisserie finale.L’ Intelligence Artificielle, conçue par Ha Won permet de garder une passerelle entre ceux restés et celle partie, et tout le travail sera de décider quand il faut fermer définitivement une porte et aller de l’avant, sans pour autant rien renier, rien oublier.
J’ai énormément aimé ce drama, son atmosphère à la fois prenante et paisible, mélancolique mais positive…
Les personnages ont chacun une histoire originale et en même temps si humaine, celle qui a souffert d’une rupture et ne peut maintenant comprendre les autres qu’à travers les plantes qu’elle cultive, celle qui a vécu un drame familial affreux et tente de se reconstruire, celui qui porte au cœur un amour sans retour depuis des années et s’y est enfermé comme dans une tour de cristal, le pianiste dévoré de chagrin et de remords…
Les acteurs sont excellents, et avant tout Jung Hae In, à qui ce genre de personnage en retrait, extrêmement maître de lui et peu communiquant, mais réussissant à tout faire passer par le regard, et le langage corporel, semble particulièrement convenir. Il y met une grande sensibilité, une sincérité, une finesse et une délicatesse de jeu vraiment remarquable. Les autres aussi, Chae Soo Bin, jeune fille pleine de courage à l’âme claire, Lee Ha Na, souvent maladroite, et originale, réfugiée dans son jardin (d’ailleurs, sublime, le jardin !! moi aussi j’y resterais bien )mais prête à se risquer à nouveau dans la vie, Kim Sung Kyu (découvert dans Kingdom) en pianiste torturé par un remord impossible à apaiser… Ils sont tous excellents…
Il faut aimer se laisser porter, accepter de ne pas tout comprendre tout de suite, et se laisser charmer par de beaux personnages, soutenus par une très jolie OST, parfaitement en harmonie avec l’histoire. Si vous ces critères vous correspondent, vous allez adorer « une part de ton esprit ».
par contre j’ai des doutes sur Viki, qui a la manie de mettre les paroles des chansons, et là, déjà que ce n’est pas toujours évident de séparer la parole présente du souvenir et de la voix de l’A.I, si en plus il y a les chansons… Enfin, je l’ai regardé en anglais et je suis en train de me le traduire !
Romeo et Juliette à la sauce Thaï BL
Je précise de suite que je ne m’intéressais absolument pas jusqu’ici au BL, pas plus qu’aux GL d’ailleurs ! Mais j’ai quelques amies qui avaient l’air si enchantée du BL qu’elle regardaient que je me suis dit : « Elles ne sont pas incultes, ni tordues, ni sottes, il doit y avoir une raison à cet enthousiasme, allons voir ! »Et me voilà partie à regarder ce drama qui, disons-le de suite, au niveau scénario et réalisation reste du style « school-drama » de base, avec des étudiants qui n’étudient jamais et un jeu parfois assez pauvre (les bagarres… ) et le coup des amours entre familles ennemies on connaît ça depuis Roméo et Juliette !
Cependant, je me suis retrouvée dans l’état d’esprit de ma première découverte de drama, attirée par la naïveté d’un scénario qui finalement n’était que le prétexte à la mise en place de la relation entre deux personnes entre qui va se créer un lien amical, puis amoureux… Enfin, l’amitié ne met pas longtemps à laisser voir la réalité de l’amour qui se construit entre Pat et Pran, Pat n’en fait guère de mystère, d’ailleurs, et si Pran l’envoie régulièrement promener, il est bien évident que ce n’est pas forcément très sincère…
Donc oui, la montée du sentiment amoureux, puis sa déclaration, puis la façon de le vivre dans le contexte familial et social, c’est ce qui m’a vraiment plu, parce que toutes les scènes entre les deux garçons étaient très convaincantes et leurs façons différentes de réagir à ce qui leur arrive m’a bien plu. L’un, Pat, est clair dans sa tête et simple, Pran répond à son amour, la vie est merveilleuse et tout va bien… Mais Pran, presque malgré lui finit par admettre son amour, mais il n’en est pas heureux et en souffre. La belle scène de la fin de l’épisode 5 est parfaite, le seul sourire de Pat et les simples larmes de Pran racontent tout en quelques secondes…
J’attendais une atmosphère plus tendue mais non, dès le 6 on revient à la comédie de situation (se cacher, jouer la comédie…) En passant leur entourage n’est quand même guère observateur, parce que on ne peut pas accuser Pat de faire dans la discrétion et la froideur !
Un autre moment fort c’est quand leur relation est révélée à tous (le truc du rideau qui tombe… Enfin vraiment avec le bazar qu’ils faisaient derrière, le public aurait dû se poser quelques questions ! ) J’ai beaucoup aimé la réaction générale d’acceptation immédiate et sans problème, et là je me suis souvenue que ce n’était pas un drama sociétal mais un BL donc centré uniquement sur la relation Pat/Pran et que faire que tout le monde l’accepte permettait de ne se consacrer qu’à ladite relation, de même que la réflexion du père de Pat « tu peux aimer un garçon si tu veux, sauf le fils des voisins ! »Là aussi toute la problématique familiale devant la relation homosexuelle est totalement escamotée, en particulier l’absence probable d’héritier futur, en Asie ce n’est pas un mince problème… Encore une fois tout ça est balayé afin de ne laisser que le sentiment amoureux, le désir (certaines allusions étaient discrètes mais drôles, comme la conversation un matin entre les deux :
- J’étais Bon ? (réponse de l’autre : )
- Alors ? Heureux ?
J’étais écroulée, ce sont les poncifs les plus caricaturaux d’un dialogue après l’amour quels que soient les sexes en jeu ! C’était peut-être voulu, ce côté caricature, je l’espère, car le reste du temps les dialogues entre eux sont au contraire bien écrits, avec ce qu’il faut d’humour, de sincérité et de tendresse… A ce propos j’ai beaucoup aimé la réaction de Wai (?) le meilleur ami, qui est furieux, non que son ami aime un garçon, mais qu’en tant que meilleur ami il n’en ait rien su… C’était une réaction juste et vraie.
J’en arrive à la dernière découverte, celle des parents (au passage on a enfin compris pourquoi ils étaient ennemis) qui se passe à la fin de l’épisode 10. Je m’attendais à un 11 de bagarre, larmes, disputes et menaces parentales, mais non, les deux gamins se barrent gentiment pour aller passer quelques jours loin de tout ça, juste entre eux, en lune de miel, comme dit Pat. C’est entre eux seulement que va se discuter la marche à suivre, encore une fois les autres sont en retrait, les scénaristes (ils s’y sont mis à trois, quand même ! ) ne s’intéressent visiblement pas aux familles qui ne servent que de prétexte à créer un problème de difficulté nécessaire à la dramaturgie.
Et on en arrive à l’épisode 12. J’aurais déjà dû comprendre que ça ne se passait jamais comme je l’attendais mais là… Déjà quand j’ai vu que Pat avait changé de coiffure dans le preview, je me suis dit « ça y est ! le temps à passé »et paf ! 4 ans !
Mais je me suis dit » bon, les parents sont au courant, tout le monde le sait, ça va bien rouler! « Eh bien non ! on fait tout pour nous faire croire que depuis 4 ans ils sont définitivement séparés… Jusqueà la soirée des anciens élèves où ils ne se parlent même pas… Jusqu’à ce que quand même arrive l’explication, et bien sûr, ils s’aiment toujours, blablabla, il fallait faire plaisir aux parents (toujours cachés ces abrutis)
Alors là je déteste complètement ce genre de twist où on me prend pour l’idiote de service, comme dans les drama mit maladie incurable, où tu vois le héros mourir dans les bras de l’héroïne, puis le temps passe (encore! ) et la vie semble avoir repris et tout coup paf ! qui voilà ? le héros bien vivant (il a été opéré, on lui avait une RCP ou je sais quelle explication boiteuse) et là le public idiot sèche ses larmes et tape dans ses mains…
Eh bien pas moi !
Je déteste ça ! Toutes les explications bien artificielles qui enfin débarquent comme des cheveux sur la soupe, c’est lourdingue ! Je sais que les scénaristes ne cherchaient pas le prix Goncourt, mais là, c’est nul … pour moi ! Bon naturellement tout finit bien, avec un après générique très amusant où Pat dis à Pran, plein d’ardeurs, « arrête, on ne tourne pas un porno ! » et on finit sur un éclat de rire, ce que j’ai apprécié !
Un mot sur les deux acteurs, vraiment soit excellents soit vraiment amoureux !! particulièrement Pat, d’un naturel parfait, à l’aise et vraiment irradiant la joie. Pran avait un rôle demandant plus de retenue et il l’a très bien assumé aussi ! Et quel bonheur de voir des visages sans retouche, des corps ni squelettiques ni bodybuildés, quoique bien musclé quand même, et de retrouver ce que je trouve aussi chez les Japonais : la réalité d’un visage naturel (bon avec un excellent orthodontiste quand même ! mais ça c’est tout le monde ! sauf les Japonais ! )
Alors, au final, j’ai passé un très bon moment, en plus dans des circonstances où j’en avais vraiment besoin ! J’ai été amenée à faire des réflexions sur moi-même qui ne m’avaient pas effleurées jusqu’ici ! Quand les deux filles sont tombées amoureuses, je me suis dit « pour l’équilibre, ça aurait été bien qu’elle aime Wai » puis j’ai réfléchi (ça m‘arrive ! ) et je me suis dit que je ne m’étais jamais posé cette question de l’équilibre du drama quand on n’a que des couples hétéros… Donc il y a encore du chemin à faire… Comme vous le savez je suis une personne d’une génération où on était conditionné à envisager l’amour et le couple suivant un stéréotype bien gravé dans le marbre… Encore heureux que j’aie eu des parents très ouverts et un ami homo qui venait chez nous tout le temps et qu’on adorait quand j’étais ado… Mais quand même pour moi ça n’a pas été simple de regarder ce drama, parce entendre, et savoir c’est une chose mais voir c’en est une autre… Mais ça n’a pas duré longtemps, et j’ai adoré l’épisode 5, comme j’ai adoré le même genre de situation dans d’autres dramas avec la même situation garçon/fille, la vérité du sentiment et la magie de l’amour faisaient tout !
Alors je ne dis pas que j’en verrais d’autres, sauf s’il y a un sérieux effort de fait au niveau scénario et réalisme, mais ça a été une très jolie expérience qui m’a beaucoup apporté !
Ennemis un jour, mais...pas toujours !
Je l’ai beaucoup aimé, et pourtant je n’y allais que d’une fesse, commençant à me lasser des mariages forcés finissant toujours en happy end amoureux ! Je me suis laissée tenter par la présence de Liu Yu Ning dont j’avais bien senti le potentiel dans « the long ballad » ! Mais j’ai très vite été accrochée par l’excellence du scénario qui ne nous laisse jamais nous endormir, et par la maîtrise de l’écriture des deux personnages centraux qui tranchent nettement sur leurs semblables par leur attitude pleine de sens, sans chichis ou faux-semblants, quiproquos artificiels et querelles stupides dues au manque de communication ! Les deux héros se parlent, s’écoutent et s’entendent, en tous cas pour ce qui est de la politique des états, car pour les sentiments c’est moins évidents ! Wei Shao, grand chef de guerre est un enfant naïf dans le domaine des sentiments, il n’a jamais pris le temps de penser à l’amour et la grande intelligence de son épouse le déconcerte et le fascine en même temps, sans parler de sa beauté ! Elle, par contre, comprend bien mieux la situation ! Cela donne des scènes cocasses et pourtant justes de vraies « scènes de ménage » ! Mais dès leur première rencontre un seul regard échangé avait suffi pour qu’on comprenne qu’il s’était passé quelque chose ! D’ailleurs ManMan dira elle-même qu’elle a été touchée par sa force virile ! Ce n’est pas du tout l’amour au premier regard façon romance mais une attirance certaine et réciproque, et la façon dont chacun va d’abord s’en méfier, y résister puis y céder avec bonheur et plaisir est un régal !Au passage, je reviens sur le côté viril de Wei Shao pour apprécier le fait que l’acteur n’ait pas la beauté de certains de ses collègues de dramas mais présente pourtant une aura bien plus réaliste, plus véridique.
Bon, ça c’est pour l’histoire d’amour, mais à côté il y a la politique, les intrigues, les trahisons, les alliances, les vieilles haines qu’il faut dompter pour avancer et là aussi tout se construit parfaitement au fil des épisodes. Même si nous passons par les circuits obligés du genre (la falaise !… ) c’est fait avec une telle habileté, une telle maîtrise qu’on est totalement captivé !
Il y a toute une galerie de personnages qui gravitent autour des deux héros, les fidèles généraux soutiens de Wei Shao, la nourrice de ManMan et sa fille Xiao Tao. Cette dernière et le général Wei Liang vont assurer l’apport d’humour, appel d’air indispensable à ces lourdes intrigues, sans jamais pourtant être ridicules ni « en faire trop », et seront suffisamment présents pour qu’on s’y attache et que leur destin nous émeuve profondément. La mère de Wei Shao, commence par être insupportable, mais encore une fois le scénariste sait maintenir la ligne directrice du personnage(la sottise, disons-le, elle est plus bête que méchante) tout en la gardant quand même à sa place. Autre couple émouvant, la cousine de ManMan et son mari, Bi Zhi, exemple terrible que parfois on peut tout perdre en voulant tout sauver ! N’oublions pas le cousin Wei Yan, lui aussi commence mal, mais se révèle peu à peu, grâce à l’intervention de ManMan qui l’a compris et sait lui parler ! ManMan est vraiment le pivot de toute l’histoire, c’est un personnage superbe, intelligent sans arrogance, amoureuse avec lucidité, loyale sans aveuglement, généreuse envers son peuple.
En parlant de l’amour du peuple je me demande si les grands seigneurs chefs de guerre de ces époques Tang, Ming ou autres s’en souciaient tant que ça du peuple ! Je vois dans l’insistance à le protéger un message subliminal bien contemporain du soft power chinois mais ceci est une autre histoire !
Donc ce drama serait parfait ? Eh bien … Presque. je trouve le dernier épisode un peu faible parce que trop de choses s’y accumulent, on passe son temps à aller d’un endroit à un autre ce qui donne l’impression que tout ça se tient dans un mouchoir de poche, et il y a quand même des légèretés de scénario : le héros est au centre d’une arène, seul, dominé dans tous les gradins par les ennemis qui ne veulent que sa mort et personne ne se dit qu’il suffirait de lancer des flèches pour en venir à bout ? Ce dernier épisode laisse une impression un peu brouillonne, mais heureusement se conclut comme on l’espère, même si le scénariste a su sacrifier ce qu’il fallait pour nous éviter le happy end sirupeux !
Au total, un excellent drama, à voir et à revoir !
Pris au piège d'une boucle temporelle, peut-on changer le destin ?
Ce drama est une mécanique implacable, nous sommes captivés, capturés dans cette boucle temporelle. on ne perd pas de temps à se demander le pourquoi du comment, on y est, c’est tout. Ensuite on va suivre avec passion le travail d’enquête et de recherche des deux héros et voir petit à petit se déplier les petites histoires de chacun des passagers, leur inter action, puis la découverte de la raison de cette explosion. Le scénariste a su éviter le piège de la sensation de tourner en rond due au fait du recommencement sans fin de la boucle en variant la durée des périodes, en ménageant des échappées dans la vie des protagonistes, et même un flash back de 5 ans pour expliquer certains personnages. J’avoue avoir râlé à ce moment-là, tant je ne voulais pas lâcher les deux héros et leur travail de recherche, mais je dois reconnaître que ce flash-back était nécessaire et avait tout à fait sa place dans la logique de l’histoire ! Les explosions se succèdent, les héros s’approchent de la solution, comprennent les autres et en même temps se comprennent et se découvrent. Des personnages annexes se précisent, on apprend à les connaître au fur et à mesure de leur retour dans l’histoire à chaque boucle, comme le policier, il y en a qui meurent, mais qui sont à nouveau là à la boucle suivante et alors, comme on espère, comme on attend la réussite des deux jeunes qui veulent sauver tout le monde !Les acteurs sont parfaits, leurs personnages très bien écrit, manifestant les doutes, la peur ou l’altruisme, le courage, la colère ou le remords qui en font des êtres humains attachants mais réels !
J’ai beaucoup aimé la fin, satisfaisante mais pas trop happy end, après tout à part les deux héros, personne ne se connaît dans ce bus, et si la vie de chacun va prendre une autre direction, ils ne sauront jamais ce qu’ils doivent à Shin Qing et He Yun !
En passant j’ai souri en lisant les traductions des slogans écrits (en rouge !) un peu partout dans le commissariat, un peu de propagande ne fait jamais de mal !!
Enorme succès en Chine, puis en Asie, je le recommande !!!
Romance sans guimauve, personnages réalistes sans noirceur, à consommer sans modération
J'ai toujours trouvé les Japonais très forts dans ce genre d’histoire sans vrais rebondissements, avec seulement la peinture délicate et sensible des sentiments, des états d’âme, et la description toute en nuance de la psychologie des personnages et de leur évolution.Là, je dois dire que c’est particulièrement réussi ! Si vous voulez un drama doudou (mais pas niais, pas sirupeux, ) avec une maîtrise parfaite des clichés du genre (amnésie, séparation, retrouvailles improbables) qui passent comme crème, comme on dit, il est pour vous. Rien ne semble artificiellement ajouté, ou mis en avant pour créer un faux suspens. Chaque situation s’inscrit dans l’histoire d’une façon parfaitement logique et rationnelle, et même ce que je déteste le plus, le « je t’aime mais je te quitte », est exactement à sa place et justifié par l’intelligence et la générosité du personnage, et non par le souci d’installer un faux rebondissement.
Le scénario très habile nous transporte sans cesse du passé au présent, de l’adolescence à l’âge adulte, allant un peu plus en profondeur à chaque fois. Les ellipses sont toujours très bien placées, n’apportant pas d’explications inutiles suivant l’épouse arrive chez sa mère avec sa valise… On a tout compris, ce qui se passe, et pourquoi ça se passe sans y passer 3 épisodes !! Toutes les pièces se mettent en place peu à peu pour aboutir à la conclusion finale.
Et la fin !!! Une petite merveille de bonheur ! Je défie quiconque de ne pas avoir un sourire jusqu’aux oreilles à la fin !
Je conseille, je conseille !!!! je CONSEILLE !
Passionnate re-création de la naissance du profilage en Corée du Sud
J’ai était captivée de bout en bout par ce drama, sans doute du fait de l’authenticité de l’histoire qui transparaît dans le scénario et l’écriture des personnages.La difficulté pour créer l’unité d’étude du comportement criminel est parfaitement restituée. La méfiance des flics de terrain envers ces méthodes inconnues, puis leur évolution au vu des résultats est très réaliste, rien à voir avec le triomphalisme de la victoire qu’on rencontre parfois dans ce genre de drama ! le travail du journaliste Go a été particulièrement bien utilisé pour l’écriture des dialogues, surtout lors de la confrontation du profiler avec le suspect d’abord, puis le coupable ensuite. L’influence des séries américaines de ce genre est évidente, mais elle a été bien digérée, si je puis dire, apportant une rigueur et une maîtrise indispensable (et souvent négligées en Corée)mais restant tout à fait dans le style des dramas coréens pour l’écriture des personnages.
Les actions criminelles sont décrites sans voyeurisme mais sans chercher non plus à adoucir l’horrible.
Les heures sans nombres passées à étudier d’anciens dossiers, ce dont se moquent les autres policiers, permettent de ressortir un cheminement psychologique commun aux tueurs en série, et les moments où le profiler donne le profil en réunissant tous les fils qui l’ont amené jusque là sont passionnants, surtout en parallèle ensuite avec la découverte du coupable, les points communs avec le profil et les réactions du tueur, en accord avec ce que le profiler avait prévu.
Et toute cette belle mécanique est magnifiquement soutenue par une interprétation hors pair !! Kim Nam Gil est époustouflant dans ce personnage solitaire, vivant toujours chez sa mère, doué d’une empathie particulière doublée d’un sens aigu de l’observation, mais qui va jusqu’à mettre sa santé mentale en jeu ! Son collègue, qui se bat bec et ongles pour créer cette unité, est interprété par Jin Sun Kyu avec solidité et énergie, retenant souvent son coéquipier au bord du gouffre. Le reste de la distribution est excellent, particulièrement les « seconds rôles » qui interprètent les criminels d’une façon si réaliste qu’on n’aimerait pas les rencontrer dans une ruelle sombre la nuit !
Naturellement aucune romance, les seuls liens affectifs qui se nouent peu à peu sont ceux du respect, de l’acceptation des nouvelles méthodes et de l’intégration solidaire de l’unité d’étude du comportement, qui finissent par se créer au sein de toute l’équipe
Bref c’est un excellent drama, que je conseille fortement !
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