La lutte pour avoir la class
M'étant focalisé sur les dramas japonais, il m'est temporellement très compliqué de revenir à un drama coréen. Encore plus, quand il est produit par Netflix, souvent aseptisé et trop mainstream, afin de convenir à l'international. Si de surcroit, il est encensé par tous…. Non pas que je me sente supérieur au commun des mortels, mais les avis du genre : " Squid - Hunger - Battleroyale - Game c'est tellement du jamais vu", m'ont, pour le moins, refroidi ses dernières années. Et Netflix, n'est jamais très loin dans l'affaire. Avec Squid Games c'était : Toute cette violence dans un univers enfantin, blablabla, tu devrais regarder… Bref, j'ai regardé le premier épisode y a deux ans, comme tout le monde, et toujours pas vu les autres aujourd'hui. Et voilà qu'on me refait le coup avec Itaewon Class. Même plateforme Mainstream, même discourt formaté. " Tout ce friendship qui tournera à la trahison dans ce drama de vengeance envers une société (et une Société) pourrie jusqu'à l'os. C'est vraiment original". Mais putain, arrêtez de regarder des séries françaises, merde ! Donc j'avais évidement décidé de pas le voir et voilà que sort Roppongi Class, remake Japonais qui aurait dû m'en faire bouger une sans faire bouger l'autre, comme dirait notre président. Surtout que l'originale est par convention bien meilleure que la copie, n'est-ce pas Manu. MAIS, car il y a un mais, Takeuchi Ryoma, quoi ! Je ne pouvais, décemment pas, ne pas le voir. Après cette introduction comme toujours trop longue et qui essayée d'avoir la class, sans y parvenir, il est temps de visionner le nouveau Ryoma-Kun. Un apéritif, en attendant la 3e saison de Kimi to Sekai ga Owaru hi ni.Introduction trop longue, donc, comme ce premier épisode retraçant les événements qui conduiront à neuf autres; ayant pour fil conducteur une vengeance qui se transformera pourtant, petit à petit, en comédie romantique. Multipliant ainsi des triangles amoureux imbriqués les uns dans les autres. Des moments sentant parfois tellement la guimauve que l'on se demande comment cette vengeance peut être accomplie, vu les trahisons et le niveau de violence nécessairement attendus, par la préparation mental du spectateur dans la première heure.
La construction de la série, par trop classique, pour une qui se veut actuelle, reste tout du moins accrocheuse. Les personnages sont distillés au compte-gouttes et leur histoire est comptée bien après leur première apparition. Sous la forme, évidement, de flashbacks. Ce montage fatiguera les plus aguerris, mais réjouira par ses révélations ceux peu habitués au pingpong spatiotemporel à répétition. Le temps passé, parfois de 10 ans, étant au cœur du scénario, ses révélations sont nécessaires, même si rarement surprenantes et le friendship qui en découle et qui est, lui aussi, au cœur de la série, prend parfois des allures de Friends, justifiant ses bons en arrière sans fin. Comment on s'est connu ? Comment on est devenu potes ? Des petites révélations, mais c'est bien sûr des révélations sur nos héros que l'on attend le plus. Heureusement, le scénario est assez bien ficelé pour donner des infos sans gâcher le mystère. Laissant ainsi un spectateur, même aguerri, comme vous l'êtes, dans le questionnement nécessaire à l'envie de continuer.
Vient quand même le difficile constat d'une mise en scène très fan-service de Tokyo, la ville la plus cool du monde. Roppongi est un quartier particulier, mais c'est à travers celui-ci que la mégalopole se voit ériger une statue à sa gloire. Un aimant pour toutes les jeunesses en mal de sortie, d'amusement, de Spot instagramables et de cool attitude. Les boites et les restaurants hypes sont des églises dans lesquelles on vient célèbre les divinités des réseaux sociaux. Le pouvoir de ceux-ci, loin d'être dénoncé, est même encouragé par le côté cool des influenceurs de quartier. Nous interrogeant ainsi, sur le pourquoi de continuer à frire des karahage toute la journée, dans cette ambiance étouffante d'huile de friture, alors que quelques photos et son avis suffisent à devenir riche et famous. C'est justement le cas de Hirate Yurina qui rejoindra rapidement l'équipe de Takeuchi Ryoma dans son restaurant minable. L' ex-leader des Keyakizaka46 habitué aux rôles de psychopathe bipolaire (Hibiki, quand même) mènera la vie dure à son boss avant d'en tombée follement amoureuse, faisant complètement oublier cette histoire de vengeance censée être au cœur de l'ntrigue.
C'est cette bipolarité de l'histoire, adaptée d'un webtoon coréen à grand succès, qui est déconcertante, bien plus que celle du personnage féminin, aussi cool que notre héros. Pourtant, l'acteur le plus kakkoï du Japon, Takeuchi Ryoma, est censé être rongé par la haine envers le roi des karahages et son stupide fils. Mais il monte tranquillement son restaurant avec des repris de justice et des laissés pour compte de la société et cela en se donnant non pas 10 ans, mais 20 ans pour réussir. C'est long 20 ans, surtout après avoir passé une partie de sa jeunesse en prison.
Débordant de bonté, fuwa fuwa comme de la guimauve, son sourire ravageur en fera fondre plus d'une, ou d'un d'ailleurs. Le chaud comme le froid sont soufflés à chaque instant et clairement ce choix d'acteur capable de joué les brutes comme les gentils niais est excellent. Même si la direction artistique, a choisi de forcer le trait. La mort du panda, par exemple, qui plongera notre héros au fond du trou est à peine surjoué, non... ? Excellente également l'actrice Araki Yuko, souvent choisie pour des rôles de femmes froides, pour ne pas dire faisant la gueule, mais qui arrive toujours à attirer la sympathie lorsqu'elle décoche un sourire.
En mélangeant à fond, la carte de la comédie romantique, du friendship et de la violence, latente dans une vengeance qui se réalisera forcément, la tension et l'attention sont maintenues jusqu'au bout. La direction artistique brille de mille feux comme Tokyo et la musique a forcément la classe en Opening comme en Ending : Beat Garden/Alexandro, qui dit mieux ? Une série qui se dévore, sans vous prendre la tête. Quoique, Ryota-Kun s'est fait une spécialité, dans ses derniers dramas, de redonner la foi en cette humanité pourrie jusqu'à l'os et c'est déjà pas mal pour votre état mental.
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Hoshi Kara Kita Anata
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My love from the star, avec l'esprit de synthèse japonais (et Fukushi Sota :)
Ayant déjà vu plusieurs versions tirées de cette histoire (coréenne, thaï, philippine, etc.), j'ai regardé ce drama pour 2 raisons :1/ Je suis fan de Fukushi Sota (qui assure complètement dans ce rôle, comme d'habitude).
2/ J'étais curieuse de voir comment les japonais pourraient raconter une story de 16h en 10 fois 35 minutes, sans en perdre l'essence.
eh bien, ils l'ont fait !
Évidemment, ce drama n'est pas aussi détaillé que la version coréenne :
- Certains arcs narratifs sont totalement zappés, des personnages n'existant plus (les parents des 2 frères, par exemple), des scènes cultes ont disparu (apparition du ML sur le tapis rouge dans les scènes finales).
- mais les longueurs ont aussi disparu et l'esprit du drama est conservé.
J'avoue que si Fukushi Sota est parvenu à estomper l'image culte de Kim Soo Hyun, je suis beaucoup moins convaincue par la FL (et je ne parle pas de son designer, car ses tenues ne sont pas à la hauteur d'une star de cinéma).
Je suis néanmoins contente d'avoir regardé cette série, que j'ai globalement bien appréciée.
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Call me !
La vie de scénariste japonais ne doit pas être de tout repos. Soumis à la pression, des plateformes et autres chaines de TV, réclamant toujours plus d'histoires alambiquées, nous torturant notre esprit et le leur, ils peuvent facilement finir en l'hôpital à voir des Serial Killer partout. Ceci n'est pas le scénario de Akai Nurse Call, mais ç'aurait pu l'être, tant le métier du héros se retrouve au cœur du scénario de ce drama horrifique et hospitalier des chaudes nuits d'été japonaises. Il brise ainsi le 4e mur et procure une mise en abyme jouissive. Il établit ainsi une connivence entre les protagonistes, le spectateur, le scénariste en mettant en exergue les codes des Mystery Dramas, à la fois moqués et encensés par la mise en scène et les dialogues.Et pour une parodie, qui n'en est peut-être pas une, quoi de plus naturel, que des acteurs qui n'en sont peut-être pas. On retrouve donc, pour les personnages principaux, comme les guests, une série d'acteurs que les producteurs qualifient, à n'en pas douter, de troisième choix, mais finalement comme il se doit pour les Horror show. Le haut du panier, se frottant rarement à ce genre d'exercice, surtout que le héros peut à tout moment se faire trucider ou être lui-même le salaud qui écharpe l'héroïne. Et ça, ça peut tâcher une carrière. Ces mécaniques ultra-codées des Horrors Dramas, sont moquées et rappelées constamment à partir du deuxième épisode par le héros joué, comme il se doit, par un énième Jonny's. Et ceci créé une chouette connivence avec le spectateur, le poussant à en vouloir voir plus. Surprenant dans son jeu d'acting, Sato Shori, du groupe Sexy Zone nous délivre une belle performance, pour une série dans laquelle il passe le plus clair de son temps dans un lit ou un fauteuil. Je ne serais pas surpris qu'on lui propose d'autres séries que des school life ou des horrors shows dans les prochains temps. Mais les Jonny's sont souvent blacklistés pour des dramas, disons, plus sérieux. Pour les autres acteurs, pas de surpris. Généralement surjoué, notamment Fukumoto Riko, qui reste trop calme face aux injonctions médicales et bien sûr une galerie de soignants, tous plus loufoques et inquiétants les uns des autres. Afin évidement de s'interroger constamment sur "qui est le serial killer ?" dans cet hôpital. Cela pourrait être l'actrice Beki qui sort bien du lot, en se donnant des ères d'infirmières égrise et rentre dedans, avec tous ses patients. Patients de la même chambre, qui disparaitront tour à tour et qui participent joyeusement à cette parodie de séries ou films de genre.
Loufoque et drôle, mais quand même très gore, avec évidement des cliffhangers bien sanguinolent au bout des 35 min (étrange format) et une pression qui retombe au début de chaque épisode, comme si nos héros n'avaient rien vécu de traumatisant. Et si ce mélange comédie X horreur initié il y a des dizaines d'années par des films comme Scream n'était pas suffisant à notre bonheur, on a droit, en bonus, à une parodie des dramas de duo de flics. Et quel duo. Un bonheur absolu de voir Ikeda Tetsuhiro, éternel second rôle, qui crève ici l'écran en détective surjouant au plus au point la rébellion face à ses supérieurs et accompagné de l'ultra-inconnu Horiguchi Sana qui ne le restera pas longtemps. Elle est fantastique dans le cirage de pompe outrancier envers son Senpai et son pouvoir comique égale son partenaire. Ce duo complètement hors sujet dans le contexte apporte vraiment la touche qui manque aux autres horror show de l'été. Et il y en a.
La parodie ne s'arrête donc pas aux séries horrifiques. La société japonaise, avec ce cirage de pompe permanent, ses faux sourires envers les autres, ses excuses publiques qui effacent tout, est évidemment une cible. Les hôpitaux avides d'argents et la police incompétente en prenant pour leur grade commeil se doit. Mais les écrivains de série et les acteurs eux-mêmes jouent avec leur matériel pour sans moquer. Personne ne se prend au sérieux et pourtant ça marche. On sait que l'opening/ending sont interprétés par un boys band et cependant on l'adore. Les acteurs sont blacklistés pour des premiers rôles de séries en prime time, et néanmoins ils sont excellents. Le scénario est bidon et le gore est outrancier et toutefois on se marre tellement et on est avide de savoir la suite. Si en plus, vous arrivez à suivre toutes les subtilités des dialogues concoctés, avec l'humour très 3e degré, vous profiterez à 100 % de ce drama hommage à tant de professions. Certes les soignants, mais surtout celles du showbiz, avec des petites mains souvent peu mises sous les feux des projecteurs. On pense à ces seconds rôles ou ses dialoguistes/scénaristes, pourtant plus qu'essentiels. Sans qui le drama japonais ne serait pas ce qu'il est. Dommage qu'ils se font éliminer les uns après les autres.
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Je n’avais entendu que des éloges sur ce drama et je comprends pourquoi !Les premiers épisodes m’ont fait un peu douter : le jeu des acteurs me laissait dubitative, l’intrigue semblait peu claire, mais les bons retours que j’ai pu avoir m’ont poussé à continuer et au final, j’ai enchaîné les quarante-neuf épisodes en un rien de temps.
L’intrigue est séquencée en plusieurs partie, c’est rythmé, pleins de retournement et de moments poignants.
L’écriture des personnages féminins est vraiment intéressante avec, d’un côté, Li Changge qui a reçu une éducation particulière pour une princesse, puis de l’autre, Li Leyan dont le personnage évolue sacrément. L’actrice l’interprétant est bluffante dans son rôle.
D’ailleurs, petit faible pour le couple secondaire, vraiment trop mimis.
Je ne donne « que » quatre étoiles parce que je dois avouer que le rythme retombe un peu par moment et que le dénouement sur les derniers épisodes joue sur des facilités, notamment au niveau des personnages de Young Khan et de Mimi Gulli…
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Jolie fantaisie
J'aime beaucoup le fait que l'histoire tienne en 2h (pas de longueur, pas de ralenti, que le nécessaire). On assiste à une très jolie romance, fragile (time travel) avec beaucoup de fantaisie et de poésie, interprétée par des acteurs formidables.On y retrouve les problèmes de l'ère Joseon : sécheresse, superstitions, famine, instruction réservée à l'élite au pouvoir, etc.
On voit aussi les efforts et la persuasion face à l'inconnu, qu'a du faire ce roi inventeur du hangeul.
Faites comme moi, regardez-le et passez un bon moment !
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c’est frais, c’est léger et ça traite de l’adolescence sous un aspect décomplexé, quoique pas totalement, j’ai bien aimé !petite réserve sur les deux derniers épisodes où la grossophobie est traitée avec humour, sans plus de gravité et où le lead féminin n’a pas le droit à une histoire d’amour (contrairement aux deux histoires précédentes)… le message est cool, elle doit s’accepter et s’aimer avant toute chose, mais c’est dommage de coller cette étiquette uniquement à son personnage.
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Sujet sensible (mais bien traité) et un casting d'enfer
Un drama différent, osant aborder le thème difficile de la santé mentale.C'est bien écrit, pertinent, sensible, ... et mis en vie par des acteurs GENIAUX ! (notamment le ML = Shin Ha Kyun -remarquable comme toujours- et la FL =Jung So Min). Le ton se veut optimiste, positif et tous les cas abordés sont évoqués avec beaucoup d'humanité, de finesse.
On sent en arrière-plan une critique de la société coréenne, ultra compétitive dès l'école, tournée vers la culpabilisation à outrance, le tout induisant un stress extrême et une pression sociale et familiale intense. D'où le taux de suicides !
Dans tous les cas, je vous conseille fortement ce drama génial.
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Il y avait du potentiel, mais décevant
Plot alambiqué : le ML (cycliste professionnel) reçoit des SMS du futur de la part de la FL. Pour confirmer leur véracité, il s'aperçoit qu'il peut changer l'avenir.Ce plot un peu surréaliste (SMS reçus du futur) sert de fil rouge à ce drama, basé sur le cyclisme professionnel et les rivalités familiales. Le contexte : reconstruction d'une équipe de vélo légendaire et vie de famille super compliquée (avec frère evil et manipulateur et sa fiancée encore pire).
Tout l'intérêt du drama tient à la beauté du ML et aux moments très cute avec la FL !
L'écriture est un peu confuse par moments et une fois de plus, on peut se demander ce que font les thérapeutes en Asie, vu les cas graves de psychose et de traumas (les "evil characters").
Enthousiaste au départ, je me suis lassée des twists à répétition, et finis ce drama avec pas mal de zapping. Dommage car il avait du potentiel !
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My advice : Skip it !
J'aime bien Li Yi Feng, le plot semblait interessant, donc je me suis lancée dans ce drama.Mais j'ai rapidement déchanté : l'écriture est nulle, irréaliste, pas cohérente, la réalisation super lente et agaçante, mais le TOP, c'est l'actrice coréenne qui joue la FL : hormis le respect des canons de beauté asiatique (tête de poupée), elle n'apporte RIEN et elle joue mal !!
Le contexte est classique : les rivalités familiales au sein d'1 restaurant traditionnel, mais on a droit à TOUS les clichés (retour de l'ex, fausse grossesse, magouilles, perte de la vue, etc.).
Trop, c'est trop : je ne suis allée au bout qu'avec beaucoup de zapping ! Donc un conseil si vous ne voulez pas perdre votre temps, zappez-le !
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Ceci est une fiction, toute ressemblance...
Le monde de la politique est impitoyable, quel que soit le pays. On dit souvent que la démocratie est un système imparfait, mais qu'il 'est le moins mauvais. On a pourtant du mal à le croire, quand on se réfère aux événements récents qui entachent les politiciens japonais et qui rentrent étrangement en résonance avec le synopsis de Shinbun Kisha. Le titre ou un survol rapide peuvent faire penser à une longue séance d'autosatisfaction de la part des médias, toujours prêts à défendre la démocratie. Mais c'est bien le monde politique qui est le sujet principal et la cible de ce brûlot qui devrait inspirer plus d'un citoyen endormi par des décennies de corruption et de culture du "moins tu fais de vagues, mieux c'est".Alors que l'assassina d'un ancien premier ministre remet sur le devant de la scène les connivences sectaires des dirigeants, quelques mois avant, comme un avertissement au peuple japonais, sortait Shinbun Kisha, la série. Brulot extrêmement bien produit pour la plateforme Netflix, prenant en toile de fond une affaire d'État, certes trop banale, mais symptomatique du cancer démocratique. Remake , par le réalisateur Fujii Michihigo, de son propre film, sortie en 2019 et que je n'ai pas encore vu, Shinbun Kisha ne se concentre pas forcément sur les journalistes. Alors que la femme du 1er ministre, que l'on ne verra d'ailleurs jamais, est empêtrée dans un scandale de corruption, les protagonistes de ce court drama de 6 épisodes sont les petites mains du pouvoir, ceux qui travaillent dans l'ombre. Bureaucrates, secrétaires de cabinet, etc. à commencer par le secrétaire personnel de Madame, interprété par Ayano Go, tout juste sortie d'Avalanche, où il avait poussé la cool attitude à son max et dont le sujet était déjà la corruption des politiques. Il joue ici un bureaucrate coincé, rongé par les remords qui montre une tout autre facette de son jeu d'acteur.
La plupart des acteurs ont été poussés, d'ailleurs, ici, à surjouer leur côté pathos et larmoyants. Pas un n'a pu éviter de subir les gouttes dans les yeux pour faire déverser des torrents de larmes. Si elles sont évidement justifiées et donnent vraiment ce côté humain à tous ses acteurs qui font partie de la master classe japonaise, cela peut donner parfois le sentiment d'en faire trop. Malgré évidement le tragique de certaines situations, mais qui perdent en intensité du fait qu'un personnage rongé par les remords était déjà trempé de larme en se remémorant ses actes de falsification.
Car c'est la fabrication de faux documents est au cœur de l'intrigue. Il est demandé assez rapidement à des bureaucrates de falsifier des notes pour masquer la corruption d'état. L'intérêt de ce drama, par rapport aux histoires similaires, c'est le souci de réalisme. Pas de manichéisme ici. Personne n'est tout blanc, ni tout noir, et même cet esprit de garder les institutions intactes peuvent trouver une justification. Dommage que la mise en scène force sur le caractère sombre et froid des bureaux de renseignement, des secrétaires d'État ou des antennes régionales. Musique magistrale ou minimaliste, cadrage plongeant, on insiste un peu trop sur le fait que les institutions broient l'individu, même si c'est le cas ici. La mise en scène est de toute façon au moins pour les 2 premiers épisodes assez maladroite. On retrouve les travers des productions Netflix. Tapageuses, séquençage trop haché, avec enchainement de gros plan, de plan plongeant (merci les drones), de caméra qui tourne dans tous les sens et beaucoup trop rapidement. Sans parler de la musique omniprésente, pour pas dire envahissante, et cette profusion de personnages très peu explicite dans les premières minutes, mais qui montre à quel point Netflix a déversé du pognon, au vu des grands acteurs ici présents.
Ce ne sera donc pas pour le scénario trop classique de journaliste en quête de vérité, ni pour la mise en scène trop tape à l'œil que l'on accrochera les premières minutes, mais bien pour tous ces acteurs. Ayano Go bien sûr, Yokohama Ryusei, qui ne met pas pour une fois en avant sa bogossitude et ça fait du bien. Et des noms qui ne parleront peut-être qu'à des gents de ma génération, comme Yoshioka Hidetaka, l'inoubliable docteur Koto, Terajima Shinobu, Sano Shiro, la pourriture parfaite, ou bien même une apparition de Tsuchimura Kaho. La liste est hyper longue, j'ai sûrement homi des acteurs encore plus talentueux. C'en est presque indécent et surtout on n'est pas en face d'un Asadorama de 150 épisodes. La sous exploitation de tous ses talents me rend presque malade.
Mais même Yonekura Ryoko qui joue avec brio l'excentrique Daimon Michiko dans Doctor X depuis des années, manque de scènes dans la série. Tous ces changements frénétiques de lieux, de personnages, toutes les deux secondes des deux premiers épisodes, qui heureusement disparaissent pour faire interagir enfin la plupart des personnages suite à un événement qui calme enfin la frénésie du montage. La série prend vraiment de l'intérêt à ce moment alors qu'il ne reste plus que 4 épisodes. Elle donne à réfléchir non pas que sur le sens de la justice et la stabilité des institutions, mais également sur des choix pour la suite de sa vie, à des tournants de celle-ci. Et pour tous les personnages, finalement. Le côté sensationnel du journalisme n'est pas si mis en avant. Pas de recherche de scoop, mais un rappel salvateur du rôle de l'information dans la société. Si le côté trop cool d'une rédaction est parfois forcé, par rapport aux bureaux austère, le réalisme revient frappé à notre porte avec un ancrage dans notre quotidien. Les événements se passant sur le long terme de 2019 à 2020. Terme nécessaire pour mener une enquête d'investigation. La préparation des JO, puis l'ombre du Covid planant sur le quotidien de nos protagonistes.
En résumé, pour les acteurs, on est fortement attiré, ensuite pour le tableau dépeint du monde du journalisme, même s'il est effleuré, ainsi que pour la perversion du système politique, on restera donc devant l'écran. Et cela malgré toutes les tentatives de Netflix de nous faire fuir par cette production bling bling ou trop larmoyante. À moins que je voulais écrire le contraire. Il est tellement facile de falsifier des documents. Le réalisateur la bien fait, lui.
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Vraiment un joli BL
J'ai déjà regardé pas mal de BL, mais vraiment celui-là est devenu mon number one. J'ai lu un peu de tout sur les critiques et effectivement, tout n'est pas parfait. Mais ...Mais j'ai adoré. Franchement voilà bien longtemps que je n'avais pas vu de BL et même de drama en règle général, qui m'a autant touché.
Certes le personnage de Kuea est souvent introverti, timide, voir même parfois un peu agaçant de par sa mollesse. Mais clairement, son rôle veut ça, donc on adhère ou pas. Et pour avoir vu quelques reportages après sur la série, je pense que l'acteur est lui même déjà très réservé dans la vie réelle.
Si on met de côté ça, j'ai vraiment été transporté par leur couple. Pour moi c'était vraiment doux et plein d'amour. On peut évidemment mettre en avant les scènes d'amour bien plus poussées que dans certains dramas, mais franchement jamais vulgaire et toujours pleines d'émotions. Et même si elles sont très jolies, j'ai trouvé tout leurs moments ensembles vraiment magnifiques.
Le couple secondaire a été peut être un peu bâclé sur la fin, c'est dommage. Il était très prometteur, j'aimais beaucoup et puis... Ben un peu comme un soufflé une partie est retombé. Dommage, mais ça reste une jolie histoire également.
Par contre le troisième couple sera un de mes bémols : Aucun développement, ils sont restés vraiment superficiels, quel dommage, ils auraient pu en faire quelque chose de bien.
En bref, quelques défauts, certes, mais à mon goût un des plus jolis BL sortis dernièrement. Il est tout doux et plein d'amour, donc oui, j'ai adoré. A découvrir ^^
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En plus de la comédie romantique, un joli bonus sur l'amour filial.
Ce drama est une romance, comme ce genre de drama sait si bien le faire. On y retrouve tous les clichés habituels, mais cela se laisse vraiment bien regarder. Il ne m'a pas autant touché que certains dramas chinois, mais j'ai beaucoup aimé le LM. Yang Zhi reste comme dans ses rôles habituels, donc elle est convaincante. Le petit moins : Même si ce n'est pas le plus important dans un drama, les scènes de baisers restent assez "fausses" tout le long des épisodes. Sans parler de vraies scènes de baiser, ici Yang Zi n'embrasse quasi jamais son partenaire, et cela en devient "dérangeant" car pas dans le ton du drama. Alors qu'elle a déjà fait des dramas où cette "fausseté" ne ressort jamais, comme dans Go Go Squid par exemple où les scènes de baisers sont bien plus "vraies".Par contre, le petit plus que je retiens et que j'ai adoré : c'est qu'au delà de la romance, ce drama est surtout l'histoire entre un père et sa fille. Tout le long, cet amour filial est présent et surtout terriblement touchant. Ils m'ont tout les deux émus, et démontre une réalité de la vie qui porte beaucoup d'émotions, surtout sur les derniers épisodes. Et j'en retiendrais surtout ça !
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Divorce Lawyer in Love
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Drama sympa, accrocheur, porté de bout en bout par le CL !!
Bon drama, animé par des acteurs de talent.Mix de romance et de cas juridiques de divorces (1 cas par épisode). Le fil directeur de cette série est l'histoire de la FL, avocate, puis sa licence est suspendue et elle doit travailler avec les gens qu'elle a auparavant maltraités.
On assiste alors à un joli hate-love avec le ML.
Quelques remarques quand même :
- certains passages sont "tirés par les cheveux" : la greffe de moelle osseuse se déroule avec un processus médicalement pas du tout crédible.
- le personnage du ML2 est très excessif.
- la haine de la mère, persistante, ne tient pas la route...
- l'actrice qui joue la FL2 est condamnée aux rôles d'amoureuse à sens unique persistante (je crois que je ne l'ai jamais vu obtenir "le gars" :)
- j'aime beaucoup la partie "organisation du mariage" qui est peu conventionnelle :)
MAIS :
Il y a de l'humour, de la romance avec des scènes très cute, la réalisation est dynamique et les OST sont sympas.
Drama sympa, accrocheur, porté de bout en bout par le CL !!
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Une des perles "réalistes" taïwanaises ❤❤❤
Les taïwanais ont le don de réaliser des dramas "réalistes et contemporains" magnifiques et émouvants. Ce drama en est la preuve !!STORY :
Dans la 1ere partie, le ton est résolument Comédie (avec effets et apartés). Drôle mais à ne pas prendre au sérieux !
Le contexte est planté, les relations se tissent... Histoire d'amour poignante entre un avocat spécialisé ds divorce (et désabusé) et une manager d'agence de voyage.
Certains personnages sont un peu caricaturaux mais j'❤❤❤ les discours de l'avocat éco-responsable.
La 2ne moitié tourne au mélo : tous les obstacles à cette romance apparaissent tour à tour + l'insécurité (exagérée) de la FL (et on compatit avec le pauvre ML qui se démène).
ACTING :
Les acteurs sont excellents. Je ne connaissais pas ROY mais j'ai été bluffée !
J'avoue que je suis un peu plus réservée sur Alice Ke ( qui contient un peu trop bien ses sentiments) mais j'aime les nombreuses scènes cute dans ce CL et l'alchimie du couple.
Je n'ai pas été convaincue par le CL2 non plus. Ce n'est pas de la faute des acteurs (mais l'écriture des personnages) ! Mais la morale taïwanaise veut que si un couple n'a pas d'avenir, rien ne se passe entre eux, même pas un kiss... Est-ce vraiment crédible pour des gens qui s'aiment depuis 10 ans ??
TECHNIQUE :
La réalisation est dynamique : il n'y a pas de longueur.
Les images sont belles et le cadrage soigné.
Les OST sont parfaites et accompagnent magnifiquement les émotions.
J'ai beaucoup aimé ce drama (moins la partie "painful" dans laquelle le réalisateur se complait un peu trop), mais je reverrais avec plaisir certains passages de ce drama (ce qui est assez rare).
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Bon drama scolaire et growing-up, mais rien d'exceptionnel
STORY :Deux amis d'enfance, longtemps séparés, se retrouvent au lycée. Après leur réconciliation, ils s'aident dans leur parcours, leur vie de famille, la poursuite de leurs rêves (danseuse & mangaka/peintre).
L'histoire suit donc les 2-3 dernières années de lycée d'un groupe d'élèves / amis.
Valeurs = amitié, famille, travail, ténacité, poursuite de ses rêves,...
Le script sous-entend que ces 2 amis deviennent lovers.... Effectivement, on a droit à des promesses de ne jamais se quitter, à des cœurs brisés par la séparation, mais comme on est dans un lycée et en Chine, c'est un amour très très chaste, sans même 1 kiss, une confession... NADA ! En Europe, on n'attend pas 18 ans pour faire des bizoux :(
CASTING :
Il y a beaucoup de très bons jeunes acteurs. J'aime beaucoup le ML et le ML2 + la FL2. J'espère les revoir dans d'autres dramas.
Je suis beaucoup plus réservée sur la FL. Elle est jolie, mais pas toujours très convaincante, en particulier en ballerine :( :(
TECHNIQUE :
Les OST sont actuels et excellents (C pop).
La réalisation est dynamique (donc pas de longueur, ni de longs ralentis).
CONCLUSION :
Un bon drama scolaire, mignon, mais qui n'a rien d'exceptionnel.
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