Complété
Stranger
1 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 28, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 10
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 7.0

Un procureur privé de ses émotions, mais pas de son sens de la justice

Hwang Shi Mok, étant enfant, souffrait d’un trouble cérébral ayant nécessité une opération entraînant la disparition presque totale des émotions, mais apportant un développement de ses capacités cognitives (j’ai vérifié, ça existe vraiment, et c’est tout à fait réel !   )
Quand le drama débute, il est procureur, peu apprécié car froid et renfermé. Personne ne connaît son problème et d’ailleurs ce n’est pas du tout la partie centrale du drama ! D’ailleurs ce drama est impossible à résumer !  
C'est une plongée dans le monde à la fois de la police et de la justice côté procureur, on ne voit jamais les avocats, car on ne suit que les enquêtes. Et quelles enquêtes !  
On part d’un meurtre, pour s’enfoncer dans le maquis (d’où la forêt, tiens !)de la corruption, de la faiblesse, de l’avidité, et en même temps de la recherche acharnée de la vérité.
Dis comme ça, on peut trouver ça rebutant, mais c’est absolument passionnant, palpitant, jusqu’à la dernière seconde des 16 épisodes !! Les découvertes s’enchaînent, les personnages se dévoilent petit à petit, les alliances se font, des liens se créent (en particulier entre les membres de l’équipe de Shi-Mok). Le travail d'enquête est remarquablement montré, suivi, avec réalisme, sans invraisemblance du tout.
Les personnages sont réels, vrais, avec leurs ombres et leur part de lumière. La fin est parfaitement cohérente, d’ailleurs on pourrait faire une suite et ça ne me déplairait pas !!   Et pourtant c’est une vraie fin.
Il y a des scènes d’une intensité époustouflante, (entre Eun So et Dong Jae !   )une réalisation sobre, entièrement au service de l’intrigue, pas une seconde de pathos pour exploiter certaines situations ! Le réalisateur semble nous mettre à la place de Shi Mok pour nous faire comprendre son attitude.   L’acteur a le génie de nous faire parfaitement ressentir son incapacité émotionnelle, sans pour autant tomber dans la caricature du sociopathe, on le voit témoin incapable d'empathie et on sent la muraille de verre qui le sépare des autres et pourtant combien il est attachant !
Les autres acteurs sont excellents, Yeo Jin la policière qui saura résister au pouvoir de la hiérarchie, le procureur général, ambigu et insaisissable jusqu'au bout, la jeune Eun So dévorée par son désir de rendre justice à son père, Dong jae dont la bonne volonté ne va jamais jusqu'à oublier son goût pour les chemins de traverse, ils sont tous parfaits !
La musique est parfaite aussi ! Il paraît qu’il y a des chansons, moi, j’en ai remarqué une, au générique de fin du dernier épisode, les autres je ne les ai pas entendues, tant elles sont discrètes et pourtant en les écoutant ensuite, elles sont belles !  
Voilà une vraie perle, un chef d’œuvre du genre !!       Je le conseille fortement (mais par contre pas l’ombre du commencement d’une romance,   mais de belles amitiés !   )
Et je rajoute un mot sur ce drama : son réalisme, en fait sa réalité. L'héroïne est habillée comme tout le monde, à peine maquillée, elle court derrière les méchants en mocassins plats et non en escarpins de 12 cm moulée dans une tenue soit disant discrète mais que tout un chacun remarquerait au premier coup d'œil, en plus maquillée comme un mannequin de mode ! Dans "Stranger", la seule qui soit comme ça, c'est la fille du Shaebol, et là c'est encore un gros point positif : la différence induite aussitôt entre deux univers : ceux qui triment, et ceux qui sont dans les hautes sphères !!! Non, ce drama est parfait, je vous le dis !


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Special Labor Inspector Jo
1 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 28, 2022
32 épisodes vus sur 32
Complété 0
Globalement 8.0
Histoire 9.5
Acting/Cast 9.0
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 5.5

Un inspecteur dutravail qui veut vraiment inspecter ? Personne n'en veut !

J’ai beaucoup aimé ce drama qui traite de sujets importants (corruption, chantage, et autres joyeusetés allant jusqu’au meurtre) avec sérieux et aussi pas mal d’humour et des scènes qui parfois sont au bord du burlesque.
Les trois membres de l’agence de détective privé en particulier sont souvent très drôles, et leur relation avec l’ancien prof est amusante et touchante à la fois. Mais la relation que je préfère c’est celle entre Jin Gab et son ancien élève Do Ha. Jin Gab le connaît, sait d’où il vient, comprend sa soif de pouvoir et son désir de sortir de sa condition. Il va le combattre mais lui tendra sans cesse la main, dans l’espoir que Do Ha ne se perdra pas complètement. Ce lien entre eux les rend très humains, très vrais, et le jeu sensible et nuancé des acteurs, soutient solidement le propos.
La mère CEO et son fils sont si odieux qu’ils en sont risibles, d’ailleurs ce ne sont pas les pires !!
Il y a quelques romances (Jin gab et son ex, entre autre) qui apportent un humour tendre à l’histoire sans jamais effacer le propos principal.

Bref, ce drama est très recommandable !! Quand j’aurai fini de traduire « the guest » je le traduirai, sauf si une bonne équipe s’en charge, mais pas Viki qui fait des traductions innommables !!
Edit : elles sont bien meilleures maintenant, ce post a quelques années !

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Solomon's Perjury
0 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 28, 2022
12 épisodes vus sur 12
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 9.0
Acting/Cast 9.0
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 5.0

Où des adolescents apprennent la justice et l'enseigne aux adultes.

C’est l'histoire d'un groupe d'élèves dans un lycée privé dont un camarade s'est suicidé la nuit de Noël en se jetant du haut du toit du lycée (il semblerait que cette méthode soir assez récurrente à travers nombre de dramas, autant japonais que coréens ou taiwanais !) Jugeant que l'école et les adultes en général ne font rien pour tirer cela au clair, les élèves, autour d'une fille, la meilleure élève, Ko Seo Yeon, décident de faire un procès pour mettre en accusation la brute insupportable de leur classe que tout accuse.


Je l’ai beaucoup beaucoup aimé ! Il y a plusieurs points qui font de ce drama un vrai bijou, entre autre la façon dont ces jeunes tiennent tête à l'Establishment social et familial, et le sérieux avec lequel ils le font.
On est loin du school-drama sentimental (bien qu'à la fin il y ait quand même une lueur à la fois d'espoir et d'amour ) surtout parce qu'on fait une plongée brutale dans cette période si difficile de l'adolescence et qu'elle est traitée plutôt d'un ton réaliste. On y croises des ados cabossés, des familles qui n'en sont une que sur le papier, mais d'autres où la compréhension et la tendresse règnent... Ce procès sera un véritable parcours initiatique pour ces jeunes qui vont en ressortir transformés, ayant franchi un énorme pas vers leur âge adulte, et la conscience de leur existence en tant qu'individus responsables et autonomes...
Bon, quelques fois, le trait est un peu forcé, un peu insistant pour qu'on comprenne bien, mais c'est peu au final et c'est la première fois que je vois une peinture aussi juste des affres de l'adolescence dans un drama !!
Les filles ne sont pas des idiotes ricanantes maniérées, les garçons ont quelque chose entre les oreilles !!

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Sungkyunkwan Scandal
0 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 28, 2022
20 épisodes vus sur 20
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 7.5
Acting/Cast 8.5
Musique 7.5
Degrés de Re-visionnage 7.5

L'université de Sungkyunkwan n'est autorisée qu'aux hommes... que faire ?

J’ai un merveilleux souvenir de la découverte des sageuks, de l’atmosphère de jeunesse éclatante, joyeuse, hardie, de cette histoire ! Amitié indéfectible, amours adolescentes, intrigue politique et familiales, rien ne manque pour un scénario parfait où tout s’équilibre : la romance et les complots, l’amitié et l’ambition…
Les acteurs parfaits (dommage pour Yoo Chun, qui partait si bien… Espérons qu’il se relèvera… , et pour Jeon Tea Soo, fauché en pleine jeunesse par le mal de la Kpop : la dépression…)
Le suspense (Yun Hee sera-t-elle découverte ? Si oui, que lui arrivera-t-il ?) et la romance entre elle et Seon Jeon (qui la prend sérieusement pour un garçon et se pose beaucoup de questions) aboutira-telle ? Bon honnêtement je n’en ai pas douté une seconde, l’intérêt est dans les scènes d’une délicieuse ambiguïté que la situation suscite. Ambiguïté tout aussi délicieuse d’ailleurs, entre Yong Ha et son ami de toujours Jae Shin ! Tout cela crée une ambiance qui culmine dans la création du fameux Jaelgeum quartet, bouquet parfait de tous les sentiments.
Bon, mon préféré a toujours été le Cheval Fou, son côté rebelle, justicier, son amour fidèle bien que sans espoir, et Yo Ah In (que j’ai découvert là) m’a fait une forte impression, que la suite de sa carrière a parfaitement confirmée !
Song Jong Ki, pour moi, a trouvé là un personnage qui lui allait parfaitement, trop bien peut-être, ce que j’ai vu par la suite ne m’a pas convaincue, mais je n’ai pas vu beaucoup de ses autres dramas… On a fait tout un foin autour des Descendants of the sun que j’ai trouvé bien quelconque, malgré des scènes d’action bien faites et de beaux paysages de Grèce… Mais dans SKKS, il est parfait, ironique, cynique, et pouvant en même temps créer la surprise d’une attitude courageuse de remise en question.
Le couple principal est classique, mais quand même bien écrit, et joué avec finesse, et on a l’impression que le directeur du drama s’est régalé avec certaines scènes où la sensualité (bien que discrète) affleure pourtant (l’ascenseur…) ou peut-être était-ce parce que c’était mon premier drama de ce genre !
En conclusion, j’ai adoré ce drama, revu depuis au moins 3 fois, un de mes meilleurs souvenirs de mon entrée dans le monde merveilleux des dramas !


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Promise Cinderella
1 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 28, 2022
10 épisodes vus sur 10
Complété 0
Globalement 9.5
Histoire 8.0
Acting/Cast 10
Musique 9.0
Degrés de Re-visionnage 10
Cette critique peut contenir des spoilers

La parfaite histoire de Cendrillon, attachant et ultra adorable!

Il était une fois Katsuragi Hayame, une jeune femme de 27 ans au bord du désespoir. Trompée par son mari, la voilà fuyant le domicile conjugal et se retrouvant du jour au lendemain à la rue et sans un sous. S’en vient un prince, arrogant et méprisant, un jeune prince de 17 ans. Par jeu, par vengeance, par ennui, voilà notre joli prince, Kataoka Issei s’en menant notre belle en sa demeure et lui proposant de gagner sa pitance sous forme de jeu, pas très sympathique au demeurant. De fil en aiguille, le prince perdant de sa superbe se retrouve bien marri : Hélas, le voilà bel et bien amoureux de sa belle divorcée.

Voilà, un résumé qui en dit long. Un classique que l’on retrouve souvent chez les japonais. Plus par ennui, j’ai appuyé un peu par dépit sur le bouton play. 8 épisodes de pur bonheur. 8 épisodes de franche rigolade. 8 épisodes de battement insensé d’un petit coeur qui pensait avoir tout vu. 8 tout petit épisodes!!
Ce que j’ai adoré? La relation super « kawai » et ultra adorable de nos deux protagonistes!!! Sincèrement, je me suis retrouvée 30 ans en arrière (je sais, je suis vieille mais chut…) lorsque je courais dès la sonnerie de l’école afin de ne pas rater les épisodes de « Maison Ikokku » ou encore «Ranma 1/2» .

Les chamailleries d’Issei et d’Hayame ne sont pas sans rappeler ceux d’Akane et de Ranma ou encore de Kagome et d’Inuyasha. Un pur délice pour l’adolescente que je n’ai cessé d’être. A l’instar des mangas de Takahashi, la relation explosive des deux fortes têtes progresse rapidement vers un lien plus intime.
Les situations, comme le retour de l’ex-mari ou de Seigo mettent alors en évidence la force de leur sentiment qui petit à petit finissent par éclater aux yeux de tous, sauf bien sûr d’eux-même (c’est bien plus drôle ainsi). L’entourage de nos deux tourtereaux comme la sémillante grand-mère et son « plus que « majordome ou le délirant et ô combien génial Koya a ce doux parfum de cupidon tirant sa flèche à la moindre occasion, ô combien cliché mais si étrangement imprévisible et drôle, ajoutant encore plus de piment dans leur histoire. L’alchimie est incroyable entre Issei et Hayame. Chacune de leur interaction est drôle et tellement évidente à nos yeux. Les répliques fusent comme des bulles de champagne, le couple brille par une complicité intense faite de réthorique et de respect mutuel. Et contrairement à « Hajimete Koi wo Shita Hi ni Yomu Hanashi» , le baiser (le seul d’ailleurs entre nos protagonistes) arrive plus tôt. Bondissant comme une petite fille recevant une barbe à papa, à travers toute la salle à séjour et hululant à qui mieux mieux avec un chéri en délire, nous avons dû faire peur à toute notre tribu de môme.
La progression romantique d’Issei et d’Hayame est naturelle malgré leur nombreuses disputes, disputes qui s’apparentent plus à des querelles d’enfants amoureux. Point donc de frustration, nous adorons les voir se lancer des piques taquines avec toute la tendresse du monde dans les yeux. Il est difficile de ne pas les voir en tant que couple pratiquement dès le départ. Et cela bien que 10 ans les séparent.
Hayame, bien que clamant à qui mieux mieux ne voir qu’en Issei qu’un petit frère, nous délivre une complicité sans faille envers Issei, et je n’ai pas eu cette mauvaise impression de voir une relation de femme plus âgée/d’homme plus jeune comme dans
«The rational life» , où cette impression désagréable de décalage au niveau de l’âge était omniprésent.
Ici, Issei et Hayame sont dans le même délire et sur la même longueur d’onde. L’un n’hésite pas à user de stratagème foireux à l’aide d’un dé et de challenge plus que douteux et l’autre acceptant ce type de duplicité avec une facilité déconcertante. Cela aurait pu être malsain et graveleux, et pourtant, on s’amuse presqu’autant qu’eux.
Au-delà de leur relation adorable et ultra « cute », le côté sain et naturel rend cette romance addictive au plus haut point. La franchise que nos deux héros avaient l’un pour l’autre ne permettait pas au doute de s’immiscer entre eux. Cette confiance qu’ils avaient l’un pour l’autre était géniale, parler à coeur ouvert et sans tabou….Pour exemple, lorsque Hayame apprend de la part de son ex-mari qu’il s’est obligé pendant des années à manger sa cuisine bizarre sans broncher pour lui faire plaisir, j’ai adoré ce grommellement baragouiné par Issei, lorsqu’il a l’honneur de goûter un peu plus tard à la cuisine d’Hayame. Sans s’embarrasser de délicatesse, Issei ordonnant à Hayame d’arrêter de cuisiner était hilarant et en même temps touchant. C’est ainsi que je conçois une relation. Peut-être un peu souvent abrupte de la part d’Issei mais cela a le mérite de ne pas induire Hayame dans l’illusion d’un bonheur qu’elle est peut-être la seule à ressentir. Leur relation fonctionne donc en grande partie à 200% grâce à leur complicité et à leur communication franche et honnête.

L’écriture des personnages et le jeu des acteurs ont été le gros plus, ce qui a fait toute la différence, surtout lorsque le scénario ne casse pas 3 pattes à un canard.

Je commencerais par Kataoka Issei ! Mon méga gros coup de ce début 2022! Pour tout vous avouer, lorsque j’étais adolescente, j’en pinçais pour un personnage de manga, de mon auteur favori, Rumiko Takahashi : Ranma. Ici, Issei me rappelle Ranma, version live. Bourru avec un coeur immense.
Toujours à lancer des piques, arrogant, parfois méprisant, et avare en compliment (je dois être maso, en fait…), le personnage n’en est que plus attachant durant ses moments maladroits, ses moments de bravoure (lorsqu’il accoure sans hésiter au secours d’Hayame face à la furie de la VIP), ses moments enfantins (lorsque dans les escaliers, il fuit le film d’horreur à la télé, hilarant!), ses moments de jalousie, d’incertitude…
L’évolution de ce personnage se fait progressivement et naturellement. Nous le voyons grandir et mûrir, essayer tant bien que mal à ne plus être l’adolescent à problème et devenir l’adulte sur qui Hayame pourra se reposer si besoin. Son comportement vis à vis de ses amis et ancien « jouet » témoigne de sa maturité. J’ai beaucoup apprécié la surprenante amitié et loyauté de Kensuke, Momoka, Chaisato et Kazuki. Surprenant, car tout pointait vers un « je traine avec toi car tu es riche » et j’ai été agréablement surprise d’apprendre que le paraitre ici ne correspondait pas à la profondeur réel de leur sentiment. Une fois révélé, on prend facilement goût à leur amitié, bien que peu présente à l’écran.
Le jeu d’interprétation de Maeda Gordon m’a grandement impressionnée. Peu séduite au départ, j’ai un peu de mal avec les acteurs et actrices japonais, j’ai très vite été séduite, sans vraiment m’en rendre compte. Sa voix grave et sa prestance font oublier qu’il est un lycéen de 17 ans. Rappelons, que l’acteur avait 20/21 ans au moment du tournage ce qui ne l’éloigne pas trop de l’âge d’Issei.
Son jeu est naturel, ses expressions mi-figue mi-raisin envers Hayame ou ses répliques arrogantes m’ont souvent fait sourire voire rire. D’ailleurs, sa façon d’interpeller sa grand-mère « old crazy woman » m’a fortement rappelée celle que Ranma avait envers son père .

Hayame est définitivement le type d’héroïne que je recherche. Non seulement, elle est jolie à croquer mais en plus de sa douceur et de sa joie de vivre, elle reste une femme de tête qui s’en tient rigoureusement à ses principes! Quel plaisir de la voir relever la tête quoiqu’il arrive et d’avancer avec ce mélange de fierté et d’humilité qui très vite vont la caractériser.
Bien qu’Hayame vive « au crochet » d’Issei et de sa grand-mère, Hayame ne s’en plaint pas, ni ne s’en offusque. Elle préfère au contraire montrer sa reconnaissance en travaillant, ce qui je l’avoue me semblait fort logique. Pas une seule fois, elle ne se montrera méprisante envers Issei pour sa richesse, sans pour autant vouloir en profiter ou le rejeter. L’argent n’est donc pas un tabou pour elle. Hayama sait qu’elle est dans une situation délicate et ne refuse aucunement les mains tendues, bien au contraire. Ce qui évite les conflits classiques pauvre/riche qui sont parfois étouffants au point de me faire fuir.
Sa joie de vivre et sa volonté de vouloir bien faire les choses la rendent extrêmement attachante. Assumant ses parts de responsabilités, elle ne rejette pas la faute sur les tiers et préfère se remettre en question. Ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. C’est donc un personnage féminin qui incarne une féminité attendrissante et douce combinée à une force de caractère (et physique) exceptionnelle (la gifle du premier épisode restera inoubliable!). Ses sentiments envers Issei sont adorables. La complicité qu’elle partage avec lui est quasi immédiate, bien que tumultueuse. Elle est à l’aise à 100% avec lui, se confiant sans aucune hésitation sur ses pensées, notamment lorsqu’elle parle de son divorce. Je dis merci mille fois au scénariste, car il n’y a rien de plus frustrant que des quiproquos dû à un manque de communication !

Je pense qu’il est, bizarrement, plus difficile d’écrire des personnages secondaires. Trop souvent, ces personnages ne sont que des objets parsemant le décor et permettant aux personnages de vivre leur aventures pleinement. Ils sont donc basiques et peu étoffés. Ce qui est dommage. Ici, les personnages secondaires ne sont pas du tout des outils mal écrits. Ils vivent pleinement leur vie comme nous pouvons le voir avec Kurose Koya et Sakamura Mahiro, les alliés de nos tourtereaux dans le ryokan. Kurose Koya maniant l’ironie et les remarques impertinentes est le playboy toujours prêt à s’imposer là où il n’est pas invité. Sa bromance avec Issei est subtile et pleine de drôlerie. Nous avons pensé très fort que ce personnage mériterait un drama à lui seul. Je ne vous raconte pas mon cri de victoire lorsque j’ai su que « Cinderella Complex » mettait justement en scène Kurose Koya et Sakamura Mahiro. Quelques petits détails amusants entre ces deux personnages nous avaient mis la puce à l’oreille et c’est une très bonne nouvelle de savoir qu’ils auront leur propre drama.
Mes deux personnages secondaires favoris ont été Kataoka Etsuko, la grand-mère, et Yoshitora Eiji , le majordome! L’essence de ce couple est la « kawai attitude ». La pertinence des remarques de la grand-mère et l’attitude obséquieuse du majordome ont réellement apporté un très grand plus. Le spectateur comprend rapidement que Kataoka Etsuko a décidé de jouer à cupidon, sans aucune subtilité d’ailleurs, rendant les situations embarrassantes et sans aucune ambiguïté aux protagonistes, pour notre bonheur.

Les autres personnages secondaires comme Kataoka Seigo ou Kagami Akira ne sont pas mauvais mais je pense ici qu’ils sont peut-être les moins bien écrits. Kataoka Seigo hérite du rôle du frère/rival malheureux et se révèle un chouilla ennuyeux et peut-être un peu trop passif. Tant mieux me dira-t-on, cela m’évite le syndrome du second lead. Mais c’est dommage car n’étant pas de poids face à Issei, pas une seule fois je n’ai senti un danger quelconque pour le couple. Vous me direz, Hayame ne le cherchera pas une seule fois, gardant toujours une distance bien délimitée.
Kagami Akira était loin d’être inintéressante. Souvent, l’antagoniste qui est bien écrit, intrigue et procure des émotions intenses comme la haine. Pour tout dire, Akira ne nous donne pas envie de la détester ou d’avoir de la compassion. Pour comprendre, il suffit de penser à Kim Min Jung dans « The Devil Judge » qui nous avait délivré une superbe interprétation. C’est donc surement la faiblesse de ce drama, ce qui reste minime.

En résumé, ce drama, qui peut ne pas plaire à tout le monde, trouvera surement une petite place auprès des nostalgiques de manga ou d’animé des années 80. Ou toi le lecteur passant par hasard.

Drôle et stéréotypé, le drama pourtant a su finement jouer la carte d’une romance pétillante entre deux personnages adorables et des personnages secondaires loufoques mais extrêmement attachants. Si cela n’est pas un masterpiece, il n’en reste pas moins qu’à mes yeux, il a peu de défauts. M’ayant fait rêver et rire, le but de ce drama a été pleinement atteint.

Le drama est basé sur le manga, publié en 2018, du même nom et dont l’auteur, Tachibana Oreco, n’a écrit pour l’instant qu’une seule oeuvre. Il m’est impossible de passer à côté de ce manga maintenant. Je reviendrais sûrement pour venir ajouter ma critique du manga, et peut-être un manga versus drama.

Si vous n’avez pas d’apriori sur une romance de noona avec un homme plus jeune (voire mineur).
Si un drama old school ne vous fait pas peur.
Si des BGM obsolètes ne vous rebute pas, allez-y le coeur haut et fort.
Vous ne le regretterez pas.

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Six Flying Dragons
1 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 27, 2022
50 épisodes vus sur 50
Complété 0
Globalement 10
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 9.5
Degrés de Re-visionnage 7.5

Une magnifique page d'histoire coréenne pleine de bruit et de fureur

Alors si vous voulez de la romance passez votre chemin, il n’y en a pas, ou si peu que ce n’est même pas la peine d’en parler.  
Par contre si vous voulez avoir une petite connaissance d’une page importante de l’histoire de la Corée, c’est le drama qu’il vous faut !    
50 épisodes, d’accord, mais pas une minute d’ennui, une grande clarté des intrigues politiques pourtant complexes, et surtout l’ascension et l’évolution d’un homme incroyable, Lee Bang Won, au départ adolescent dévoré par la haine de l’injustice, se mettant au service de Jeong Do jeon, avec une intelligence incroyable, une habileté innée puis s'opposera à son mentor,  esprit brillant avec des vues sur la gouvernance d’une modernité incroyable !

C'est un récit plein de bruit et de fureur, aux combats époustouflants, le sang gicle, les larmes coulent, la trahison est tapie dans l'ombre, la loyauté est un bouclier de bronze, bref c'est quasiment Shakespearien.

Les personnages autour de Lee Bang Won sont remarquables, forts, bien construits, les dialogues sont excellents, et l’interprétation totalement géniale d’un bout à l’autre ! La musique est magnifique avec une chanson sublime qu’on n’entend si peu que je me suis dit -oui, moi !- qu’on ne l’entendait pas assez !  

Je ne peux pas dire que Lee Bang Won m'enthousiasme (Brrrr... ) mais on ne peut pas nier la puissance du personnage, et c'est surtout la façon dont son évolution est décrite que je trouve magnifique de finesse et de maîtrise du sujet ! Autrement j'ai été aussi passionnée par Jong Do Jon, sa vision de l'avenir d'un pays, sa conception de la gouvernance, sa force de conviction, fascinent, bref la façon fouillée et superbement écrite dont ces deux personnages sont mis en scène m'a vraiment scotchée devant le drama ! Et bien sûr, pour le côté affectif, c'est Li Bang Ji, si blessé, douloureux, déchiré et loyal qui m'a touchée le plus !
L’histoire est prenante, palpitante même avec des scènes éblouissantes de force (le combat de Li Bang Ji avec Gil Tae Mi, le piège tendu au cours d’un banquet, Ddang-Sae chantant a cappella devant une foule silencieuse et profondément émue, et plein d’autres… ) Pour vous dire j’ai revu deux fois les trois derniers épisodes, et j’ai enchaîné avec Deep rooted tree pour retrouver certains personnages… Je n’ai pas peur de le dire, c’est un chef d’œuvre du genre !!



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Signal
3 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 27, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 2
Globalement 10
Histoire 10
Acting/Cast 9.5
Musique 7.5
Degrés de Re-visionnage 7.5
Cette critique peut contenir des spoilers

le walkie talkie magique qui communique à travers le temps

 Pour donner envie :

Le tout jeune profiler Park Hae Yung arrive dans l'unité du lieutenant (femme, ça a son importance) Cha So-Yun, et il y est reçu plutôt fraîchement : le profilage, c'est de la daube, il ne connaît rien au terrain, et de plus il est assez arrogant... Il se trouve aussitôt mêlé à une enquête qui dure depuis 15 ans concernant l'enlèvement d'une fillette, alors que le délai de prescription est sur le point d'être clos. Passant à côté d'un sac d'objets obsolètes destinés à la casse, il entend son nom et découvre un walkie-talkie émettant un appel "Lieutenant Park Hae-Young, vous êtes là ? " La voix lui donne alors un renseignement précieux pour l'enquête... et la radio s'éteint. Et le jeune homme se rend compte qu'il n'y a même pas de batterie dans la machine...  


Et nous voilà embarqués dans un chassé-croisé entre le passé et le présent, sans qu'il y ait de vrai déplacement, (le walkie-talkie est le seul lien, s'ouvrant seulement à 23 h 30 pendant 2 minutes), dans lequel vont se mêler les enquêtes "cold-case", celles du jour, et les implications dans le passé et le présent des personnages, qui, bien sûr ont tous un passé plus ou moins douloureux.

Ce drama est passionnant de bout en bout,    le réseau des actions/réactions passé/présent avec leurs conséquences sur les changement qui en découlent  est mené dans une logique imparable, tout se tient, tout s'explique...    sauf la fin et alors là, je ne suis pas d'accord du tout avec elle !!!     Plus frustrante tu meurs ! Ce n'est pas qu'elle soit ouverte, c'est carrément un gouffre, un abîme d'ouverture !!   Je me suis trouvée à trépigner en criant "NOOOOOOOOON !" devant mon écran, et pourtant, je recommande très chaudement ce drama !      
Cho Jin-Wong (qui semble se spécialiser dans le rôle du mec droit, solide, loyal jusqu'au bout avec un côté nounours confortable absolument craquant) est absolument parfait, et même si tout le reste de la distrib est excellent, pour moi il domine tout le monde !        
La BO est excellente (oui, je peux dire ça !   ) discrète, parfaitement adaptée, juste ce qu'il faut quand il faut, et même les chansons sont très bonnes et pas du tout envahissantes (genre I love you de DOTS.... )
Par contre j'ai eu un souci, les images changeaient de format quand on changeait d'époque, 16/9 aujourd'hui et 14/3 dans le passé) et moi qui déteste viscéralement les images déformées, ça m'a posé un vrai problème !
Mais laissez-vous embarquer, vous ne verrez pas le temps passer ! Par contre c'est un drama dur, assez noir car on évolue dans le milieu de la corruption, et l'espoir que le bien triomphera un jour est mince...


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Secret Love Affair
4 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 27, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 2
Globalement 9.5
Histoire 10
Acting/Cast 9.5
Musique 10
Degrés de Re-visionnage 8.0

La musique comme vecteur de la passion et de la rédemption

L'histoire de Oh Hye Won, femme de 40 ans à la brillante carrière qui tombe amoureuse de Lee Sun Jae, 20 ans, innocent (?!)et génie du piano...(merci Dramawiki) On dirait une banale histoire d'adultère, et c'est bien autre chose !!!

En fait si l'histoire d'amour est très présente, il y a surtout une peinture au vitriol d'une société de la grande bourgeoisie coréenne corrompue jusqu'à la moelle, qui, sous couvert d'art et de musique, se remplit les poches.
L'arrivée inopinée de Lee Sun Jae, dans toute la pureté de sa jeunesse, de ses origines modestes et surtout de son amour inconditionnel de la musique, va provoquer un électrochoc en la personne de Oh Hye Won, captivée dès le premier moment, qui va se rappeler qu'avant elle aussi était musicienne et qui va se trouver à la croisée des chemins de son destin, devant un choix fondamental, qui ne sera pas gratuit, loin de là mais qui va la libérer. Surtout ne pas se fier aux images de pub des scènes d'amour, qu'on trouve sur Google, il n'y en a strictement aucune dans le drama, où l'histoire d'amour est traitée avec une pudeur et une délicatesse qui ne font qu'ajouter à sa force, car c'est ce qui va dynamiter cette société pourrie.

le 1er méga plus de ce drama : les acteurs, particulièrement ceux que j'ai nommés, absolument géniaux, (Yoo Ah In au piano ....         d'ailleurs la scène la plus sensuelle est justement une exécution à quatre mains d'un morceau de Shubert). Le fait que Yoo Ah In soit lui-même pianiste aide beaucoup, même s'il n'a sûrement pas le niveau de celui qu'on entend, les scènes de musiques sont parfaitement crédibles, et on oublie un certain violon, ou un certain saxo...     )
2ème plus : le scénario, original, et la véracité de tous les personnages, bien que j'ai trouvé la seconde partie un peu plus faible que le début, qui est d'une force et d'une intensité remarquable. On ne parle plus d'alchimie, là, mais de 100 000 volts entre les deux héros...      
3ème plus mais aussi le premier si vous aimez la musique classique : une OST sublime, parfaitement interprétée, et IL N'Y A PAS DE CHANSON !!!!         Shubert, Beethoven, Bach, Chopin, Dvorak et j'en passe se succèdent pour notre plus grand bonheur, avec une musique originale parfaitement en accord.
La réalisation est plus proche d'un travail cinématographique que dramaesque,  sobre et efficace mais là se trouve le petit défaut : il y a des scènes un poil trop longues (la balade en moto dans les rues de Séoul, entre autres;) Il n'y a que seize épisodes mais quand même par moment je me suis dit que le format japonais (11) aurait été parfait, surtout que les intrigues et magouilles financières ne m'ont pas toujours parues très claires.  Mais ce n'est qu'un détail, car j'ai été tout au long fascinée par la difficile renaissance de Hye Won, et par la découverte de l'homme droit et fort qu'est et sera Sun Jae. Je le recommande chaudement, mais ce n'est sûrement pas la romance  habituelle du drama coréen de base, et les scènes d'amour (peu nombreuses mais parfaites, avec certains baisers...       ) sont bien autre chose que les baisers UHU traditionnels.... (ça c'est l'argument ultime, hein ???)

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janv. 27, 2022
16 épisodes vus sur 16
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Globalement 6.0
Histoire 6.5
Acting/Cast 8.0
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 2.0

Quand l'amour rend bête... et l'arrivisme odieux...

Il faut vraiment s’accrocher et tenir bon la rampe pour résiste à l’avalanche de catastrophes qui s’accumulent sur la tête de cette pauvre Yoo Jung, qui se retrouve en prison pour 3 ans alors qu’elle est totalement innocente !
Il faut résister à l’envie permanente celui crier « mais bon sang ! Dis que tu n’y es pour rien !!! » tellement ça paraît invraisemblable qu’une femme supporte tout ça pour les beaux yeux d’un homme ! D’un homme, qui plus est, plutôt du genre « planche pourrie » qui non seulement ne la soutiendra pas mais l’enfoncera ! Sans parler de Min Hyuk, l’héritier caractériel, qui ne pense qu’à ce qu’il peut inventer pour faire de sa vie un enfer !
Il faut aussi passer sur le scénario du début qui nous fait sauter d’années en années très rapidement, juste le temps de faire un enfant, passer deux ans en prison et en sortir et là commence vraiment l’histoire.
Mais ensuite commence ce qui fait l’intérêt majeur de ce drama : les personnages, leur psychologie et leur évolution. Parce que le « méchant » Do Hun est en fait un faible, blessé par les humiliations qu’une société de classe gérée par l’argent lui a infligées, qui veut absolument monter dans ladite société, il y perdra presque son âme. L’autre « méchant » Min Hyuk, n’est qu’un enfant qui n’en finit pas de faire le deuil de sa mère, que son père ignore ou traite comme un pion, à qui on a enlevé son unique amour, et le chemin sera pour lui difficile pour devenir un homme !
Sa fiancée officielle Se Yeon (arrangement entre fortunes) semble dure et cynique, sans pitié, mais en tant que femme elle le doit si elle veut sa place à la table du pouvoir. La moins intéressante pour moi est l’héroïne, campée dans sa stature de perfection morale persécutée, mater dolorosa et victime expiatoire, qui ne se rebelle jamais, supporte tout, est un peu lassante quand même ! Il faut remarquer qu’elle est un roc autour duquel les autres tournent et soit qu’ils s’y opposent, soit qu’ils s’y appuient, c’est elle qui va générer leurs évolutions diverses !
Donc au final, j’ai suivi ce drama avec beaucoup d’intérêt, bien que, comme toujours, je l’ai trouvé un peu trop long ! Il aurait fallu équilibrer le début trop expédié et la suite trop insistante…
Très bonne distribution, Bae So Bin excellent dans ce rôle difficile, Ji Sung parfait, Lee Da Hee aussi (cette pauvre femme, si elle continue à maigrir, un coup de vent va l’emporter sur les côtes japonaises sans qu’elle y fasse attention ! ) et une mention pour Choi Wong, l’ombre, le bras droit et l’ange gardien de Ji Sung. La musique ? Je ne m’en souviens pas donc elle doit être bien !

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1 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 27, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 9.5
Histoire 10
Acting/Cast 9.5
Musique 7.0
Degrés de Re-visionnage 6.0

Trois beaux destins de femmes, chacune sur son chemin.

J’ai passé un excellent moment devant ce drama, pour deux raisons :
La première, c’est un drama de femmes, ce sont elles qui mènent la danse, prennent les décisions, font des choix de vie qu’elles imposent, qui réussissent à se débarrasser des carcans de la tradition, du poids de la famille… Et même le traditionnel chaebol, figure tyrannique au cœur dur, est aussi une femme, incarnée par Ye Soo Jung, plutôt vue en général dans le rôle de la gentille grand-mère !

La seconde raison, c’est l’excellence de l’écriture pleine de finesse, d’humour et d’intelligence, surtout dans les relations amoureuses, des dialogues et du scénario, et la conception des personnages, réalistes, sans caricature, ni angélisme ou manichéisme. Les relations entre eux sont intelligentes, touchantes, amusantes, parfois grinçantes et même haineuses.
Les trois couple principaux sont très différents, celui de Tamy et Morgan se partage entre un amour puissant et un problème de choix de vie qui va les amener dès le début à remettre sans cesse en cause leur relation… Le fameux « je t’aime mais je te quitte » est ici parfaitement expliqué, compréhensible, justifié et n’est en aucun cas le ressort habituel prétendant à créer un faux suspens dans le dernier épisode… Vont-ils rester ensemble ??? la question se pose, la réponse qui n’en est pas une est donnée avec justesse et finesse… C’est le premier drama style « romance » que je voie où les deux passent la nuit ensemble dès le premier épisode (et pas seulement à discuter, vous pouvez me croire ! ) et où cela ne règle pas la situation, façon « bon, c’est réglé, on passe à autre chose ». Tamy remet sans cesse leur relation en question (âge, choix de vie,…) et cela donne des scènes aux dialogues savoureux et drôles, où la sensualité est bien présente, sans fausse pudeur bébête.
Le second couple est celui de Ka Kyung et Jin Woo, mariés parce que les familles l’ont décidé, et Ka Kyung veut se libérer de ce faux mariage. Elle devra s’opposer à sa belle-mère, la terrible chaebol et à ses propres parents, et c’est son mari qui va l’aider. C’est une très jolie relation que celle-ci, entre une femme que la vie a rendue dure, froide et apparemment insensible, et un homme qui semble être pareil, mais au fil du drama ces murs vont se fissurer, et cet amour qui refuse de dire son nom est particulièrement touchant .
Le troisième, c’est celui de Cha Yun qui va rencontrer par hasard un jeune acteur débutant, Seol Ji Whan, qu’elle va prendre d’abord sous son aile, puis l’amour fait son apparition… C’est le couple le plus proche du traditionnel couple romantique habituel, sauf que là aussi c’est la femme qui en est le personnage principal.
Ce drama à mes yeux est un grand pas en avant dans l’image que ce genre de spectacle donne de la vie coréenne. Par exemple, les employés et cadre de l’entreprise se donnent des noms anglo-saxons, afin de pouvoir se parler sans les fameux honorifiques et ignorer le sacro-saint mythe de l’âge !! Vous me direz qu’ils pourraient le faire sans changer de nom, mais les changements se font progressivement !
Et non seulement les femmes du drama se libèrent, ou sont déjà libres, mais les entreprises elles-mêmes, sous l’impulsion de leurs dirigeants, cadres et employé, s’opposent à la puissance politique et à celle d’un conglomérat …
L’interprétation est excellente, j’étais ravie de voir Lee Da Hee pour une fois rire, sourire, dans un rôle drôle et sympathique, mais mon Dieu que cette femme est maigre !!! C’est impressionnant ! Pareil pour le plaisir de voir Jang Ki Wook ne plus plier sous le poids d’un lourd passé, ou d’une vie de ténèbres, mais lui aussi, rire et sourire (très agréablement) et même parfois il écarte cette frange épouvantable qui lui descend jusqu’aux yeux !!! Et lui a gardé (pour l’instant) ses joues, n’a fait refaire ni sa mâchoire, ni son menton et a gardé le visage typique coréen !

Pour finir l’OST est vraiment bien, les chansons jolies et surtout on ne les comprends pas…

Le défaut, c’est celui de pratiquement tous les dramas coréens, c’est la longueur, et par moment on aimerait que la réalisation se presse un peu ! Un mot sur la réalisation, tiens ! Elle est très étudiée, très raffinée, sans tomber dans la mièvrerie et le maniérisme (juste au bord parfois !) avec des cadrages originaux, du travail sur l’image jouant avec le flou et le net, et la profondeur de champ…

En conclusion c’est un bon drama, distrayant, aux personnages attachants et à l’histoire originale sortant des sentiers battus !


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Run On
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janv. 27, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 8.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 8.5
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 3.5

Parfois courir vite n'aide pas à prendre des décisions rapides.



Beaucoup de très belles idées avec à chaque fois un côté négatif qui les freine :

1 - Le rapport parent/enfant qui tend à se débarrasser de la servitude confucianiste, mais le personnage des pères est si caricatural que ça fausse le jeu.
2 - Même remarque également entre le député et sa femme, celle-ci affirme que sa vie lui appartient, et la sortie du mari répondant « ta vie ne t’appartient pas, c’est moi qui la possède, tu es là pour servir ma carrière » est trop brutale, excessive. De plus ces scènes sont isolées les unes des autres dans l’histoire, sans qu’un climat familial continu puisse les soutenir.
3 - Un des personnages fait son coming-out, ça c’est assez nouveau dans un drama de ce type, mais le personnage est assez falot et secondaire, ça passe presque inaperçu. Pourtant, joint à l’affirmation homosexuelle déclarée d’un acteur étranger qui arrive sur le tournage avec son ami, ça fait quand même un bon début d’ouverture !
4 - Les réflexions de l’héroïne sur le choix entre amour et travail sont justes, très réalistes, mais malheureusement ça donne lieu à de longues scènes d’hésitations, de fausse rupture, et comme les dialogues sont assez confus, on ne comprend pas tout de suite ce qui la motive.
Pour les dialogues, je regrette beaucoup de ne pas comprendre le coréen, la traduction m’a paru souvent confuse, je comprenais tous les mots mais difficilement le sens général ! C’était peut-être plus clair en anglais, j’aurais dû essayer.

5 - Ce drama permet la découverte du dessous de la vie d’une équipe sportive, le harcèlement autorisé implicitement comme « discipline » de seniors sur un junior. Là aussi c’est quand même énorme ! le gamin se retrouve à l’hôpital, et on l’accuse parce qu’il a enfin parlé ! Et on ne sait rien de ce qui arrive à ses bourreaux ! Par contre très intéressant de voir l’acharnement de Yim Si Won à sortir de l’influence de son père, du système de népotisme qui gangrène apparemment les recrutements ! Intéressante aussi la vue de la vie d’une agence, d’une équipe de tournage et surtout le rôle de la traductrice de sous-titres, permettant aux films de franchir les frontières.

6 - Les dialogues sont intéressants et justes, avec des pointes d’humour, mais parfois ils se perdent dans un marécage de « parler pour ne rien dire »difficile à suivre…

7 - Quelques ellipses qui nous font parfois nous demander où on atterrit, et pourquoi… ça nuit au rythme de l’histoire, qui traîne et accélère d’un coup…

Par contre très belle photo, bande son discrète et plutôt jolie…

La fin : je comprends quand on m’a dit qu’il n’y en a pas, et c’est très justement vu, car dans la vie il n’y en a pas non plus, sauf le départ définitif vers l’au-delà (ou ailleurs…) Le scénariste a voulu, je pense, rendre cet effet de continuité de la vie qui ne s’arrête pas comme par miracle sur une rupture ou un mariage… D’ailleurs personne ne parle de se marier, sauf le père dans sa vue archaïque de l’utilisation de l’institution dans son propre intérêt .
L’héroïne a une très belle phrase : « Ne soyons pas déçus de ne pas nous comprendre(toujours), on s’en tient à ce qui est possible ».
Ceci est d’une grande sagesse, mais exclut totalement la passion.
Quelques personnages secondaires sortent du lot : le secrétaire du député qui n’en peut plus de la bassesse de son patron et qui démissionne, ça c’est rare ! en général ce sont vraiment des âmes damnées prêtes à tout, celui-ci est humain !
Le secrétaire de la directrice d’agence qui la protège discrètement, avec un humour sous-jacent. Mais son histoire d’amour est complètement rajoutée, comme dans la volonté de caser tout le monde à la fin !

Le héros principal est parfait : aisance, naturel, sincérité, Yim Shi Won est parfait ! Les autres aussi, dans leur interprétation, s’il y a des problèmes ils viennent de l’écriture du scénario, et peut-être de la traduction ! Mais il y a une belle unité de jeu, pour les principaux personnages, certains seconds rôle sont plus artificiels et mal intégrés dans l’histoire.

Ce drama aurait pu être une pépite, mais il est passé à côté par la longueur des tours et détours des personnages pour en arriver à prendre une décision. Dans la vie aussi, il faut du temps pour se décider, mais là 5 ou 6 épisodes à avoir le c… entre deux chaises, soit le 1/3 du drama, au moins, c’est trop long !

Mais je n’arrive pas à dire que je n’ai pas aimé, et comme je ne suis pas arrivée non plus à le virer en cours de route !

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Rookie Historian Goo Hae Ryung
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janv. 27, 2022
40 épisodes vus sur 40
Complété 0
Globalement 7.0
Histoire 10
Acting/Cast 9.0
Musique 6.5
Degrés de Re-visionnage 6.0

On y découvre le travail des scibes qui prenaient en note toute la vie royale.

Dans l’ensemble je l’ai bien aimé, particulièrement pour la découverte de la fonction des historiens !
Ils sont gérés par des règles très strictes et même le roi ne peut faire n’importe quoi avec eux, leurs écrits étant la mémoire vivante du pays ! Cet aspect-là m’a rendu le drama passionnant ! Autrement, on a les habituelles intrigues de cour, rivalités et ambitions, auxquelles s’ajoutent l’arrivée en Joseon de l’influence de l’occident (nous sommes au XIXè siècle) particulièrement dans la médecine, avec le balbutiement de la chirurgie.
Là aussi cela donne au drama un intérêt certain par l’originalité de l’époque ! Pour ce qui est de la romance c’est ce que j’ai le moins aimé, mais dans ce domaine je suis assez difficile, il faut bien l’avouer ! J’ai trouvé que les scènes amoureuses entre les deux héros frôlaient parfois le ridicule d’un mauvais school-drama ! Les deux personnages, en dehors de ces moments, étaient très bien, l’historienne très convaincante dans sa foi en son travail, et le prince qui avait vécu dans l’isolement quasi total montrait un joli développement de son caractère, de sa volonté d’indépendance. Le côté comique, comme souvent, était assuré par la servante de Hae Ryung et certains historiens, et aussi par l’eunuque qui a élevé le prince, Sam Bo.
Les acteurs tiennent très bien tous leurs rôles, les gentils comme le méchant, (Choi Duk Moon, très bon) le prince naïf (Cha Eun Woo s’en tire avec les honneurs) l’érudite hardie et volontaire (Chin Se Kyung, habituée des grandes héroïnes de sageuk maîtrise très bien celui-là)l’historien Min, incarnation de la règle et de la loyauté(Lee Ji Hoon, charismatique !) l’eunuque SamBo(Sang Ji Ru, jamais oublié après « time between dog and wolf » toujours excellents) et Park Ki Woong, lui aussi charismatique(le prince héritier, adepte des idées nouvelles)
Au total un sageuk tout à fait recommandable, et plus si affinités avec la romance rose bonbon !

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Romantic Doctor, Teacher Kim 2
0 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 27, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 9.5
Acting/Cast 9.5
Musique 6.0
Degrés de Re-visionnage 6.5

On ne change pas une équipe qui gagne !

J’ai éprouvé tellement de plaisir à retrouver Doldam et son médecin idéaliste (et surtout pas romantique, quelle mauvaise traduction !! ) et toute son équipe que je ne vais pas faire la difficile, même si l’histoire se répète un peu (lutte contre le Dr Do, sauvegarde de l’hôpital, nouveaux arrivants éclopés moralement qui doivent être remis en forme dans leur tête…).
Les personnages sont attachants, il y a de l’humour, du suspense, de la chaleur humaine, la sensation de retrouver des amis… Les opérations sont très réalistes (un peu trop, même, on sent le souci d’être à la hauteur et ça entraîne des plans sanglants pas forcément indispensables, mais moi ça ne me gêne pas)
Les acteurs sont très bons, eux aussi ont l’air heureux de se retrouver, et les nouveaux mettent beaucoup de cœur à s’intégrer.J'’ai beaucoup aimé Ahn Hyo Seop, (il a gardé ses bonnes joues coréennes et ne s’est pas encore donné un look de joues creuses et de mâchoires carrées, pourvu que ça dure ! ) qui met beaucoup de fraîcheur et de sincérité dans son personnage qui ne transige pas sur l’éthique, et à l’enfance douloureuse. Lee Sung Kyung également donne une belle vérité à un personnage à la limite de la vraisemblance quand même (devenir chirurgienne cardio sans pouvoir tenir un bistouri sans se trouver mal ? Heuu c’est la vraie vie des dramas, ça ! ). Et naturellement Han Suk Kyu est toujours le même Kim saboo, capable de tenir fermement la barre, de se fâcher quand il faut, de trancher quand il faut, d’écouter toujours et de comprendre sans avoir besoin de longues explications le cœur et l’âme de l’autre.
Pour moi ça a été un excellent moment, ce drama m’a redonné le moral à un moment où j’en avais sacrément besoin !

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Romantic Doctor, Teacher Kim
0 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 27, 2022
20 épisodes vus sur 20
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Globalement 10
Histoire 9.0
Acting/Cast 9.0
Musique 5.5
Degrés de Re-visionnage 7.5

Le Docteur Kim n'est pas romantique, mail est idéaliste, c'est bien mieux !

ce que j'en pense ?
Eh bien il rentre directement dans mon top 5 !!
Les points positifs :
L’interprétation, excellente, les principaux comme les secondaires, Han Suk Kyu, je te vénère !!         Déjà je t’aimais beaucoup dans ton rôle du roi Sejong, mais alors là c’est de la passion ! Mais tout le reste de la distribution est à l’avenant, autant ceux qui amènent une touche de comique (bien nécessaire) comme le manager, ou le Dr Song, en parfait lèche-bottes que l’horrible Dr Do !!
le scénario :
Parfait,       pas un temps mort, équilibre maintenu tout du long entre le suspens, le médical pur jus, les sentiments et la psychologie de personnages, les dialogues excellents, la hauteur de vue des idées défendues pat Teacher Kim (surtout ne pas lire « romantique » mais « idéaliste » car pas (ou très peu) de romance et elle est traitée sans aucun des clichés habituels, (et même apporte une touche d’humour avec la jalousie de Dong Jo ! ) et l’amitié et l’estime qui se forgent peu à peu entre les différents personnages sous la présence tutélaire (mais sans concession) du DrKim.
Le médical :
Très soigné, très étudié pour être le plus proche possible de la vraisemblance pour un public quand même non averti, peut-être qu’un vrai chirurgien pousserait les hauts cris, mais moi, j’étais bluffée !!    
la bande son :
Jolies chansons, belle musique d’ambiance et des clins d’œil marrants comme l’arrivée inattendue d’Edith Piaf… pendant une scène de bagarre comique !
Les points négatifs :
Ben y en a pas !!!  Ah ! Si quand même : Il faut bien revenir à la vraie vie des dramas pour admirer la rapidité de déplacement des personnages franchissant en un rien de temps des distances quand même assez considérables… Mais c’est un drama après tout !!    
Au total : Je lui ai mis 10 sur Mydramalist, et je suis sûre de ne pas en enlever à la re-vision dans quelques mois, comme ça arrive parfois quand l’enthousiasme retombe !!


Et pour Romantic Doctor, je redoutais un ajout débile, une fin qui fait tout retomber,et bien pas du tout ! C'est parfait jusqu'au bout et je me surprends même à penser qu'une saison 2 ce serait vraiment bien (pour un drama coréen, c'est une première, pour moi !! )

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Romance is a Bonus Book
3 personnes ont trouvé cette critique utile
janv. 27, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 7.0
Histoire 8.5
Acting/Cast 9.0
Musique 5.5
Degrés de Re-visionnage 6.0

Comment retrouver un travail quand on s'est arrêté des années ?

Ce qu’on ressent à regarder ce drama se rapproche du confort agréable et chaleureux d’une tasse de thé en hiver, au coin du feu, dans un fauteuil profond et confortable avec un bon livre et un chat qui ronronne à côté. On suit avec plaisir la relation amoureuse qui s’installe entre Dan Yi et Eun Oh, relation qui se construit paisiblement, sans crise, sans « je t’aime mais je te quitte » qui s’accepte et qui se manifeste ensuite au quotidien, ce qui est bien sympa : en effet, dans les dramas, le plus souvent, les héros s’avouent leur amour, s’en suit un baiser et (parfois)une nuit plus ou moins passionnée et ensuite… plus rien ! plus de bisous, plus de gestes de tendresses, comme si on avait dit : « l’amour, c’est fait, passons à autre chose ! » pas ici, Eun Oh n’arrête pas de montrer ses sentiments et si Dan Hyi a quelques instants de surprise, elle les accepte plutôt facilement et y répond avec bonheur ! Bref, ça ressemble aux débuts d’une vraie relation amoureuse.

Mais heureusement il n’y a pas que ça dans ce drama ! Il y a la maison d’édition et son équipe de direction, composée de personnages pittoresques et très attachants, autant les hommes que les femmes, qui ne sont pas que des faire-valoir et c’est bien agréable ! Les liens qui se créent, les personnalités qui se découvrent créent un univers chaleureux et prenant. Et il y a tout ce qui concerne le travail de l’édition depuis le manuscrit jusqu’à la sortie et l’attente du chiffre des ventes, des commandes de réédition et le passage mélancolique au « pilon » où les livres retournés sont détruits. Et quel plaisir de voir et d’entendre des personnages qui aiment les livres, la littérature, les auteurs et qui en ont fait le centre de leur vie !

Autre aspect intéressant du drama, le rapport entre le travail et les femmes en Corée du Sud. Dan Hyi se trouve dans une impasse totale : elle a arrêté de travailler pendant 11 ans, et elle se heurte à la muraille invisible car elle ne rentre plus dans aucune des cases qui correspondent à la hiérarchie du travail en Corée du Sud. C’est plus qu’un plafond de verre, c’est une boîte en verre et c’est ahurissant à voir tout en étant plutôt anxiogène !
Tous ces fils s’entrelacent dans une intrigue harmonieuse, légèrement pimentée par le mystère de l’auteur disparu;

Les décors sont beaux, les images aussi, la garde-robe de Lee Jong Sun est une incroyable collection de manteaux !
et c’est pour ce genre de détail que j’aime les dramas tournés en hiver. De jolies trouvailles de réalisation, comme ces phrases aux changements d’épisodes, qui donne à entendre les pensées des personnages… Et quelle très jolie conclusion avec la citation de Sôseki : La lune est magnifique !

Les acteurs sont parfaits, naturels et chaleureux, touchants, ou drôles ou les deux. Un bémol pour le couple de débutants, surtout la fille, qui collectionne les clichés de la gourde de service dans les dramas ! Mais c’est un détail !

Donc, en conclusion, on n’en sort pas bouleversés, mais confortés, charmés, et c’est bien agréable.

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