The Day of Becoming You
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Un drama qui se regarde facilement
Je ne dirai pas que « The day of becoming you » est mauvais, loin de là. L’écriture du scénario n’est pas original mais cela faisait un petit moment que nous n’avions pas eu ce thème, il aurait été dommage de ne pas y jeter un coup d’oeil.L’histoire reste classique puisque nous avons une superstar et une journaliste qui, après un échange malencontreux et mystérieux de corps, apprennent à se connaitre, à devenir amis pour finalement tomber amoureux. l’histoire se focalise donc sur le couple principal et il y a peu ou prou de développement autour d’eux et c’est à mon sens un des défauts majeurs du drama.
Les personnages secondaires sont fades et s’apparente plus à des figurants qu’autre chose. Bien que nos protagonistes interagissent avec eux que cela soit la famille ou les collègues/amis, ils ont peu de profondeur. Prenons pour exemple Jiang Yi et ses relations avec sa mère ou son père. Quelques flashbacks nous indiquent que Jiang Yi a des problèmes relationnels avec ses parents. Ces souvenirs nous apportent certes des indices sur son comportement actuel mais ne nous apportent aucune émotion et c’est de façon détachée que nous observons sa difficulté à surmonter ses affres familiales. Tout comme sa relation avec sa petite soeur, elle n’apporte pas d’évolution majeure pour lui, c’est clairement Sheng Sheng qui apporte cette dynamique. Il est donc dommage que ses liens avec sa famille n’aient pas été développé de façon convaincante. Autre exemple, Sheng Sheng avec ses parents. Il n’y a pas ici de conflit majeur mais leur relation qui devrait être complice nous amène à une certaine indifférence. C’est donc avec un regard un peu impassible que j’assiste à leur discussion et leur interaction. Si je prend pour comparaison « My Fated Boy » ou « Love Scenery », des romances où la place familiale sans être majoritairement présente à l’écran avaient une touche émotionnelle très forte, amenant à plusieurs reprises des battements de coeurs affolés, des rires d’attendrissement et des larmes de bonheur, je dois avouer qu’ici, il n’y a rien eu de tout cela.
Ce que je trouve dommage est l’absence flagrante des liens entre Jiang Yi et les membres de son groupe. Je suis sûrement un peu blasé mais je m’attendais au minimum à un trio à l’image de « You’re beautiful » par exemple. Que cela soit Pei Jia Shu ou Cheng Le Yi, j’oserai dire qu’ils ne servent presque à rien…Que Jiang Yi soit d’un naturel froid et associable aurait pu nous amener à pléthore de situations cocasses et touchantes, un peu comme dans « Promise Cinderella » où notre Issei au mauvais caractère couplé avec Kurose Koya nous ont distribué un duo hilarant et magique.
Vous l’aurez compris, seuls les protagonistes ont ce lourd fardeau de porter ce drama au sommet.
Est-ce un succès? Mon avis ici est en demi-teinte.
Le jeu de Zhang Xin Cheng et de Liang Jie est sans conteste de qualité. C’est un énorme bon point. Lors des échanges d’âmes, il a été bluffant de voir leur trait de caractère, attitude et façon de s’exprimer s’imprégner du corps en question. Sans aucun doute, à mes yeux, Zhang Xin Cheng a été fabuleux.
Et la romance dans tout cela? Elle avance progressivement et de façon naturelle. Il est aisé de comprendre pourquoi ils finissent par s’aimer. Leur complicité est bien présente et prête parfois à sourire. Et je pense que c’est ici que le bât blesse. En tout cas pour moi. Je n’ai pas eu le coeur en émoi, ni de montée de fièvre. Je faisais face à une romance mignonne mais dont l’intensité était bien moindre. Juste un sourire de temps en temps. Malgré des baisers passionnés, je n’ai pas eu d’affolement dans mon cerveau. La première partie est selon moi plus intéressante. La seconde partie, le couple s’enferme un peu dans une routine un peu terne, les petits pétillements du début disparaissent et les obstacles qu’ils rencontrent ne nous force pas à enchainer épisode sur épisode.
Il n’en reste pas moins que c’est un drama agréable à suivre et qui plaira à un très grand nombre grâce à un scénario simple, à un très bon jeu d’acteur et à une romance naturelle.
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Un chouette BL qui mériterait une meilleure note
Je ne comprends pas bien pourquoi cette romance BL thaïlandaise est aussi sous-évaluée. Ou plutôt si, une personne a tenté de l'expliquer dans son commentaire (notamment le fait que cette série est passée sur une chaîne payante et non pas sur Youtube, d'autre part il semble qu'ils n'aient pas fait beaucoup de promo etc.) mais franchement, elle n'a rien à envier à certaines daubes produites à la chaîne, souvent problématiques et neuneu. C'est peut-être ça aussi, d'ailleurs, qui gêne une partie de l'audience : que l'histoire ne présente pas de situation de viol qui plaisent tant à certains genre TharnType, mais bon, passons...L'histoire nous raconte la romance entre Maze, le patron d'une agence de communication, rigide, obsédé par l'argent et assez déconnecté de ses émotions (à part l'agacement et l'impatience, pour ça il est assez doué) et Phab, un peintre talentueux mais anticonformiste et "nature". Le peintre ayant merdé lors d'un évènement organisé par le publicitaire, il est obligé de travailler pour lui afin de rembourser sa dette, et se voit en parallèle proposer un projet de peinture qui pourrait lui rapporter encore plus gros et rembourser son débiteur plus rapidement. A côté, on suit aussi l'évolution des sentiments entre Nueng, un acteur assez connu avec qui Maze semble avoir un conflit non résolu, et Than, un ami des deux précédents, acteur débutant qui se voit proposer de jouer dans un BL avec Nueng. Une troisième romance (beaucoup moins développée mais choupinou quand même) se noue entre deux membres de l'agence de com, un gars plutôt timide et une fille discrète mais professionnelle. Cette romance accessoire, on s'en fiche un peu, mais elle a le mérite d'exister et ça ne gêne en rien les 2 autres histoires d'amour, dans la mesure où tout le reste est bien mené et ne présente pas de manque, du moins à mon sens.
Déjà pour commencer, l'histoire se passe dans un environnement professionnel et c'est très appréciable. Depuis l'an dernier, la Thaïlande prend un virage intéressant en offrant de plus en plus d'histoires sympathiques et originales qui s'éloignent du traditionnel contexte universitaire. On a donc droit à une intrigue adulte, avec des acteurs plus âgés et surtout, qui n'en sont pas à leur premier BL : Singto (Maze) était un des acteurs principaux du couple de Sotus, et Tae (Phab) incarnait Forth dans la première version de 2Moons. Sans leur décerner un Oscar non plus, j'ai toujours trouvé que Singto était assez émouvant et capable de faire passer des émotions sans paraître débile. Quant à Tae, dans ce drama il a clairement laissé tomber le balai qui semblait coincé dans son fion dans 2Moons et si je pense qu'il a encore des efforts à faire, il est en tout cas beaucoup plus naturel (je ne l'ai pas vu dans d'autres dramas, donc je ne peux pas trop comparer, en tout cas j'ai perçu une différence notable). Tout cela fait que leurs scènes sont plus matures et qu'on ne les sent pas gênés lors des moments romantiques. Alors bien sûr il ne faut pas s'attendre à des scènes passionnées de ouf non plus, mais c'est romantique et mignon, ça fait parfaitement le job et c'est l'essentiel. Si l'on ajoute à ça une histoire complète et assez originale par la nouveauté de son environnement, des personnages sympathiques ainsi que l'absence de clichés vus et revus (et fait non négligeable : pas de placements de produits à gogo !!!), on peut dire que c'est une très bonne série.
En ce qui concerne l'histoire principale, qui se passe beaucoup au sein de l'agence de communication, eh bien pour une fois on voit vraiment les gens bosser, le décor n'est pas là pour faire semblant. Alors bien sûr ça reste light et ne plombe pas le reste, mais au moins les dialogues sont crédibles. Quant à Phab, bien que son personnage de peintre soit assez stéréotypé, au moins il pratique une activité qui a du sens et qui sert l'histoire, que ce soit pour montrer la nécessité d'être inspiré et la difficulté du processus de création, ou encore le côté parfois inadapté au monde du travail de ceux qui ont des personnalités dites "artistes". Je travaille dans l'insertion professionnelle alors je sais de quoi je parle quand certains ont vraiment du mal à coller aux attentes de la société et des jobs prétendument "sérieux", avec leurs lots de codes à respecter et souvent le manque de naturel, de profondeur ou de spontanéité que ces personnes ressentent dans le monde du travail classique. Le tableau qu'il est en train de peindre est aussi une métaphore de sa relation avec Maze, donc les scénaristes ont su exploiter ce support à leur romance. Enfin, les collègues de l'agence sont tous agréables et bienveillants, ce sont des personnages qu'on apprécie et ça fait du bien.
Concernant la romance secondaire entre les deux acteurs de BL, bien que le contexte soit moins développé, il a le mérite de nous montrer certains aspects problématiques que peuvent rencontrer les débutants confrontés à des agents peu sérieux ou qui tentent d'abuser de leur position. Certes on a déjà eu l'occasion de voir l'envers du décor dans Lovely Writer, mais ici on découvre un autre aspect de cette industrie, qui est rarement abordé dans les dramas. Alors leur histoire d'amour ne casse pas des briques et il y a comme d'habitude le traditionnel malentendu (j'aime quelqu'un qui est amoureux de quelqu'un d'autre sauf qu'au final non il n'y a rien entre eux) mais là encore, elle est sympathique, donc le contrat est rempli.
J'ai lu ici ou là que certains n'avaient pas apprécié la personnalité de Maze, le patron de l'agence. C'est vrai qu'il se comporte comme un trouduc pendant une bonne partie de l'histoire et que comme d'habitude, on lui oppose un partenaire qui est au contraire très spontané et vrai dans ses sentiments, et qui se fait pas mal rabrouer. Alors en général j'ai du mal avec ce genre de scénario où un connard en fait voir de toutes les couleurs à un gentil (ou une gentille) qui va lui courir après sans faire preuve de fierté et poser de limites. C'est malheureusement fréquent dans les dramas, où l'on fait croire à l'audience (généralement féminine) qu'un connard sera transformé par l'amour et deviendra gentil une fois qu'il sera attendri par la bonté et la mignonnitude de son/sa partenaire. Soyons honnête, ça n'arrive jamais en vrai, et c'est quelque chose que je trouve extrêmement frustrant d'habitude. Notamment j'estime que les femmes (l'audience majoritaire de ce genre d'histoires), qui sont déjà victimes de micro-agressions tous les jours ne serait-ce que dès qu'elles allument la télé ou la radio, quand ce ne sont pas les différences de salaire et de responsabilité au travail... bref, les spectatrices voient déjà des relations dominant-dominé partout autour d'elles et qu'il s'agisse d'un BL ne change pas grand-chose au schmilblick : dans ces séries on vient souvent romantiser des différences de statut social, de position hiérarchique etc., et je trouve rageant de voir l'un des personnages (généralement celui auquel on s'identifie le plus) se faire humilier ou remonter les bretelles pendant une bonne partie de l'histoire. Après cette tension, cette frustration qu'on ressent à l'égard du personnage rabroué, on a BESOIN d'une catharsis, on a BESOIN que ce personnage dise stop et prenne sa revanche (pas forcément méchamment, ça peut être simplement en disant à l'autre que désormais, son avis de trouduc ne compte plus et qu'il fera ce qu'il a envie), et malheureusement cette catharsis n'arrive jamais parce que dans ces histoires c'est juste l'amouuuur qui change le méchant en gentil (et qu'il n'a pas vraiment l'occasion de s'excuser du coup, et le gentil n'a pas non plus posé ses limites). Alors qu'en vrai on sait tous que c'est faux, plus une personne continue à se comporter en carpette et plus l'autre lui manquera de respect, et ne tombera sûrement jamais amoureux. Je comprends pourquoi certains ont pu être agacés par cette histoire, sauf que justement, l'acteur qui incarne Maze a su interpréter le changement de ses émotions correctement; d'ailleurs il se comporte davantage en enfant gâté qu'en véritable con fini, donc ça va, on a vu pire (par ex. on comprend au bout d'un moment que c'est la fierté qui lui fait refouler ce qu'il ressent, et on comprend aussi pourquoi il rejette l'autre "pour son bien"), d'autant qu'on a droit à une belle situation d'arroseur-arrosé, si je peux l'exprimer ainsi. Donc pour une fois, si j'ai été un peu agacée au début, j'ai ensuite eu le plaisir de crier "BIEN FAIT ! " et oui, j'ai eu ma catharsis, et je les ai trouvés émouvants tous les deux. Ca ne vole peut-être pas très haut niveau romance, mais franchement c'était, je le répète, mignon et romantique donc j'ai passé un moment très agréable.
Pour conclure, j'ai apprécié le fait qu'il s'agisse d'une histoire adulte, qui se passe dans un contexte professionnel et pas encore vu dans un BL (du moins je ne crois pas). Les romances sont sympathiques et l'émotion au rendez-vous, avec des acteurs qui font le job et n'ont pas l'air d'être embarrassés dès qu'il s'agit de se bécoter, ce qui est déjà beaucoup quand on compare ce drama avec les productions débiles qui ont précédemment inondé le marché thaï. Ce drama mérite d'être vu, et quitte à choisir un BL, autant choisir celui-là, ça nous change des niaiseries universitaires.
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Un drama percutant
D.P. est un drama qui aborde un sujet sensible et qui de ce fait est parfois assez dur.Jun Ho est un gars qui semble perdu dans la vie et qui se retrouve à faire son service militaire. Très rapidement l'ambiance se dégrade et montre la violence interne aux groupes de militaires. J'ai vraiment apprécié le regard du réalisateur sans concession qui nous plonge au cœur de la violence et du désespoir des soldats.
Les nouveaux enrôlés sont harcelés et maltraités de façon assez horribles qui conduits certains à déserter l'armée. Le drama dénonce l'immobilisme des cadres qui savent ce qui se passent sans agir.
Jun Ho se fait assez vite repérer et intègre une unité qui lui permet de retourner régulièrement à la vie civile. Il doit retrouver et ramener les déserteur.
On le découvre intègre et sensible, investit dans sa mission pour sauver ses camarades.
Le coté un peu lourd de la série est contrebalancé par le personnage de Beom Gu qui est assez décalé, dans l'humour et qui apporte un peu de légèreté au propos. C'est cet équilibre entre violence militaire et humour qui rend ce drama si spécial et qui vous accroche dès les premiers épisodes.
Le rythme des épisodes est efficace et nous tient en haleine. La saison s'achève sur un twist qui annonce la 2e saison.
Jung Hae in est toujours aussi génial. Il me touche avec le moindre petit regard. Il sait faire passer des émotions sans même les exprimer avec des mots.
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The Sword and the Brocade
3 personnes ont trouvé cette critique utile
Cette critique peut contenir des spoilers
Naître avec un vagin, c'est vraiment la daube
Après une période de pause de plusieurs mois dans les dramas, j'ai décidé de reprendre en douceur par le gentillet "General's Lady". Et crac me voilà aussitôt en manque, comme toute addict qui se respecte il suffit d'une petite bouchée pour en vouloir davantage et je me suis mise en quête d'un historique chinois un peu plus conséquent histoire d'avoir ma dose de costumes flamboyants, de relations codifiées à l'extrême, de décors somptueux et de complots diaboliques. MyDramaList me mettant sans arrêt sous les yeux la suggestion de "The Sword and the Brocade", un drama bien noté ET qui finit bien (2 conditions essentielles à mon visionnage), je me suis lancée. Et j'ai trouvé ça vachement chouette, tellement même, que j'ai commencé à regarder le vendredi midi et que je l'ai terminé le dimanche soir malgré ses 45 épisodes (oui, j'avoue, ce week-end là je n'ai fait quasiment que ça, à part prendre ma douche et boucler quelques courses en 4ème vitesse pour voir la suite).Résumé de l'histoire : l'héroïne est (comme d'hab) la fille d'une concubine de seconde zone et d'un père transparent et lâche qui laisse à sa méchante épouse légitime (comme d'hab) le soin de gérer le foyer avec sévérité, forcée (comme d'hab) à un mariage dont elle ne veut pas avec un mec froid et strict (comme d'hab) qu'elle ne connaît presque pas, et flanquée d'une peste de soeur (comme d'hab) dont le seul but dans l'existence semble être de lui mener la vie dure. Seulement le héros est déjà marié, et il a également quelques concubines (toutes plus evil bitches les unes que les autres, comme d'hab). Notre héroïne se retrouve donc à surnager dans un bassin rempli de requins, doit sans cesse marcher sur des oeufs, déjouer les complots ourdis contre elle (comme d'hab) avec le soutien de ses servantes toutes dévouées et prêtes à se sacrifier pour elle (comme d'hab), tout en prenant soin de ne pas mettre en colère sa puissante belle-mère qui se croit intelligente et se fait bien sûr manipuler par l'apparente docilité de ses méchantes belles-filles (comme d'hab). De son côté le héros a un poste important à la cour de l'empereur et doit lui aussi contrer les attaques rusées de ses vils ennemis qui ne reculent devant aucune bassesse pour le décrédibiliser (comme d'hab). Bon jusque-là tout va bien, on est en terrain connu.
Et pourtant, malgré ces clichés déjà vus dans de nombreux historiques chinois, j'ai passé un excellent moment, tout simplement parce que l'histoire était très bien menée, très rythmée, et capable de nous accrocher par ses nombreux rebondissements (pas très originaux mais qui nous donnent néanmoins l'envie d'enchaîner sur la suite). D'autre part, j'ai trouvé qu'il y avait un message fort dans cette intrigue, à la fois sur la condition déplorable des femmes à l'époque, et sur les conséquences des règles ancestrales (tant politiques que sociétales) inadaptées, menant inévitablement à des fonctionnements malsains, parfois meurtriers, et qui ne peuvent conduire qu'au malheur de ceux conditionnés à les respecter au prétexte de l'honneur, de la respectabilité ou d'alliances politiques et/ou familiales établies par les aînés. Presque tous les personnages, aussi riches soient-ils, sont montrés comme prisonniers d'un système et de codes liberticides dans lequels, quand le collectif prime sur l'individu, le bonheur n'a pas sa place. Et les plus grandes victimes de ce système sont les femmes, programmées pour se sacrifier pour les autres, parents, beaux-parents, époux et enfants, et vendues telles du bétail sans avoir voix au chapitre, et à qui on pousse le vice de demander d'être satisfaites de leur condition. Alors je ne suis pas spécialiste des dramas chinois, et j'ai une connaissance assez pauvre de la culture asiatique, mais pour un œil occidental comme le mien, c'est le sentiment qui en est ressorti, et je n'ai pas eu l'impression que le message était autre ou que j'avais mal compris. Je ne serai pas hypocrite en disant que ça craint d'être née en Asie à cette époque, parce que c'était (et c'est encore, à des degrés divers) la même chose partout dans le monde, à quelques variantes près (ici on interdit de passer le permis de conduire et d'aller à l'école, là on pratique les excisions, même en occident on continue à violer en toute impunité et les coupables s'en sortent quand même vachement bien...) donc non, le problème n'est toujours pas réglé même si les consciences commencent - vaguement - à s'éveiller et que ça évolue à certains endroits de la planète (c'est loin d'être suffisant, mais c'est déjà ça). Bref.
Outre le fait que la série est claire sur le sujet et ne cherche pas à nous pipeauter avec de jolies couleurs et du romantisme pour faire passer une pilule amère, de nombreuses choses m'ont beaucoup plu dans cette histoire. Déjà, l'héroïne est bien sympathique. Elle est consciente de sa condition, sait qu'elle doit la jouer profil bas, semble servile et bien élevée, mais elle a ses propres convictions, ses motivations et ses centres d'intérêt (dont la broderie, son seul espace de liberté). Forcée à un mariage dont elle ne veut pas pour remplacer sa sœur qui vient de mourir, placée dans la position de pion par sa famille qui ne veut pas perdre son avantage au sein de la demeure de son futur époux (il faut qu'elle maintienne l'alliance entre les deux familles et protège les intérêts de son neveu, dont la place et l'héritage sont menacés par les concubines qui subissent elles aussi la pression de leurs propres familles), elle tente tout d'abord de fuir ce mariage, ce qui est déjà très courageux. Hélas sa mère est mystérieusement assassinée au moment où elle souhaite mettre son projet à exécution. Comme elle soupçonne la maisonnée de son futur époux, accepter ce mariage semble être la bonne solution pour s'introduire dans cette famille et mener son enquête. Elle ne cherche pas à se faire remarquer, bien qu'occupant la position d'épouse légitime elle ne tient pas à gérer les questions domestiques alors que c'est traditionnellement le rôle qui lui revient, car plus on lui fout la paix, plus elle peut fouiner et recueillir des indices. C'est justement parce qu'elle fait sa life de son côté et se démarque des autres concubines (et de sa défunte épouse) envers lesquelles il a toujours été indifférent, que le héros commence à s'intéresser à elle. A côté de ça, elle fait preuve de jugeotte, sait rapidement analyser une situation et les pièges qui lui sont tendus, parce que c'est une question de survie et que sa condition de fille illégitime l'y a déjà préparée dans sa propre famille. Si elle veut éviter les vagues et se montre relativement respectueuse, elle garde son indépendance d'esprit et ce n'est pas parce qu'elle finit par tomber amoureuse du héros qu'elle va faire des concessions à sa liberté pour lui plaire. C'est vraiment appréciable, pas une seule fois elle ne m'a énervée ou bien je me suis dit qu'elle aurait mieux fait d'agir autrement. Elle n'a tout simplement pas le choix dans certaines situations, et elle tire assez bien son épingle du jeu (ça tombe bien, la broderie c'est son domaine).
Je ne m'étendrai pas sur l'histoire d'amour, moi qui suis très romantique eh bien là, pour le coup, je m'en fiche un peu. Elle est sympa, c'est un ajout agréable à l'histoire et à la base, c'est la raison initiale pour laquelle j'ai regardé ce drama, je suis contente qu'ils soient heureux et tout et tout à la fin (d'autant que les scénaristes savent nous la construire à un rythme relativement lent, logique, et nous montrer l'importance de se faire confiance dans un couple) mais en définitive je me rends compte que ce n'est pas ce qui m'a le plus intéressée, et je me surprends moi-même au moment où je l'écris. Là où je suis encore plus surprise, c'est d'avoir apprécié une histoire où le héros a déjà plusieurs femmes (et un enfant avec l'une d'elles, en plus de son fils légitime). Déjà il n'a pas eu le choix, il s'agit d'alliances politiques ou commerciales, et heureusement le scénario nous le montre assez indifférent à toutes ces manigances, ce qui permet de mettre en place la romance avec l'héroïne sans trop nous mettre mal à l'aise. Bien sûr, au début il peut nous paraître antipathique justement parce que son indifférence peut avoir de graves conséquences pour elles, qui dépendent entièrement de lui pour se frayer une place dans cette maisonnée hostile, et pour lesquelles une miette de son intérêt a une importance cruciale pour leur pouvoir et les rares avantages qu'elles peuvent en tirer (un peu plus de confort, de récompenses de la part de leurs familles si celles-ci sont satisfaites, un meilleur statut au sein de la maison...). Tout cela est très bien montré, et ce que j'ai trouvé appréciable, c'est qu'au contact de l'héroïne (et après avoir vu combien cela pouvait conduire à des situations aussi dramatiques que malsaines), il finit lui-même par s'en rendre compte. Evidemment on se doute bien qu'une partie conséquente des concubines finit par disparaître du paysage comme dans les "Dix petits nègres", sinon la romance principale n'aurait pas le même goût, mais le fait qu'il propose à celle qui reste la possibilité de faire ses propres choix est déjà symbolique.
Au final, la situation desdites concubines est ce qui m'a le plus intéressée, parce que j'ai trouvé qu'ils avaient traité le sujet de manière juste. L'une d'elles est évidemment plus evil bitch que les autres, c'est celle qui pose le plus de problèmes à l'héroïne au cours de l'histoire, mais du début à la fin, même si j'avais très envie qu'elle périsse dans d'atroces souffrances, je ne pouvais m'empêcher d'avoir énormément de compassion pour elle. A aucun moment je n'ai senti que les scénaristes avaient bâclé son personnage. Dès l'instant où elle apparaît, on comprend qu'elle est, elle aussi, victime d'une société qui n'a aucune pitié envers les femmes. C'est une adolescente éperdument amoureuse, qui certes, n'a cessé de faire de mauvais choix, mais honnêtement, que peut-on attendre d'une jeune fille à qui on a appris dès la naissance que le mariage était le but ultime de son existence et qui, par sa condition bien née, aurait dû devenir l'épouse de l'amour de sa vie ? A cause des cruels calculs de la sœur de l'héroïne, qui destine cette dernière à la remplacer après sa mort, cette gamine se retrouve simple concubine et humiliée dès son arrivée. Alors oui, comme je l'ai dit plus haut, certains de ses agissements sont très discutables et contrairement à l'héroïne, elle n'a pas eu l'intelligence de faire les bons choix. En même temps, si les coups bas sont la condition nécessaire à la survie et qu'on place les jeunes filles en situation de compétition dès leur arrivée dans ce bas-monde, faut pas venir se plaindre après qu'elles ne soient pas aussi pures et dociles qu'on le voudrait.
Et ça m'amène à rebondir sur le personnage de la belle-mère qui, à mon sens, n'était pas aussi bien rendu qu'il aurait pu l'être. C'est un peu le seul bémol que je soulignerai, je n'ai pas bien compris pourquoi les scénaristes l'avaient montrée aussi... disons stupide ? Elle n'est pas née de la dernière pluie, elle occupe une position puissante qui plus est, en tant que matriarche à la tête d'une famille composée de nombreuses femmes on va dire que depuis le temps, elle connaît la vie, et je ne comprends pas pourquoi elle s'imagine encore que les concubines peuvent / doivent être douces, obéissantes et dévouées aux autres comme si c'était naturel (ni qu'elle soit aussi déçue en se rendant compte de ses erreurs). Qu'un homme puisse se "laisser avoir" parce que cet aveuglement, volontaire ou non, est trèèès confortable, à la rigueur, ça passe, mais elle est elle-même née femme, elle sait ce que c'est que de devoir naviguer dans ce monde qui n'est pas fait pour son sexe (et elle a sans doute dû mettre de côté pas mal d'aspirations dans sa jeunesse elle aussi), et j'ai du mal à croire qu'elle se soit laissée abuser comme ça, surtout qu'elle est relativement fine sur d'autres questions liées aux relations de pouvoir. Après, il est vrai que son personnage sert à appuyer le propos de l'histoire, en ouvrant enfin les yeux sur les dommages qui découlent des traditions rigides et de ces mariages imposés (et sert aussi à valoriser le héros, quand il s'impose enfin face à elle en refusant tout net de prendre une nouvelle concubine). Bref, son personnage n'était pas tout à fait crédible mais on va dire que son attitude rigide a aussi son utilité dans la progression de l'intrigue, donc ce n'est pas bien grave. Alors bien sûr, on pourrait arguer que les hommes aussi se retrouvent coincés par le poids de ces traditions, mais étant donné que ce sont eux qui ont mis en place ces règles et qu'ils ne sont pas les plus désavantagés (ne serait-ce que parce qu'eux, au moins, ils ont la chance de pouvoir aller et venir à leur guise, et qu'ils ont des meufs à foison à leur service et dans leur lit), je préfère réserver ma compassion aux plus mal loties.
Pour finir sur la condition des femmes, le cas d'une autre sœur de l'héroïne, mariée à un homme violent, permet de montrer un autre aspect des difficultés auxquelles elles sont confrontées. Bien sûr ce n'est pas la première fois que cette situation nous est présentée dans un drama chinois, loin de là, mais c'était intéressant de continuer son intrigue sur le choix qu'elle doit faire après le décès de son époux : adopter un enfant qui n'est pas le sien, ou perdre son influence au sein de la famille de son mari. En somme, même quand certaines ont la chance de se retrouver veuves, leur vie n'en est pas plus simple pour autant... Quant au conflit qui oppose l'épouse légitime du père de l'héroïne et une concubine (encore une), il nous démontre de manière cruelle que peu importe la situation, le statut ou le pouvoir qu'une femme exerce au sein de la maisonnée, aucune n'en sort gagnante. Finalement, celle qui s'en sort le mieux, c'est la professeure de broderie qui a eu le bon sens de ne jamais se marier !
Enfin, ce qui m'a également semblé appréciable, c'est que les intrigues de cour auxquelles le héros doit faire face sont relativement limitées : il y a un trio de grands méchants facilement indentifiables (le père, son fils et sa belle-fille), et tout tourne autour du conflit entre la famille du héros et celle de l'ennemi, ainsi que de l'abolition ou non d'une loi ancestrale concernant une interdiction maritime ayant des conséquences sur le piratage et les conditions de vie des populations côtières durant la dynastie Ming. Cet unique fil conducteur aux questions politiques fait qu'on n'est pas perdu, on ne passe pas des heures à se demander qui soutient qui et qui manigance quoi dans quel but, le nombre de conseillers qui discutent entre eux est restreint, à tel point qu'on ne verra jamais la figure de l'empereur, qui n'est finalement pas très important dans l'histoire sauf pour le pouvoir qu'il représente.
Ah si, j'oubliais, il y a quand même un autre point qui m'a (légèrement) agacée : pourquoi faut-il toujours qu'à un moment crucial où un perso se fait injustement accuser, celui-ci soit incapable de se dépêcher de balancer la phrase qui pourrait tout arranger et qui prend à peine 5 secondes à prononcer très vite, alors même que l'accusateur lui laisse largement le temps de s'expliquer avant de répondre "tais-toi, je ne veux pas entendre tes explications !". C'est dingue, on nous refait le coup à chaque fois, et ça dure, et on se dit que là ça y est, l'accusé va pouvoir se justifier, et rebelote, on lui laisse encore du temps, et paf ! un nouveau silence inutile... Du coup ça prend encore un épisode pour rien avant que la situation se règle, alors oui je sais que ça permet de faire durer le suspense et de mettre en place d'autres éléments qui font avancer l'intrigue, mais bon c'est rageant quoi... Mais sinon, on va dire que tout le reste de la série rattrape ce moment frustrant. Je suis partiale, j'assume.
En conclusion, c'est une histoire que j'ai vraiment aimée, qui brosse un portrait relativement juste de la condition des femmes et des ravages causés par le maintien de certains codes ou de traditions qui ne sont pas toujours adaptées et certainement pas propices au bonheur, doublée de deux romances plutôt sympathiques (oui parce qu'une des servantes de l'héroïne - comme d'hab - se prend d'affection pour le second du héros, c'est peut-être convenu mais toujours agréable). Les coups bas et les complots sont légions, toutefois ils s'enchaînent à un rythme qui ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer. Alors pour être tout à fait honnête, si l'actrice principale incarne un personnage courageux, indépendant et attachant, qui ne m'a jamais fait grincer des dents, en revanche Wallace Chung était quand même plus charismatique dans "General and I" (bon à sa décharge son rôle était un peu fade, la faute aux scénaristes ? C'est peut-être pour ça que leur romance ne m'a pas fait vibrer plus que ça...). Au final, ce drama ne se distingue pas forcément d'un autre par son originalité, parce que de nombreux éléments de l'intrigue sont loin d'être nouveaux pour les habitués des historiques chinois, mais son point fort à mes yeux repose surtout sur la manière dont le sujet a été traité. Et si on cherche une histoire pleine de couleurs qui nous dépayse le temps d'une quarantaine d'épisodes, autant opter pour celle-ci, elle a le mérite d'être intelligemment construite.
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un drama avec beaucoup de défaut mais qui tire son épingle du jeu.
Si….…Vous réussissez à passez le premier épisode, voire peut-être le deuxième épisode : un début fragile et inconsistant, me voilà sur le point de zapper. Les premières images nous dépeignent la princesse Jiu Ling, le jour de son mariage, accusant son oncle royal, l'empereur Chu Rang, du meurtre de son père devant une cour silencieuse et amorphe. Le ridicule ne tue pas mais les scènes prêtent à sourire devant la mauvaise réalisation et écriture du premier épisode. Je ne vous ferais pas l’affront de vous raconter l’évasion absurde et le changement de visage (et de voix!!!) de la princesse. Mon but, étrangement n’est pas de vous détourner de ce drama…
Les scènes sont d’une telle maladresses et tellement mal écrites, qu’on est tenté de se lever et d’éteindre la télévision… et le jeu de l'actrice He Hong Shan n'était pas forcément des plus convaincants...
…Vous fermez les yeux quant à la qualité de la réalisation qui sans être ce qui peut se faire de pire aurait pourtant bien mérité ce qui se fait de mieux. Les personnages portent souvent, si ce n'est toujours, les mêmes costumes. Le doublage se fait bien sentir ( ce qui est souvent pour moi rédhibitoire et m'oblige parfois à abandonner un drama) avec tous les défauts : décalage, ton sur-joué, écho maladroit et agaçant… Ce que j’aurais à reprocher aussi, est le manque de transition entre les scènes, ce qui rend le tout parfois saccadé, ou la pauvreté des-dits scènes : peu de mouvement, souvent, les personnages sont déjà présents ou arrivent tous en troupeau dans une salle et s’installent en rang d’oignons, ce qui rend le tout peu naturel.
…Vous faites fi des derniers 15 épisodes : Les derniers épisodes rejoignent le reproche du premier….l’écriture précipitée de l’histoire et des scènes qui sortent un peu de nulle part. Les batailles nous sont seulement contées (sauf la dernière), un parti pris dû probablement au manque de moyen, mais qui ne nous implique pas du tout dans leur combat. Une dernière partie bâclée, mal filmée et mal réalisée….
…Vous faites abstraction du non sens de beaucoup de chose, de l’illogisme de l’histoire….
Ah, mais avec autant de défaut, pourquoi grand dieu, l’ai-je terminé avec un sourire niais sur mes rides? Je ne vous le cache pas, ce drama jongle entre le très mauvais et le très bon. La combinaison est pour le moins inconfortable. Doit-on détester? Aimer?
J’ai adoré ce drama.
Tout simplement car ce drama possède deux choses qui m’ont fait presque oublier ses défauts :
Jun Jiu Ling! Si le début ne nous laisse qu’une image d’un personnage éructant déraisonnablement de colère, par la suite, nous découvrons avec surprise un personnage d’une intelligence redoutable et d’une force de caractère étonnante. Ses gestes d’une grande douceur s’allient parfaitement avec un regard ferme et brillant d'ingéniosité. J’ai été bluffé par ses paroles mesurées, mûrement réfléchies et intelligentes. Jun Jiu Ling est clairement une héroïne émouvante. Ses atouts résident essentiellement dans sa façon stratégique de penser et de mettre en place des actions souvent rondement pensées. Le calme et la sérénité dont elle fait preuve quelque que soit l’obstacle rencontré sont impressionnants. Si j’aime les personnages féminins fortes et de caractère, je fuis devant celles qui usent d’arrogance et de mépris envers la gent masculine afin d’asseoir leur supériorité. Ce qui est ici loin d’être le cas. Jun Jiu Ling n’aura de condescendance qu’envers l’empereur et Lu Yun Qi, présentant le plus souvent du respect ou du moins de la reconnaissance pour les autres personnages. Difficile de ne pas aimer un personnage d’une telle force qui ne dévalorise jamais ceux qui l’entoure, bien au contraire. Jun Liu Ling connait ses forces mais aussi ses limites. Il n’est dont pas surprenant de voir les 4 protagonistes masculins se morfondre à ses pieds. Et il faut avouer que ses relations avec les 4 personnages masculins avaient ses atouts et ses charmes. Ses liens que ce soit avec Fang Cheng Yu ou Ning Yun Zhao étaient vraiment rempli de respect et d’affection sincère. J’en ai eu un peu le coeur brisé pour ces malheureux.
Un peu.
Car, la deuxième raison qui m’a poussée à finir ce drama est indiscutablement Zhu Zan !!
Ah je ne vous cache pas que j’adore ce type de héros : Intelligent, excellent combattant et doté d’un charme taquin. Ce qu’on adore? Sans parler de son amour inconditionnel pour l’héroïne, son respect pour elle, sa foi en elle. Mais aussi son bagou plein de suffisance et son talent de combattant. Son impétuosité. Un plein de drôlerie qui fut plus que le bienvenu.
Sa relation avec Liu Ling a été un souffle printanier! Une romance d’un tel naturel et d’une telle spontanéité a été la bénédiction de ce drama. Sans ce couple, il n’y aurait pas eu de raison pour ma part de continuer jusqu’au bout. Leur interaction était faite de taquinerie et de flirt outrageusement adorable. Mon dieu qu’il était rafraichissant de voir un personnage féminin flirtant sans aucune honte avec un héros à la limite effarouché telle une vierge. Les petites piques et expressions amusées de Liu Jing étaient tellement drôles qu’on se prend facilement au jeu de la séduction entre eux. Il n’y a aucun moment frustrant, que cela soit de la jalousie excessive ou une rupture découlant de quiproquo. Que de l’amour avec un grand A et une confiance quasi aveugle l’un en l’autre.
On adore de ce fait les liens qui se créent, pas assez selon moi, entre Zhen Zan et ses « rivaux », des liens de fraternité sans arrière-pensée. Fondé sur leur attachement profond pour Jiu Ling.
Un drama qui peut arrêter plus d’un dû à la qualité aléatoire de la réalisation, mais qui possède deux atouts qui méritent pourtant notre attention : une héroïne forte et moderne, et un couple ultra ultra « kawai ».
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Du potentiel, mais une réalisation énervante !
Désolée, moi, je n'ai pas aimé cette série.Il y avait pourtant du potentiel :
1/ La story est cohérente et le plot intéressant.
2/ Le contexte de la couture/haute couture et l'époque auraient pu créer une série captivante.
3/ Beaucoup d'acteurs sont vraiment handsome et talentueux (bien que je suis plutôt réservée sur la FL, dont le personnage, puéril, décrit comme "maline" mais très souvent idiote est agaçant).
4/ Pour une fois, les personnages amoureux se comportent en lovers.il y a pas de kisses et les contacts ne sont pas systématiquement évités.
5/ Les OST n'ont rien d'exceptionnel mais relativement adaptées ce type de drama.
MAIS :
- Il y a pas mal d'anachronismes.
- La réalisation est lente, avec des scènes inutiles et des longueurs
- les "great villains" sont trop trop exagérés (pervers, voire "evil")
- le ton est plus que mélodramatique !!
Je voulais voir ce drama dont les commentaires sont très favorables, mais j'ai fait du zapping par agacement et j'ai fini par lâcher...
Ne perdez pas votre temps, il y a plein de séries plus intéressantes à regarder.
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Bon drama d'aventure historique
Bon drama d'aventure historique, avec une performance remarquable du ML (Duo Qi Lin), que je ne trouvais pas si convaincant au départ, mais qui m'a totalement conquise.La romance qui se développe peu à peu, est très mignonne, bien que -contexte historique + COVID oblige- les interactions ne soient pas/peu tactiles.
Les nombreux personnages secondaires sont bien développés.
L'oncle et le cousin, qui apportent la touche comique, sont un peu (volontairement) surjoués, ce qui m'agace un peu.
La réalisation est dynamique et les scènes de combat très convaincantes. Les OST, assez épiques, sont bien adaptées à ce type de drama.
La fin est très ouverte, annonçant une saison 2.
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Squid Game ou comment perdre foi en l'humanité
Je ne sais ce qu'il m'est passé par la tête quand j'ai décidé de regarder ce drama alors que je n'aime pas les Survival xD (le seul autre que j'ai vu de ce genre est Battle Royal). Sans doute me suis-je laissée influencée par le succès que l'on m'a dépeint, par le fait que plusieurs personnes de mon entourage l'ont vu également.Enfin bref... Je ne l'ai sans doute pas regardé pour les bonnes raisons en tout cas. Ce dont je suis sûr c'est que je n'étais pas préparée à ce que j'allais voir. Ce drama m'a vraiment bouleversée et je ne suis pas prête de l'oublier. Reste à déterminer si c'est positif ou négatif xD. Je ne sais pas non plus si je regarderai la saison 2 quand elle sortira.
Quand j'ai débuté cette histoire, on m'a avertie de ne pas m'attacher aux personnages. Je n'ai pas trop compris pourquoi sur le moment mais c'est on ne peut plus vrai. Mieux vaut éviter de s'y attacher. Mais même en ayant été avertie, je n'ai pas pu m'en empêcher (c'est sans doute logique xD).
Un des points qui m'a un peu déçue, voir dérangée, est qu'ils ont fort "américanisé" ce drama. Par exemple:
* Quelque chose qu'on voit souvent dans les séries américaines, c'est le cliché du gars asiatique qui a la tête patibulaire et qui est systématiquement un "mauvais/méchant". J'étais un peu choquée de voir ce cliché ici alors qu'il s'agit d'un drama coréen (mais produit par Netflix... ce qui explique sans doute cela XD).
* Un autre élément très "américain" est la scène des galipettes dans les toilettes O_O... Euh... Ok ! Vous m'expliquez l'intérêt de cette scène? :o Vous ne pouviez pas vous contenter de la sous-entendre? Surtout vu la finalité de cette "relation"... Bref !
* Vous me direz que ce 3ème point est sans doute lié au genre mais j'avais vraiment l'impression de voir du trash pour du trash :o
Bonne nouvelle ! Pour les clichés américains, je n'ai rien à ajouter XD
Je ne peux pas dire que ce sont des points que j'ai "aimé" vu que j'ai été épouvantée par ce que j'ai vu mais... l'histoire est vraiment bien construite et nous montre un aperçu abominable de ce que peut faire l'espèce humaine pour survivre. Je peux aussi dire que les acteurs étaient extrêmement convaincants et ils ont bien réussi à me transmettre l'émotion.
Plusieurs éléments m'avaient été dit à l'avance (oui, par définition, c'est ce qu'on appelle du spoil XD) mais malgré ça, à aucun moment ce qu'on m'a révélé n'a réussi à atténuer l'impact du moment quand je l'ai vu. Je me dis que c'est peut-être pour ça qu'il a eu tant de succès.
Pour ma part, je ne sais toujours pas si je l'ai aimé ou non.
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Le culte de l'apparence...
Ce petit Web-drama m’a intriguée de par la noirceur de son affiche… (Et oui, il me suffit d’un rien parfois ^^’) & le petit speech parlant d’une influenceuse a fini de me convaincre.Parlons des points clés de l’histoire :
► Le harcèlement scolaire : Cette histoire comme beaucoup du genre scolaire, nous conte la vie de divers personnes qui vivent du harcèlement scolaire… (Psychologique mais également physique) & comme souvent dans ce cas, personne n’intervient. (À croire qu’il s’agit d’une norme… Enfin qui sait après tout, c’est pareil en Europe ^^’)
► Le culte de l’apparence : Ce drama nous montre comment une jeune fille assez « banale » devient « Genie » une beauté influençant les masses… (J’avoue avoir du mal à comprendre l’intérêt, d’autant plus qu’elle se cache & culpabilise…) On peut voir sa descente aux enfers lorsque son secret est prêt à être exposé mais également sa volonté de finalement vivre en étant elle-même.
Après autant d’années à regarder des séries asiatiques… Je vois bien l’ancrage de l’idéal de beauté en Asie. Il est difficile d’y réchapper… & la présence de stars passant sous le bistouri pour rentrer dans ce moule n’aide certainement pas… (On peut même dire qu’à force, les stars se ressemblent énormément…)
D’ailleurs, je pense qu’à l’heure d’aujourd’hui, tout le monde connait la mode des « influenceurs » (rentrant eux-mêmes dans ce moule…) qui résulte souvent de télé-réalité.
[Petite parenthèse : En quoi constitue le rôle d’un influenceur ? Vendre son « image » en étant sponsorisé afin de mettre en avant divers produits… (Je ne raffole pas vraiment de cette tendance mais bon, chacun pense ce qu’il veut ^^’)]
En conclusion, ce drama n’a pas de grands mystères & la finalité n’est pas réellement inattendue ^^ (Il n’y avait que deux possibilités de toute façon x’D) mais les thématiques de l’acceptation de soi ainsi que celle des influenceurs sont assez intéressantes que pour donner envie de voir cette histoire. Je regrette néanmoins qu’on ait mis une dimension « troubles mentaux » dans ce web-drama… Cela n’apporte rien à l’histoire & donnerai presque l’image que l’adolescence = la folie !
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L’enfer, c’est les autres…
Ce drama fait partie de ceux que j’ai essayé et laissé de côté. Puis, j’ai fini par y revenir & étonnamment, malgré l’atmosphère des plus glauques, j’ai voulu savoir la finalité.Quel est le sujet de cette histoire ? Les tueurs en série… & la folie. (C’est plus ou moins tout… Mais c’est tellement bien travaillé qu’on reste scotché devant notre écran…)
J’ai admiré la prestation de Lee Dong-Wook que je n’avais jamais vu dans ce type de registre ! Il m’a littéralement glacée ! (Je pense que si je l’avais rencontré en rue dans ce rôle, je ne serai pas restée longtemps dans les parages ^^’) Son personnage semble tellement détaché de tout, comme si rien n’avait d’importance… C’est sans doute, ce qui le rend si dangereux…
Im Si-Wan m’a également « régalée » (Si on veut hein, car lui aussi, il est flippant !) dans sa prestation, la montée de sa folie semblait tellement réelle…
Si je devais vous dire si j’ai aimé ou non cette histoire, je pense que je ne saurais que répondre car il ne s’agit pas d’un drama que je regarderai à nouveau mais il m’a apporté des sensations (Cette sensation horrible, insidieuse, telle un serpent qui se promène le long de la colonne vertébrale & fini par me glacer… ) que je n’avais pas encore ressenti avec d’autres histoires… Comme mentionné plus haut, l’histoire n’a pas de réelle prétention et ne parle que de meurtres & de la folie qui en résulte (enfin, en résulte-t-elle ou est-elle l’enclencheur de tout ça ? Aller savoir…) mais quelque part, c’est surtout un drama visant la psychologie de chacun des protagonistes/antagonistes.
Je terminerai cet avis en disant que ce drama me laisse une impression étrange… Durant tout mon visionnage, j’ai été mal à l’aise… Alors que je suivais le parcours du « héros » j’avais la sensation que moi aussi la folie allait me prendre à la gorge… L’ambiance est tellement lourde, glauque & malsaine que j’ai parfois eu l’impression que je pourrais étouffer… [Vous me direz, ce n’est qu’un drama. Certes, mais je ne saurai comment expliquer la sensation qu’il m’a insufflé… C’est la première fois que j’étais aussi « étrange » en regardant un(e) série/film (& pourtant j’en ai vu des séries/films glauques !!)]
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Your Sensibility My Destiny
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Une très jolie série fantasy et romantique.
La storyline (destin qui réunit un prince privé de sens et une "don du ciel" qui le guérit) est assez classique. Les conspirations et intrigues pour la succession au sein de la Cour, sans doute conformes à la réalité, sont aussi habituelles.Mais :
- Les acteurs sont excellents, surtout le CL (le ML est très jeune, mais talentueux et très prometteur).
Remarque : la perte des sens notamment le goût et l'odorat, est assez ironique dans la situation de COVID actuelle.
- Le format n'est pas trop long (24 épisodes) et la réalisation est vive et efficace. tout est dit, mais il n'y a pas de scènes ou de personnages inutiles;
- Les OST sont très classiques (et adaptées) pour une rom-com historique.
- j'aime beaucoup le petit clin d’œil du switch potentiel à la fin :)
En conclusion, une très jolie série fantasy et romantique, qui se découvre au fil des épisodes avec beaucoup de plaisir.
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Sympa (malgré gros défauts) à voir comme du pur divertissement
Une storyline complétement perchée (Allien chat qui prend le corps d'un général). La maitresse du chat est propriétaire d'une animalerie, à la recherche de son frère disparu.Le comique est plus qu’exagéré (notamment la scène où la FL impose des danses ridicules au ML qui a perdu un pari) et beaucoup de scènes sont volontairement surjouées.Les acteurs donnent le meilleur et n'ont pas peur du ridicule.
Malgré ce contexte plus que fantaisiste, les acteurs sont beaux et talentueux, donc on continue à regarder...
Rien de particulier sur les OST.
J'ai apprécié la réalisation vive et efficace, ainsi que les effets spéciaux.
Pour conclure, un drama farfelu, mais bien mené et très bien joué, à regarder comme du pur divertissement (ne cherchez pas de message philosophique ou de dénonciation des fait de société ici :😂😂😂
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The Young Lady of The General's House
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Ca va, c'est pas mal
De temps en temps on aime bien se taper un drama chinois historique juste pour les costumes, les codes stricts et l'histoire d'amour sucrée. General's Lady (l'Epouse du Général, sur Viki) remplit tous ces critères quand on veut voir un historique pas prise de tête et pas trop lourd à suivre.L'histoire nous présente Shen Jin, issue d'une famille royale apparentée à l'empereur mais hélas fille d'une concubine de seconde zone, qui se retrouve malgré elle (à la place de sa peste de sœur) mariée à un général chargé de garder les frontières. Ce mariage fait suite à un ordre de l'empereur qui veut s'assurer la fidélité du général. L'époux désigné bénéficiant du gentil surnom de Général Diabolique on comprend pourquoi la perspective de cette union est peu séduisante pour ces jeunes vierges effarouchées. En toile de fond, l'assassinat du 8ème Prince héritier du trône seize ans plus tôt, que le héros tente de résoudre afin de rendre à son frère adoptif (le général en second, véritable héritier depuis la mort de ses parents) la place qui lui revient.
L'histoire n'est pas très originale, les rebondissements sont convenus, les intrigues assez simplistes et vite résolues. Et pourtant, on passe de bons moments, parce qu'on ne s'ennuie pas un instant, les choses s'enchainent vite, l'histoire d'amour démarre rapidement, les problèmes durent rarement plus d'un ou deux épisodes et surtout, tout le monde est plutôt sympa. Donc on n'est pas frustré, on ne tremble pas des heures pour les personnages en se demandant comment ils vont se sortir de la galère dans laquelle ils se sont fourrés. Pas de complots chiants et alambiqués à part le minimum syndical, pas de morts inutiles, tout finit bien pour tout le monde sauf pour le méchant (caricatural et ridicule mais au moins il ne nous plombe pas l'ambiance avec des manigances à rallonge). Les nanas se comportent plutôt bien entre elles (à part la peste de sœur, mais bon on a vu pire) donc c'est assez rare dans les dramas pour me donner une impression de légèreté, j'avoue que c'est une bouffée d'air frais bienvenue. L'héroïne a un côté gamine irresponsable mais elle reste agréable et sympathique, le héros froid et rigide n'a besoin que d'une huitaine d'épisodes avant de se dégeler, suite à quoi on à droit à de jolis bisous tout mignons pour le reste de la série, qui parvient tout de même à conserver notre intérêt parce que la romance du frère du général vient à point nommé pour prendre le relai, et aussi parce qu'on a droit au milieu à 4 autres romances, peu développées mais on ne va pas cracher dessus.
Voilà donc un drama dont le côté historique n'est qu'un prétexte à de jolies couleurs, assez superficiel et honnêtement je ne pense pas que je le reverrai un jour. Ca ne vole certes pas très haut, c'est parfois un peu mièvre et trop gentillet pour être réaliste, mais franchement, parfois ça fait du bien. En plus ça ne dure que 30 épisodes, du coup on n'a pas vraiment le temps de se lasser. Ca ne va pas chercher plus loin.
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Cette critique peut contenir des spoilers
Le drama qu'il ne faut manquer à aucun prix !
Synopsis (nécessaire pour un peu d'Histoire)Sung Deok Him est destinée depuis sa petite enfance à devenir dame de la cour royale. Elle va apprendre tout ce qui fait une dame du palais : lire, écrire, comment se tenir, comment parler, tous les gestes de l’étiquette. Elle est heureuse de son sort, elle est fière d’être attribuée au service du palais du Prince héritier, qu’elle devra servir jusqu'à ce qu’il soit intronisé, et alors elle sera soit renvoyée, soit attribuée au palais royal… elle n’a pas le droit de se marier, ni d’avoir des enfants, elle appartient au Roi, comme tous les serviteurs, dames de cour ou eunuques, les dames de la cour ont un statut d’esclave.
Il y a le prince héritier Yi San et ce n’est pas n’importe quel prince héritier lambda du sageuk de base. Non, c’est le petit-fils du roi régnant, Yeongjo et le fils du prince Sado, exécuté par son père quand Yi San n’était qu’un enfant de 10 ans. On a déjà croisé ce prince Sado dans Secret door, et son fils, le roi Jeongjo dans Painter of the wind, ou Sunkyungkwan scandal. Il y a deux versions : il aurait été embringué dans un complot qui aurait fait croire à une trahison, ou alors c’était un psychopathe, violant, assassinant à tout va. Le fait est que son père le fait enfermer dans un coffre à riz jusqu’à ce qu’il en meure.
Notre héros porte cette charge mentale ,pour parler comme aujourd’hui, et se trouve constamment soupçonné de devenir comme son père, sans arrêt en but à des complots visant au mieux à le détrôner, au pire à lui ôter la vie. Bref, il navigue à vue sur une mer semée d’embûches et d’écueils.
Quand Deok Kim rencontre Yi San, elle ne sait pas qui il est, et le traite donc comme n’importe quel personnage de la cour et cette erreur va permettre la création d’un lien de confiance entre eux, car le prince qui ne peut respirer sans craindre, trouve là une attention sincère et franche.
Ce que j’en ai pensé :
C’est un magnifique sageuk, un des plus beaux, dans la catégorie « sageuk historique » c’est à dire très enraciné dans l’Histoire réelle. Toute la trame historique est vraiment respectée, les scénaristes se sont donné libre cours dans l’écriture des personnages et de leurs sentiments, tout en les faisant parfaitement coïncider avec le contexte historique. C’est la première fois qu’on se penche sur la condition de ces femmes toujours là mais n’ayant pas d’existence personnelle : les dames de la Cour. Le scénariste s’est attaché à créer un magnifique type de femme en la personne de Deok Him, à la fois complètement investie dans on rôle de servante et en même temps voulant conserver la liberté qu’elle a su trouver dans cet accomplissement. Elle s’est créé un univers de complicité et d’amitié et sait qu’elle sera totalement isolée si elle devient concubine royale, elle le refusera autant qu’elle le pourra, puis finira par accepter mais en refusant d’admettre à haute voix qu’elle aime le Roi, car c’est la seule liberté qui lui reste. Et pourtant c’est bien par amour qu’elle accepte, car la c’est la perspective de ne plus jamais le revoir qui la fait céder à l’ultime demande. Jusqu’à l’ultime adieu, le Roi posera la même question : « m’as-tu jamais aimé ? » et elle répondra » serais-je ici si je ne vous avais pas aimé ? j’aurais trouvé un moyen de m’enfuir à tout prix… » Quelle force que cette femme qui maîtrise ses sentiments d’une volonté de fer !
Le Roi est l’autre personnage fascinant de l’histoire : d’abord Prince héritier, on est loin du prince romanesque habituel, c’est un personnage politique, constamment tenu en haleine par la crainte de perdre la vie, en même temps persuadé d’avoir un rôle à jouer pour son pays, investi de son rôle mais sachant qu’il y aura toujours quelqu’un pour lui refuser sa légitimité du fait de la mort infamante de son père. Il tombe amoureux de Deok Him mais plutôt que tomber, il s’élève par cet amour, qui lui donne un point d’appui et elle va lui devenir complètement essentielle. Tant qu’il est prince héritier elle est à son service et fera tout pour l’aider et le protéger, mais quand il devient Roi, elle prend du recul. Il est le Roi, il pourrait tout à fait la contraindre, personne n’y trouverait rien à redire ! Mais il sent bien qu’il y perdrait l’essentiel de son être, son estime, on le sent plusieurs fois sur le bord d’user de son pouvoir, mais la force de volonté qu’il sent en elle le retiendra jusqu’à ce que ce soit elle qui fasse le tout petit geste qui montre qu’elle va enfin accepter. Car si à nos yeux d’occidentales modernes le Roi est un égoïste profiteur, il est plutôt une exception remarquable à l’autoritarisme patriarcal de règle en Joseon.
Il est à remarquer que jamais Yi San n’oublie qui il est il se comporte toujours en Roi, même dans les moments où parlent les sentiments, il reste le Prince, ou le Roi et on ne peut qu’admirer la façon dont le scénariste a écrit son personnage, capable de décisions terribles mais capable aussi d’en souffrir et d’en être marqué . Les deux héros resteront fidèles à eux-mêmes d’un bout à l’autre du drama.
Sur les 17 épisodes, 15 sont consacrés à cette magnifique relation amoureuse (avec naturellement tout un tas d’autres histoires de complots, de sociétés secrètes, de luttes d’influences et autres intrigues de cour) mais l’épine dorsale du drama, c’est la relation entre Deok Im et Yi San.
Dans les deux derniers épisodes la relation est là aussi, mais plus en souvenir car si on regarde sur Wikipedia la vie du Roi Jeongjo, dans le chapitre épouses et descendances, on sait que ça ne va pas être heureux… mais les scénaristes se sont arrangés pour que nous pauvres téléspectatrices (teurs, s’il y en a) n’aient pas le cœur complètement brisé !
Et c’est là que j’attendais au tournant le scénariste, parce que ça n’avait pas intérêt à tomber dans la guimauve ridicule !
J’ai vu le dernier épisode et il est parfait ! Car, comme il a déjà été dit, l’essentiel est la relation entre le Roi et la Concubine royale, devenue dame Uibin. On a encore sauté quelques années, l’épisode débute par la mort du prince héritier de 3 ans, d’une maladie éruptive, et Uibin ne va pas s’en remettre. Elle va positivement s’éteindre, malgré ses efforts pour l’enfant qu’elle porte, et je dois dire que la scène de sa mort, quand elle dit au Roi qu’elle préfèrerait voir ses amies parce que lui a beaucoup de soutien mais qu’elles n’ont que son amitié, la douleur du Roi m’a littéralement percé le coeur… Et durant la seconde partie de l’épisode, à partir du jour où le Roi choisit « d’oublier » parce qu’il a son devoir de roi à accomplir, on va s’éloigner de la vie de cour des discussions entre nobles de l’opposition à Jeongjo et on va retrouver le Roi à 50 ans (ils auraient quand même pu le vieillir un peu plus qu’une petites barbiche grisonnante, mais je chipote) La scène très touchante où le second conseiller de gauche reconnaît qu’il a été un excellent roi (alors qu’il s’est constamment opposé à toutes ses décisions) m’a émue, ainsi que la même remarque d’un homme du peuple qui ne le reconnaît pas. Le Roi étant malade, je voyais une fin classique arriver, mais là les scénaristes ont eu un coup de génie ! Le Roi se réveille, comme ce jour où il avait dormi tout l’après-midi sur les genoux de sa maîtresse, jeune à nouveau, et elle lui parle comme elle l’avait fait, lui disant qu’il sera en retard… Qu’on l’attend… mais il reste… Alors ce n’est pas une rencontre dans une autre vie, c’est comme s’ils s’étaient retrouvés dans des limbes où, comme elle le dit ils vont vivre leur éternité… C’était parfait, pas de guimauve, pas de retournement ridicule et impossible, pas de happy end, seulement un habile jeu de scénario qui évite qu’on se retrouve ravagés de chagrin pendant des jours…
JunHo est éblouissant, déchirant dans le chagrin, juste dans l’autorité, sensible, il n’y a pas une seconde où il n’est pas le personnage dans son entièreté ! Il est le Roi parfait.
Le Si Young est aussi à la hauteur de ce roi étincelant, elle porte très bien ce caractère original de femme qui ne veut absolument pas ce que toutes les autres rêvent d’obtenir.
Il y a d’autres personnages passionnants, entre autre le grand-père, le vieux roi Yeongjo, emporté, torturé par le fait d’avoir dû exécuter son fils, par la peur permanente de voir chez le petit-fils des signes de la folie du père, petit-fils qu’il aime plus que tout mais qu’il surveille et soupçonne tout le temps, et là aussi, la relation des deux hommes est remarquable, entre l’amour, la peur, la violence, la mort n’est jamais très loin…
Un autre personnage intéressant et lui aussi plein d’ambiguïté, déplaisant, irritant et pitoyable pour finir, c’est le conseiller Hong, placé depuis l’enfance auprès du prince, son ami d’enfance, mais dont le prince ne saura jamais quel est son degré d’intéressement ou d’amitié réelle …Il s’est dévoué au Prince ou plutôt à la fonction, et n’a jamais vraiment compris l’homme…
Quelques autres portraits de femme aussi, la reine douairière, « grand-mère » du Prince, ou sa mère biologique, la Dame de La cour en chef, les amies de Deok Im…
Que dire de plus ? pas de longueurs, pas de flashback inutile… La musique est belle, discrète, peu de chansons très bien placées et jolies, images très belles mais on nous épargne tous les fastes habituels : mariage, couronnement, etc…
D’ailleurs, tiens ! La Reine ! On n’en parle strictement jamais !!! Au point que je me suis longtemps demandé comment ça se faisait que personne ne parlait de le marier, plutôt que lui trouver une concubine ! On apprend incidemment son existence au milieu de l’épisode 16, je crois… quand le Roi estime nécessaire d’aller la voir…Alors, là, quand même, je sais que c’est Deok Im l’héroïne, mais il semble qu’on aurait pu au moins mentionner le mariage du Roi, ne serait-ce que par une phrase !
Au niveau invraisemblance à part le sauvetage bizarre de la vieille dame de la cour sortie de son cachot on ne sait comment je n’en ai pas vu d’autres…
Je remarque aussi l’effacement total de ce qui a fait surnommer Jeongjo le champion de l’amour filial, la construction de la ville de Suwon, sa forteresse surnommée « forteresse de l’amour filial », le tombeau son père, et son souci constant de le réhabiliter en tant que roi.
ça n’a pas d’importance, on a sauté de nombreuses années après la mort de Uibin, donc tout ce qui concernait la vie royale ne nous concernait plus…
En conclusion, c’est vraiment un drama superbe par la magnifique écriture des personnages et des dialogues, par le souci constant de respecter l’Histoire (en sachant très bien ne pas s’encombrer de détails) Encore une fois il faut voir JunHo incarner ce Roi, il est positivement habité par le personnage… Il est magnifiquement dirigé, entouré, soutenu et l’ensemble est inoubliable !
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Dali and the Cocky Prince
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une déception de plus...
Le premier épisode lancé et j'étais sous le charme. Des protagonistes aux antipodes évidentes faisant fi de leur différence est un thème aguicheur.Jin Moo Hak est le personnage qui m'aura permis de tenir le coup jusqu'au bout : nouveau riche et grippe-sou sans aucune honte, ce personnage est pourtant adorable de part sa franchise assumée, ses raisonnements très terre à terre mais ô combien réaliste et surtout sa maladresse et sensibilité qui détonnent pour un personnage plaçant l'argent au-dessus de presque tout. A la limite de l'inculte, ses propos parfois "grossiers" sont pourtant remplis de sincérité et tout comme Dali, nous sourions souvent à ses erreurs d'expressions ou son manque de subtilité. J'ai particulièrement aimé ce personnage, un battant qui ne renie ni ses origines, ni ce qu'il aime.
Face à lui, Dali était au premier abord, une jeune femme issue d'une certaine classe sociale, cultivée et raffinée. Leur premier rencontre est un délice et voir Dali aussi enjouée face à la maladresse un peu brute de Moo Hak présageait une romance légère et sucrée. Ce qui fut le cas au tout tout tout début. Car très vite, avec tous les malheurs du monde qui s'abattent sur Dali, l'ambiance bon enfant disparait pour nous montrer (encore) le pire chez l'homme. Cela ne serait pas un défaut, si Dali n'avait pas passé les 3/4 de son temps à se dénigrer, à courber l'échine et à pleurnicher....je suis sûrement un peu extrême, mais je regarde en parallèle "Jun Jiu Ling" et le contraste avec la force de caractère et l'intelligence incroyable de Jiu Ling dessert grandement celui de Dali. Elle reste tout de même un personnage sympathique, qui illumine l'écran lorsqu'elle sourit.
La romance entre les protagonistes est assez mignonne et on suit facilement la progression de leur lien. Il faut tout même remarquer que Moo Hak est le moteur dynamique de ce couple. Bien que Dali soit assez mature et peu prude, ce qui apporte une petite touche de sensualité dans leur couple, j'avoue avoir trouver un peu leur couple ennuyant. Un peu.
L'autre reproche? les personnages secondaires. Caricaturés à l'extrême, ils sont mal écrits. Montrer des nouveaux riches mal dégrossis, pourquoi pas. Mais il eût mieux valu peut-être leur donner une certaine profondeur, les rendre attachants ou du moins nous les rendre accessibles...Tout comme le monde mondain dans lequel évolue Da Li est tout aussi cliché avec des personnes très maniérés et prenant un peu de haut ceux qui ne s'y connaissant pas en art. J'ai trouvé cela très frustrant lorsque Moo Hak est pointé avec un certain mépris sur son manque de culture ou de goût dans les arts.
La famille de Moo Hak? Criard et pathétique. Aucune émotion ou lien entre père et fil ou mère et fils valant la peine de s'y attarder.
L'ex-fiancé de Dali? Fade et inintéressant. J'aime les antagonistes qui sont classes et donne du fil à retordre grâce à leur intelligence...ce qui n'est pas le cas ici.
L'équipe de Dali au musée? De la décoration. Ils ne servent à rien et aucun lien d'amitié ou de loyauté qui nous donnerait envie d'applaudir leur combat commun.
Ahn Chak Hee? Je trouve dommage qu'elle n'ait pas une évolution aussi intéressante que Li Tian dans "My Fated Boy"....
Seul, l'ami d'enfance de Dali et la secrétaire de Moo Hak sont plutôt intéressant.
C'est dommage car la réalisation est bonne et l'OST très sympathique.
Au final, une déception de plus....
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