Étonnamment décevant...
Quand je pense à la façon dont des scénaristes sont capables de tisser des bromance, je ne peux qu'imaginer ce que pourrait être un vrai boyslove de la part de la Chine.In Your Heart est arrivé avec quelques enjeux. Allait-il prendre le même chemin que Addicted ? Ça avait bien débuté. Un joli générique, deux acteurs qui passent plutôt bien à l'écran. On sent un manque de moyens, mais ce n'est pas le pire que nous ayons vu dans un BL. L'histoire était banale. Juste deux amis d'enfance dont l'un est amoureux et l'autre, on ne sait pas vraiment. C'est tout ! Ni plus, ni moins. C'est assez pauvre. J'attendais plus de matière sur l'intrigue. Le temps passe et les personnages sont là. Ils manquent de développement, mais avec 8 épisodes au tableau, on accélère. Les personnages secondaires servent-ils vraiment à quelque chose ? On pourra dire qu'ils n'éclipseront jamais le duo principal, mais à quoi bon les ajouter à l'intrigue s'ils ne sont qu'une partie du décor ?
In Your Heart ne révolutionne rien. Le jeu d'acteur est passable, rien de bien vivant, mais nous dirons que ça fait le travail. J'ai déjà vu bien pire dans les drames chinois, alors. Et lentement, les amis deviennent cette vapeur toxique avant que l'un des personnages prenne le mauvais filon et ça y'est. On s'engouffre dans la brèche du dernier épisode qu'on avait évité jusque là.
L'épisode final est une déception. Sur 20 minutes, on retire les génériques et les flash-back (dont il est composé à 80%) on se retrouve avec 20% (15% ?) de scènes inédites dont une scène sur laquelle on aurait aimé faire l'impasse. Non, forcer la main de son/sa partenaire pour faire des roulades dans les draps n'est pas correct. Mais à force, je fini par penser qu'en Chine ces comportements sont acceptables et plus ou moins dans les normes.
Le montage n'est pas agréable. Le son est parfois mauvais (bruit ambiant). La musique ne marque pas (ou du moins, elle ne m'a pas interpelé).
J'étais enthousiaste à l'idée de ce drame simplement parce que « Chine + boyslove » ne sont pas communs dans la même phrase. Il est évident que la Chine a encore du chemin à faire pour nous offrir de jolies romances entre garçons - ce qui est assez fou quand on voit le succès des couples gays chinois sur les réseaux sociaux. En attendant, ils maîtrisent la bromance et c'est déjà un grand pas.
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Jolie Ode à la vie
Ce drama est clairement un drame, avec des sujets lourds, sombre et chargé émotionnellement : 3 Jeunes femmes en fin de vie se trouvent mêlées à un meurtre, dans lequel intervient également un tueur à gages.Entre les histoires policières, les histoires de maladie, de fin de vie, de choix, où est le plaisir de voir ce drama finalement ?
Et bien parce que pour moi, la finalité de "The one and Only" a bel et bien été le message de profiter de la vie, de chaque instant, car même malade, n'a-t-on pas le droit à ça ? Au bonheur, à l'amour, à l'amitié, à vivre sans responsabilité ni charges qui ne nous appartient pas ?
J'ai adoré tout les personnages, et particulièrement la mère supérieure. J'ai adoré l'univers de l'hospice, "cette famille" et les histoires secondaires.
J'ai versé plusieurs fois ma larmichette, mais finalement il ne ressort pour moi que du positif de ce drama de par le message qu'il véhicule.
Alors il ne faut pas en attendre de l'humour, de la légèreté, mais bel let bien de l'amitié, de l'amour, des difficultés, des épreuves et de la vie, tout simplement, pas toujours rose, quoiqu'il nous arrive.
A découvrir.
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A very nice romance carried by great actors (but last 1/3 too lenghty)
A very addictive drama from the first episodes with romance, humor, excellent casting and action. The production is lively and the interactions within the CL are incredible.The ML (Wallace Huo) is handsome, arrogant, but brave, fair, etc.
The FL (Tiffany Tang) is resourceful, strong, funny.
Their chemistry is palpable and their scenes are very cute.
The rest of the cast is very good and the secondary characters (very numerous) are well developed.
BUT, after a while, the deceits of the "great villain" are TOO MUCH! It becomes annoying to watch the "good guys" get duped like this. The part where the ML is "at rock bottom " is excessively long and painful (and does not fit the personality of the character).
In short, the last third of the drama has a lot of lengths and the writers should have shortened this part (which spoils the overall feel of the drama). And I'm not even talking about FL's post-wedding runaway (obvious screenwriter inconsistency :)
In summary, I recommend this drama to fans of Wallace or Tiffany, to people who want a very nice romance carried by great actors (but who will have to be very patient to support a story that is too convoluted at the end).
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Un très bon moment de franche rigolade accouplé à une émotion certaine
Jung Bo Hoon a peu écrit. Mais il a bien écrit.Après "Prison Playbook" et les turbulences drôles et attachantes d'une cohabitation forcée entre prisonnier , le scénariste nous conte ici une tranche de vie à travers le regard de joueurs de badminton. Si on peut regretter que le badminton, qui sert ici seulement de scène pour nous retranscrire des relations humaines, que cela soit entre les joueurs ou entre les villageois, nous pouvons applaudir tout de même sur l'écriture brillante de ces personnages.
Ah le badminton, je me revois encore voler avec insouciance durant ma prime jeunesse vers le filet, raquette à la main, plongeant avec "classe" sur le volant capricieux... C'est une des raisons qui m'amènent aujourd'hui à écrire sur "Racket Boys", ça et aussi ma tendance naturelle à aimer les dramas traitant de sport (ne pas oublier que l'un de mes mangas de chevet reste encore et toujours "Touch" mais aussi "I'll Generation Basket"...).
C'est un sport loin d'être aussi populaire que le basket ball ou le football (chez nous) ou encore le base ball.
Du moins, c'est ce que je pensais.
Après quelques petites recherches (afin de ne pas me coucher trop bête), j'apprend que le badminton était assidûment pratiqué en Chine il y a 2000 ans de cela. Plus proche de nous, en Angleterre, le battledore and shuttlecock serait l'ancêtre du badminton. Le badminton moderne quant à lui est inspiré du jeu indien poona.
A ma grande surprise, le badminton, celui dont on ne parle jamais, est non seulement le sport le plus pratiqué en Asie ( j'ai toujours naïvement cru que c’était le base-ball…) mais aussi le deuxième sport le plus pratiqué dans le monde après le football, dont le nombre estimé de pratiquant s’élève à 100 millions. Oui, si c’est le sport le plus pratiqué en Asie, c’est plutôt logique….
Il est tout autant logique que les plus grands champions viennent d’Asie. Le pays avec le plus de médaillé aux jeux olympiques est la Chine suivi de l’Indonésie et de la Corée du Sud. Voili, voilou un petit peu de culture sportive.
Mais revenons à nos moutons….Ce drama parle donc de badminton. Du moins, le cadre de ce drama est le badminton. Il faut avouer que le badminton sert ici de base pour nous conter les amitiés d’une bande d’adolescent ainsi que de leur relation avec le monde des adultes à travers leur coach.
C’est un des points négatifs de ce drama : la pratique du sport n’est qu’un prétexte et est donc survolé. Il n’y a aucune explication dudit sport en question. J’aurais aimé, un peu comme dans « Ping Pong Life », des petites touches d’information sur le sport, les règles, les techniques. Nous voyons peu d’évolution au niveau des joueurs, que cela soit durant les compétitions ou dans le peu d’entrainement qui est mis en scène. Yoon Hae Kang est doué, on nous le répète sans cesse, tout autant que Han Se Yoon, ils rencontrent donc très peu d’adversaire qui peuvent réellement les mettre en échec. Il y a donc peu de suspense et peu de remise en question sur leur aptitude sportif. Les autres membres sont plus ou moins talentueux, avec quelques minutes éparpillés sur leur avancement sportif, mais rarement en profondeur, juste assez pour nous rappeler que leur rêves restent tout de même leur sélection nationale et la victoire nationale.
Les affrontements que cela soit amical ou lors d’une compétition sont mis en valeur esthétiquement mais ne sont pas assez passionnants, sportivement parlant. Le spectateur n’assiste pas réellement à une tension lors de ces fameux matchs. Ce qui n’enlève en rien la valeur émotionnelle de ces jeux. Malgré tout ,on y prend du plaisir.
Deuxième point négatif : Si l’amitié des garçons et filles est brillamment mise en valeur tout au long du drama, j’aurais aimé un peu plus d’emphase sur leur relation familiale. Hae Kang est le seul adolescent en relation directe avec sa famille. Bien que l’entente soit bonne avec des fluctuations classiques parents-enfant, au final cela ne durera que le temps d’un épisode. Il y a donc peu d’évolution ou de démonstration entre les protagonistes et leur famille. Juste un liseré, comme Se Yoon et sa mère ou Woo Chan et son père. Touchant mais si peu comme In Seol et son père. Ou inexistant comme Yoon Dam ou Han Seol.
Un parti pris du scénariste qui plaira. Ou pas.
Troisième point négatif : La narration un peu brouillon. Sûrement volontaire. Mais je n’ai pas réussi à m’adapter et à apprécier les nombreux aller-retours entre les nombreux protagonistes. Cette impression, un peu comme un échange de volant, où la caméra saute entre les événements, ces coupures volontaires afin de donner plus de poids à un suspense, que nous devinions au final assez rapidement, étaient frustrantes, de mon point de vue. Un peu comme les réalisations, caméra à l’épaule, volontairement choisi, mais qui ne plaira pas forcément à tous.
Mais alors, me direz-vous….Malgré ces défauts, qui n’en seront pas pour d’autres, c’est un drama qui reste de qualité. La réalisation comme souvent est claire et fluide, avec des images naturelles et une mise en scène esthétique.
L’écriture des protagonistes est plutôt réussie et il vous faudra peu de temps pour vous attacher naturellement à chaque protagoniste. Les liens, que cela soit entre les adolescents ou les villageois, sont émotionnellement bien construits. On rit souvent devant les répliques fantasques de Hae Kang ou devant les actions puériles des divers protagonistes. Actions qui cachent bien souvent une générosité débordante d’affection. L’amitié entre les différents adolescents est mise au devant la scène servant ainsi de moteur à leur désir d’avancer et de grandir. J’ai particulièrement apprécié le fait que cette franche amitié fut rapide à se mettre en place et faisant front face aux obstacles sans jamais faiblir. Il n’y a donc pas de place à la frustration des éventuels malentendus ou de problème relationnels.
Les romances sont mignonnes, on apprécie aussi ici la drôlerie et la chaleur de ces romances, qui correspondent bien à l’idée que j’ai encore en mémoire de l’adolescence et ses premiers amours.
L’histoire des villageois, sans être exceptionnellement bouleversante, reste vraiment agréable à suivre. Chaque personnage a sa propre histoire. Celle qui m’aura la plus émue est celle des citadins, Shin Phil Ja et Kim Tae Ho, leur évolution a été la plus flagrante et leur implication la plus bouleversante.
J’aurais aimé un peu plus d’interaction entre les jeunes et les adultes, le peu qui a été montré m’ayant fait stupidement sourire.
Un drama qui aurait mérité plus de profondeur certes, mais avec un indice émotionnel assez élevé vous obligeant à sourire tout le long, voire parfois a retenir subrepticement vos larmes. Si vous recherchez un drama simple à suivre, sans aucune frustration, avec beaucoup d'amour, n'hésitez pas.
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Legend of the Phoenix
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Quelques plumes ont brûlé en route…
Entre complots et trahisons, la vie au palais n'est pas un long fleuve tranquille, mais un océan tumultueux dans lequel il est délicat d'avancer.Fonctionnaire loyal et fin stratège, Wei Guang (Jeremy Jones Xu) ne laisse pas ses émotions l'influencer dans ses choix. Solide, tant physiquement que mentalement, il fait preuve d'une grande patience et d'un calme olympien. Acrobate et porteuse de belles valeurs, Ye Ningzhi (He Hong Shan) s'enfonce dans les complots du palais. Bien qu'honnête, ses motivations amènent à des situations ahurissantes, remettant en question le fondement de de son personnage, car essentiellement immature.
La politique prend une place importante, mais ne peut éviter le piège de la confusion et de scènes inutiles. Parfois, l'histoire se perd, rendant l'ensemble prévisible, tandis que les personnages souffrent inutilement.
D'ailleurs, la romance est torturée, mais sans raison. Les personnages souffrent dans l'unique but de souffrir. S'ils sont d'une fidélité sans faille l'un envers l'autre, l'intérêt de les voir ainsi malmener ne sert à rien. La fin est satisfaisante, mais extrêmement décevante sur la façon dont elle est amenée et montrée. J'ai eu l'impression de m'être fait avoir.
En bref, Legend of the Phoenix se maintient, notamment grâce aux décors et aux costumes.
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Beaucoup de potentiel, joli couple, mais overdose de mélo
Romance entre chef réputé et cuisinière "don du ciel". J'aime beaucoup les 2 leads mais 56 épisodes de conflits, twists, tricks, avec filles abandonnées, enfants illégitimes, vengeance pour concurrence économique et "great villains" machiavéliques (trop !!) & tenaces.Ce drama avait beaucoup de potentiel : bon plot, super casting, alchimie au sein du CL, réalisation convenable, etc. Mais tout est gâché par l'écriture ! Le screenwriter a voulu faire dans le mélo, mais il en a fait TROP. Au bout d'un certain temps, l'attention décroche par une overdose de mélo !!
Je suis allée au bout par curiosité, mais avec beaucoup de zapping...
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Drama mystérieux, intrigant, bien mené et bien joué
J'étais intriguée par le titre, mais finalement les insectes ne jouent pas un si grand rôle. Cependant, le héros est biologiste.Ils ne sont que le prétexte dans une série d'intrigue, curieux mix de "Cold case" et d"Esprits criminels".
Les acteurs sont excellents, la réalisation est menée avec intelligence. Les indices apparaissent au fil des épisodes et il est difficile de prévoir ce qui va se dérouler ensuite.
Les OST sont parfaitement adaptées à ce type de drama (suspense, mystère, thriller).
Ce n'est pas un drama feel-good ou distrayant. Certains passages peuvent même être dérangeants.
Néanmoins, comme cette série est vraiment bien faite, vous voudrez aller au bout de l'histoire quand vous l'aurez commencée (pour connaître les réponses à toutes les questions en suspens).
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Une excellente romance, drôle et intelligente
Je suis tombée sur cette romance un peu par hasard, parmi une liste de séries taïwanaises sur Viki. Il faut reconnaître que les Taïwanais ont l’avantage de nous offrir des dramas souvent originaux, modernes et au jeu d’acteur relativement spontané si on le compare à plusieurs de leurs voisins. Et je ne regrette pas un instant d’avoir découvert cette pépite qui joue avec les codes de la romance tout en présentant plusieurs niveaux d’analyse, à la manière d’un millefeuille vraiment sympathique et savoureux.Zhen Xiao En est une jeune femme travaillant dans une petite maison d’édition spécialisée dans les romances très stéréotypées, mettant en scène le cliché du « PDG autoritaire » à toutes les sauces. Pour se détendre, elle fantasme elle-même sur He Tian Xing, le beau PDG pas si autoritaire de l’immeuble en face. Coincé au cœur d’une lutte de pouvoir au sein de l’entreprise familiale, ce dernier tombe (ou est poussé ?) du toit de l’immeuble. Bien qu’il soit gravement blessé et dans le coma, il touche le poignet de la jeune femme qui le croise pendant qu’on déplace sa civière lors d’un transfert. Xiao En tombe à son tour dans le coma et se trouve transportée dans l’univers d’un roman où le PDG autoritaire appelé Si Tu Ao Ran possède les traits de Tian Xing, et où elle se rend compte que l’héroïne de l’histoire est l'une de ses collègues, une pure et naïve jeune fille destinée à vivre la romance écrite par l’auteur, tandis qu’elle-même doit incarner une antagoniste. Connaissant par cœur les ressorts de ces histoires stéréotypées, Xiao En est bien décidée à en changer le cours et à vivre sa romance avec le beau PDG. En filigrane, les complots et les coups bas continuent à se produire dans la réalité.
J’ai adoré cette histoire, non seulement parce qu’elle ne cesse de jouer avec les codes et de s’en moquer, mais également parce que chaque épisode (ou presque) a réussi à me surprendre. Que ce soit par un dialogue intelligent, la tournure de certaines scènes, une réponse de l’héroïne qu’on n’attendait pas forcément, ou encore le niveau d’analyse sur les clichés des romans d’amour et des dramas, la série révèle une profondeur qui nous fait réfléchir, non sans tendresse et humour au passage, sur ces romances qui font vibrer notre cœur. Ajoutez à ça des acteurs efficaces (et tout particulièrement le héros drôle et sexy en diable), une héroïne forte et indépendante, des personnages loin d’être unidimensionnels et même une « méchante » dans le monde réel à qui on épargne des dialogues simplistes et qui parvient à émouvoir, et vous obtenez un drama qui vaut sans conteste le détour.
L’héroïne est attachante, déterminée, intelligente, et surtout elle ne se laisse pas faire. Si au début elle rêve du beau PDG d’en face comme nous le ferions toutes, l’occasion de vivre cette romance avec un ersatz de celui-ci dans une réalité parallèle puis de devoir interagir avec le « vrai » après son réveil permet aussi d’aborder de façon intelligente la question des frontières entre réalité et fantasme, d’autant que les deux hommes n’ont pas du tout la même personnalité. Quand la copie est devenue réelle, le seul amour de sa vie, tandis que le modèle est devenue la copie, on vit avec elle la douleur de sa perte et de son deuil une fois revenue dans le monde réel. De quoi nous torturer les méninges, et de nous faire réfléchir au jeu des apparences et à ce qui sépare un homme "idéal" et un être de chair et de sang. L'acteur jouant le PDG s'en sort d'ailleurs très bien en incarnant deux personnalités différentes, tour à tour amusant et émouvant, sexy et strict, mais attachant dans tous les cas, et l'on comprend aisément que l'héroïne ait craqué sur lui pour autre chose que sa belle figure.
L’ami du beau PDG dans le monde du roman est aussi particulièrement touchant. Incarnant le « 2nd lead » condamné à tomber amoureux de l’héroïne de façon unilatérale, et devoir sans cesse donner sa bénédiction aux tourtereaux sans jamais voir de fin heureuse à sa propre histoire, il va se révéler plus intéressant et surprenant qu’on ne s’y attendait. L’occasion d’évoquer au passage le processus d’écriture et de nous interroger sur ce que deviennent les personnages une fois que le livre est refermé. Je pense sincèrement que les scénaristes disposaient de l'espace et du contexte idéal pour prendre davantage de risques le concernant, dommage qu'ils n'aient pas été jusqu'au bout de l'idée, malgré tout ça ne m'a pas empêchée d'apprécier l'histoire et la fin satisfaisante qui lui est réservée.
Voir un héros ou une héroïne transporté(e) dans un monde parallèle n’est pas nouveau dans les séries, mais la manière dont le sujet a été traité rend l’histoire originale et sympathique. Tant l’humour que l’émotion sont au RDV. Toutefois, le drama n’est pas exempt de défauts, même s'ils ne gênent en rien le plaisir que j’ai eu à le voir (et la note que je lui ai attribué, parce que vraiment, ça le mérite). Par exemple, l’histoire commence à perdre un peu de son rythme vers son troisième tiers, une fois que les personnages sont réveillés. A ce moment l’intrigue prend un autre virage, il ne s’agit plus de vivre uniquement une jolie romance pailletée dans un monde idéal, l’histoire d’amour n’est plus la même dans la réalité et surtout, les conflits internes à l’entreprise et les luttes de pouvoir reviennent sur le devant de la scène. Sachant que chaque épisode dure 1h11, et qu’ils sont au nombre de 20, il est normal au bout d’un moment que l’on soit pressé d’arriver à la fin. Ensuite, j’ai trouvé les incessants interludes particulièrement énervants. A chaque moment « crucial » se présentant environ toutes les dix minutes, l’image se fige, on nous balance la petite musique et les images de titre, venant couper notre élan, puis on reprend l'histoire avec un bout de dialogue qu’on avait déjà vu avant, ce qui gênait souvent mon immersion et m’obligeait à avancer de 10 ou 20 secondes pour rester dans l’ambiance. Si l’on ajoute le fait que certains spectateurs sur Viki n’ont pas le Pass (abonnement payant) et qu'en plus des interludes il y a également des coupures pub toutes les 10 minutes, pour cette partie de l’audience je devine que ça devient vraiment chiant de le visionner pépère sans faire des bonds d’agacement après les énièmes interruptions. Enfin, sans remettre un seul instant en question le physique de l’actrice principale, je trouve vraiment dommage qu’on l’ait affublée d’une des garde-robes les plus pourraves qui soient. Où avaient-ils la tête ? Sachant que la plupart des acteurs de la série sont très bien sapés, ou ont au moins des fringues qui ressemblent à quelque chose, pourquoi fallait-il donner à l’héroïne une tenue informe et terne dans chaque scène ? D’où leur vient l’idée que pour qu’un spectateur lambda s’identifie au personnage principal, il faut lui donner l’air le plus moche et passe-partout possible ? Personnellement, sans m’habiller de façon très originale, j’évite au moins de porter des serpillières donc non, je n’ai pas besoin d’avoir un perso mal fringué pour me sentir proche de lui, désolée. Quant à la coupe idiote qu'on lui colle dans toute la partie où elle est plongée dans le roman, elle la fait ressembler à un télétubbies et ne lui rend vraiment pas justice. On a bien compris que si le héros s'intéresse à elle, c'est pour ses qualités intérieures et non pas pour son apparence, mais il n'y avait nul besoin de forcer le trait à ce point car cela en devient presque gênant pour elle, surtout à côté de ses collègues élégantes. Mais passons.
Mis à part ces quelques bémols, parce qu’il en faut bien quelques-uns, je ne peux que conseiller à 100% cette romance géniale et intelligente. Méta-analyse du sujet qu’elle présente, amusante, avec des acteurs drôles et sexy au jeu assez naturel et des personnages attachants, elle est plus profonde que le résumé nous l’indique au premier abord. Si, une fois revenus dans la "vraie vie", le côté thriller est un peu moins passionnant et qu’on regrette parfois le monde un peu plus "coloré" de la réalité alternative dès lors qu'on s’approche de la fin, l’histoire reste très plaisante à suivre et cerise sur le gâteau, on nous offre de belles scène romantiques et sexy à souhait (le fameux « steamy kiss » des tags de MDL). Moi qui fait rarement attention à l’alchimie entre deux acteurs parce que c'est logique pour des professionnels censés jouer leur rôle correctement, pour le coup cette alchimie est évidente à l’écran. En bref, si l’on recherche une romance à la fois originale, bien fichue, contenant plusieurs niveaux de lecture et souvent surprenante, ce drama est idéal. Une très chouette découverte.
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Quand la beauté physique se confronte à la beauté du cœur...
Si vous êtes dans un mauvais état d'esprit, moralement fragile ou ultra-sensible, Shadow Beauty n'est pas pour vous. Ce n'est pas un drame qu'on regarde pour se détendre et se changer les idées. Sa cruauté morale pourrait en affecter plus d'un.Le drame pointe deux sujets qui ont une place importante aujourd'hui. Tout d'abord, le harcèlement scolaire. Ces dernières années, de plus en plus de victimes osent sortir de l'ombre et témoigner. Une injure, une bousculade et même l'irréparable. C'est un phénomène tristement courant en Asie. Si vous suivez un peu l'actualité ou même l'industrie du divertissement au sens large, alors vous n'ignorez probablement pas que plusieurs personnalités étaient victimes ou bourreaux. Contrairement à une majorité des drames traitant du sujet, Shadow Beauty ne fait pas qu'effleurer la surface. Les choses sont montrées de façon choquante et cruelle, tandis que personne ne bouge, renforçant un peu plus la « normalisation » de ce phénomène.
Le second point, c'est la culture de la beauté. Lorsqu'on pense à la Corée du Sud (et même, l'Asie en général), on y voit des personnes aux apparences parfaites. Je regarde des dramas depuis des années, il est évident que la beauté est devenue une obsession. Les maquillages parfaits, les peaux si lisses qu'elles n'ont plus rien de naturelles, les physiques toujours plus minces (et même maigres). Qui a décrété que cette personne était belle, mais que celle-ci ne l'était pas ? Qui a décidé que « ceci » était la norme en beauté ? Sur les réseaux sociaux, Ae Jin devient Genie. Une personne tellement différente, qu'en réalité elle n'existe physiquement pas. Elle devient populaire, parce qu'elle est socialement belle pour la société. Cela remet également en question la vérité des réseaux sociaux et la façon dont il est facile de manipuler l'image affichée.
Le casting est excellent. Shim Dal Gi dépeint un personnage touchant dans un monde qui la déteste pour la simple raison qu'elle n'est pas un canon de beauté. Choi Bo Min est intéressant, bien que je n'ai pas capté toutes les subtilités de son personnage. Quant à Hong Seok, il reste discret, mais confirme son style pour le drame. Certaines zones de l'histoire sont brouillonnes, tandis que la romance n'a pas trouvé d'intérêt à mes yeux. Cependant, la réalisateur m'a vraiment fasciné par sa froideur. C'était comme voir la lumière se faire lentement avaler par l'obscurité. Car on le sait, plus la lumière est grande, plus les ténèbres le sont aussi.
En bref, Shadow Beauty porte bien son titre. Cependant, on oublie souvent que la beauté physique n'est qu'une image qu'on projette au reste du monde. Elle ne pourra jamais égaliser la beauté du cœur.
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Yi Pian Bing Xin Zai Yu Hu
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Qui portait réellement le masque ?
Après une période sans wuxia, j'avais besoin de m'en nourrir rapidement. Cependant, j'attendais un peu plus de ce drame, notamment vis-à-vis des personnages.Mo Yan (Zhang Hui Wen) est présentée comme une femme intelligente, maligne et forte (moralement ou physiquement, on ne sait pas). Cela dit, c'est rapidement oublié que pour son chevalier vienne à sa secours à la moindre occasion. Son air condescendant imprimé sur son visage m'a aussi poussé à ne pas l'apprécier. De l'autre côté, Zhan Zhao (Caesar Wu) qui semble être là physiquement, mais mentalement c'est une toute autre histoire. C'est comme si l'acteur avait décidé de ne fournir aucun effort. De temps à temps, on aperçoit une esquisse de sourire, mais cela ne va pas bien loin. Le couple ne dégage pas d'émotion et encore moins de sympathie. Cependant, et malgré des personnages qui m'ont laissé de marbre, Zhang Hui Wen s'en sort bien.
En revanche, les autres personnages volent la vedette, notamment Qiao Zhen Yu, Yvon Rui, Niu Zi Fan et Yu Xin Tong (son look était tellement bon) et Si Li Hong Yi. Et tant mieux, parce qu'en réalité, il y a beaucoup de bruit pour rien. L'enquête ne vise qu'un complot principal. Cependant, si les personnages mènent bien les enquêtes, elles ne sont pas non plus très compliquées. Les effets ne sont pas mauvais, mais ils ne sont pas les meilleurs. En revanche, la 3D est mauvaise, mais ça a tendance à mal vieillir de toute façon.
En bref, il est évident que j'en attendais trop de ce wuxia qui m'a fait aller de déception en déception. S'il n'est pas complètement mauvais, il n'a rien d'exceptionnel non plus si ce n'est ces personnages secondaires.
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C'était bien (avec la bonne fin) !
J'avais quelques doutes en raison d'Idol Romance, mais les deux premiers épisodes étaient superbes. Si l'histoire n'est pas parfaite et un peu trop futile, elle reste entraînante avec une bonne mise en scène.Webdrama dans les règles de l'art, les épisodes sont ridiculement courts. La semaine des épisodes 5 et 6, j'ai eu l'impression de n'avoir rien vu. Le visionnage (au fil de la diffusion ou après diffusion) impacte sur le rythme et l'histoire en elle-même. L'écriture n'est pas aussi chaotique que The Tasty Florida qui n'a tout simplement aucun scénario (et qui possède une meilleure note). Il n'y a pas d'incohérences particulières non plus, et rien que pour ça, Kissable Lips est agréable. Combien de webdramas veulent trop en faire et finissent par se fracasser au sol ? Beaucoup trop. En fin de compte, le seul détail qui m'échappe est la raison pour laquelle Hae Soo à des yeux rouges. Cependant, ce n'est pas non plus quelque chose qui m'a empêché d'apprécier l'histoire.
J'ai lu quelques critiques sur le budget. C'est un webdrama, naturellement vous ne pouvez pas vous attendre à une Ferrari quand votre budget est celui d'une Golf, peu importe la qualité de la voiture. Le budget me semble bien équilibré, ce qui nous permet d'éviter des effets médiocres.
Pour moi, la fin est idéale. Elle ne pouvait pas être autrement. Il y avait d'autres possibilités, mais est-ce que cela aurait fonctionné aussi bien ? Je ne suis pas sûre...
<< SPOILER >>
Ce n'est pas une fin surprise ou irréfléchie, bien au contraire. Jun Ho décide de se laisser mourir afin de laisser Min Hyun vivre. Il prend conscience qu'il n'a aucun droit sur la vie de Min Hyun, par conséquent, il accepte de disparaître, même s'il perd/abandonne la personne qu'il aime. À mes yeux, c'est ce qui fait toute la différence, parce que pour lui (Jun Ho), mourir était moins douloureux que de tuer la personne qu'il aimait.
Pour parler de l'anneau, le fait que Min Hyun ne le trouve pas reste un bon choix. Quelle est la probabilité qu'il le trouve ? Extrêmement faible. Pas impossible, certes, mais tout de même faible. Le fait qu'il ne le trouve pas marque la fin d'une histoire. Une occasion manquée. C'est frustrant et triste, mais c'est aussi réaliste. Combien de fois sommes-nous passés à côté de quelque chose sans même le savoir ?
<< / SPOILER >>
Le casting était bon la plupart du temps. Il y a un genre de culte autour de Yoon Seo Bin que je ne comprends pas, mais ok. Ça manquait de temps en temps de fluidité et naturel, mais c'était correct. La musique était discrète, mais agréable. Pour finir par une belle image avec des plans sympathiques.
En bref, Kissable Lips n'est peut-être pas un BL qui marquera les esprits. Néanmoins, sa proposition honnête en fait un bon exemple pour avoir le sentiment qu'Idol Romance pourrait produire de meilleurs drames à l'avenir.
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The Day of Becoming You
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Un drama qui se regarde facilement
Je ne dirai pas que « The day of becoming you » est mauvais, loin de là. L’écriture du scénario n’est pas original mais cela faisait un petit moment que nous n’avions pas eu ce thème, il aurait été dommage de ne pas y jeter un coup d’oeil.L’histoire reste classique puisque nous avons une superstar et une journaliste qui, après un échange malencontreux et mystérieux de corps, apprennent à se connaitre, à devenir amis pour finalement tomber amoureux. l’histoire se focalise donc sur le couple principal et il y a peu ou prou de développement autour d’eux et c’est à mon sens un des défauts majeurs du drama.
Les personnages secondaires sont fades et s’apparente plus à des figurants qu’autre chose. Bien que nos protagonistes interagissent avec eux que cela soit la famille ou les collègues/amis, ils ont peu de profondeur. Prenons pour exemple Jiang Yi et ses relations avec sa mère ou son père. Quelques flashbacks nous indiquent que Jiang Yi a des problèmes relationnels avec ses parents. Ces souvenirs nous apportent certes des indices sur son comportement actuel mais ne nous apportent aucune émotion et c’est de façon détachée que nous observons sa difficulté à surmonter ses affres familiales. Tout comme sa relation avec sa petite soeur, elle n’apporte pas d’évolution majeure pour lui, c’est clairement Sheng Sheng qui apporte cette dynamique. Il est donc dommage que ses liens avec sa famille n’aient pas été développé de façon convaincante. Autre exemple, Sheng Sheng avec ses parents. Il n’y a pas ici de conflit majeur mais leur relation qui devrait être complice nous amène à une certaine indifférence. C’est donc avec un regard un peu impassible que j’assiste à leur discussion et leur interaction. Si je prend pour comparaison « My Fated Boy » ou « Love Scenery », des romances où la place familiale sans être majoritairement présente à l’écran avaient une touche émotionnelle très forte, amenant à plusieurs reprises des battements de coeurs affolés, des rires d’attendrissement et des larmes de bonheur, je dois avouer qu’ici, il n’y a rien eu de tout cela.
Ce que je trouve dommage est l’absence flagrante des liens entre Jiang Yi et les membres de son groupe. Je suis sûrement un peu blasé mais je m’attendais au minimum à un trio à l’image de « You’re beautiful » par exemple. Que cela soit Pei Jia Shu ou Cheng Le Yi, j’oserai dire qu’ils ne servent presque à rien…Que Jiang Yi soit d’un naturel froid et associable aurait pu nous amener à pléthore de situations cocasses et touchantes, un peu comme dans « Promise Cinderella » où notre Issei au mauvais caractère couplé avec Kurose Koya nous ont distribué un duo hilarant et magique.
Vous l’aurez compris, seuls les protagonistes ont ce lourd fardeau de porter ce drama au sommet.
Est-ce un succès? Mon avis ici est en demi-teinte.
Le jeu de Zhang Xin Cheng et de Liang Jie est sans conteste de qualité. C’est un énorme bon point. Lors des échanges d’âmes, il a été bluffant de voir leur trait de caractère, attitude et façon de s’exprimer s’imprégner du corps en question. Sans aucun doute, à mes yeux, Zhang Xin Cheng a été fabuleux.
Et la romance dans tout cela? Elle avance progressivement et de façon naturelle. Il est aisé de comprendre pourquoi ils finissent par s’aimer. Leur complicité est bien présente et prête parfois à sourire. Et je pense que c’est ici que le bât blesse. En tout cas pour moi. Je n’ai pas eu le coeur en émoi, ni de montée de fièvre. Je faisais face à une romance mignonne mais dont l’intensité était bien moindre. Juste un sourire de temps en temps. Malgré des baisers passionnés, je n’ai pas eu d’affolement dans mon cerveau. La première partie est selon moi plus intéressante. La seconde partie, le couple s’enferme un peu dans une routine un peu terne, les petits pétillements du début disparaissent et les obstacles qu’ils rencontrent ne nous force pas à enchainer épisode sur épisode.
Il n’en reste pas moins que c’est un drama agréable à suivre et qui plaira à un très grand nombre grâce à un scénario simple, à un très bon jeu d’acteur et à une romance naturelle.
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Un chouette BL qui mériterait une meilleure note
Je ne comprends pas bien pourquoi cette romance BL thaïlandaise est aussi sous-évaluée. Ou plutôt si, une personne a tenté de l'expliquer dans son commentaire (notamment le fait que cette série est passée sur une chaîne payante et non pas sur Youtube, d'autre part il semble qu'ils n'aient pas fait beaucoup de promo etc.) mais franchement, elle n'a rien à envier à certaines daubes produites à la chaîne, souvent problématiques et neuneu. C'est peut-être ça aussi, d'ailleurs, qui gêne une partie de l'audience : que l'histoire ne présente pas de situation de viol qui plaisent tant à certains genre TharnType, mais bon, passons...L'histoire nous raconte la romance entre Maze, le patron d'une agence de communication, rigide, obsédé par l'argent et assez déconnecté de ses émotions (à part l'agacement et l'impatience, pour ça il est assez doué) et Phab, un peintre talentueux mais anticonformiste et "nature". Le peintre ayant merdé lors d'un évènement organisé par le publicitaire, il est obligé de travailler pour lui afin de rembourser sa dette, et se voit en parallèle proposer un projet de peinture qui pourrait lui rapporter encore plus gros et rembourser son débiteur plus rapidement. A côté, on suit aussi l'évolution des sentiments entre Nueng, un acteur assez connu avec qui Maze semble avoir un conflit non résolu, et Than, un ami des deux précédents, acteur débutant qui se voit proposer de jouer dans un BL avec Nueng. Une troisième romance (beaucoup moins développée mais choupinou quand même) se noue entre deux membres de l'agence de com, un gars plutôt timide et une fille discrète mais professionnelle. Cette romance accessoire, on s'en fiche un peu, mais elle a le mérite d'exister et ça ne gêne en rien les 2 autres histoires d'amour, dans la mesure où tout le reste est bien mené et ne présente pas de manque, du moins à mon sens.
Déjà pour commencer, l'histoire se passe dans un environnement professionnel et c'est très appréciable. Depuis l'an dernier, la Thaïlande prend un virage intéressant en offrant de plus en plus d'histoires sympathiques et originales qui s'éloignent du traditionnel contexte universitaire. On a donc droit à une intrigue adulte, avec des acteurs plus âgés et surtout, qui n'en sont pas à leur premier BL : Singto (Maze) était un des acteurs principaux du couple de Sotus, et Tae (Phab) incarnait Forth dans la première version de 2Moons. Sans leur décerner un Oscar non plus, j'ai toujours trouvé que Singto était assez émouvant et capable de faire passer des émotions sans paraître débile. Quant à Tae, dans ce drama il a clairement laissé tomber le balai qui semblait coincé dans son fion dans 2Moons et si je pense qu'il a encore des efforts à faire, il est en tout cas beaucoup plus naturel (je ne l'ai pas vu dans d'autres dramas, donc je ne peux pas trop comparer, en tout cas j'ai perçu une différence notable). Tout cela fait que leurs scènes sont plus matures et qu'on ne les sent pas gênés lors des moments romantiques. Alors bien sûr il ne faut pas s'attendre à des scènes passionnées de ouf non plus, mais c'est romantique et mignon, ça fait parfaitement le job et c'est l'essentiel. Si l'on ajoute à ça une histoire complète et assez originale par la nouveauté de son environnement, des personnages sympathiques ainsi que l'absence de clichés vus et revus (et fait non négligeable : pas de placements de produits à gogo !!!), on peut dire que c'est une très bonne série.
En ce qui concerne l'histoire principale, qui se passe beaucoup au sein de l'agence de communication, eh bien pour une fois on voit vraiment les gens bosser, le décor n'est pas là pour faire semblant. Alors bien sûr ça reste light et ne plombe pas le reste, mais au moins les dialogues sont crédibles. Quant à Phab, bien que son personnage de peintre soit assez stéréotypé, au moins il pratique une activité qui a du sens et qui sert l'histoire, que ce soit pour montrer la nécessité d'être inspiré et la difficulté du processus de création, ou encore le côté parfois inadapté au monde du travail de ceux qui ont des personnalités dites "artistes". Je travaille dans l'insertion professionnelle alors je sais de quoi je parle quand certains ont vraiment du mal à coller aux attentes de la société et des jobs prétendument "sérieux", avec leurs lots de codes à respecter et souvent le manque de naturel, de profondeur ou de spontanéité que ces personnes ressentent dans le monde du travail classique. Le tableau qu'il est en train de peindre est aussi une métaphore de sa relation avec Maze, donc les scénaristes ont su exploiter ce support à leur romance. Enfin, les collègues de l'agence sont tous agréables et bienveillants, ce sont des personnages qu'on apprécie et ça fait du bien.
Concernant la romance secondaire entre les deux acteurs de BL, bien que le contexte soit moins développé, il a le mérite de nous montrer certains aspects problématiques que peuvent rencontrer les débutants confrontés à des agents peu sérieux ou qui tentent d'abuser de leur position. Certes on a déjà eu l'occasion de voir l'envers du décor dans Lovely Writer, mais ici on découvre un autre aspect de cette industrie, qui est rarement abordé dans les dramas. Alors leur histoire d'amour ne casse pas des briques et il y a comme d'habitude le traditionnel malentendu (j'aime quelqu'un qui est amoureux de quelqu'un d'autre sauf qu'au final non il n'y a rien entre eux) mais là encore, elle est sympathique, donc le contrat est rempli.
J'ai lu ici ou là que certains n'avaient pas apprécié la personnalité de Maze, le patron de l'agence. C'est vrai qu'il se comporte comme un trouduc pendant une bonne partie de l'histoire et que comme d'habitude, on lui oppose un partenaire qui est au contraire très spontané et vrai dans ses sentiments, et qui se fait pas mal rabrouer. Alors en général j'ai du mal avec ce genre de scénario où un connard en fait voir de toutes les couleurs à un gentil (ou une gentille) qui va lui courir après sans faire preuve de fierté et poser de limites. C'est malheureusement fréquent dans les dramas, où l'on fait croire à l'audience (généralement féminine) qu'un connard sera transformé par l'amour et deviendra gentil une fois qu'il sera attendri par la bonté et la mignonnitude de son/sa partenaire. Soyons honnête, ça n'arrive jamais en vrai, et c'est quelque chose que je trouve extrêmement frustrant d'habitude. Notamment j'estime que les femmes (l'audience majoritaire de ce genre d'histoires), qui sont déjà victimes de micro-agressions tous les jours ne serait-ce que dès qu'elles allument la télé ou la radio, quand ce ne sont pas les différences de salaire et de responsabilité au travail... bref, les spectatrices voient déjà des relations dominant-dominé partout autour d'elles et qu'il s'agisse d'un BL ne change pas grand-chose au schmilblick : dans ces séries on vient souvent romantiser des différences de statut social, de position hiérarchique etc., et je trouve rageant de voir l'un des personnages (généralement celui auquel on s'identifie le plus) se faire humilier ou remonter les bretelles pendant une bonne partie de l'histoire. Après cette tension, cette frustration qu'on ressent à l'égard du personnage rabroué, on a BESOIN d'une catharsis, on a BESOIN que ce personnage dise stop et prenne sa revanche (pas forcément méchamment, ça peut être simplement en disant à l'autre que désormais, son avis de trouduc ne compte plus et qu'il fera ce qu'il a envie), et malheureusement cette catharsis n'arrive jamais parce que dans ces histoires c'est juste l'amouuuur qui change le méchant en gentil (et qu'il n'a pas vraiment l'occasion de s'excuser du coup, et le gentil n'a pas non plus posé ses limites). Alors qu'en vrai on sait tous que c'est faux, plus une personne continue à se comporter en carpette et plus l'autre lui manquera de respect, et ne tombera sûrement jamais amoureux. Je comprends pourquoi certains ont pu être agacés par cette histoire, sauf que justement, l'acteur qui incarne Maze a su interpréter le changement de ses émotions correctement; d'ailleurs il se comporte davantage en enfant gâté qu'en véritable con fini, donc ça va, on a vu pire (par ex. on comprend au bout d'un moment que c'est la fierté qui lui fait refouler ce qu'il ressent, et on comprend aussi pourquoi il rejette l'autre "pour son bien"), d'autant qu'on a droit à une belle situation d'arroseur-arrosé, si je peux l'exprimer ainsi. Donc pour une fois, si j'ai été un peu agacée au début, j'ai ensuite eu le plaisir de crier "BIEN FAIT ! " et oui, j'ai eu ma catharsis, et je les ai trouvés émouvants tous les deux. Ca ne vole peut-être pas très haut niveau romance, mais franchement c'était, je le répète, mignon et romantique donc j'ai passé un moment très agréable.
Pour conclure, j'ai apprécié le fait qu'il s'agisse d'une histoire adulte, qui se passe dans un contexte professionnel et pas encore vu dans un BL (du moins je ne crois pas). Les romances sont sympathiques et l'émotion au rendez-vous, avec des acteurs qui font le job et n'ont pas l'air d'être embarrassés dès qu'il s'agit de se bécoter, ce qui est déjà beaucoup quand on compare ce drama avec les productions débiles qui ont précédemment inondé le marché thaï. Ce drama mérite d'être vu, et quitte à choisir un BL, autant choisir celui-là, ça nous change des niaiseries universitaires.
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Un drama percutant
D.P. est un drama qui aborde un sujet sensible et qui de ce fait est parfois assez dur.Jun Ho est un gars qui semble perdu dans la vie et qui se retrouve à faire son service militaire. Très rapidement l'ambiance se dégrade et montre la violence interne aux groupes de militaires. J'ai vraiment apprécié le regard du réalisateur sans concession qui nous plonge au cœur de la violence et du désespoir des soldats.
Les nouveaux enrôlés sont harcelés et maltraités de façon assez horribles qui conduits certains à déserter l'armée. Le drama dénonce l'immobilisme des cadres qui savent ce qui se passent sans agir.
Jun Ho se fait assez vite repérer et intègre une unité qui lui permet de retourner régulièrement à la vie civile. Il doit retrouver et ramener les déserteur.
On le découvre intègre et sensible, investit dans sa mission pour sauver ses camarades.
Le coté un peu lourd de la série est contrebalancé par le personnage de Beom Gu qui est assez décalé, dans l'humour et qui apporte un peu de légèreté au propos. C'est cet équilibre entre violence militaire et humour qui rend ce drama si spécial et qui vous accroche dès les premiers épisodes.
Le rythme des épisodes est efficace et nous tient en haleine. La saison s'achève sur un twist qui annonce la 2e saison.
Jung Hae in est toujours aussi génial. Il me touche avec le moindre petit regard. Il sait faire passer des émotions sans même les exprimer avec des mots.
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The Sword and the Brocade
3 personnes ont trouvé cette critique utile
Cette critique peut contenir des spoilers
Naître avec un vagin, c'est vraiment la daube
Après une période de pause de plusieurs mois dans les dramas, j'ai décidé de reprendre en douceur par le gentillet "General's Lady". Et crac me voilà aussitôt en manque, comme toute addict qui se respecte il suffit d'une petite bouchée pour en vouloir davantage et je me suis mise en quête d'un historique chinois un peu plus conséquent histoire d'avoir ma dose de costumes flamboyants, de relations codifiées à l'extrême, de décors somptueux et de complots diaboliques. MyDramaList me mettant sans arrêt sous les yeux la suggestion de "The Sword and the Brocade", un drama bien noté ET qui finit bien (2 conditions essentielles à mon visionnage), je me suis lancée. Et j'ai trouvé ça vachement chouette, tellement même, que j'ai commencé à regarder le vendredi midi et que je l'ai terminé le dimanche soir malgré ses 45 épisodes (oui, j'avoue, ce week-end là je n'ai fait quasiment que ça, à part prendre ma douche et boucler quelques courses en 4ème vitesse pour voir la suite).Résumé de l'histoire : l'héroïne est (comme d'hab) la fille d'une concubine de seconde zone et d'un père transparent et lâche qui laisse à sa méchante épouse légitime (comme d'hab) le soin de gérer le foyer avec sévérité, forcée (comme d'hab) à un mariage dont elle ne veut pas avec un mec froid et strict (comme d'hab) qu'elle ne connaît presque pas, et flanquée d'une peste de soeur (comme d'hab) dont le seul but dans l'existence semble être de lui mener la vie dure. Seulement le héros est déjà marié, et il a également quelques concubines (toutes plus evil bitches les unes que les autres, comme d'hab). Notre héroïne se retrouve donc à surnager dans un bassin rempli de requins, doit sans cesse marcher sur des oeufs, déjouer les complots ourdis contre elle (comme d'hab) avec le soutien de ses servantes toutes dévouées et prêtes à se sacrifier pour elle (comme d'hab), tout en prenant soin de ne pas mettre en colère sa puissante belle-mère qui se croit intelligente et se fait bien sûr manipuler par l'apparente docilité de ses méchantes belles-filles (comme d'hab). De son côté le héros a un poste important à la cour de l'empereur et doit lui aussi contrer les attaques rusées de ses vils ennemis qui ne reculent devant aucune bassesse pour le décrédibiliser (comme d'hab). Bon jusque-là tout va bien, on est en terrain connu.
Et pourtant, malgré ces clichés déjà vus dans de nombreux historiques chinois, j'ai passé un excellent moment, tout simplement parce que l'histoire était très bien menée, très rythmée, et capable de nous accrocher par ses nombreux rebondissements (pas très originaux mais qui nous donnent néanmoins l'envie d'enchaîner sur la suite). D'autre part, j'ai trouvé qu'il y avait un message fort dans cette intrigue, à la fois sur la condition déplorable des femmes à l'époque, et sur les conséquences des règles ancestrales (tant politiques que sociétales) inadaptées, menant inévitablement à des fonctionnements malsains, parfois meurtriers, et qui ne peuvent conduire qu'au malheur de ceux conditionnés à les respecter au prétexte de l'honneur, de la respectabilité ou d'alliances politiques et/ou familiales établies par les aînés. Presque tous les personnages, aussi riches soient-ils, sont montrés comme prisonniers d'un système et de codes liberticides dans lequels, quand le collectif prime sur l'individu, le bonheur n'a pas sa place. Et les plus grandes victimes de ce système sont les femmes, programmées pour se sacrifier pour les autres, parents, beaux-parents, époux et enfants, et vendues telles du bétail sans avoir voix au chapitre, et à qui on pousse le vice de demander d'être satisfaites de leur condition. Alors je ne suis pas spécialiste des dramas chinois, et j'ai une connaissance assez pauvre de la culture asiatique, mais pour un œil occidental comme le mien, c'est le sentiment qui en est ressorti, et je n'ai pas eu l'impression que le message était autre ou que j'avais mal compris. Je ne serai pas hypocrite en disant que ça craint d'être née en Asie à cette époque, parce que c'était (et c'est encore, à des degrés divers) la même chose partout dans le monde, à quelques variantes près (ici on interdit de passer le permis de conduire et d'aller à l'école, là on pratique les excisions, même en occident on continue à violer en toute impunité et les coupables s'en sortent quand même vachement bien...) donc non, le problème n'est toujours pas réglé même si les consciences commencent - vaguement - à s'éveiller et que ça évolue à certains endroits de la planète (c'est loin d'être suffisant, mais c'est déjà ça). Bref.
Outre le fait que la série est claire sur le sujet et ne cherche pas à nous pipeauter avec de jolies couleurs et du romantisme pour faire passer une pilule amère, de nombreuses choses m'ont beaucoup plu dans cette histoire. Déjà, l'héroïne est bien sympathique. Elle est consciente de sa condition, sait qu'elle doit la jouer profil bas, semble servile et bien élevée, mais elle a ses propres convictions, ses motivations et ses centres d'intérêt (dont la broderie, son seul espace de liberté). Forcée à un mariage dont elle ne veut pas pour remplacer sa sœur qui vient de mourir, placée dans la position de pion par sa famille qui ne veut pas perdre son avantage au sein de la demeure de son futur époux (il faut qu'elle maintienne l'alliance entre les deux familles et protège les intérêts de son neveu, dont la place et l'héritage sont menacés par les concubines qui subissent elles aussi la pression de leurs propres familles), elle tente tout d'abord de fuir ce mariage, ce qui est déjà très courageux. Hélas sa mère est mystérieusement assassinée au moment où elle souhaite mettre son projet à exécution. Comme elle soupçonne la maisonnée de son futur époux, accepter ce mariage semble être la bonne solution pour s'introduire dans cette famille et mener son enquête. Elle ne cherche pas à se faire remarquer, bien qu'occupant la position d'épouse légitime elle ne tient pas à gérer les questions domestiques alors que c'est traditionnellement le rôle qui lui revient, car plus on lui fout la paix, plus elle peut fouiner et recueillir des indices. C'est justement parce qu'elle fait sa life de son côté et se démarque des autres concubines (et de sa défunte épouse) envers lesquelles il a toujours été indifférent, que le héros commence à s'intéresser à elle. A côté de ça, elle fait preuve de jugeotte, sait rapidement analyser une situation et les pièges qui lui sont tendus, parce que c'est une question de survie et que sa condition de fille illégitime l'y a déjà préparée dans sa propre famille. Si elle veut éviter les vagues et se montre relativement respectueuse, elle garde son indépendance d'esprit et ce n'est pas parce qu'elle finit par tomber amoureuse du héros qu'elle va faire des concessions à sa liberté pour lui plaire. C'est vraiment appréciable, pas une seule fois elle ne m'a énervée ou bien je me suis dit qu'elle aurait mieux fait d'agir autrement. Elle n'a tout simplement pas le choix dans certaines situations, et elle tire assez bien son épingle du jeu (ça tombe bien, la broderie c'est son domaine).
Je ne m'étendrai pas sur l'histoire d'amour, moi qui suis très romantique eh bien là, pour le coup, je m'en fiche un peu. Elle est sympa, c'est un ajout agréable à l'histoire et à la base, c'est la raison initiale pour laquelle j'ai regardé ce drama, je suis contente qu'ils soient heureux et tout et tout à la fin (d'autant que les scénaristes savent nous la construire à un rythme relativement lent, logique, et nous montrer l'importance de se faire confiance dans un couple) mais en définitive je me rends compte que ce n'est pas ce qui m'a le plus intéressée, et je me surprends moi-même au moment où je l'écris. Là où je suis encore plus surprise, c'est d'avoir apprécié une histoire où le héros a déjà plusieurs femmes (et un enfant avec l'une d'elles, en plus de son fils légitime). Déjà il n'a pas eu le choix, il s'agit d'alliances politiques ou commerciales, et heureusement le scénario nous le montre assez indifférent à toutes ces manigances, ce qui permet de mettre en place la romance avec l'héroïne sans trop nous mettre mal à l'aise. Bien sûr, au début il peut nous paraître antipathique justement parce que son indifférence peut avoir de graves conséquences pour elles, qui dépendent entièrement de lui pour se frayer une place dans cette maisonnée hostile, et pour lesquelles une miette de son intérêt a une importance cruciale pour leur pouvoir et les rares avantages qu'elles peuvent en tirer (un peu plus de confort, de récompenses de la part de leurs familles si celles-ci sont satisfaites, un meilleur statut au sein de la maison...). Tout cela est très bien montré, et ce que j'ai trouvé appréciable, c'est qu'au contact de l'héroïne (et après avoir vu combien cela pouvait conduire à des situations aussi dramatiques que malsaines), il finit lui-même par s'en rendre compte. Evidemment on se doute bien qu'une partie conséquente des concubines finit par disparaître du paysage comme dans les "Dix petits nègres", sinon la romance principale n'aurait pas le même goût, mais le fait qu'il propose à celle qui reste la possibilité de faire ses propres choix est déjà symbolique.
Au final, la situation desdites concubines est ce qui m'a le plus intéressée, parce que j'ai trouvé qu'ils avaient traité le sujet de manière juste. L'une d'elles est évidemment plus evil bitch que les autres, c'est celle qui pose le plus de problèmes à l'héroïne au cours de l'histoire, mais du début à la fin, même si j'avais très envie qu'elle périsse dans d'atroces souffrances, je ne pouvais m'empêcher d'avoir énormément de compassion pour elle. A aucun moment je n'ai senti que les scénaristes avaient bâclé son personnage. Dès l'instant où elle apparaît, on comprend qu'elle est, elle aussi, victime d'une société qui n'a aucune pitié envers les femmes. C'est une adolescente éperdument amoureuse, qui certes, n'a cessé de faire de mauvais choix, mais honnêtement, que peut-on attendre d'une jeune fille à qui on a appris dès la naissance que le mariage était le but ultime de son existence et qui, par sa condition bien née, aurait dû devenir l'épouse de l'amour de sa vie ? A cause des cruels calculs de la sœur de l'héroïne, qui destine cette dernière à la remplacer après sa mort, cette gamine se retrouve simple concubine et humiliée dès son arrivée. Alors oui, comme je l'ai dit plus haut, certains de ses agissements sont très discutables et contrairement à l'héroïne, elle n'a pas eu l'intelligence de faire les bons choix. En même temps, si les coups bas sont la condition nécessaire à la survie et qu'on place les jeunes filles en situation de compétition dès leur arrivée dans ce bas-monde, faut pas venir se plaindre après qu'elles ne soient pas aussi pures et dociles qu'on le voudrait.
Et ça m'amène à rebondir sur le personnage de la belle-mère qui, à mon sens, n'était pas aussi bien rendu qu'il aurait pu l'être. C'est un peu le seul bémol que je soulignerai, je n'ai pas bien compris pourquoi les scénaristes l'avaient montrée aussi... disons stupide ? Elle n'est pas née de la dernière pluie, elle occupe une position puissante qui plus est, en tant que matriarche à la tête d'une famille composée de nombreuses femmes on va dire que depuis le temps, elle connaît la vie, et je ne comprends pas pourquoi elle s'imagine encore que les concubines peuvent / doivent être douces, obéissantes et dévouées aux autres comme si c'était naturel (ni qu'elle soit aussi déçue en se rendant compte de ses erreurs). Qu'un homme puisse se "laisser avoir" parce que cet aveuglement, volontaire ou non, est trèèès confortable, à la rigueur, ça passe, mais elle est elle-même née femme, elle sait ce que c'est que de devoir naviguer dans ce monde qui n'est pas fait pour son sexe (et elle a sans doute dû mettre de côté pas mal d'aspirations dans sa jeunesse elle aussi), et j'ai du mal à croire qu'elle se soit laissée abuser comme ça, surtout qu'elle est relativement fine sur d'autres questions liées aux relations de pouvoir. Après, il est vrai que son personnage sert à appuyer le propos de l'histoire, en ouvrant enfin les yeux sur les dommages qui découlent des traditions rigides et de ces mariages imposés (et sert aussi à valoriser le héros, quand il s'impose enfin face à elle en refusant tout net de prendre une nouvelle concubine). Bref, son personnage n'était pas tout à fait crédible mais on va dire que son attitude rigide a aussi son utilité dans la progression de l'intrigue, donc ce n'est pas bien grave. Alors bien sûr, on pourrait arguer que les hommes aussi se retrouvent coincés par le poids de ces traditions, mais étant donné que ce sont eux qui ont mis en place ces règles et qu'ils ne sont pas les plus désavantagés (ne serait-ce que parce qu'eux, au moins, ils ont la chance de pouvoir aller et venir à leur guise, et qu'ils ont des meufs à foison à leur service et dans leur lit), je préfère réserver ma compassion aux plus mal loties.
Pour finir sur la condition des femmes, le cas d'une autre sœur de l'héroïne, mariée à un homme violent, permet de montrer un autre aspect des difficultés auxquelles elles sont confrontées. Bien sûr ce n'est pas la première fois que cette situation nous est présentée dans un drama chinois, loin de là, mais c'était intéressant de continuer son intrigue sur le choix qu'elle doit faire après le décès de son époux : adopter un enfant qui n'est pas le sien, ou perdre son influence au sein de la famille de son mari. En somme, même quand certaines ont la chance de se retrouver veuves, leur vie n'en est pas plus simple pour autant... Quant au conflit qui oppose l'épouse légitime du père de l'héroïne et une concubine (encore une), il nous démontre de manière cruelle que peu importe la situation, le statut ou le pouvoir qu'une femme exerce au sein de la maisonnée, aucune n'en sort gagnante. Finalement, celle qui s'en sort le mieux, c'est la professeure de broderie qui a eu le bon sens de ne jamais se marier !
Enfin, ce qui m'a également semblé appréciable, c'est que les intrigues de cour auxquelles le héros doit faire face sont relativement limitées : il y a un trio de grands méchants facilement indentifiables (le père, son fils et sa belle-fille), et tout tourne autour du conflit entre la famille du héros et celle de l'ennemi, ainsi que de l'abolition ou non d'une loi ancestrale concernant une interdiction maritime ayant des conséquences sur le piratage et les conditions de vie des populations côtières durant la dynastie Ming. Cet unique fil conducteur aux questions politiques fait qu'on n'est pas perdu, on ne passe pas des heures à se demander qui soutient qui et qui manigance quoi dans quel but, le nombre de conseillers qui discutent entre eux est restreint, à tel point qu'on ne verra jamais la figure de l'empereur, qui n'est finalement pas très important dans l'histoire sauf pour le pouvoir qu'il représente.
Ah si, j'oubliais, il y a quand même un autre point qui m'a (légèrement) agacée : pourquoi faut-il toujours qu'à un moment crucial où un perso se fait injustement accuser, celui-ci soit incapable de se dépêcher de balancer la phrase qui pourrait tout arranger et qui prend à peine 5 secondes à prononcer très vite, alors même que l'accusateur lui laisse largement le temps de s'expliquer avant de répondre "tais-toi, je ne veux pas entendre tes explications !". C'est dingue, on nous refait le coup à chaque fois, et ça dure, et on se dit que là ça y est, l'accusé va pouvoir se justifier, et rebelote, on lui laisse encore du temps, et paf ! un nouveau silence inutile... Du coup ça prend encore un épisode pour rien avant que la situation se règle, alors oui je sais que ça permet de faire durer le suspense et de mettre en place d'autres éléments qui font avancer l'intrigue, mais bon c'est rageant quoi... Mais sinon, on va dire que tout le reste de la série rattrape ce moment frustrant. Je suis partiale, j'assume.
En conclusion, c'est une histoire que j'ai vraiment aimée, qui brosse un portrait relativement juste de la condition des femmes et des ravages causés par le maintien de certains codes ou de traditions qui ne sont pas toujours adaptées et certainement pas propices au bonheur, doublée de deux romances plutôt sympathiques (oui parce qu'une des servantes de l'héroïne - comme d'hab - se prend d'affection pour le second du héros, c'est peut-être convenu mais toujours agréable). Les coups bas et les complots sont légions, toutefois ils s'enchaînent à un rythme qui ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer. Alors pour être tout à fait honnête, si l'actrice principale incarne un personnage courageux, indépendant et attachant, qui ne m'a jamais fait grincer des dents, en revanche Wallace Chung était quand même plus charismatique dans "General and I" (bon à sa décharge son rôle était un peu fade, la faute aux scénaristes ? C'est peut-être pour ça que leur romance ne m'a pas fait vibrer plus que ça...). Au final, ce drama ne se distingue pas forcément d'un autre par son originalité, parce que de nombreux éléments de l'intrigue sont loin d'être nouveaux pour les habitués des historiques chinois, mais son point fort à mes yeux repose surtout sur la manière dont le sujet a été traité. Et si on cherche une histoire pleine de couleurs qui nous dépayse le temps d'une quarantaine d'épisodes, autant opter pour celle-ci, elle a le mérite d'être intelligemment construite.
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