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Squid Game
2 personnes ont trouvé cette critique utile
par Siya
févr. 16, 2022
9 épisodes vus sur 9
Complété 0
Globalement 6.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 10
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 1.0

Squid Game ou comment perdre foi en l'humanité

Je ne sais ce qu'il m'est passé par la tête quand j'ai décidé de regarder ce drama alors que je n'aime pas les Survival xD (le seul autre que j'ai vu de ce genre est Battle Royal). Sans doute me suis-je laissée influencée par le succès que l'on m'a dépeint, par le fait que plusieurs personnes de mon entourage l'ont vu également.

Enfin bref... Je ne l'ai sans doute pas regardé pour les bonnes raisons en tout cas. Ce dont je suis sûr c'est que je n'étais pas préparée à ce que j'allais voir. Ce drama m'a vraiment bouleversée et je ne suis pas prête de l'oublier. Reste à déterminer si c'est positif ou négatif xD. Je ne sais pas non plus si je regarderai la saison 2 quand elle sortira.

Quand j'ai débuté cette histoire, on m'a avertie de ne pas m'attacher aux personnages. Je n'ai pas trop compris pourquoi sur le moment mais c'est on ne peut plus vrai. Mieux vaut éviter de s'y attacher. Mais même en ayant été avertie, je n'ai pas pu m'en empêcher (c'est sans doute logique xD).

Un des points qui m'a un peu déçue, voir dérangée, est qu'ils ont fort "américanisé" ce drama. Par exemple:
* Quelque chose qu'on voit souvent dans les séries américaines, c'est le cliché du gars asiatique qui a la tête patibulaire et qui est systématiquement un "mauvais/méchant". J'étais un peu choquée de voir ce cliché ici alors qu'il s'agit d'un drama coréen (mais produit par Netflix... ce qui explique sans doute cela XD).
* Un autre élément très "américain" est la scène des galipettes dans les toilettes O_O... Euh... Ok ! Vous m'expliquez l'intérêt de cette scène? :o Vous ne pouviez pas vous contenter de la sous-entendre? Surtout vu la finalité de cette "relation"... Bref !
* Vous me direz que ce 3ème point est sans doute lié au genre mais j'avais vraiment l'impression de voir du trash pour du trash :o

Bonne nouvelle ! Pour les clichés américains, je n'ai rien à ajouter XD

Je ne peux pas dire que ce sont des points que j'ai "aimé" vu que j'ai été épouvantée par ce que j'ai vu mais... l'histoire est vraiment bien construite et nous montre un aperçu abominable de ce que peut faire l'espèce humaine pour survivre. Je peux aussi dire que les acteurs étaient extrêmement convaincants et ils ont bien réussi à me transmettre l'émotion.

Plusieurs éléments m'avaient été dit à l'avance (oui, par définition, c'est ce qu'on appelle du spoil XD) mais malgré ça, à aucun moment ce qu'on m'a révélé n'a réussi à atténuer l'impact du moment quand je l'ai vu. Je me dis que c'est peut-être pour ça qu'il a eu tant de succès.

Pour ma part, je ne sais toujours pas si je l'ai aimé ou non.

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Shadow Beauty
2 personnes ont trouvé cette critique utile
par Miyu
févr. 14, 2022
13 épisodes vus sur 13
Complété 0
Globalement 6.5
Histoire 6.5
Acting/Cast 7.5
Musique 6.5
Degrés de Re-visionnage 3.0

Le culte de l'apparence...

Ce petit Web-drama m’a intriguée de par la noirceur de son affiche… (Et oui, il me suffit d’un rien parfois ^^’) & le petit speech parlant d’une influenceuse a fini de me convaincre.

Parlons des points clés de l’histoire :
► Le harcèlement scolaire : Cette histoire comme beaucoup du genre scolaire, nous conte la vie de divers personnes qui vivent du harcèlement scolaire… (Psychologique mais également physique) & comme souvent dans ce cas, personne n’intervient. (À croire qu’il s’agit d’une norme… Enfin qui sait après tout, c’est pareil en Europe ^^’)
► Le culte de l’apparence : Ce drama nous montre comment une jeune fille assez « banale » devient « Genie » une beauté influençant les masses… (J’avoue avoir du mal à comprendre l’intérêt, d’autant plus qu’elle se cache & culpabilise…) On peut voir sa descente aux enfers lorsque son secret est prêt à être exposé mais également sa volonté de finalement vivre en étant elle-même.

Après autant d’années à regarder des séries asiatiques… Je vois bien l’ancrage de l’idéal de beauté en Asie. Il est difficile d’y réchapper… & la présence de stars passant sous le bistouri pour rentrer dans ce moule n’aide certainement pas… (On peut même dire qu’à force, les stars se ressemblent énormément…)
D’ailleurs, je pense qu’à l’heure d’aujourd’hui, tout le monde connait la mode des « influenceurs » (rentrant eux-mêmes dans ce moule…) qui résulte souvent de télé-réalité.
[Petite parenthèse : En quoi constitue le rôle d’un influenceur ? Vendre son « image » en étant sponsorisé afin de mettre en avant divers produits… (Je ne raffole pas vraiment de cette tendance mais bon, chacun pense ce qu’il veut ^^’)]

En conclusion, ce drama n’a pas de grands mystères & la finalité n’est pas réellement inattendue ^^ (Il n’y avait que deux possibilités de toute façon x’D) mais les thématiques de l’acceptation de soi ainsi que celle des influenceurs sont assez intéressantes que pour donner envie de voir cette histoire. Je regrette néanmoins qu’on ait mis une dimension « troubles mentaux » dans ce web-drama… Cela n’apporte rien à l’histoire & donnerai presque l’image que l’adolescence = la folie !

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Strangers from Hell
2 personnes ont trouvé cette critique utile
par Miyu
févr. 13, 2022
10 épisodes vus sur 10
Complété 0
Globalement 8.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 10
Musique 10
Degrés de Re-visionnage 1.0

L’enfer, c’est les autres…

Ce drama fait partie de ceux que j’ai essayé et laissé de côté. Puis, j’ai fini par y revenir & étonnamment, malgré l’atmosphère des plus glauques, j’ai voulu savoir la finalité.

Quel est le sujet de cette histoire ? Les tueurs en série… & la folie. (C’est plus ou moins tout… Mais c’est tellement bien travaillé qu’on reste scotché devant notre écran…)

J’ai admiré la prestation de Lee Dong-Wook que je n’avais jamais vu dans ce type de registre ! Il m’a littéralement glacée ! (Je pense que si je l’avais rencontré en rue dans ce rôle, je ne serai pas restée longtemps dans les parages ^^’) Son personnage semble tellement détaché de tout, comme si rien n’avait d’importance… C’est sans doute, ce qui le rend si dangereux…
Im Si-Wan m’a également « régalée » (Si on veut hein, car lui aussi, il est flippant !) dans sa prestation, la montée de sa folie semblait tellement réelle…

Si je devais vous dire si j’ai aimé ou non cette histoire, je pense que je ne saurais que répondre car il ne s’agit pas d’un drama que je regarderai à nouveau mais il m’a apporté des sensations (Cette sensation horrible, insidieuse, telle un serpent qui se promène le long de la colonne vertébrale & fini par me glacer… ) que je n’avais pas encore ressenti avec d’autres histoires… Comme mentionné plus haut, l’histoire n’a pas de réelle prétention et ne parle que de meurtres & de la folie qui en résulte (enfin, en résulte-t-elle ou est-elle l’enclencheur de tout ça ? Aller savoir…) mais quelque part, c’est surtout un drama visant la psychologie de chacun des protagonistes/antagonistes.

Je terminerai cet avis en disant que ce drama me laisse une impression étrange… Durant tout mon visionnage, j’ai été mal à l’aise… Alors que je suivais le parcours du « héros » j’avais la sensation que moi aussi la folie allait me prendre à la gorge… L’ambiance est tellement lourde, glauque & malsaine que j’ai parfois eu l’impression que je pourrais étouffer… [Vous me direz, ce n’est qu’un drama. Certes, mais je ne saurai comment expliquer la sensation qu’il m’a insufflé… C’est la première fois que j’étais aussi « étrange » en regardant un(e) série/film (& pourtant j’en ai vu des séries/films glauques !!)]

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Your Sensibility My Destiny
0 personnes ont trouvé cette critique utile
févr. 12, 2022
24 épisodes vus sur 24
Complété 0
Globalement 9.5
Histoire 9.5
Acting/Cast 10
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 9.0

Une très jolie série fantasy et romantique.

La storyline (destin qui réunit un prince privé de sens et une "don du ciel" qui le guérit) est assez classique. Les conspirations et intrigues pour la succession au sein de la Cour, sans doute conformes à la réalité, sont aussi habituelles.

Mais :
- Les acteurs sont excellents, surtout le CL (le ML est très jeune, mais talentueux et très prometteur).
Remarque : la perte des sens notamment le goût et l'odorat, est assez ironique dans la situation de COVID actuelle.
- Le format n'est pas trop long (24 épisodes) et la réalisation est vive et efficace. tout est dit, mais il n'y a pas de scènes ou de personnages inutiles;
- Les OST sont très classiques (et adaptées) pour une rom-com historique.
- j'aime beaucoup le petit clin d’œil du switch potentiel à la fin :)

En conclusion, une très jolie série fantasy et romantique, qui se découvre au fil des épisodes avec beaucoup de plaisir.

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Be My Cat
0 personnes ont trouvé cette critique utile
févr. 11, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 9.5
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 6.0

Sympa (malgré gros défauts) à voir comme du pur divertissement

Une storyline complétement perchée (Allien chat qui prend le corps d'un général). La maitresse du chat est propriétaire d'une animalerie, à la recherche de son frère disparu.

Le comique est plus qu’exagéré (notamment la scène où la FL impose des danses ridicules au ML qui a perdu un pari) et beaucoup de scènes sont volontairement surjouées.Les acteurs donnent le meilleur et n'ont pas peur du ridicule.

Malgré ce contexte plus que fantaisiste, les acteurs sont beaux et talentueux, donc on continue à regarder...

Rien de particulier sur les OST.
J'ai apprécié la réalisation vive et efficace, ainsi que les effets spéciaux.

Pour conclure, un drama farfelu, mais bien mené et très bien joué, à regarder comme du pur divertissement (ne cherchez pas de message philosophique ou de dénonciation des fait de société ici :😂😂😂

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The Young Lady of The General's House
2 personnes ont trouvé cette critique utile
févr. 11, 2022
30 épisodes vus sur 30
Complété 0
Globalement 7.5
Histoire 7.5
Acting/Cast 7.5
Musique 7.5
Degrés de Re-visionnage 7.0

Ca va, c'est pas mal

De temps en temps on aime bien se taper un drama chinois historique juste pour les costumes, les codes stricts et l'histoire d'amour sucrée. General's Lady (l'Epouse du Général, sur Viki) remplit tous ces critères quand on veut voir un historique pas prise de tête et pas trop lourd à suivre.

L'histoire nous présente Shen Jin, issue d'une famille royale apparentée à l'empereur mais hélas fille d'une concubine de seconde zone, qui se retrouve malgré elle (à la place de sa peste de sœur) mariée à un général chargé de garder les frontières. Ce mariage fait suite à un ordre de l'empereur qui veut s'assurer la fidélité du général. L'époux désigné bénéficiant du gentil surnom de Général Diabolique on comprend pourquoi la perspective de cette union est peu séduisante pour ces jeunes vierges effarouchées. En toile de fond, l'assassinat du 8ème Prince héritier du trône seize ans plus tôt, que le héros tente de résoudre afin de rendre à son frère adoptif (le général en second, véritable héritier depuis la mort de ses parents) la place qui lui revient.

L'histoire n'est pas très originale, les rebondissements sont convenus, les intrigues assez simplistes et vite résolues. Et pourtant, on passe de bons moments, parce qu'on ne s'ennuie pas un instant, les choses s'enchainent vite, l'histoire d'amour démarre rapidement, les problèmes durent rarement plus d'un ou deux épisodes et surtout, tout le monde est plutôt sympa. Donc on n'est pas frustré, on ne tremble pas des heures pour les personnages en se demandant comment ils vont se sortir de la galère dans laquelle ils se sont fourrés. Pas de complots chiants et alambiqués à part le minimum syndical, pas de morts inutiles, tout finit bien pour tout le monde sauf pour le méchant (caricatural et ridicule mais au moins il ne nous plombe pas l'ambiance avec des manigances à rallonge). Les nanas se comportent plutôt bien entre elles (à part la peste de sœur, mais bon on a vu pire) donc c'est assez rare dans les dramas pour me donner une impression de légèreté, j'avoue que c'est une bouffée d'air frais bienvenue. L'héroïne a un côté gamine irresponsable mais elle reste agréable et sympathique, le héros froid et rigide n'a besoin que d'une huitaine d'épisodes avant de se dégeler, suite à quoi on à droit à de jolis bisous tout mignons pour le reste de la série, qui parvient tout de même à conserver notre intérêt parce que la romance du frère du général vient à point nommé pour prendre le relai, et aussi parce qu'on a droit au milieu à 4 autres romances, peu développées mais on ne va pas cracher dessus.

Voilà donc un drama dont le côté historique n'est qu'un prétexte à de jolies couleurs, assez superficiel et honnêtement je ne pense pas que je le reverrai un jour. Ca ne vole certes pas très haut, c'est parfois un peu mièvre et trop gentillet pour être réaliste, mais franchement, parfois ça fait du bien. En plus ça ne dure que 30 épisodes, du coup on n'a pas vraiment le temps de se lasser. Ca ne va pas chercher plus loin.

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The Red Sleeve
1 personnes ont trouvé cette critique utile
févr. 10, 2022
17 épisodes vus sur 17
Complété 0
Globalement 10
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 9.5
Degrés de Re-visionnage 8.0
Cette critique peut contenir des spoilers

Le drama qu'il ne faut manquer à aucun prix !

Synopsis (nécessaire pour un peu d'Histoire)

Sung Deok Him est destinée depuis sa petite enfance à devenir dame de la cour royale. Elle va apprendre tout ce qui fait une dame du palais : lire, écrire, comment se tenir, comment parler, tous les gestes de l’étiquette. Elle est heureuse de son sort, elle est fière d’être attribuée au service du palais du Prince héritier, qu’elle devra servir jusqu'à ce qu’il soit intronisé, et alors elle sera soit renvoyée, soit attribuée au palais royal… elle n’a pas le droit de se marier, ni d’avoir des enfants, elle appartient au Roi, comme tous les serviteurs, dames de cour ou eunuques, les dames de la cour ont un statut d’esclave.
Il y a le prince héritier Yi San et ce n’est pas n’importe quel prince héritier lambda du sageuk de base. Non, c’est le petit-fils du roi régnant, Yeongjo et le fils du prince Sado, exécuté par son père quand Yi San n’était qu’un enfant de 10 ans. On a déjà croisé ce prince Sado dans Secret door, et son fils, le roi Jeongjo dans Painter of the wind, ou Sunkyungkwan scandal. Il y a deux versions : il aurait été embringué dans un complot qui aurait fait croire à une trahison, ou alors c’était un psychopathe, violant, assassinant à tout va. Le fait est que son père le fait enfermer dans un coffre à riz jusqu’à ce qu’il en meure.
Notre héros porte cette charge mentale ,pour parler comme aujourd’hui, et se trouve constamment soupçonné de devenir comme son père, sans arrêt en but à des complots visant au mieux à le détrôner, au pire à lui ôter la vie. Bref, il navigue à vue sur une mer semée d’embûches et d’écueils.
Quand Deok Kim rencontre Yi San, elle ne sait pas qui il est, et le traite donc comme n’importe quel personnage de la cour et cette erreur va permettre la création d’un lien de confiance entre eux, car le prince qui ne peut respirer sans craindre, trouve là une attention sincère et franche.


Ce que j’en ai pensé :

C’est un magnifique sageuk, un des plus beaux, dans la catégorie « sageuk historique » c’est à dire très enraciné dans l’Histoire réelle. Toute la trame historique est vraiment respectée, les scénaristes se sont donné libre cours dans l’écriture des personnages et de leurs sentiments, tout en les faisant parfaitement coïncider avec le contexte historique. C’est la première fois qu’on se penche sur la condition de ces femmes toujours là mais n’ayant pas d’existence personnelle : les dames de la Cour. Le scénariste s’est attaché à créer un magnifique type de femme en la personne de Deok Him, à la fois complètement investie dans on rôle de servante et en même temps voulant conserver la liberté qu’elle a su trouver dans cet accomplissement. Elle s’est créé un univers de complicité et d’amitié et sait qu’elle sera totalement isolée si elle devient concubine royale, elle le refusera autant qu’elle le pourra, puis finira par accepter mais en refusant d’admettre à haute voix qu’elle aime le Roi, car c’est la seule liberté qui lui reste. Et pourtant c’est bien par amour qu’elle accepte, car la c’est la perspective de ne plus jamais le revoir qui la fait céder à l’ultime demande. Jusqu’à l’ultime adieu, le Roi posera la même question : « m’as-tu jamais aimé ? » et elle répondra » serais-je ici si je ne vous avais pas aimé ? j’aurais trouvé un moyen de m’enfuir à tout prix… » Quelle force que cette femme qui maîtrise ses sentiments d’une volonté de fer !
Le Roi est l’autre personnage fascinant de l’histoire : d’abord Prince héritier, on est loin du prince romanesque habituel, c’est un personnage politique, constamment tenu en haleine par la crainte de perdre la vie, en même temps persuadé d’avoir un rôle à jouer pour son pays, investi de son rôle mais sachant qu’il y aura toujours quelqu’un pour lui refuser sa légitimité du fait de la mort infamante de son père. Il tombe amoureux de Deok Him mais plutôt que tomber, il s’élève par cet amour, qui lui donne un point d’appui et elle va lui devenir complètement essentielle. Tant qu’il est prince héritier elle est à son service et fera tout pour l’aider et le protéger, mais quand il devient Roi, elle prend du recul. Il est le Roi, il pourrait tout à fait la contraindre, personne n’y trouverait rien à redire ! Mais il sent bien qu’il y perdrait l’essentiel de son être, son estime, on le sent plusieurs fois sur le bord d’user de son pouvoir, mais la force de volonté qu’il sent en elle le retiendra jusqu’à ce que ce soit elle qui fasse le tout petit geste qui montre qu’elle va enfin accepter. Car si à nos yeux d’occidentales modernes le Roi est un égoïste profiteur, il est plutôt une exception remarquable à l’autoritarisme patriarcal de règle en Joseon.
Il est à remarquer que jamais Yi San n’oublie qui il est il se comporte toujours en Roi, même dans les moments où parlent les sentiments, il reste le Prince, ou le Roi et on ne peut qu’admirer la façon dont le scénariste a écrit son personnage, capable de décisions terribles mais capable aussi d’en souffrir et d’en être marqué . Les deux héros resteront fidèles à eux-mêmes d’un bout à l’autre du drama.
Sur les 17 épisodes, 15 sont consacrés à cette magnifique relation amoureuse (avec naturellement tout un tas d’autres histoires de complots, de sociétés secrètes, de luttes d’influences et autres intrigues de cour) mais l’épine dorsale du drama, c’est la relation entre Deok Im et Yi San.
Dans les deux derniers épisodes la relation est là aussi, mais plus en souvenir car si on regarde sur Wikipedia la vie du Roi Jeongjo, dans le chapitre épouses et descendances, on sait que ça ne va pas être heureux… mais les scénaristes se sont arrangés pour que nous pauvres téléspectatrices (teurs, s’il y en a) n’aient pas le cœur complètement brisé !
Et c’est là que j’attendais au tournant le scénariste, parce que ça n’avait pas intérêt à tomber dans la guimauve ridicule !
J’ai vu le dernier épisode et il est parfait ! Car, comme il a déjà été dit, l’essentiel est la relation entre le Roi et la Concubine royale, devenue dame Uibin. On a encore sauté quelques années, l’épisode débute par la mort du prince héritier de 3 ans, d’une maladie éruptive, et Uibin ne va pas s’en remettre. Elle va positivement s’éteindre, malgré ses efforts pour l’enfant qu’elle porte, et je dois dire que la scène de sa mort, quand elle dit au Roi qu’elle préfèrerait voir ses amies parce que lui a beaucoup de soutien mais qu’elles n’ont que son amitié, la douleur du Roi m’a littéralement percé le coeur… Et durant la seconde partie de l’épisode, à partir du jour où le Roi choisit « d’oublier » parce qu’il a son devoir de roi à accomplir, on va s’éloigner de la vie de cour des discussions entre nobles de l’opposition à Jeongjo et on va retrouver le Roi à 50 ans (ils auraient quand même pu le vieillir un peu plus qu’une petites barbiche grisonnante, mais je chipote) La scène très touchante où le second conseiller de gauche reconnaît qu’il a été un excellent roi (alors qu’il s’est constamment opposé à toutes ses décisions) m’a émue, ainsi que la même remarque d’un homme du peuple qui ne le reconnaît pas. Le Roi étant malade, je voyais une fin classique arriver, mais là les scénaristes ont eu un coup de génie ! Le Roi se réveille, comme ce jour où il avait dormi tout l’après-midi sur les genoux de sa maîtresse, jeune à nouveau, et elle lui parle comme elle l’avait fait, lui disant qu’il sera en retard… Qu’on l’attend… mais il reste… Alors ce n’est pas une rencontre dans une autre vie, c’est comme s’ils s’étaient retrouvés dans des limbes où, comme elle le dit ils vont vivre leur éternité… C’était parfait, pas de guimauve, pas de retournement ridicule et impossible, pas de happy end, seulement un habile jeu de scénario qui évite qu’on se retrouve ravagés de chagrin pendant des jours…
JunHo est éblouissant, déchirant dans le chagrin, juste dans l’autorité, sensible, il n’y a pas une seconde où il n’est pas le personnage dans son entièreté ! Il est le Roi parfait.
Le Si Young est aussi à la hauteur de ce roi étincelant, elle porte très bien ce caractère original de femme qui ne veut absolument pas ce que toutes les autres rêvent d’obtenir.
Il y a d’autres personnages passionnants, entre autre le grand-père, le vieux roi Yeongjo, emporté, torturé par le fait d’avoir dû exécuter son fils, par la peur permanente de voir chez le petit-fils des signes de la folie du père, petit-fils qu’il aime plus que tout mais qu’il surveille et soupçonne tout le temps, et là aussi, la relation des deux hommes est remarquable, entre l’amour, la peur, la violence, la mort n’est jamais très loin…
Un autre personnage intéressant et lui aussi plein d’ambiguïté, déplaisant, irritant et pitoyable pour finir, c’est le conseiller Hong, placé depuis l’enfance auprès du prince, son ami d’enfance, mais dont le prince ne saura jamais quel est son degré d’intéressement ou d’amitié réelle …Il s’est dévoué au Prince ou plutôt à la fonction, et n’a jamais vraiment compris l’homme…
Quelques autres portraits de femme aussi, la reine douairière, « grand-mère » du Prince, ou sa mère biologique, la Dame de La cour en chef, les amies de Deok Im…
Que dire de plus ? pas de longueurs, pas de flashback inutile… La musique est belle, discrète, peu de chansons très bien placées et jolies, images très belles mais on nous épargne tous les fastes habituels : mariage, couronnement, etc…
D’ailleurs, tiens ! La Reine ! On n’en parle strictement jamais !!! Au point que je me suis longtemps demandé comment ça se faisait que personne ne parlait de le marier, plutôt que lui trouver une concubine ! On apprend incidemment son existence au milieu de l’épisode 16, je crois… quand le Roi estime nécessaire d’aller la voir…Alors, là, quand même, je sais que c’est Deok Im l’héroïne, mais il semble qu’on aurait pu au moins mentionner le mariage du Roi, ne serait-ce que par une phrase !
Au niveau invraisemblance à part le sauvetage bizarre de la vieille dame de la cour sortie de son cachot on ne sait comment je n’en ai pas vu d’autres…
Je remarque aussi l’effacement total de ce qui a fait surnommer Jeongjo le champion de l’amour filial, la construction de la ville de Suwon, sa forteresse surnommée « forteresse de l’amour filial », le tombeau son père, et son souci constant de le réhabiliter en tant que roi.
ça n’a pas d’importance, on a sauté de nombreuses années après la mort de Uibin, donc tout ce qui concernait la vie royale ne nous concernait plus…

En conclusion, c’est vraiment un drama superbe par la magnifique écriture des personnages et des dialogues, par le souci constant de respecter l’Histoire (en sachant très bien ne pas s’encombrer de détails) Encore une fois il faut voir JunHo incarner ce Roi, il est positivement habité par le personnage… Il est magnifiquement dirigé, entouré, soutenu et l’ensemble est inoubliable !

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Dali and the Cocky Prince
3 personnes ont trouvé cette critique utile
févr. 10, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 6.5
Histoire 6.0
Acting/Cast 8.0
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 1.0

une déception de plus...

Le premier épisode lancé et j'étais sous le charme. Des protagonistes aux antipodes évidentes faisant fi de leur différence est un thème aguicheur.
Jin Moo Hak est le personnage qui m'aura permis de tenir le coup jusqu'au bout : nouveau riche et grippe-sou sans aucune honte, ce personnage est pourtant adorable de part sa franchise assumée, ses raisonnements très terre à terre mais ô combien réaliste et surtout sa maladresse et sensibilité qui détonnent pour un personnage plaçant l'argent au-dessus de presque tout. A la limite de l'inculte, ses propos parfois "grossiers" sont pourtant remplis de sincérité et tout comme Dali, nous sourions souvent à ses erreurs d'expressions ou son manque de subtilité. J'ai particulièrement aimé ce personnage, un battant qui ne renie ni ses origines, ni ce qu'il aime.
Face à lui, Dali était au premier abord, une jeune femme issue d'une certaine classe sociale, cultivée et raffinée. Leur premier rencontre est un délice et voir Dali aussi enjouée face à la maladresse un peu brute de Moo Hak présageait une romance légère et sucrée. Ce qui fut le cas au tout tout tout début. Car très vite, avec tous les malheurs du monde qui s'abattent sur Dali, l'ambiance bon enfant disparait pour nous montrer (encore) le pire chez l'homme. Cela ne serait pas un défaut, si Dali n'avait pas passé les 3/4 de son temps à se dénigrer, à courber l'échine et à pleurnicher....je suis sûrement un peu extrême, mais je regarde en parallèle "Jun Jiu Ling" et le contraste avec la force de caractère et l'intelligence incroyable de Jiu Ling dessert grandement celui de Dali. Elle reste tout de même un personnage sympathique, qui illumine l'écran lorsqu'elle sourit.
La romance entre les protagonistes est assez mignonne et on suit facilement la progression de leur lien. Il faut tout même remarquer que Moo Hak est le moteur dynamique de ce couple. Bien que Dali soit assez mature et peu prude, ce qui apporte une petite touche de sensualité dans leur couple, j'avoue avoir trouver un peu leur couple ennuyant. Un peu.
L'autre reproche? les personnages secondaires. Caricaturés à l'extrême, ils sont mal écrits. Montrer des nouveaux riches mal dégrossis, pourquoi pas. Mais il eût mieux valu peut-être leur donner une certaine profondeur, les rendre attachants ou du moins nous les rendre accessibles...Tout comme le monde mondain dans lequel évolue Da Li est tout aussi cliché avec des personnes très maniérés et prenant un peu de haut ceux qui ne s'y connaissant pas en art. J'ai trouvé cela très frustrant lorsque Moo Hak est pointé avec un certain mépris sur son manque de culture ou de goût dans les arts.
La famille de Moo Hak? Criard et pathétique. Aucune émotion ou lien entre père et fil ou mère et fils valant la peine de s'y attarder.
L'ex-fiancé de Dali? Fade et inintéressant. J'aime les antagonistes qui sont classes et donne du fil à retordre grâce à leur intelligence...ce qui n'est pas le cas ici.
L'équipe de Dali au musée? De la décoration. Ils ne servent à rien et aucun lien d'amitié ou de loyauté qui nous donnerait envie d'applaudir leur combat commun.
Ahn Chak Hee? Je trouve dommage qu'elle n'ait pas une évolution aussi intéressante que Li Tian dans "My Fated Boy"....
Seul, l'ami d'enfance de Dali et la secrétaire de Moo Hak sont plutôt intéressant.

C'est dommage car la réalisation est bonne et l'OST très sympathique.

Au final, une déception de plus....

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Immortal
6 personnes ont trouvé cette critique utile
par siam
févr. 10, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 1
Globalement 10
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 10
Degrés de Re-visionnage 10
Cette critique peut contenir des spoilers

Une incroyable fresque poétique

Je vais prendre à contre-courant la rivière des pensées, des ressentis et des conclusions de bien d’autres. J’ai perçu ce drama, cette merveille, de manière très différente et c’est l’une des raisons pour laquelle j’écris cette critique aujourd’hui. Pour offrir un autre point de vue et peut-être, une autre explication.

Nos émotions et nos vécus conditionnent la manière dont nous percevons les choses. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles le public est si déchiré vis-à-vis de cette histoire qui, à mes yeux, est avant tout une histoire d’amour.
Car oui, Bulgasal est avant tout une histoire d’amour. Celle d’un couple dont les blessures ont influé 1000 ans de chagrins et de malédictions.

Je vais commencer par parler du personnage principal, Dan Hwal, dont la personnalité, les blessures et l’interprétation m’ont bouleversée. Pour moi, il est – et de loin – le personnage le plus difficile à interpréter de par sa complexité émotionnelle. De polarité Yin, Hwal est un être qui intériorise toutes ses émotions, tant pour les dissimuler au monde qu’à lui-même. Pour survivre, il n’a d’autre choix que de renier tout ce qu’il peut ressentir et ce jusqu’à présenter le visage de la mort elle-même. Car, et pendant six cents ans, Hwal est mort de l’intérieur. Cela se traduit par son regard éteint et cette maison décrite comme celle d’un fantôme. Hwal n’existe pas. Dans ses émotions, dans ses pensées, dans son habitation. Il est là sans l’être. Seule la vengeance l’anime car il n’a que ça. Jusqu’à sa rencontre avec Min-Sung, qui lui insuffle tout doucement la vie, ce qu’illustre parfaitement non seulement le regard de Lee Jin-Wook mais également la maison qui s’illumine petit à petit. La vie y revient car lui-même reprend vie. D’abord par la colère, puis par l’affection et enfin par l’amour. Le drama s’articule entièrement autour de ses émotions et de ses pensées. Et l’acteur … que je ne connaissais pas avant, le montre si bien par sa gestuelle et ce regard qui dit tant de choses ! On le voit tout doucement s’épanouir, par petites touches. Alors oui, le processus est lent mais après six cents ans, n’est-ce pas normal ? Et n’est-ce pas là toute la beauté de la chose ? De voir cet être, qui a tant souffert, revivre ? Ou devrais-je même dire ressusciter ?

J’ai pu lire que beaucoup regrettaient les scènes familiales, pour eux peu utiles et préjudiciables au rythme. Une nouvelle fois, je me permets de signaler mon désaccord. Elles sont pour moi essentielles car elles illustrent le chemin de Hwal qui, d’un être animée par la haine et la vengeance, s’est mué en un être prêt à aimer. Car Bulgasal n’est pas une histoire de vengeance, elle est l’histoire d’un être différent, d’un « monstre » méfiant envers les humains, qui apprend à pardonner, à aimer et à être lui-même humain. Sans ces scènes, la fin et l’histoire elle-même perd de son sens car elles sont essentielles au choix et au cheminement. Elles sont au cœur de l’histoire.

Ce cheminement, cet éveil à l’amour est symbolisé par son histoire avec l’héroïne, sa moitié d’âme et de cœur. Ces deux êtres sont nés ensemble. Ils sont les deux moitiés d’une même âme, raison pour laquelle on ne peut les tuer. Car, et oui, Eul-Tae le dit lui-même à Hwal, les Bulgasals ne sont pas immortels parce qu’ils n’ont pas d’âmes mais parce qu’ils sont jumeaux. Et c’est l’une des deux raisons pour lesquelles Min-Sung se réincarne dans deux jumelles au début de l’histoire. Pour illustrer la réalité derrière les Bulgasals. Ils partagent leurs âmes. Ils sont donc tout l’un pour l’autre. Néanmoins, Min-Sung a compris avant Hwal, qu’elle avait assez de place dans son cœur pour les humains et l’homme de sa vie, là où Hwal a fait d’elle son univers tout entier au point de renier jusqu’à l’existence, non seulement d’autrui, mais de lui-même. Min-Sung avait un cœur humain là où lui en refusait même la possibilité. De polarité Yang, elle était déjà tournée vers les autres il y a 1000 ans. Néanmoins, elle a fait ses propres erreurs et le drama retrace également son apprentissage vers l’équilibre. Elle n’avait pas à choisir. Aussi, et alors qu’elle l’a « abandonnée » 1000 ans plus tôt, elle n’a pas refait la même erreur dans le présent. On la voit en effet, et à nouveau, partir avec Si-Ho et Do-Yoon dans le présent – et donc délaisser Hwal – avant de faire demi-tour pour aller le retrouver. Cette scène, où elle l’empêche de se poignarder, où elle est là pour partager sa douleur, symbolise l’équilibre retrouvée. D’un impact ahurissant, elle illustre le chemin de l’héroïne vers son propre retour vers elle-même et vers lui. Car Hwal et Min-Sung ne font qu’un. Ils avaient donc tous deux à apprendre pour pouvoir se retrouver.

Il y aurait énormément de choses à dire et à analyser sur ce drama, mais je vais arrêter ma propre passion ici pour parler du troisième élément essentiel de l’histoire, Ok Eul-Tae.

Lee Joon est la raison première pour laquelle j’ai regardé Bulgasal car il est un acteur que je suis depuis longtemps. Son jeu est, une nouvelle fois, impeccable pour un personnage qui représente à la fois le côté monstrueux et coloré de la série. Je pense d’ailleurs, que ses côtés comiques et attendrissants ont été les raisons pour lesquelles il a tant plu au public. Pour ma part, j’ai trouvé le personnage un peu superficiel et classique. En effet, il est l’enfant malheureux et fragile, en manque d’amour, qui souhaite exister en devenant puissant et immortel. Son côté le plus intéressant était son admiration, son amour même, pour Hwal, qui représentait à la fois le père, le frère, et le mentor. Au final, on peut dire qu’Ok Eul-Tae a fait le chemin en sens inverse du héros car il a fait de Hwal – et du Bulgasal – son univers tout entier jusqu’à s’oublier lui-même, c’est-à-dire jusqu’à oublier son humanité. C’est cette facette que j’aurais aimé voir un peu plus développer car elle donnait un peu plus d’essence au personnage de Ok Eul-Tae qui, et autrement, voulait seulement se débarrasser, non pas de l’héroïne, mais de lui-même en détruisant son âme. Quoique, on pourrait dire qu’il voulait également la faire disparaître, car elle représentait l’obstacle entre lui et Hwal, et surtout, l’obstacle entre Hwal et sa déshumanité puisqu’elle est son Amour, et donc sa lumière.
J’ai adoré les personnages secondaires, adoré leurs rôles et leurs implications dans l’histoire. Coup de cœur pour le personnage du père, dont la force m’a impressionnée. Je l’ai trouvé très touchant, voir même bouleversant, dans sa relation avec Hwal et les autres. J’ai d’ailleurs été particulièrement touchée qu’il soit celui qui demande à Hwal de rester humain à tout prix avant d’être celui qui, en premier, lui donne son sang pour l’aider à survivre. J’espère, et je veux croire, que Hwal se soit d’ailleurs réincarné en son fis dans sa nouvelle vie.

Hye-Sok était très attachante et mystérieuse, Shi-Ho était adorable et Do Yoon …. Ah Do-Yoon … que j’ai aimé sa relation maladroite avec Hwal.
Les acteurs étaient tous incroyables. J’aurais tant à dire, tant à féliciter, tant à remercier. Je réitère mon incroyable coup de cœur pour Lee Jin Wook, à l’interprétation fabuleuse.

Je voudrais revenir sur la fin du drama, que beaucoup n’ont pas compris. Une nouvelle fois, les Bulgasals n’étaient pas immortels car ils n’avaient pas d’âme mais parce qu’ils la partageaient. Lorsque Hwal s’est sacrifié en se tuant avec Ok Eul-Tae, il a mis fin à un cercle vicieux auquel il a donné naissance 1000 ans plus tôt, lorsqu’il a donné une moitié de lui-même, son immortalité, à Eul-Tae. C’est d’ailleurs la raison, je pense, pour laquelle Hwal et Min-Sung étaient différents, même humains. Ils possédaient une force différente, comme si l’un et l’autre étaient toujours Bulgasal malgré leurs mortalités. C’est aussi la raison pour laquelle Eul-Tae tenait absolument à détruire son âme – et Min-Sung – pour devenir un vrai Bulgasal et ainsi être réellement puissant, car sa fragilité et son humanité passée étaient illustrés par son trou noir. Lorsque Hwal et Eul-Tae sont morts, les « Bulgasals » ont disparus. Si Hwal avait survécu, je pense que Min-Sung serait également restée en vie. Mais son côté Bulgasal étant également mort en même temps que celui des deux autres, elle est morte complètement humaine et ce pour la première fois. Hwal s’est réincarnée car il a récupéré son âme, celle donnée à Eul-Tae en échange de la sienne, et Min-Sung s’est réincarnée avec l’âme de Eul-Tae, celle que lui-même n’a pas réussi à détruire une huitième fois (raison pour laquelle il avait tant besoin de Hwal. Il avait d’ailleurs précisé que s’il refusait de la détruire, il la tuerait encore et encore indéfiniment jusqu’à ce qu’il se décide, preuve qu’elle pouvait se réincarner comme elle le désirait).

Autre théorie, Min-Sung s’est réincarnée avec la même âme que Hwal, celle des jumeaux Bulgasals de départ, tandis qu’Eul-Tae a récupéré la sienne et a recommencé quelque part sa propre vie d’humain.

J’aurais des dizaines de milliers de choses à dire mais je vais m’arrêter là pour ne pas en faire un pavé de dizaines de milliers de lignes. Merci, simplement, pour m’avoir fait rêver, pleurer et rêver – et un grand merci à Jin-Wook et Nara, pour avoir magnifiquement illustré cette histoire d’amour qui, au-delà d’une histoire de cœur, est une histoire d’âme.

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All of Us Are Dead
1 personnes ont trouvé cette critique utile
par Miyu
févr. 9, 2022
12 épisodes vus sur 12
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Globalement 6.0
Histoire 6.5
Acting/Cast 9.0
Musique 6.5
Degrés de Re-visionnage 1.0
Cette critique peut contenir des spoilers

Un monde où l'espoir n'est pas permis....

Étant dans une période de drama « Survival » (voir « Death Game » lorsqu’il y en a de disponible x’D), je me suis lancée dans cette nouvelle histoire. Cependant, j’ai assez vite déchanté lors de mon visionnage ^^’ ! Bien qu’ayant lu pas mal de critiques positives, je ne l’ai pas trouvé si bon que ça…

Pourquoi me direz-vous ? Voici quelques points qui répondront à votre question :
► Le casting principal est ciblé sur des adolescents : Ce qui peut être intéressant dû au fait que l’on change de public (Souvent dans les derniers dramas traitant du sujet, il s’agit d’adultes ^^) Cependant, on nous montre sans doute le reflet de notre perception de l’adolescence… Ce qui les rend irréfléchis, violents, naïfs, égoïstes… (Vous me direz, il y en a & cela peut faire avancer l’histoire mais à mon sens, ils étaient TROP caricaturaux…)
► La gestion de crise : On nous montre une gestion assez inhumaine mais si on y réfléchit… On se dit que beaucoup feraient ce choix afin de sauver le plus grand nombre. (Au final, c’est tout de même la peur qui dirige la plupart des décisions…)
► Beaucoup de scènes sanglantes qui se suivent & se ressemblent… : J’ai lu un avis sur ce drama qui disait que les Coréens ne faisaient pas de gore pour du gore… Je dois dire que je suis assez peu d’accord avec cette affirmation pour ce drama (Après, il est produit par les américains, cela explique donc pas mal de choses ^^’).
► Un monde sans espoir : Dans les histoires du genre, on nous laisse souvent une porte de sortie… Une façon de pouvoir respirer dans notre visionnage en sachant que finalement malgré les morts, une solution sera trouvée & les habitants sauvés… Cependant, ce drama a plutôt misé sur l’autre versant… Celui où rien n’est possible à part l’extermination… C’est un point de vue différent mais à mon sens, il est défendable. Je reprocherai tout de même le fait qu’après autant de décisions difficiles & de morts, je ne comprends pas pourquoi on ne voit pas plus l’après… On ne nous permet pas de nous faire une idée de la « psychologie » des survivants… (Je suis d’ailleurs étonnée qu’il n’y ait pas eu plus de suicides après les évènements…)

Vous l’aurez compris, ce drama ne m’a pas réellement convaincu… Les réactions sont trop « naïves » & dirigées par des sautes « d’humeurs ». J’entend par là, qu’il n’y a pas de vrai réflexion derrière les différentes actions… Au final, les héros finissent toujours coincés… Et des gens doivent se sacrifier pour continuer à avancer…

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Melancholia
4 personnes ont trouvé cette critique utile
févr. 9, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 6.0
Histoire 6.0
Acting/Cast 8.0
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 1.0

......

Hum....si vous m'avez déjà lu, vous savez peut-être que j'adore les romances de Noona. Plusieurs de ce type de drama ont été de sacré coup de coeur ces derniers mois et je suis partie sur celui-ci après avoir lu les critiques élogieux. Cela ne sera pas mon cas. Je comprend pourquoi ce drama a pu plaire à autant de personnes. La photographie est très jolie et la réalisation soignée. L'OST est agréable et colle plutôt bien à l'ambiance générale du drama. L'histoire était intéressante et s'attaquer au système scolaire afin d'en dénoncer les dérives n'est pas nouveau mais fonctionne toujours bien. Le jeu des acteurs sans être incroyable est plutôt d'un bon niveau et j'avoue que que sur cela, je n'ai pas grand chose à reprocher.
Alors pourquoi, n'ai-je pas du tout accroché? Mon coeur ne s'est pas du tout emballé.
Pas une seule fois.
Malgré la beauté de certaines scènes, je me suis profondément ennuyée.
Les reproches que je pourrais faire sont étonnants, vu que j'ai adoré au-delà des mots "One and Only". La lenteur du drama a été une horreur. Je n'ai absolument rien contre la lenteur d'une histoire, comme je l'ai dit j'ai adoré "One and Only" alors que la romance est lente et qu'il ne se passe quasi rien dans ce dernier.
Mais ici, la lenteur ne serait pas un problème si l'écriture des personnages avaient été plus dynamiques. Que l'un des personnages soit d'un naturel calme, apportant une quiétude reposante, donnant cette impression de sérénité, pourquoi pas. Mais les deux protagonistes sont ainsi. Il n'y a pas selon moi une balance équilibrée, puisqu'ils aiment la même chose, ressentent la même chose, voient la même chose et prennent le même chemin. Il n'y a alors pas de complémentarité. Pas de balance. Il n'y a pas le jour qui succède à la nuit, la lumière qui sourit à l'obscurité. C'est ce qui m'a gênée. Le couple m'a ennuyé, ils étaient trop semblables. Je n'ai pas vu d'étincelles ou de scènes faisant battre mon coeur à un rythme fou. C'est joli, mais vide.
L'autre point négatif....les personnages secondaires. Ils étaient tous plus ou moins horribles....nos protagonistes naviguent quasiment seuls dans ce monde apparement fait d'humains égoïstes et centrés sur leur problème et leur ambition. C'était ennuyeux de ne pas avoir de personnages secondaires apportant une petite touche d'humour, de folie, de loyauté, de fidélité, de compréhension, de tolérance.... Je n'ai pu que ressentir qu'agacement et frustration.
Les parents étaient tous d'horribles personnes imbus de leurs progénitures, les professeurs tournant les yeux afin de ne pas voir...nous devenons au final spectateurs de la lâcheté des uns et de l'avarice des autres. Je n'ai pas aimé être témoin de cela...

Mon avis, qui peut paraitre dur, n'est que le reflet de ce que je cherche continuellement : être heureuse quand je regarde un drama.

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En cours 5/12
Don't Call it Mystery
10 personnes ont trouvé cette critique utile
févr. 8, 2022
5 épisodes vus sur 12
En cours 2
Globalement 9.0
Histoire 8.5
Acting/Cast 9.5
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 9.0

L'étrange disparition de mon coiffeur

Un drama avec Masaki Suda en tête d'affiche est toujours un événement. Et quelle tête… pour cette affiche ! Car c'est avec ce gros plan outrancier sur les flyers promotionnels que les producteurs cherchent à attirer la (le) Fan. Non pas dans la mise en avant de son charme excessif, mais dans celle de son énième expérimentation capillaire. Et elle touche, ici, au crime au fer à friser. Véritable insulte à tous les quarantenaires dont je fais depuis longtemps parti et qui n'ont pas eu besoin d'un coiffeur depuis des siècles. Cet air hautain sera la marque de fabrique de Kunou Totono, le rôle d'étudiant en psychologie détaché de tout problème matériel et physique, mais obligé de résoudre malgré lui ceux de ses congénères. Une leçon d'acting qui rendra encore plus jaloux ceux qui trouve Suda Kun vraiment trop gâté par la nature. Beaux-drôle-sympa- talentueux acteur et chanteur à tube. On aimerait tellement qu'il ait une face cachée, qu'il soit arrêté par la police pour soupçon de meurtre, par exemple.

Eh bien, votre vœu est exaucé. Car c'est exactement ce qui lui arrive dans le 1er épisode de Mystery to Iunakare. Cette adaptation d'un manga de détective n'a à priori rien d'originale. La police japonaise débordée par son incompétence habituelle, fait appel à un jeune étudiant très renfrogné, mais surtout extrêmement "donneur de leçons". Son air pompeux et sa franchise seront son Skill, puisqu'il en faut un dans tout bon drama/Manga d'enquête. Et c'est là que la série devient intéressante. Le mépris, malgré lui, que peut insuffler notre héros à son interlocuteur amène des situations d'une drôlerie sans nom. Des répliques à mourir de rire se percutent avec des réflexions profondes en psychologie et sur la nature humaine. Les leçons en longs monologues donnent l'impression que notre héros s'écoute parler, mais il touche à chaque fois en plein cœur l'accusé, la victime ou le policier aux abois.

Masaki Suda à la classe avec ses frisettes et son écharpe à la Harry Potter. D'une voix calme, et d'un regard perçant il déblatère les pires horreurs sur la personne en face de lui. Mais il redevient un enfant de 5 ans, quand il brule de jalousie envers la coupe de cheveux d'un autre personnage aux cheveux raide. Ou qu'il est dérangé à chaque fois qu'il s'apprête à faire un Curry…, son seul passe-temps. Aucun autre acteur n'aurait pu aussi bien tenir le rôle. Si bien, qu'il devient difficile pour les seconds rôles de se mettre en avant. Pourtant, le choix du casting tient la route. Quelques vieux briscards plus connus, comme Endo Kenichi (Radiation House), Morishita Yoshiyuki ou Kohinata Fumiyo font des apparitions ou jouent un rôle majeur, mais la plupart des autres acteurs ne sont pas (encore) vraiment bankable. Et vous vous surprendrez à dire tient, il joue aussi dedans celui-là. On est néanmoins en face d'une grosse production. Mais Suda-Kun à dû partir avec la caisse.

Il a dû laisser peu de yen, car certains choix budgétaire sont étranges. Ces airs de musiques classiques appartenant au domaine publique, trop connues et utilisées à outrance qui fonctionnent toutefois, par exemple. Renforçant le côté pompeux de notre héros. Certes, il y aura d'autres thèmes et un ending de toute beauté par King Gnu, mais pas d'opening, même pas un générique. Il est vrai que le montage continue dans le bon marché. Ces noms de protagonistes sur fond noir (la personnalité est dans les Kanjis, je sais) à chaque fois que Totono commence son analyse psy, par exemple. Ses images de reportages ou de journaux, genre tuto 3DMaker, dont les Japonais raffoles. Mais tout renforce une ambiance académique et on apprend un tas de chose sur la psychologie humaine. Les seconds rôles viennent demander conseil et ils tombent en analyse malgré eux. Ils sont touchants ou drôles, mais cela se termine un peu trop souvent en torrents de larmes.


Le 4e mur est régulièrement brisé, avec un mépris des Dramas pour notre héros préféré. Ce moquant des situations convenues. Et pourtant, les situations se répètent. Comme dans ses mêmes dramas. Pouvant, par la même, devenir lourdes, vu en plus les ficelles, pardon les cordes pour les amener. Des lieux communs, comme le manoir, l'interrogatoire, la bombe à désamorcer et en même temps, beaucoup de maux de la société moderne sont abordés. Suicide, harcèlement, infertilité… On passe du coq à l'âne, mais bien écrit comme un livre de philosophie

Le découpage reste déroutant pour une série. Affaire résolue à la moitié de l'épisode et la suivante commence immédiatement, alors qu'il ne reste que 10 min. Du coup difficile de s'arrêter à la fin d'un épisode. On la suivra donc en binge watching. Marque d'une grande série, piloté par un acteur qui à coup sûr est destiné à une grande carrière internationale. À condition qu'il coupe cette tignasse…

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All of Us Are Dead
2 personnes ont trouvé cette critique utile
par Link
févr. 7, 2022
12 épisodes vus sur 12
Complété 0
Globalement 8.0
Histoire 7.0
Acting/Cast 9.0
Musique 7.0
Degrés de Re-visionnage 8.0
Cette critique peut contenir des spoilers

Juteux arôme d'hémoglobine au goût de fin avortée…

All of Us Are Dead démarre avec de belles promesses, et en tient la plupart. La source du virus amène une réflexion étonnante sur la nature humaine. Un peu dans les traces d'Happiness, il s'agit d'un fil rouge qui nous laisse penser que peut-être le virus est différent sur chacun de nous.

Dès le départ, l'histoire nous plonge au cœur des pressions sociales et la place de chacun dans la société. On découvre les personnages: on s'attache à certains, on déteste les autres. La série offre aussi une vision extérieure qui se partage entre le monde politique et militaire. Les épisodes sont rapides, énergiques, chargés de tension et de rage. Jusqu'à son dérapage…

Peu importe mon amour des œuvres mettant en scène des putréfiés, All of Us Are Dead possède des failles. Les romances sont inutiles et n'ont même pas les qualités d'émouvoir. Certaines morts tirent davantage sur la corde émotionnelle que des adieux supposés déchirants. Quant aux sacrifices et morts inutiles… Il reste 10 minutes, le quota n'est pas atteint, alors qui y passe ? La plupart des sacrifices ont un but, mais ici ? C'est seulement gratuit, malgré les maigres tentatives d'essayer d'y donner un sens.

Et puis, la plateforme reste fidèle à elle-même en offrant un final précipité et une fin ouverte, histoire de s'assurer une possibilité de surfer sur une nouvelle saison. À croire qu'aujourd'hui, les saisons uniques sont dépassées. C'est plus simple de privilégier un potentiel que d'offrir la satisfaction d'une histoire complète.

En bref, All of Us Are Dead est une série dynamique aux zombies exceptionnels, de l'action à revendre et d'un humour soigné, en dépit de choix scénaristiques discutables.

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Eosajoidyeon
1 personnes ont trouvé cette critique utile
févr. 5, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 7.5
Histoire 7.0
Acting/Cast 9.0
Musique 9.5
Degrés de Re-visionnage 3.5

Tout les sépare mais ils s'entendent comme les deux doigts dela main...

Démarrage étincelant: la jeune femme qui exige de divorcer (il semble que la loi le permette bien que ce soir compliqué, ce qui n’était pas le cas partout en Europe ! ) et cela donne des scènes burlesques et rigolotes. Parallèlement on fait connaissance avec le héros, jeune noble, qui a été reçu premier à l’examen en échange que sa grand-mère renonce à le marier !
D’entrée de jeu nous avons deux personnages à l’opposé diamétral des héros de sageuks habituels !
Ra Yi On n’a aucune autre ambition que de cuisiner ! mais il est noble, il a eu le concours, donc il devient fonctionnaire. Le voilà balancé en inspection secrète dans une province, et avec ses deux serviteurs, avec l’intention d’en faire le moins possible et de visiter tous les restaurants ! Au passage notons la relation totalement incongrue de Ye On avec ses serviteurs dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ne se gênent pas pour prendre des libertés avec leur maître ! Taquineries, rouspétances, mais dès qu’il le faut, ils deviennent des seconds efficaces et actifs.
Mais dès l’instant où Ye On entre en contact avec l’injustice, l’illégalité, son regard se fait aigu, il devient très sérieux et (tout en jurant que ce sera la seule fois) il se met au travail… Et c’est grâce à lui que Joy va enfin divorcer…
Alors il t a une foule de personnages qui s’agglutinent autour des héros : la femme qui protège les enfants esclaves Gang Sun, celle qui a des pouvoirs de chamane(vrais ou faux ??? c’est la question )Bi Ryung, un ami d’enfance de Joy, Seung Ryul avocat, sorti un peu d’on ne sait où, et pareil du côté des méchants, autour du ministre Park Eung, les visibles et ceux dans l’ombre…
Tout ce petit monde se met en place brillamment dans les 8 premiers épisodes, tout avance tambour battant : les enquêtes, les recherches, la vie personnelle des protagonistes, le tout dans un style de western souligné par une musique nettement inspirée d’Enio Moricone…
Mais les épisodes 9 et 10, malheureusement entre dans ce genre de marécage spécialité des dramas coréens, on perd de vue les enquêtes, le scénario est brouillon, on papillonne de scènes peu utiles en scènes pas utiles du tout, mais heureusement de temps en temps on parle de l’essentiel : l’enquête et les recherches de Ye On, ainsi que la découverte plus approfondie des relation de la famille du ministre Park, car quand le drame repart à partir du 11 on est encore dans le coup ! Et alors là, jusqu’à la fin, ça va être très très bien !
- Réaliste, grâce au bon sens de Joy, Ye On comprend qu’il ne faut pas perdre son temps à attaquer ce qui n’est pas attaquable mais qu’il peut quand même faire payer pas mal de pourris.
Réaliste parce que les méchants ne sont pas des caricatures mais des gens que la vie dure et injuste de Joseon a poussés vers de mauvais choix. Même le ministre, qui préfèrerait mourir que de s’excuser devant un roturier a une certaine grandeur dans la stupidité de l’orgueil de classe. Il a une phrase terrible «  Qu’ai-je fait de mal ? C’est humain de vouloir le pouvoir et de tout faire pour l’obtenir ! » Il y a pas mal de monde de notre 21e siècle qui pourraient encore aujourd’hui revendiquer cette « normalité !

- Réaliste par l’extraordinaire modernité des personnages : Joy est une femme libre, et la perspective du mariage (surtout celui de Joseon à l’époque) ne lui sourit pas et encore mieux, ça ne sourit pas plus à Ye On ! Et il y a ces trois femmes qui prennent leur destin en main, créent leurs petites affaires, gagnent leur vie et s’ils il y a des hommes dans leurs vies, c’est pour l’amour, l’amitié, l’entente, mais certainement pas pour l’argent !

- Réaliste parce qu’on côtoie les clichés, mais sans y tomber (superbe scène sur la falaise !! )

Alors bien sûr tout ça est en total contradiction avec la vraisemblance du sageuk de base, dont on sait comment on traite les femmes et où il est inimaginable qu’un homme noble renonce à son statut ! Mais justement le scénario et la réalisation nous font pénétrer d’entrée de jeu dans un univers « sageuk » de fantaisie (genre « 100 days my prince » mais encore plus décalé et éloigné de la vie de cour habituelle). Comme Ye On enquête en province on côtoie les gens du peuple, au mieux classe moyenne, artisans ou marchands, et même les « huiles » sont des gouverneurs provinciaux… On est loin de la Cour, ou le roi se promène entouré de 30 personnes minimum dans des jardins somptueux… Ici on le voit à peine. Il a son importance, oh oui, mais ce n’est qu’un pion dans l’histoire dont les vrais acteurs sont cette troupe de gens « pas comme les autres » …
Les acteurs sont tous excellents, la palme à TaeCyeon aussi excellent dans ce rôle de comédie, sachant parfaitement passer du sérieux au comique, avec une justesse de ton constante, aussi excellent donc, que dans le rôle psychopathe de Vincenzo !! Surtout qu’il continue le métier d’acteur, parce qu’on est vite trop vieux dans les boy’s band, bien que le sien tienne toujours la route ! La palme aussi à Kim Hy Yoon qui est une Joy adorable, intelligente, forte, drôle, qui sait où elle va et qui y va sans pour autant susciter des scènes comme l’horrible « je t’aime mais je te quitte » qui là n’aura jamais même été évoqué ! Une mention aux deux serviteurs, aux copines et même aux méchants en particulier le fils bâtard Tae so , Lee Jea Kyoon!! par contre je n’ai pas aimé le fils légitime, enfin, le personnage, l’acteur fait ce qu’on lui dit, mais on lui fait vraiment faire le clown en forçant tellement le trait que ça nuit à la cruauté du personnage… Bon, je sais qu’il est bête et méchant, mais c’est un peu trop outré. Mais ce n’est qu’un tout petit détail !
En conclusion (enfin ! ) je dirais que c’est un très bon drama, drôle, et en même temps sérieux par les thèmes abordés, (enfance abandonnée, esclavage, corruption) intéressant par toutes les allusions à la vie populaire coréenne de l’époque et toutes les expressions et coutumes mentionnées, original par son ton et son parti-pris de fantaisie, et sans le ramollissement du milieu je lui aurais donné de l’excellence !
Mais que mon opinion sur ce ralentissement ne vous empêche pas d’y aller quand même, parce que vraiment c’est un défaut mineur dans un ensemble vraiment très très bon !

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Shining for One Thing
3 personnes ont trouvé cette critique utile
févr. 2, 2022
24 épisodes vus sur 24
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 10
Degrés de Re-visionnage 8.0
Cette critique peut contenir des spoilers

I'll be your umbrella....

Après la déception de «"Someday or One day" , romance et time travel ne faisaient pas parti de mes envies du moment. Ayant commencé "Reset" avec ado n°2 et mon chéri et "Jirisan" avec ado n°1 et chéri, un drama simple et frais aurait été le bienvenu lorsque la solitude s’en vient. L’image me plaisait, et ô cliché suprême, l’acteur principal avait une belle prestance sur l’illustration.
Ni une ni deux, je lance le premier épisode. Drama finit en 2 soirs.

Hum….un début classique.
2020, une trentenaire fiancée à son amoureux de lycée se retrouve soudainement rejetée, lamentablement, par dudit fiancé. S’apitoyant sur son sort malencontreux, la délaissée retrouve son ancien téléphone, obsolète mais fonctionnel. Un téléphone qui par magie la transporte en 2010, soit 10 ans en arrière lorsqu’elle était encore lycéenne en dernière année.
Rien de nouveau….Lin Bei Xin, après un petit temps d’adaptation, comprend que sa venue dans ce passé est étrangement lié à la mort d’un lycéen, Zhang Wan Sen, durant le 高考 (gāokǎo), la période d’examen des lycéens conditionnant l’entrée universitaire. Toujours classique me direz-vous. Car bien sur, ici nous comprenons rapidement que Lin Bei Xin doit tout simplement empêcher Wan Sen de mourir. .
Les deux premiers épisodes avaient un petit air familier…..Bei Xin se retrouvant soudainement projeté en 2010 à chaque action de sa part, un petit clic nous indique qu’elle change d’époque. Se décidant à protéger Wan Sen, Bei Xin le poursuit assidûment, calquant minutieusement ses pas aux siens au grand étonnement de son entourage dont….le futur ex-fiancé se faisant joyeusement rembarrer par celle qui hier encore l’idolâtrait.
Oui, un petit air "d'Extraordinary You". Juste un tout petit air. Mais très agréable (Haru me manque!)

Le scénario est rempli de cliché : Un premier de la classe maladroit et réservé, une héroïne sans peur et avec une extraordinaire joie de vivre, un personnage en conflit permanent avec son père qui plus est directeur d’école, un voyou au grand coeur, un futur ex-fiancé qui finit par réellement tomber amoureux de sa future ex-fiancée….oui tout est cliché.
Mais le traitement de l’histoire, des personnages est tellement bien fait, tellement joli que j’en suis tombée raide amoureuse. Les atouts de ce drama sont à mes yeux indéniables : des personnages attachants, une jolie romance, une réalisation avec un budget limité qui s’en sort plus qu’honorablement, une OST apportant une douceur apaisante…. Encore une belle réussite pour l’auteur de « A love so beautiful », les fans apprécieront sûrement ce nouveau drama.

Le scénario est plutôt simple. Bei Xi doit sauver Wan Shen. La mort du jeune homme est classée comme un suicide au lendemain des examens. Déterminée à le sauver, Bei Xi fera plusieurs aller-retour entre 2020 et 2010 avant de comprendre ce qui se cache réellement derrière la mort de Wen Shen. Le voyage dans le temps est ici simple à comprendre, ce qui est intelligent de la part du scénariste. Cette simplicité, loin de desservir le drama, donne une très grande fluidité à l’histoire. Je n’ai pas eu besoin de faire travailler mes neurones et je n’ai eu qu’à me laisser emporter par le flux. De plus, la logique de ce voyage dans le temps, pour une personne comme moi qui a souvent beaucoup de problème à comprendre et donc à y adhérer, est imparable. Il y a une raison à ce voyage dans le temps, une façon de s’y rendre et une façon d’y revenir. Il y a peu de place à l’ambiguïté et c’est appréciable.
Les interactions de Bei Xi à chaque voyage avec les personnages nous apportaient toujours un peu plus d’indices et il était génial de la voir, avec ses souvenirs intacts, interagir à chaque fois avec les personnages, passé ou présent, qui eux n’en gardaient aucun.

Protéger avant tout Wen Shen. C’est ainsi que tout commence pour Bei Xi. Un voyage qui ne la laissera pas indemne. Ce qui commence donc comme une simple histoire se révèle au final un peu plus complexe. On apprécie la logique et la mise en place du puzzle de l’histoire. Tout prend son sens au fur et à mesure que l’intrigue se développe jusqu’à la finalité. Les raisons de ce tout deviennent une évidence à la fin.
J’ai adoré. J’ai été impliqué émotionnellement dès le départ et je n’avais qu’une seule envie. En savoir plus à chaque épisode. Que Wen Shen survive!!!

La relation d’amitié entre nos deux protagonistes progresse rapidement, d’autant plus qu’on en apprend un peu plus à chaque fois que Bei Xi voyage dans le temps. Chaque face à face, chaque interaction entre Bei Xi et Wen Shen étaient adorables et rempli d’émotion faisant battre un peu trop vite mon petit coeur. Leur alchimie était parfaite. Le naturel et la simplicité de leur relation étaient d’une pureté apaisante. Le couple nous est présenté dès lors comme une destinée. Leur amour a cette force et intensité qui traverse le temps. Qui défie la fatalité! C’est la beauté de leur amour. Prêt à se sacrifier sans aucun remord, sans aucune peur. Sans rien en échange, si ce n’est le bonheur de l’être aimé heureux. Même si cela implique offrir sa propre vie. Cela parait niais, mais mon coeur ne s’y pas trompé.
Censure oblige, ne vous attendez pas à de fougueuses étreintes ou de baisers langoureux. Que nenni, et pourtant, aish, la chasteté de leur étreinte et leur « presque » baiser m’auront plus d’une fois mise en émoi. Ce drama aura su jouer sur mes nerfs, j’aurai voulu pour une fois un bisous! un câlin! Du concret quoi!

Bei Xi est l’archétype de l’héroïne pleine de vie et de bonne volonté. Sa bonne humeur est communicative et sa façon de poursuivre Wen Shen sans relâche adorable. Sa force de caractère est appréciable et sa bravoure d’autant plus touchante que l’on sait qu’elle reste fragile physiquement.
Loin d’être frustrante, voire lourde, Bei Xi joue la carte de la franchise dès le départ envers Wen Shen, ce qui a l’avantage d’éviter les malentendus. Je me suis surprise à sourire bon nombre de fois lors des pitreries de Bei Xi. Je ne dirai pas que j’ai été impressionnée par ce personnage ou bluffée par l’actrice, mais je pense qu’elle s’en sort très bien.

Wen Shen….Ahhhh j’ai une faiblesse pour ce type de personnage!! Non seulement il est joli garçon ( cela est subjectif), mais en plus, il a un sourire à soulever des montagnes et un regard d’amoureux transi à faire pleurer dans les chaumières! Sa maladresse et réserve du début évoluent lentement et c’est avec émerveillement que je découvre un protagoniste d’une force et d’un courage hors-norme. Ses sentiments envers Bei Xi sont ceux d’un chevalier!!!! Le symbole du parapluie qui revient souvent dans le drama est d’ailleurs très parlant…
Wen Shen donnant ce tout, ce lui entier pour Bei Xi, sans compter, jusqu’au dernier épisode. Cela m’a remuée toute entière. Sincèrement, comment ne peut-on aimer un personnage qui ne demande rien si ce n’est de voir la personne aimée vivre sa vie dans la parfaite insouciance? Pas moi en tout cas.

La bromance Wen Shen/Maizi est de celle qui donne ce petit souffle magique au drama. Maizi, bagarreur et « violent », a été un sacré coup de coeur. Son amitié avec Wen Shen est une des réussites de ce drama. J’ai adoré les voir ensemble. Une relation faite de respect où aucun des deux ne jugent le statut et le choix de l’autre. Cette loyauté sans faille de Mazi envers Shen Wen était magnifique…
Si je devais faire un reproche, c’est le peu de temps à l’écran consacré à leur amitié et surtout, le rôle de Maizi dans la dernière partie du drama. J’aurais tellement le voir un peu plus et surtout savoir ce qu’il devient. Nous avons un aperçu pour tous les autres, sauf lui…

Un petit mot sur le futur ex-fiancé, Zhan Yu…. Je pensais que j’allais applaudir à chaque fois que Bei Xi le rejetterai encore et encore. Après tout, nous n’allons pas nous mentir, il l’a bien mérité. Imbu de lui même et d’une arrogance insupportable, Zhan Yu apparait comme le parfait rival amoureux que l’on aime détester, incapable d’accepter que l’on puisse l’ignorer au profit d’un rat des bibliothèques. Et nan! Les clichés ont la vie dure hahaha. Zhan Yu évolue et c’est avec étonnement que l’on ressent une énorme peine à son chagrin d’amour. La sincérité qu’il nous montre et les efforts incroyables qu’il déploie m’ont beaucoup touché. C’est plutôt rare, mais j’aurai presque aimé qu’il réussisse….

La réalisation du drama est plus que correcte. Les couleurs sont chaudes et certaines scènes sont vraiment très belles. J’ai adoré la scène, classique, où Wen Shen rattrape Bei Xi, une scène exploitée un million de fois mais qui fait mouche encore et encore, quand le ralenti et la prise vue rendent cette scène sensuelle et magique. Ou encore le « presque » baiser : Un des personnages dort et se réveille, le visage de l’être aimé quasi collé au sien. Oui, oui un autre cliché. Et pourtant, la beauté de la mise en scène, la position des personnages et l’angle de la prise de vue ont rendu ce moment très sensuel et j’aurais presque crié de frustration si je n’avais eu peur de réveiller la maison à 4 heure du matin.
Le bémol est, pour ne pas changer, le bruitage et le doublage….Il ya eu pire me direz-vous. C’est un peu dommage car parfois le décalage du son avec le mouvement des lèvres était parfois un peu agaçant. Heureusement que cela finit par se faire un peu oublier.

L’OST est jolis et apaisants. Sans trop en faire, les BGM et chansons insufflaient l’ambiance nécessaire.

La fin est super joli et la dernière image, symbolique. J’avoue être tout de même restée un peu sur ma faim. Mon imagination étant fertile, j’ai laissé la dernière image prendre forme dans mon esprit. Mais j’aurais aimé, ne serait-ce qu’un peu… un tout petit peu, le voir.

En conclusion, une romance qui traverse le temps et l’espace, un scénario de voyage dans le temps simple et pourtant solide, je lui donne pour ma part une place parmi mes grands coup de coeur en ce début 2022 sans hésiter. Si je devais regarder à nouveau? Sans hésiter.

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