Comment retrouver un travail quand on s'est arrêté des années ?
Ce qu’on ressent à regarder ce drama se rapproche du confort agréable et chaleureux d’une tasse de thé en hiver, au coin du feu, dans un fauteuil profond et confortable avec un bon livre et un chat qui ronronne à côté. On suit avec plaisir la relation amoureuse qui s’installe entre Dan Yi et Eun Oh, relation qui se construit paisiblement, sans crise, sans « je t’aime mais je te quitte » qui s’accepte et qui se manifeste ensuite au quotidien, ce qui est bien sympa : en effet, dans les dramas, le plus souvent, les héros s’avouent leur amour, s’en suit un baiser et (parfois)une nuit plus ou moins passionnée et ensuite… plus rien ! plus de bisous, plus de gestes de tendresses, comme si on avait dit : « l’amour, c’est fait, passons à autre chose ! » pas ici, Eun Oh n’arrête pas de montrer ses sentiments et si Dan Hyi a quelques instants de surprise, elle les accepte plutôt facilement et y répond avec bonheur ! Bref, ça ressemble aux débuts d’une vraie relation amoureuse.Mais heureusement il n’y a pas que ça dans ce drama ! Il y a la maison d’édition et son équipe de direction, composée de personnages pittoresques et très attachants, autant les hommes que les femmes, qui ne sont pas que des faire-valoir et c’est bien agréable ! Les liens qui se créent, les personnalités qui se découvrent créent un univers chaleureux et prenant. Et il y a tout ce qui concerne le travail de l’édition depuis le manuscrit jusqu’à la sortie et l’attente du chiffre des ventes, des commandes de réédition et le passage mélancolique au « pilon » où les livres retournés sont détruits. Et quel plaisir de voir et d’entendre des personnages qui aiment les livres, la littérature, les auteurs et qui en ont fait le centre de leur vie !
Autre aspect intéressant du drama, le rapport entre le travail et les femmes en Corée du Sud. Dan Hyi se trouve dans une impasse totale : elle a arrêté de travailler pendant 11 ans, et elle se heurte à la muraille invisible car elle ne rentre plus dans aucune des cases qui correspondent à la hiérarchie du travail en Corée du Sud. C’est plus qu’un plafond de verre, c’est une boîte en verre et c’est ahurissant à voir tout en étant plutôt anxiogène !
Tous ces fils s’entrelacent dans une intrigue harmonieuse, légèrement pimentée par le mystère de l’auteur disparu;
Les décors sont beaux, les images aussi, la garde-robe de Lee Jong Sun est une incroyable collection de manteaux !
et c’est pour ce genre de détail que j’aime les dramas tournés en hiver. De jolies trouvailles de réalisation, comme ces phrases aux changements d’épisodes, qui donne à entendre les pensées des personnages… Et quelle très jolie conclusion avec la citation de Sôseki : La lune est magnifique !
Les acteurs sont parfaits, naturels et chaleureux, touchants, ou drôles ou les deux. Un bémol pour le couple de débutants, surtout la fille, qui collectionne les clichés de la gourde de service dans les dramas ! Mais c’est un détail !
Donc, en conclusion, on n’en sort pas bouleversés, mais confortés, charmés, et c’est bien agréable.
Deux âmes perdues qui s'aideront à revenir à la vie...
Ce drama m’a peu à peu envahie et retenue devant mon écran, puis a empli mon esprit d’interrogations, et mon cœur d’empathie…Les personnages sont nombreux, leur relation pas évidentes, il n’est pas simple d’y entrer, surtout qu’on entend souvent la voix intérieure d’une femme qui nous parle d’elle et de ses angoisses pendant que nous voyons vivre d’autres gens, ou que des textos d’autres téléphones s’affichent… Mais dès le 2è épisode j’y étais, et quand la voix de Bu Jung parlait, c’était comme si c’était dans ma tête, et que je me promenais, invisible, parmi les gens de l’histoire…
Les personnages sont différents des stéréotypes habituels. La belle-mère part pour être odieuse (classique ! ) puis va révéler une profonde générosité et une vraie bonté, mais elle ne devient pas un ange, elle est toujours casse-pied et continue à trouver sa belle-fille indigne de son fils !
Le personnage qui m’a fascinée, c’est Kang Jae, qui s’est construit une armure de cynisme, pour qui l’amour ne se mesure que par l’argent qu’on dépense pour lui, jusqu’au jour où son cœur se réveille en entendant sangloter une inconnue dans un bus…
Petit à petit, une relation de confiance s’établira entre Bu Jung et Kang Jae, qui va se muer en amour… Mais rien à voir avec la romance habituelle, il est difficile de définir leur relation sans l’abîmer, tant elle est décrite avec délicatesse, presque sans mots, sauf quand chacun finit par confier à l’autre ce qui lui est le plus lourd à porter, mais sans définir leur sentiment l’un envers l’autre…
Nous suivons cette évolution, entrelacée avec les histoires des autres personnages, le père de Bu Jung (remarquable Park In Hwan) sa belle-mère, son mari, et d’autres encore, elle fait comme un fil d’or qui court dans une tapisserie multicolore…
Les personnages côtoient des gens qui se font d’eux l’idée vulgaire habituelle d’une relation entre une femme mariée et un jeune homme, mais comme ils sont loin de la vérité ! Seul le chef du club d’hôtes a un éclair de lumière « si ça se trouve ces deux-là s’aimaient… »et la trivialité basse de ces pensées et jugements ne fait que mieux faire ressortir la beauté pure et claire de ce qu’éprouvent ces deux êtres qui émergent peu à peu de leur enfer.
Les acteurs sont parfaits, on sent chez Jeon Do Yeon le poids de la douleur, mais une colère couve, elle se tient constamment au bord du gouffre qui l’attire de plus en plus. Ryoo Jeoon Jeol incarne avec justesse un homme cadenassé, cynique et qui se pense froid et détaché mais qui pourtant tendra la main à Bu Jung, presque malgré lui. Park Byung Eun est l’homme à l’âme droite mais au cœur très tourmenté par un amour ancien, personnage discret, mais si attachant.
La fin… magnifique, déchirante, mais paisible, douloureuse, mais apaisée, souriante sous les étoiles… Elle ne pouvait pas être autrement, et pourtant elle nous laisse assoiffés du désir inassouvi des héros, et éblouis par leur acceptation paisible de la situation où le Destin les a menés. C’est la sublimation parfaite de l’amour, dont seulement savoir qu’il existe suffit à illuminer la vie.
Bref, j’arrête, parce que sauf à faire plein de spoilers, je ne peux rien dire de plus. Alors si vous n’aimez que la romance classique, laissez tomber ! Rien de classique là dedans. Le drama a été tourné en pensant « cinéma » c’est en fait un très long film… Mais quel film !
Pour moi, une très belle surprise !
J'avoue, je ne m'attendais pas du tout à être embarquée comme ça dans ce drama. Quelle magnifique surprise !Je le trouve très bien joué, et habilement mené. Et surtout, et c'est pour ça que j'ai été embarquée je pense, super réaliste.
Ca pourrait arriver à n'importe qui de planifier sa vie, d'être sûr de ses choix, de se sentir en sécurité de part une routine instaurée sur les années à venir et donc dans une zone de confort de vie (Parfois, vu de l'extérieur, ça fait peur, mais en vrai, on est tous un peu comme ça.)
Et puis un jour : Une rencontre, une âme, une personne arrive et balaie tout sur son chemin. Premier réflexe, lutter, résister car cela remet tout en question, cela fait peur car on est obligé de revoir toute sa vie, et surtout ses choix. Et après, bien sûr, on ne peut pas créer une relation sur de telles bases "tronquées" car pas sur des fondations "saines".
Donc on est obligé de prendre du temps, de l'espace et de se reconstruire, sans compter tout ce que vivent les gens autour de de soi, embarqués contre leur gré dans ce tourbillon.
Tout ça est tellement vrai, que ce drama m'a complètement chamboulé avec lui.
J'avais déjà vu et adoré Jasper LIU, et il m'a à nouveau épaté, je le trouve criant de vérité, et porteur tout le long de ses sentiments qui sont très vite très claires pour lui.
Puff Kuo est une découverte pour moi, mais très bien. Elle lutte beaucoup, ne veut blesser personne, et tout le long lutte contre elle même, car elle est droite, honnête, et surtout elle sent son monde s'effondrer. Qui aimerait vivre cela, même par amour ?
Leur alchimie fonctionne super bien, et ils maintiennent une tension élevée entre eux deux tout le long du drama, mon petit cœur a palpité.
Les autres personnages sont très bien aussi, mais chapeau à celle de la meilleure amie qui amène rudesse, bon cœur et humour tout le long de ce drama !
Quand on aime les romances, et les histoires d'amour compliquées, pour moi c'est une petite pépite Taïwanaise à découvrir !
La rédemption par l'amour, classique, mais c'est jang Hyuk et Lee Da Hae !
Ce que j’en ai pensé :"Robber" est un drama coréen en 16 épisodes,qui m'a attirée par le fait que c'est Jang Hyuk (Chuno, Thank you)qui y tient le rôle principal et que c'est Lee Da Hae ( Chuno, My Girl) qui est sa partenaire. Mais tout de suite j'ai été accrochée par l'histoire et les personnages
Kwon Ho Joon (Jang Hyuk) est un petit escroc qui vit de l'argent qu'il soutire aux femmes, léger et cynique jusqu'à ce qu'il soit confronté à la réalité brutale. Au début il est pris à la gorge par des truands à qui il doit de l'argent.
Jin Dal Rae est une une jeune veuve qui a une fille de 5 ans et qui vit avec sa belle-mère (mais pas de vile morue ici, les deux femmes s'aiment beaucoup)
Bien sûr ces deux-là vont se rencontrer, il voudra l'escroquer mais Cupidon veille !! Alors il va vouloir changer de vie et là les difficultés sérieuses commencent : il n'aura pas trop de 16 épisodes pour remonter du trou de vase où il était embourbé !! Le sens général de ce drama pourrait être : rien n'est gratuit, tout se paie et parfois le prix est fort, mais la seule issue en est l'acceptation. Le personnage est très intéressant car même mauvais il ne l'est pas entièrement, aux pires moment, il nous fait sourire, et même en pleine rédemption, il ne peut s'empêcher de succomber par moment à ses démons !! Il est tout en nuances, de la dureté la plus froide à la bonté, il surprend souvent, et touche aussi beaucoup, car on sent qu'il "y a du bon en lui", comme dirait quelqu'un !!
Il y a pas mal d'humour, des dialogues drôles et touchants. Les interprètes sont parfaits : Jang Hyuk a la capacité de passer du rire aux larmes(j'en ai peu vu qui pleure aussi bien !! ) avec une sincérité étonnante, et de communiquer les émotions et les douleurs (ou les mauvaises intentions) de son personnage avec finesse, dans un regard ou un sourire. Il a un charisme incroyable. Il incarne très justement les personnages torturés en quête de rédemption, ou de sacrifice !! Lee Da Hae est parfaite aussi, belle, touchante (la scène où elle rêve de la mort de son mari)partagée entre les sentiments qu'elle ne peut renier et la colère et la déception, soutenue par sa générosité et sa bonté naturelle.
D'autres intrigues viennent se nouer avec celle de Ho Joon et Da Rae,
Spoiler:
(Jin Gu et son père le gangster, le retour de l'amour pour la belle-mère, et surtout Man Du, l'ami)
qui rajoutent peu à peu des épaisseurs d'humanité et de complexité. Ce drama à tiroir est tout sauf évident, et en plus du thème du pardon et de la rédemption d'autres thèmes importants sont abordés très finement,
Spoiler:
comme l'homosexualité,(et là on aperçoit sa réalité sociétale d'une façon tout à fait forte) l'épouse battue, le banditisme.
Mais il y a toujours ou presque un clin d'œil, un sourire qui vient contrebalancer la dureté d'une scène, car la violence est souvent là, et sans fard.
Jin Gu, homme froid et dur va s'humaniser, et apprendre à aimer, mais là aussi il y aura un prix à payer (cela m'a rappelé le Petit Prince et le Renard : même si on souffre on gagne à se laisser apprivoiser)
Les rapports de Dal Rae et de sa belle-mère, (vraiment extraordinaire de sincérité et de tendresse) sont très finement analysés, et laissent entrevoir les rapports familiaux en Corée, entre le devoir et l'amour sincère.
Il y a d'ailleurs dans ce drama des touches de réalisme peu rencontrées en général, et sauf la collection incroyable de manteaux de Ho Joon supposé être SDF, on oublie bien souvent la vraie vie des dramas pour la vraie vie tout court !
Une mention à Man Du, l'ami de toujours, loin de n'être que le faire valoir de Ho Joon, et surtout à la gamine Sondae, tout à fait craquante (les gamins coréens sont incroyablement talentueux !!)
Et la fin, et bien à mes yeux elle est parfaite !!
Spoiler:
Pas de guérison miraculeuse, pas de coup de théâtre genre conte de fée, mais la vie, simplement le choix de la vie avec l'acceptation que nul ne sait le jour ni l'heure où le destin sonne à la porte.
La bande son est très belle, pas du tout intrusive, de très jolies chansons que l'on peut apprécier jusqu'au bout car elles ne nous saoulent pas !
Un (petit) bémol : les épisodes 13,14 et 15 auraient gagné à n'être que deux au lieu de trois, car on tire un peu trop sur la corde sensible, mais vraiment c'est un défaut mineur.
Comment apprendre le travail à un bon à rien d'héritier...
Il était une fois un chaebol qui avait deux fils (et accessoirement, très accessoirement, une fille..) L’aîné, sérieux, (accessoirement grand, beau et très costaud, ce qui ne fait pas de mal même si ça ne change rien à l’histoire) le second, enfant gâté, bon à rien, suscitant scandale sur scandale (accessoirement grand, costaud et beau aussi, mais là ça sert à quelque chose)Il y a aussi un chauffeur, esclave volontaire du chaebol, et son fils, qui, en échange d’une promesse de carrière, est essentiellement chargé de passer nettoyer derrière le plus jeune (accessoirement ils se connaissent depuis l’enfance, et ça c’est très utile à l’histoire ! )
Parallèlement il y a une jeune héroïne qui se refuse absolument, malgré de très bonnes études, à faire autre chose que de petits boulots, quitte à en faire 5 par jour (accessoirement, elle est jolie, très intelligente, a un grand cœur et son franc parler, très utile aussi à l’histoire) et bien sûr, comme toutes ces héroïnes-là, elle vit dans un studio sur un toit avec une vue époustouflante sur Séoul…
Le fils pénible va rencontrer la jeune et belle héroïne, et il va en tomber raide dingue (accessoirement, on ne s’y attendait vraiment pas !!!) Et du coup il va apprendre à réfléchir, se trouver un cœur, ouvrir les yeux sur le monde des inférieurs et découvrir que les couennes de porc grillées sont excellentes… Et il va décider de transformer l’entreprise…
Ce que j’en ai pensé
La trame est absolument sans surprise, mais par contre le traitement de l’histoire, sur un un ton burlesque et très drôle, m’a beaucoup plu !! Je me suis dit « super ! une histoire usée traitée de façon originale ça va changer ! » Je vous passe toutes les situations de quiproquos et de malentendus qui rendent la première moitié du drama très amusante, et m’a donné vraiment envie de voir la suite, sauf… sauf qu’à la moitié, au moment où le fils indigne décide de devenir le Réformateur du Système Capitaliste Coréen, ça retombe dans le déroulement classique des luttes de pouvoir au sein d’une entreprise entre deux frères ennemis… Ce qui sauve la fin du drama, c’est qu’on tombe encore de temps en temps sur des scènes très drôles et que le personnage central, malgré son virage vers la vertu, continue à susciter des moments où on rigole bien.
Ce qui sauve aussi le drama, ce sont les dialogues bien écrits, les personnages assez caricaturaux mais juste ce qu’il faut : la fille qui ne veut pas faire carrière, la mère du riche héritier touchante de gentillesse et de naïveté, et bien sûr le fils indigne qui découvre la vraie vie !
De plus il y a une très jolie bromance entre le fils indigne et le fils du chauffeur, classique (le chien de garde déteste cordialement le fils de riche à qui il est attaché malgré lui, puis, ils finiront amis pour la vie ! C’est sans surprise, mais bien agréable quand même ! ) et je ne résiste pas à la bromance !
Celui qui fait marcher la machine, c’est Choi Si Won, que je découvre ici, et qui a un évident talent de clown, un enthousiasme qui fait passer le côté caricatural du personnage, une sincérité et une certaine naïveté qui entraîne le spectateur un peu malgré lui. Je ne le connaissais pas, j’ai découvert qu’il appartenait à un boys band célèbre, et qu’en général ils ont une image de héros romantiques à préserver, et je trouve assez bien qu’il n’hésite pas à casser son image pour incarner un garçon que son absence de réelle éducation a rendu assez stupide ! En parlant d’éducation, je supporte de moins en moins la façon dont les Coréens admettent la violence brutale comme banale, ordinaire et les raclées que le Chaebol flanque à son fils sans que personne ne s’en offusque me gênent beaucoup ! Fermons la parenthèse et revenons aux acteurs !
Kang So Ra et Gung Myung donnent parfaitement la réplique à Choi Si Won, et forment un trio solide sur lequel se greffent quelques seconds rôles hauts en couleur et très convaincants comme les dramas en ont le secret ! La femme du Chaebol suppliant la mère de l’héroïne de l’autoriser à continuer de voir sa fille est assez drôle !
Au total, première partie enlevée, drôle, burlesque, très bonne, seconde partie plus banale mais finalement c’est un drama distrayant jusqu’au bout, sans surprise, mais par moment ça fait du bien de juste s’amuser sans chercher plus loin !
Chronique de 3 familles dans un quartier populaire de Séoul dans les années 80.
Malgré le nombre (20) d’épisodes et leur longueur (d’1 h 30 à 1 h 52 !!) je ne me suis jamais ennuyée.
Il faut s’embarquer dans ce drama comme pour un voyage au long cours, une sorte de Transsibérien coréen, où, au lieu de steppes et de forêts de bouleaux, on voit passer les jours les mois et les années avec leur part de bonheur et de tristesse. Franchement, il y a beaucoup plus de joie que de tristesse, les scénaristes et réalisateurs ont clairement choisi le côté du verre plein ! Même si on voit bien que les fins de mois de certains sont difficiles, que les études coûtent cher, que la solitude peut être pénible et la rivalité en amour douloureuse, il y a toujours de l’humour, de la tendresse, une indéfectible amitié entre les personnages qui leur permet de franchir tous les obstacles et d’en sortir réconfortés et encore plus proches les uns des autres. Bien sûr c’est une humanité optimiste qui nous est donnée à voir, mais quel bien fou cela fait !! On voudrait avoir eu la chance de vivre dans cette impasse surtout quand nous avions l’âge des enfants, celui de tous les possible, l’adolescence !
Les personnages sont simples et pourtant originaux, comme Taek, être lunaire toujours entre deux sommeils et deux avions, champion international de jeu de Go, ou Jung Bong qui a tenté 7 fois l'Université. Les palabres des femmes autour des germes de soja à éplucher, ou des hommes autour d'une (plusieurs !! ) bouteille de shoju sont très vraies, très justes, et pourtant drôles, souvent touchantes. C'est Duk Sun, adolescente pleine de vie, qui est le chef de chœur de cette histoire, et on va vivre au rythme de ses ambitions, ses coups de cœur et ses amitiés.
Alors, embarquez-vous et laissez-vous porter jusqu’au dernier épisode, « une fête en larmes » comme dirait Jean D’Ormesson, où, entre larmichettes et sourires, on comprend que le temps passe, la jeunesse s’en va, et que les souvenirs qu’on en garde sont le vrai trésor d’une vie.
Figure légendaire, Hong Gil Dong reste encore dans l'âme coréenne...
En cours de visionnage :1 - Oui, j'ai commencé Rebel, (je racourcis le titre, hein ? ) et j'ai accroché dès le début, parce que je trouve la narration de l'enfance de Gil Dong très originale, et bien différente du côté souvent mélodramatique des sageuks. Le ton est très réaliste et les personnages pourraient vivre aujourd'hui, quant à leur psychologie et leurs sentiments.
2 - Par contre, autant les premiers épisodes de l'enfance de Gil Dong m'avait emballée autant je trouve la suite ralentie, et même pesante parfois... Un exemple : quand la fille va dérober le chapelet dans la chambre du chef de bande, et qu'elle repart, elle est en haut du mur, Gil Dong en bas, n'importe qui dans ces circonstances saute le mur en vitesse et se barre en courant !!! Ben non !!!Elle met un temps fou a sauter parce qu'il faut qu'il la reçoive dans ses bras, ("alors tu sautes, oui !!! ??? " Alleeeez ! "ça c'est moi devant mon écran... )et ensuite ils se regardent pendant d'inteeeeerminables secondes au lieu de se précipiter à l'abri !!
Et ça ça m'insupporte !!! Bon et puis j'étais sûre que le nouveau copain du fils aîné était le fils de la vipère, ça aussi c'était pas mal téléphoné, et si c'est bien le style drama, je suis un peu déçue, parce que justement le début me laissait espérer plus d'originalité !
3 - Je n'en suis qu'à l'épisode 18 (vus) et je suis ravie qu’on me dise que là il y a un tournant et qu’on n’a plus lâché le drama, parce qu'à mes yeux, le défaut majeur c'est son rythme lent ! Ce n'est pas qu'il y ait des longueurs, mais c'est une sensation générale de mollesse dans la réalisation, je suis sûre que la même histoire re-serrée en 24 épisodes aurait été parfaite !! Je n'en peux plus d’attendre que les deux frères se retrouvent et que Mo Ri(?) passe du bon côté de la force (parce que je suis sûre que c'est ce qui va se passer, il est trop mignon pour mal finir !! )
Pourtant l'histoire est belle, intéressante par l'originalité du personnage central qui ne ressemble pas aux héros traditionnels de sageuk.
J'aime bien la petite pointe de fantastique touchant les "pouvoirs" de Gil Dong, qui rappellent qu'après tout c'est un personnage légendaire ! Cependant cet aspect disparaît et c’est un peu dommage ! Et donner le même pouvoir à Mo Ri c'est bizarre et ça vient un peu comme un cheveu sur la soupe !
Là où j' ai été emballée c'est par Kim Ji Suk (le Roi ) !! Il est extraordinaire dans ce rôle difficile et complexe, et quand je me le rappelle en Wang So dans Chuno, je me dis qu'il a fait du chemin !! J'espère qu'on le reverra dans d'autres beaux rôles !!
Le personnage du Roi est tout à fait passionnant, c’est l’opposé de Gil Dong, commençant voyou, finissant révolutionnaire, le Roi commence en homme bien, et finit en affreux tyran, le pire de la Dynastie Joseon paraît-il !
Je me souviens aussi que c'est le Roi du beau film film le Roi et le Clown, (Yeonsan-gun or Prince Yeonsan, 10è roi de Joseon) et on voit se former la personnalité que j’avais déjà découverte dans le film, ainsi que celle de sa favorite et c'est intéressant comme parallèle !
Conclusions :
Les derniers épisodes sont magnifiques, vraiment superbes, avec une belle fin, qui annonce la légende. Hong Gil Dong et ses hommes, ses amis, ses frères, sur une colline, image de leur sortie du statut de la réalité vers celui de la légende, posent comme les protecteurs du pays, devenus des sortes de divinités prêtes à reprendre les armes en dépit du Temps et des siècles…
Pour ce qui est de Hong Gil Dong lui même, le personnage est souvent un peu falot par rapport à ceux qui l’entourent, père, frère, amis, femme… Il manque quelque chose à l’acteur, une force ?un charisme ?Mais en un sens ce n’est pas très grave, car la force de Gil Dong, le héros, tient dans ceux qui sont soudés autour de lui !
Magnifique personnage que le père à qui l’acteur Kim Sang Joong prête sa puissance et sa splendide voix… Je dirais que c’est lui l’âme véritable du drama !
Autre personnage intéressant, la courtisane Nok So, qui ne demande qu’à sortir de sa condition, qui réussit à être touchante et qui a une très belle scène.
Donc, en conclusion, 30 épisodes, c’est 6 de trop, dommage, mais beaucoup de points positifs : l’Histoire de Joseon si on s’y intéresse,, un scénario avec des aspects sociaux et historiques sortant de l’ordinaire, la VOST très très belle (comme souvent les sageuks) et une superbe interprétation
On aurait presque envie d'y aller passer ses vacances...
Pour Prison playbook, j'en suis à l'épisode 10, donc plus de la moitié et j'aime toujours beaucoup !Ce n'est pas le truc qui te tient réveillée jusqu'à l'aube pour voir la suite, mais plutôt l'histoire qui s'installe tranquillement, les personnages qui s'approfondissent et auxquels on s'attache peu à peu.
Le fil rouge du joueur vedette balancé dans le milieu carcéral n'est, justement, qu'un prétexte pour voir toute une galerie de portraits (détenus au passé plus ou moins chargé et gardiens plus ou moins sympathiques)bien que le joueur lui-même ne soit pas du tout un faire-valoir banal ! On se demande au début si, à part lancer des balles, il est capable de comprendre quelque chose, mais peu à peu on s'aperçoit que derrière sa naïveté et sa maladresse indéniables se cachent un grand cœur et beaucoup de finesse !
Et j'adore voir Jung Woong-In (officier Paeng)si parfaitement odieux dans Empress Ki ou I hear your voice en gardien de prison bourru mais très humain, ça change tellement qu'au début j'étais sûre qu'il allait être le gardien sadique typique !
Alors bien sûr peu de femmes, sauf dans les flash-backs sur la vie du héros au temps de sa gloire, et aussi dans la vie du gardien Lee Joon Ho
Il y en a qui partent, (libérés, transférés, ou vers un monde meilleur… ) de nouveaux qui arrivent apportant de nouvelles histoires et de nouveaux caractères.
Bon, j'aimerais être sûre que le système carcéral coréen est comme dans le drama (il faut voir la taille de la cellule de 6 personnages centraux !!! )avec un tel soin apporté aux prisonniers (nombreuses activités, et surveillance compréhensive.. )parce qu'on pourrait envoyer en urgence notre ministre de la Justice prendre des leçons !
D'autre part le drama a clairement pris le parti-pris de rester du côté humain de la Force, car si les brimades et le côté sadique de certains petits chefs de cellule est évoqué, il reste très "soft" et plutôt en arrière plan
Maintenant je l’ai fini, et je peux conclure qu’il est vraiment agréable à suivre, les acteurs sont parfaits, et l’histoire finit comme on le souhaitait, sans cependant que ce soit ridiculement bisounours !
Dur de ne jamais pouvoir mentir, même pour la bonne cause !!
J’ai beaucoup aimé ce drama qui mêle adroitement plusieurs ficelles dramatiques: la tragédie de vies brisées, les relations familiales et les diversités, le métier de journaliste et ses possibles dérives, la vengeance qui ne peut jamais remplacer la justice, et une très jolie romance fondée sur une enfance partagée…Le « syndrome de Pinocchio » ne figure ni dans le DSM ni dans aucune encyclopédie médicale. Lancée par le journaliste et bientôt sénateur André Pratte, la dénomination pour le « politicien menteur impénitent » a fait pourtant son bout de chemin.(Agence Science Presse, 30 mars 2016 Québec) https://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2016/03/30/syndrome-pinocchio-autres-troubles
Cela a dû donner l’idée aux scénaristes de concrétiser les signes évidents de mensonge par un seul symptôme : le hoquet, et cette pauvre In Ah ne pourra jamais mentir sans aussitôt émettre un hoquet révélateur… Son rêve est de devenir journaliste, comme sa mère qu’elle vénère, mais on lui rétorque (sans rougir !) que c’est impossible car un journaliste doit pouvoir mentir ! Pourtant elle va devenir la caution publicitaire de vérité de sa chaîne grâce à cette particularité ! Son « oncle » et ami d’enfance Dal-Po veut lui aussi être journaliste mais pour se venger de la reporter Song !
Mis à part ces ressorts assez habituels (vengeance, ambition…) j’ai été vraiment intéressée par les différents liens familiaux qui nous sont présentés, ma préférence allant bien entendu à la famille adoptive de Dal Po, le grand-père soignant un deuil permanent par le sauvetage d’un enfant, son fils acceptant, pour lui faire plaisir et le ménager, de considérer le gamin comme son grand-frère, le réel amour filial qui s’établit entre ces personnes démontrant que le lien du sang n’est pas forcément le meilleur. Ceci est largement démontré par la relation de In Ah avec sa mère, amour filial entièrement à sens unique, presque jusqu’à la fin et aussi par la relation de Seo Beom Jo avec sa mère, la terrible Mme Park Ro Sa ! Là, il y a certes de l’amour, mais mal compris, et c’est le fils qui apprendra à sa mère comment elle s’est toujours trompée. Il y a aussi le lien entre Dal Po et son frère, et lui n’a pas eu la chance de trouver la chaleur d’un foyer, il n’a vécu que dans la haine et la volonté de se venger, franchissant les ultimes limites dont on ne peut revenir , son frère deviendra pourtant sa lumière et son guide.
Il y a aussi le monde des journalistes des deux chaînes de télé, certains essayant de suivre la déontologie, d’autres ne se souciant que de l’audience… La côté drôle et humoristique du drama se trouve là, ainsi que dans les scènes familiales de Dal Po et In Ha.
La romance et très convenue, et s’il n’y avait qu’elle, ce serait un drama parfaitement insipide, heureusement que toute une trame d’autres intrigues tisse une belle tapisserie haute en couleur, pleine de rebondissements, d’émotions, de suspens et de charme.
Les acteurs sont tous excellents chacun dans leur registre, parfaitement menés par le couple vedette Lee Jong Suk et Park Shin Hye. Lui est toujours très bon dans ce genre de personnage, adulte dont l’adolescence n’est pas loin, qu’il interprète avec beaucoup de naturel et de sincérité, le réalisateur sait jouer de sa morphologie longiligne particulière. Park Shin Hye est très bien, très juste, très émouvante quand il le faut et semble parfaitement naturelle dans son syndrome fantaisiste.
Drama déjà bien connu, déjà très apprécié en général, et que je recommande à voir, ou à revoir !
Les chirurgiens esthétiques coréens font de vrais miracles !...
Ma première impression est très très positive, on est emporté par l’enquête, par les rebondissements multiples. les méchants sont horriblement odieux, on est tellement content de ce qui lui arrive à la fin, le gentil (mais l’est-il vraiment ?? ) a le charme et le charisme de So Ji Sub, donc on n’y résiste pas !!
Ensuite, deuxième impression : ils pourrait y avoir trois fois moins de flash back, surtout dans le dernier tiers, où vraiment le scénariste tire à la ligne, mais… le charme et le charisme etc etc… On tient sans problème !
Et puis je savais que les chirurgiens esthétiques coréens étaient des cadors dans leur domaine, mais là ! chapeau !! Bon, ça m’a rappelé le retour de Lee Jun Ki dans « time between dog and wolf », où personne ne le reconnaît, même sans lunettes !!! Mais, ce n’est pas un vrai défaut, c’est juste une hypothèse de travail, on l’accepte, comme élément constructeur de l’histoire et c’est tout ! Mais on a le droit de sourire quand même !
Un petit reproche plus sérieux : le rôle des femmes.
De l’insignifiance à la totale inutilité… La collègue de Woo Hyun, si elle est tout le temps présente, n’a pas trop voix au chapitre et après son rôle essentiel dans les deux ou trois premiers épisodes, elle devient presque une figurante. L’autre femme, la collègue de Ki Yong journaliste, elle pourrait carrément disparaître, on ne s’en rendrait pas compte ! Mais ça, c’est parce que le drama a déjà quelques années, et les femmes dans les dramas policiers n’avaient pas encore l’épaisseur et la présence de ceux d’aujourd’hui. Par exemple la différence entre la policière de « Signal » (2016) ou « stranger »(2017)et celle de « phantom » (2012) ou celle de « heartless city » (2013)est flagrante. Il n’y a que 4 ans d’écart, mais 4 ans, en temps drama, c’est beaucoup !
Mention spéciale à Kwak Do Woon, dit « tête de vache », excellent dans son rôle de policier intransigeant, mais qui finira par céder lui aussi au charme, charisme etc de qui vous savez avec une jolie bromance qu’on aurait pu exploiter un peu plus, mais la bromance, c’est ma drogue, je ne peux as résister !!
Mais ces réflexions ne me sont venues qu’après coup, en repensant au drama après l’avoir fini au galop et à bride abattues !! ça m’a rappelé « hôtel king » où là aussi les rebondissements et les découvertes n’arrêtaient jamais, nous laissant épuisés à la fin !
Je recommande donc vraiment ce drama, très distrayant, très prenant, et aussi pour le charme et le charisme…. etc … etc… vous m’avez comprise !
...hum, j'en attendais tellement....
Après "Rainless Love in Godless Land", je n'ai pas hésité une seule seconde à lancer la lecture de ce drama.Ayant tout autant apprécié "Attention Love", j'en attendais donc beaucoup. J'ai évité de lire les avis, positifs ou négatifs afin d'éviter les spoils. Avant toute chose, je n'était pas une fan de ce type de scénario car j'ai très souvent du mal à y adhérer et surtout à comprendre le concept. Et puis, sont arrivés des coups de coeur comme "Tunnel" ou "Signal", "Nine nine time travel", ou récemment "I don't wanna be friends with you", voire même le drama qui a changé ma vie " Joy Of Life". Bien qu'ayant encore du mal à saisir les subtilités de ce type de scénario, je ne rechigne plus à les regarder. Bien au contraire.
Mais, ici....je dois avouer que j'ai eu du mal à comprendre...pourquoi, comment....L'idée est loin d'être mauvaise, le plot était intéressant et le scénario semblait complexe. Mais au fil des épisodes nous perdons le fil conducteur....Tout tourne, ou presque autour de l'héroïne, Huang Yu Xuan et de son histoire avec Li Zi Wei /Wang Quan Sheng.
Beaucoup de questions restent sans réponse, et c'est frustrant de rester ainsi sur faim... Je veux éviter de trop en dévoiler, je dirais juste, on n'apprend rien sur ce time travel, les questions comme "pourquoi, comment" restent sans réponse claire. Quel est cet endroit où se trouve Yun Ru? Pourquoi Yu Xuan y atterrit?? Qui a envoyé la K7 et le baladeur? Pourquoi *** peut aussi voyager dans le passé? Quel est l'élément déclencheur? Quel est le but de ce voyage dans le temps?
Dans "I don't wanna be friend with you", nous n'avons pas une réponse claire non plus, mais il a été possible de faire des suppositions et bien que nous restions sur des interrogations, les relations entre les protagonistes avaient été une bénédiction, rendant le drama magique. Cela ne serait donc pas un gros inconvénient si le couple principal faisait péter les chaumières....mais rien ne s'est passé. Je me suis terriblement ennuyée. L'alchimie entre Yu Xuan et Zi Wei est bien fade. Je n'ai pas eu une once d'intérêt dans leur histoire, de peine ou autre. Emotions zéro si je puis dire.
Et je dois avouer, que ce jeu multiple de personnalité, bien qu'intéressant, n'était pas exploité de manière ingénieuse, rendant les situations non seulement confus pour nous, mais aussi pour les protagonistes.
J'ai lu un commentaire qui disait que le scénariste ne s'était pas vraiment mouillé. En prenant le parti de ne rien expliquer, il s'est octroyé une marge de manoeuvre illimité. En gros, sans avoir à donner de réponse ou d'explication, il peut ainsi tout se permettre, tout écrire et tout nous faire gober avec panache. J'avoue que je suis un peu de cet avis...
L'écriture des personnages n'est pas extraordinaire et le jeu des acteurs, bien que correct ne sauve pas le scénario.
Huang Yu Xuan pleurniche une bonne partie du drama, c'est affreux, j'avais presque envie de la secouer. Ne parlons même pas de son autre elle, c'est encore pire. Même à la toute fin, elle ne réalise pas que ce n'est pas les autres le problème mais son attitude, sa façon d'appréhender la vie. J'aurai donc aimé une protagoniste plus combattive, plus passionnée et peut-être plus lumineuse.
Les deux protagonistes masculins??? Tout étant une question de ressenti... je n'ai rien ressenti. L'amitié entre Li Zi Wei et Mo Jun Jie était presque banale....Banale n'est pas un défaut, sauf quand cela concerne un drama! On doit avoir envie de croire en leur amitié, rire avec eux, pleurer avec eux, vouloir les consoler...Nous devons voir éclater leur complicité à travers l'écran, et comprendre leur déchirement, leur choix....Ce qui bien sur fut loin d'être le cas.
Le vilain de l'histoire? J'ai eu un regain d'intérêt lorsque son identité fut dévoilée. Mais, pas assez pour trouver le twist imprévisible et fabuleux. A ce moment-là, c'était déjà un peu trop tard.
Les personnages secondaires? ils me semblaient plus des faire-valoir, voire des outils afin de faire avancer Huang Yu Xuan. Je dirais même qu'ils n'ont pas servi à grand-chose, si ce n'est de décoration.
J'ai entendu dire que l'OST était superbe. Sans aller jusque là, l'OST était agréable à écouter comme la chanson de Shi Shi "Someday or One day" ....MAIS, La chanson principale "The last dance" de Wu Bai était mise à CHAQUE épisode, toutes les 5 minutes. Cela en devenait pesant, un peu comme une chanson qu'on tente de vous faire aimer à tout prix! Manger du chocolat, oui, mais trop en manger, jusqu'à en vomir peut très vite devenir traumatisant.
J'aurai aimé aimer ce drama. Ne serait-ce par ce que Johanna Tseng et Prince Chiu font une apparition au début, le seul moment du drama où j'ai été ravie et excitée comme une puce....
Je suis d'autant plus surprise par l'engouement pour ce drama. Serais-je devenue plus exigeante? Blasée? Ou une overdose de drama?
Nan, je viens de voir "Promise Cinderella 2021" (critique à venir) et qui a fait battre mon coeur à 100 à l'heure. Je ne suis pas encore un cas désespéré.
Ce drama avait un très bon potentiel et qui s'avère au final mal exploité. Une adaptation doit être faite par les chinois et les coréens, je serais donc curieuse de leur version. Qui sait....
Toujours le Docteur Grognon, médecin légiste, au cœur de l'histoire...
Dans cette seconde saison, le légiste grognon est un peu moins présent et le scénario général est plus construit et plus riche en intrigues, complots et corruption.Cette fois il va y avoir un fil rouge tout du long, en plus des autres enquêtes, fil rouge dont l’origine se situe dans la saison 1. Là dessus va se greffer l’ambition démesurée du nouveau procureur Kal Dae Chel dont les dents rayent le parquet, et la veulerie et la lâcheté du chef procureur (cher Ahn Suk Han ! Il fait ça si bien !! ) avec en plus des crimes en série, et un Dr K qui nettoie les scènes de crime… On n’a pas du tout le temps de s’ennuyer !
mais….
Oui, il y a un mais : la fin, qui est extrêmement frustrante, et qui appelle à grands cris une saison 3, saison qui est très incertaine, le réalisateur ayant démissionné de la maison de production… Pour l’instant c’est dans les limbes ! Mais on a bien attendu 3 ans DrRomantic 2, avec un nouveau réalisateur !
Quelques personnages sont partis, mais l’unité est maintenue par leur apparition ponctuelle. Les nouveaux sont excellents particulièrement le procureur Do Ji Han, (et le début du commencement d’une idylle avec Eun Sol) et ceux qui sont restés ont acquis de la maturité (la jeune Eun Sol, les policiers). Le seul qui ne change pas le docteur Grognon, ana Baek Beom, égal à lui-même, mais si excellent que même ses ennemis le reconnaissent !
En dernier, la BO est très bien, discrète et bien en situation. Les dialogues sont vivants, avec des pointes d’humour, des moments émouvants et du suspense assez intense !
En conclusion, ces deux saisons sont hautement recommandables !! Distrayant, et suffisamment intelligent pour qu’on n’ait pas l’impression d’avoir perdu son temps !
Un médecin légiste au mauvais carctère est au centre des enquêtes
J’ai beaucoup aimé, particulièrement l’orientation des enquêtes sur le côté médecine légale et scientifique !Le personnage central, Baek Beom, est un véritable ours, grognon, (d’ailleurs surnommé docteur grognon) souvent franchement désagréable (la façon dont il vire les gens de sa salle d’autopsie sans considération de rang ou d’âge !j’adore ! ) mais il est d’une méticulosité et un acharnement incomparable ! Tout le monde se ronge les sangs en attendant le compte-rendu d’autopsie sans quoi on ne peut boucler l’affaire, mais il n’en a cure, et va chercher le minuscule détail qui va changer la mort naturelle en homicide !
Il est assisté par une femme, le docteur Han Seo Hyeon, qui élève seule sa fille et Jang Sung Joo, son assistant au soutien indéfectible. La jeune procureure Eun Seol qui débute va perdre souvent patience, puis elle fera comme tout le monde, elle attendra !
Les affaires se succèdent presque à la cadence d’une par épisode, mais souvent sur 1 épisode 1/2… L’intérêt du drama est dans la façon dont Baek Beom se sort toujours des situations épineuses par son calme indifférent à toute intrusion. Un mot sur la scientifique venue de Los Angeles, fantaisiste et donnant la pointe d’humour nécessaire !
Drama très prenant, que je n’ai pas lâché jusqu’au mot fin, pour me précipiter sur la seconde saison !
Obligée de cacher sa féminité pour avoir le droit de peindre...
J’en suis à ma 4è vision et je l’aime plus à chaque fois, je remarque plus de délicatesse et de finesse dans la réalisation à chaque fois, plus d’intelligence et de délicate ambiguïté dans le scénario à chaque fois !Oui, parce que même s’il y a quelques scènes classiques du genre, passages obligés des dramas « fille en garçon » (quand le supposé garçon doit s’habiller en fille sous les yeux interloqués de son professeur)mais ça n’a rien de burlesque, ou de romantique dans le genre « romance »car le jeune adolescent n’a jamais l’air « fille déguisée » ni sa façon de parler, ni son langage corporel, rien ne laisse penser qu’il y a déguisement, d’ailleurs ce n’en est pas un, c’est un mode de vie imposé depuis sa toute petite enfance, son père ayant senti qu’elle pourrait lui apporter la gloire, mais pas en fille !
Il y a donc la transformation évidente de l’héroïne, mais il y a en filigrane dans tout le drama une subtile allusion à la fluidité des sentiments et des genres car la relation de Yoon Bok et de la gisaeng (merveilleuse Moon Chae Won ! ) s’intensifie peu à peu, ainsi d’ailleurs que celle de Yoon Bok et son maître(excellent Park Shin Yang) déjà fort troublé par le jeune garçon avant de savoir la vérité, ce qui d’ailleurs ne change rien, de concret entre eux, car leur lien essentiel est la peinture, et les scènes où ils peignent ensemble sont magnifiques, ainsi d’ailleurs que celles où la gisaeng joue du gayageum pour lui.
En arrivant au bout de ce préambule, vous allez dire, que c’est un drama ennuyeux, il ne s’y passe rien ! Mais que nenni !
Nos deux héros vont, en plus de leur travail de peintre pour le Roi, se changer en enquêteurs, puis découvrir peu à peu le passé secret de Yoon Bok, affronter la haine des envieux, et surtout la froide cruauté de la Loi qui interdit aux femme d’être différentes ! Il y a beaucoup d’émotion, parfois de l’humour et de l’ironie dans les dialogues entre Hong Do et les peintres officiels qui le haïssent ! Il y a le suspens d’un concours qui opposera maître et élève ! Non, parole, vous ne vous ennuierez pas !
Le drama s’ouvre sur l’image de fin, donc il n’y a pas mystère : la fin n’est pas gaie, sans pour autant être tragique.
De plus la bande son est absolument magnifique, avec de nombreux morceaux de gayageum, de très belles chansons, qui n’entravent jamais l’histoire.
L’interprétation est plus que bonne, excellente. Les duels verbaux tout en sous-entendus vinaigrés entre Bae So Bin (le Roi ) et Lim Ji Eun (la Reine Mère)sont un régal, d’ailleurs les échanges verbaux en général sont très bien écrits, alliant le langage populaire et le langage de cour et son hypocrisie…
C’est vrai qu’il y a 20 épisodes, et qu’ils dépassent souvent l’heure, mais c’est vraiment pas un défaut, et de plus au point de vue historique, il est proche de la réalité, Hong Do ayant été réellement un peintre célèbre, Yoon Bok aussi, mais on n’a jamais trop su si c’était réellement une femme déguisée ou un homme, car le peintre a disparu sans qu’on sache exactement ce qu’il/elle était devenu(e).
Le Roi Yeong Jo a réellement passé son règne à vouloir rendre justice à son père le prince Sado et il est considéré comme le modèle confucianiste de l’amour filial. La forteresse et la ville de Suwon furent créés par lui pour y venir et y rester proche du tombeau de son père.
L'amour rencontré une nuit de printemps franchira tous les obstacles
J’ai adoré !!Au point de dire : on s’est trompé quelque part ce n’est pas un drama ! Où sont les clichés ? Où est la romance? Parce que de l’amour, oui, il y en a, et pas qu’un peu, mais de la romance, point du tout !! Pas mièvrerie, pas de guimauve, pas de vile morue qui vient se mettre en travers, enfin rien de ce qui fait le drama de base ! Même pas l’habituel « je t’aime mais je te quitte » d’ailleurs les héros se l’interdisent : ne te sers pas de ça pour me quitter ! j’étais aux anges !
L’histoire est ancrée solidement dans la réalité, les personnages sont parfaitement crédibles, les situations tout à fait vraisemblables et réalistes… en Corée !!
Parce que chez nous personne ne considérerait comme une tare horrible d’être un papa célibataire qui élève parfaitement avec l’aide ses parents un amour de petit garçon de six ans ! Mais il semble qu’en Corée, il aurait mieux valu qu’il le largue dans le premier orphelinat venu ! Alors si quelqu’un qui connaît la Corée passe par là et peut m’expliquer cet étrange phénomène je suis preneuse !!
L’histoire est donc ancrée dans le réel coréen, car le pouvoir de la volonté paternelle sur des enfants adultes et indépendants financièrement nous paraît à peine croyable, et la force contraignante de l’opinion des autres et la puissance de la norme que cette opinion génère est quand même difficile à comprendre pour nous, même si c’était comme ça chez nous…au XIX siècle!
Mais ce drama est avant tout une histoire de femmes ! Ce sont elles les moteurs puissants de l’histoire, les trois filles qui, chacune à leur manière, se battent pour pouvoir vivre leur vie et non celle qu’on veut leur imposer, (d’ailleurs peut-être que la 3ème a ramené sa liberté de parole de France !! ), les mères, qui, gardiennes de la tradition et du « comme il faut » vont laisser leur amour maternel prendre le dessus et leur ouvrir le cœur. N’oublions pas les amies de l’héroïne, drôles et solides au poste, comme la pharmacienne patronne de Ji Ho, une une sorte de vraie grande sœur, à la fois sage, encourageante et lucide !
Par contre, on ne peut pas dire que l’image donnée des hommes soit à leur avantage : bornés, butés, lâches, brutaux, vaniteux, arrogants, que ce soit les pères ou les jeunes, ils sont affreux, mais heureusement il y en a trois qui sauvent l’espèce. Le père de Ji Ho, plein de bon sens et de générosité, le copain que se fait Jae In, capable aussi de voir plus loin que « ce qui se fait » et de comprendre que « c’est l’amour, idiot !" comme il le dit à un copain , et le troisième le meilleur, c’est Ji Ho, l’homme qu’on voudrait toutes pour amoureux ou pour fils, ou pour gendre suivant les âges !!
Alors pendant 16 épisodes on va voir Jeong In et Ji Ho se battre contre les autres mais aussi contre eux-mêmes, car on leur a appris que leur amour ne pouvait être qu’impossible, ils doivent commencer par se convaincre eux-mêmes avant d’affronter les autres !
En même temps on découvre la problématique du divorce, de la violence conjugale (et j’ai bien l’impression que les Coréens sont en avance sur nous quant à pénalisation de ladite violence ! ).
Les dialogues sont excellents, avec ce qu’il faut d’humour, les personnages parfaitement écrits, parfaitement interprétés, les situations sont prenantes, touchantes, émouvantes, attendrissantes… car pour une fois ils s’aiment, et ça se voit !! Il n’y a pas juste le premier baiser et après c’est à peines on se prend la main pendant 16 épisodes. Non, l’amour est là, bien là, on le voit et on sourit malgré soi tant c’est communicatif !
L’OST est superbe, il y a même Carla Bruni-Sarkozy, donc pas de hurleuse (ha ha ha ! )
Que dire de plus que : REGARDEZ « ONE SPRING NIGHT » de toute urgence !!




