Confier la justices aux "like" sur un smatphone, est-ce une si bonne idée ?
Ce drama est présenté comme une dystopie, et il n’est pas mauvais d’en rappeler la définition :(wikipedia)
Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'il soit impossible de lui échapper et dont les dirigeants peuvent exercer une autorité totale et sans contraintes de séparation des pouvoirs, sur des citoyens qui ne peuvent plus exercer leur libre arbitre.
Ici, il est évident que la volonté de rendre la justice la plus transparente possible en y associant le peuple par le moyen des réseaux sociaux et des applis de smartphones démontre largement les dangers inhérents à ces idées qui pourraient paraître bonnes, avec leurs dérives dictatoriales et populistes qui vont avec !
Ce que j’en ai pensé :
Drama passionnant, qui tient en haleine par la force de l’histoire (la vision assez terrifiante d’une justice expéditive rendue par les clics des gens sur leurs smartphones, ) et par les différentes enquêtes qui s’y infiltrent, soit des enquêtes par épisodes, soit le fil rouge qui suit tout le drama concernant l’incendie de la maison du juge Kang.
Drama passionnant par la puissance des personnages principaux, aux personnalités extrêmement bien écrites, fouillées, jamais manichéennes, avec assez de zones d’ombres et d’ambiguïtés pour ne pas tomber dans ce piège. La relation amour/désir/haine entre Yo Han et Sun A est magnifiquement écrite, soutenue par le talent remarquable des deux acteurs, Ji Sung et Kim Min Jung. De tous les rôles de Ji Sung que j’aie vus, c’est celui-ci qui m’impressionne le plus, et pourtant sa carrière se caractérise par des choix de personnages difficiles ! Kim Min Jung, je ne l’ai vue que deux fois, mais chaque fois aussi impressionnante dans la diversité des choix de personnages. Jin Young fait une entrée remarquée dans le monde du drama, j’ai hâte de le revoir sur le petit écran ! Sa relation quasi filiale avec Ji Sung est une superbe bromance à la fois tragique et profondément chaleureuse. La filiation est d’ailleurs un fil rouge important du drama, recherche d’un père parti trop tôt, absence d’un frère aîné très aimé… La jeune actrice de 16 ans (l’âge du rôle !) Jeon Chae Eun est aussi à surveiller dans l’avenir, elle donne une vérité, sensibilité et fraîcheur au personnage de la jeune sœur paraplégique de Yo han.
Face à ces personnages, on voit s’agiter un groupe d’hommes et de femmes qui touchent parfois au burlesque, mais un burlesque tragique, marionnettes ridicules poussant au maximum de la caricature ce qu’un régime dystopique pourrait donner ! L’opposition entre l’exagération débridée de ces personnages et la rigueur, glacée et totalement maîtrisée du juge Kang et de la secrétaire Jung A donne une force supplémentaire au drama. Entre les deux, Ga On et son amie d’enfance policière Soo Hyun, ainsi que la jeune sœur de Yo Han, cherchent leur équilibre, quelle route choisir, qui suivre, et s’interrogent sur comment survivre et ne pas perdre son âme.
Ces trois groupes de personnes assurent un équilibre au drama, qui lui permettent de ne jamais tomber dans un genre particulier mais de rester à la limite de plusieurs…
La réalisation joue sur le côté « démoniaque » du juge Kang, qui n’est en fait qu’un art consommé de la manipulation, mais laisse entrevoir par des cadrages, des couleurs, des musiques, des décors très étudiés une atmosphère presque fantastique et surnaturelle. Cela donne un ton très particulier au drama, à la limite de plusieurs genres, sans jamais trop charger l’un d’entre eux : policier, fantastique, psychologique, satyrique, social, et même horreur… Cet équilibre des genres se maintient parfaitement presque jusqu’au bout, et c’est là qu’intervient mon bémol : les trois derniers épisodes sont alourdis par trop de flash back, en particuliers certains déjà vus et revus, et par l’abus des ralentis. C’est dommage, on passe vraiment très près du drama parfait !
Ceci dit, c’est un défaut que je reproche souvent aux dramas coréens, mais c’est peut-être justement ce qui fait que d’autres les préfèrent ! C’est une affaire de goût, et cela n’empêche pas ce drama d’être vraiment excellent !
L’OST est superbe, en plus, donc je le recommande chaleureusement !!
Lesaut dans le temps, ça marche toujours pour réparer les erreurs passées !
C’est une très jolie comédie, pleine d’humour, pas idiote, montrant d’une façon légère mais juste les coulisses du monde des idols et leur aspect « jetable ».Le personnage central va évoluer très agréablement de la tête à claque capricieuse vers l’homme adulte et responsable, ce qui est amusant sachant que ça va quand même être une formation accélérée, nous il nous a fallu 20 ans et lui ce sera en quelques mois ! L’acteur Yoon Si Yoon s’en sort très bien, il abandonne assez vite le côté jeu excessif qui est à mon avis son défaut pour trouver un ton juste et entrer complètement dans son personnage. Le reste de la distributions est excellente, Cha Tae Yoon parfait dans le manager amoureux timide depuis 20 ans, Lee Dos Hwa touchant en vieil homme qui doit accepter sa maladie, l’ensemble est équilibré, et laisse une impression de gaîté douce et chaleureuse. Un très bon drama doudou !
Deux "monstres" pourront-ils s'entraider ?
Attention spoiler !A chaque fois une chose bien, et une autre médiocre, des îles sur une mer de banalité.
Jamais drama ne m’aura fait autant passer du « j’adore » au « bof ! »
un début très intéressant, puis on retombéedans le banal avec les premières relations entre Fille et Garçon (on a déjà vu ça 100 fois ! le mec imbuvable, la fille qui ne l’aime pas du tout et paf ! Ils tombent amoureux !) puis redémarrage de l’intérêt par les transformations de la fille, et par l’adaptation de chacun au problème de l’autre,
Les transformations, excellents moments de drôlerie, de finesse et d’émotion, en particulier les deux dernières. C’est un temps fort du scénario, parce que ça met les personnages en face d’eux -mêmes, et j’ai beaucoup aimé qu’ils hésitent, qu’il se demandent chacun de leur côté s’ils pourront supporter, en particulier la transformation en vieillard affreux…Très très beau moment !
Puis retombée ronronnante ensuite dans la relation amoureuse, heureuse, certes, mais sans véritable histoire, (les gens heureux n’en ont pas, c’est bien connu ! ) ils s’aiment, il se le disent, ils s’aiment, ils se le redisent et beaucoup de jolis bisous et même du fan service ! Et puis ça redémarre avec l’excellent épisode 13, d’abord extrêmement réjouissant par l’entrée de Do-jea dans le trio d’amis, et ses essais de gaîté… drôle, touchant, et ensuite avec la révélation (que j’avais devinée de suite, mais bon, pas grave.)
La tension reste maintenue par la réaction de Se Kye, tout à fait légitime quant on y réfléchit ! En général, le coup de « je t’aime je te quitte » me porte sur les nerfs, mais là il faut bien avouer que c’est parfaitement justifié en tous cas très compréhensible. Les scènes entre les deux sont émouvantes, ainsi que celle où Do-jae se rapproche de U Mi et EuhHo dans son chagrin et sa solitude. Et là il faut tirer le chapeau à l’acteur, qui sait magnifiquement rendre la solitude, la naïveté (relationnelle) la sincérité profonde du personnage. Il m’a énormément touchée, et émue !
Et puis arrive le coup de l’opération ! Outre que ce n’est pas du tout opérable, même si vous allez en Suède, cela abîme l’histoire. Il remet sa vie en danger et c’est ça qui va guérir la culpabilité de Se Kye ? ça va plutôt l’achever, je crois ! Et la façon dont c’est traité au niveau du scénario ! Paf ! Un an après, c’est fait, et c’est réussi, passons à la suite ! Une nouvelle et profonde rupture de rythme !
Et là arrive le catastrophique dernier épisode, d’un ennui, mais d’un ennui….. Tout s’affadi, se banalise, les personnages secondaires perdent leur intérêt, Sa Ra se comporte à nouveau en enfant gâtée et traite Euh So comme un jouet alors que c’est le fait que sa personnalité était forte qui lui avait plu ! Leur relation, de très intéressante et originale devient quelconque et archi vue ! Et il renonce à sa vocation (pourquoi pas ?) mais on ne sait même pas ni comment ni pourquoi…
Bref, ce dernier épisode m’a fait oublier tous les bons aspects (nombreux) du drama et m’a laissé une sensation de vide total, et de perte de temps… Si je devais le revoir, je le sauterai, tout simplement !
Un mot sur les acteurs : j’ai déjà parlé de Lee Min Ki, mais les autres aussi sont très très bons, les trois femmes et le secrétaire (j’adore sa relation avec son boss !! très originale ! j’aurais aimé une amorce de quelque chose avec la présidente U Mi ) et je redis encore que les relations entre eux sont fortes et réalistes, ils se posent vraiment la question : est-ce que je pourrai vivre avec elle si ce n’est plus elle ? ça c’est vraiment un point fort du drama pour moi. Le frère et la sœur aussi, même quand elles s’arrangent, la vraie nature des deux reste présente !
Bon, les deux « méchants » sont assez insignifiants, ils auraient pu ne pas exister, mais j’aurais regretté la scène de Chat Yoo Ri courant terrorisée par tous les passants, très drôle !
Bref, c’est un vrai pavé, pour un drama dont je ne suis pas sûre de pouvoir dire que je l’ai aimé, mais pas sûre du tout de dire que je l’ai pas aimé non plus !!
Mignon
Les critiques étant assez bonnes sur ce BL japonais, je me suis dit qu'il fallait que je regarde.J'ai bien aimé l'histoire, elle est light tout en restant très sympathique. Le malentendu de départ est complètement con mais dans le sens rigolo "je lève les yeux au ciel avec le sourire aux lèvres" (on ne verrait jamais ça en vrai, mais c'est suffisamment réaliste pour qu'on y croie), certains situations sont amusantes et comme l'ont déjà précisé d'autres personnes, tout le monde est bienveillant. Mais si rien n'est réellement dramatique, l'intrigue sait montrer les doutes des personnages et l'évolution de leurs sentiments de manière crédible. Et pour le coup, on retrouve bien une atmosphère à la "yaoi", qu'il s'agisse du cadre lycéen ou les particularités du scénario, je ne saurais pas trop comment l'expliquer, mais bon c'est japonais c'est normal qu'on ressente cette ambiance plus que dans les BL des voisins, j'ai envie de dire.
Bien que j'aie apprécié l'histoire, je rechigne néanmoins à mettre davantage que 7/10, pour une raison toute simple : j'ai toujours un peu de mal avec le jeu des japonais - ou du moins dans les BL, parce que je doute que ce soit comme ça tout le temps. Enfin bref selon moi les réactions du héros sont exagérées et ça manque de subtilité. Nous montrer des personnages grimaçants pour nous faire comprendre leurs sentiments, ou la voix off du héros pour nous indiquer ce qu'il pense au même moment, dénote parfois un manque d'inventivité des scénaristes et c'est dommage parce que c'est le genre de choses qui me fait sortir un peu de l'histoire, ce n'est pas ce que je cherche dans une romance puisque j'en regarde pour ressentir des émotions, tandis que cette mise à distance va les parasiter. A titre d'exemple, je viens de regarder un BL Thai où justement, une scène m'a complètement fait rentrer dedans : deux étudiants rivaux viennent de retrouver une ancienne camarade de classe ; le 1er craint que le 2ème soit lui aussi attirée par elle, et pour éviter les biais de réponses, il propose à l'autre de se révéler en même temps, après avoir compté jusqu'à 3, s'ils sont amoureux d'elle ou pas. Il est soulagé en entendant son rival répondre "non". Le second en revanche, en entendant le 1er répondre "oui", doit se détourner pour cacher ses larmes. Pas besoin de plus pour nous faire comprendre qu'il est amoureux du 1er depuis le début, ce qu'il ne dira jamais vraiment à voix haute d'ailleurs. Voilà le genre de subtilité qui manque un peu dans les BL japonais que j'ai vus dernièrement, et que j'aurais aimé voir dans Kieta Hatsukoi. A part ça, comme je l'ai dit plus haut, ça reste quand même une histoire sympathique et agréable, qui nous laisse le sourire aux lèvres.
En conclusion, un BL idéal pour passer un moment doudou sans prise de tête.
Est-il nécessaire de contrôler l’Homme pour oublier sa propre peur de l’incompréhensible ?
Voilà presqu’une semaine que j’ai fini ce drama… Et je dois dire que même en y réfléchissant plusieurs jours, j’ai du mal à comprendre le but des scénaristes/réalisateurs au travers de cette histoire !Courte introduction à l’histoire :
L’histoire débute sur un phénomène des plus étranges… Certaines personnes sont condamnées à l’enfer par une entité venant d’un autre monde… Suite à cette condamnation, ces personnes se voient assassiner de façon barbare par 3 « gardiens des enfers ».
Une secte, se servant du climat de peur, émet la théorie que les damnés ont commis divers péchés & que Dieu décide de les punir…
►► Oui mais quel est le but de tout cela ?! Au final, nous ne savons pas pourquoi ces personnes sont damnées ! Nous ne savons pas non plus ce qu’elles deviennent… Et ne parlons pas de ces « gardiens des enfers » sur lesquels nous avons encore moins d'information...
Finalement que nous apprend ce drama ?!
► L’Homme ayant peur de l’incompréhensible, il préfère croire ce qu’on lui dit sans broncher… Et peut ainsi avoir de nombreuses actions répréhensibles afin de réaliser la volonté de leur « prophète » ! (Bien entendu, puisqu’il s’agit de la volonté de Dieu, l’Homme ne ressent aucune culpabilité… Bienvenue dans un monde de FOU !!!)
► L’inexplicable reste inexplicable… L’Homme tente d’expliquer un phénomène qui le dépasse afin de contrôler les masses… Bien qu’il y arrive un moment, la vérité reprend finalement sa place !
► …
Je dois dire que je ne comprends vraiment pas ce drama… Enfin, à part les scènes violentes à répétition, il n’y a pas réellement de contenu… (Ou je suis passé au-dessus… N’étant pas croyante, il m’est peut-être impossible de comprendre… Allez savoir ^^’)
Vous l’aurez compris… Je n’ai pas aimé cette histoire… Après une semaine je cherche toujours où les scénaristes/réalisateurs veulent en venir… (Finalement, c’est peut-être le but de ce drama… Faire réfléchir…)
Uchronie qui remet un Roi sur le trône de Corée du Sud, avec une femme soldat de Corée du Nord.
J’ai été embarquée dans ce drama comme dans une traversée de tempête, comme quand le navire tangue et roule et menace à tout instant de couler !Je m’y suis mise dans le cadre de ma nouvelle et violente addiction à Lee Seung Ki(et naturellement il y est génial, mais j’y reviendrai) mais c’est le drama lui-même qui m’a emballée au sens propre du terme.
D’abord l’idée excellente de ce royaume constitutionnel de Corée du Sud. Ce n’était pas inédit, mais justement le souvenir d’ennui profond et de larmoiements de « Goong » m’en avait tenue éloignée malgré de nombreux avis positifs croisés ça et là. Mais pas d’ennui ici ! Le reconstitution de ce royaume fictif est excellente, on s’y croit vraiment. De rebondissements en complots, de déclaration de guerre imminente en enlèvements et assassinats divers, on n’arrête jamais !
La relation amoureuse entre le Prince et l’Officier des forces spéciales (dit comme ça, ça fait bizarre ! ) est très bien menée, pas du tout évidente au début, puis de plus en plus profonde et forte. Le Roi donne parfaitement l’image de l’homme de bonne volonté qui se heurte aux obstacles politiques et économiques d’une dure réalité.
Tous les personnages sont passionnants, le Capitaine d’une fidélité à toute épreuve, le Secrétaire général au cœur partagé, la Princesse frivole et en même temps durement touchée, sans oublier l’horrible Homme de l’ombre, vrai machiavel démoniaque, qu’on a envie de tuer tout de suite… mais alors plus de drama, car il est quand même l’élément moteur essentiel de l’histoire.
Je rajoute une bande son magnifique, des musiques variées, parfaitement adaptées aux scènes, et même les chansons sont belles et parfaitement discrètes !
Donc ce drama est parfait ! Parfait ? Non, la perfection n’est pas de ce monde !
Les défauts : Le Méchant frôle parfois la caricature et la vraisemblance de son pouvoir est parfois limite.
Les Nord-coréens sont d’une grande bonne volonté (on aimerait voir Kim Jong Eun comme ça ! ) frisant parfois le bisounours, Une certaine tragédie aurait pu être évitée, elle n’ajoute rien, sauf une obligation de pleurer (et j’ai pleuré ! )
La façon de parler bizarrement « gamine » de l’Officier !
Mais j’ai réfléchi à ces défauts minimes parce que j’ai essayé d’être objective, après avoir fini, parce que pendant, on n’y pense pas ! On fonce !
Un mot quand même sur Lee Seung Ki : encore une fois son talent dans l’émotion éclate dans les scènes émouvantes, l’expressivité de son regard est incroyable ! Frappé d’un chagrin immense, les larmes lui jaillissent positivement des yeux ! Son investissement est total, sa sincérité et sa justesse aussi !! Bref, je l’adore ! Mais maintenant j’attends de lui un rôle où il ne serait pas odieux au début pour finir dans la perfection totale !!
En conclusion, ce drama est très très recommandable !
Un cœur en larme et une âmebrisée se trouvent, et s'aident, classique, mais parfait !
L'histoire en quelques mots : Min Gi Seo est un médecin et chirurgien réputé (fils d'une présidente d'une grande société immobilière) dont la fiancée meurt sans qu'il puisse l'empêcher. Doté d'un caractère autoritaire, arrogant et passablement sûr de lui il ne supporte pas cet échec , basculant dans une telle culpabilité qu'il renonce à la médecine. Sa mère l'envoie alors comme "homme de main" sur l'île Bleue où elle a entrepris la construction d'un centre de loisirs, avec le directeur du projet Choi Suk Hyun. Là il va rencontrer Lee Young Shin, mère célibataire d'une fillette de 8 ans porteuse du HIV et chargée en plus d'un grand-père sénile. Cette femme est reliée à la fois à Min Gi Seo par sa fiancée décédée et à Choi Suk Hyun qui n'est rien moins que son amour de jeunesse le père(absolument non déclaré) de sa fille.Tout cela semble augurer du drama classique avec son triangle amoureux de base et dont la question essentielle serait : qui va rester avec Young Shin ?
Eh bien c'est cela et aussi beaucoup plus.
Parce qu’il y a la réaction populaire devant le HIV, et le chemin de rédemption d’un homme à travers la tendresse d’un enfant, et alors chapeau à Jang Hyuk qui est magnifique, tout en retenue, et en intensité, je suis absolument fan de cet acteur !!! Gong Hyo Jin est parfaite, toute en tendresse, en émotion, (sauf que j'aurais aimé qu'elle rentre dans le lard de certaines bonnes femmes, mais, ce n'était pas le personnage !!)La relation de ces trois adultes avec la petite Lee Bom est extraordinaire de simplicité et d'authenticité, et l'enfant qui l'interprète est vraiment remarquable (elle m'a rappelé le petit garçon de "Automne concerto")
Un mot pour les seconds rôles : le grand-père sénile, remarquable, la mère de Suk Hyun , partagée entre sa bonté naturelle et ses préjugés sociaux, le docteur de l'île, l'infirmière qui, à la moindre alerte court partout en criant " que faire ? que faire ?" les habitants, tous sont très bons.
Un autre bémol : le personnage de la fiancée était inutile à mon sens, sauf peut-être pour montrer que Suk Hyun est un arriviste froid.
Un mot sur la musique : tout ce que je peux en dire c'est que les chansons sont rares, ne viennent pas sans cesse polluer l'histoire, pour le reste comme elle est discrète (et que je ne la remarque jamais) je dirai que c'est très bien !!
La réalisation est soignée, il y a peu de flash-back, et sont très bien utilisés, ils expliquent principalement les scènes qui se sont passées pendant celles que nous avons vues, ainsi d'ailleurs que les débuts d'épisodes, qui reprennent la fin du précédent, mais vu par quelqu'un d'autre et sous un autre point de vue.
Il y a aussi un zest de surnaturel, très peu, très léger, mais qui marque bien l'atmosphère un peu hors du temps de l'île !
Enfin, j'ai adoré ce drama, qui m'a touchée, émue, (sans pathos) et maintenant je regrette bien qu'il soit fini !!! et donc c'est un plaisir que de passer une heure à le présenter !!
Un policier détruit par la perte d'une collègue se sert du talent d'une jeune flic.
J’avais très peur de retrouver une copie conforme de « Voice » tant le thème est semblable : flic cassé aidé par une jeunette qui a un pouvoir particulier.Aussi j’y suis allée avec prudence, surtout pour retrouver Jang Hyuk, pas vu depuis Wok of Love où il était nettement dans l’ombre de JunHo. En plus j’avais trouvé que dans Voice, justement, il ne m’avait pas autant convaincue que d’habitude, un jeu trop forcé, un personnage excessif… Mais c’était sans doute la faute de son réalisateur, car, là il est parfait.
il faut dire d’ailleurs que l’originalité du drama tient dans l’écriture des personnages. La jeune flic, par exemple, n’est pas une surdouée dotée d’un pouvoir quasi magique ! Elle a seulement une excellente mémoire visuelle, qui lui permet, en se concentrant, de faire revenir des images précises de lieux ou de personnes. Elle est jeune, débutante, assez maladroite, même, et on la voit quasiment apprendre le métier au cours de l’enquête. Encore une fois, Jang Hyuk, bien qu’ayant un rôle très important dans l’intrigue, n’est pas toujours présent, son caractère ne se pliant pas facilement aux protocoles, il travaille seul en retrait, la blessure de la mort de sa fiancée jette une ombre constante sur son personnage qui ne vit que pour savoir qui a ordonné cette mort…
Comme toujours il y a les bons flics et les mauvais, sauf que cette fois ce n’est pas pour l’argent que certains ont oublié leur devoir, les motivations des uns et des autres sont suffisamment nuancées pour donner une bonne vérité aux personnages. La découverte de l’identité du coupable est très bien amenée, et suffisamment bien construite pour qu’elle soit vraisemblable.
C’est OCN, on retrouve les couleurs verdâtres, les lumières rougeoyante et les scènes assez brutales et sanglantes… C’est la marque de fabrique d’OCN. J’ai bien aimé ce drama qui m’a tenue jusqu’au bout sans pourtant m’inciter à passer des nuits blanches. Bien meilleur que « Voice » mais en dessous de « Lies within » et « Watcher », sans parler de « the Guest » qui les domine tous !
Tazza, l'enfer du jeu, engrenage infernal...
J‘ai mis beaucoup de temps à entrer dans ce drama (les jeux de cartes ne me passionnent pas car je n’y comprends rien ) et c’est bien parce qu’il est dans la filmo de Jang Hyuk qe je me suis acharnée. Et justement ce côté « étude d’un milieu » est intéressant et donne toute sa puissance au drama, qui serait autrement une banale rivalité amoureuse.L’accent est mis tout le temps sur la spirale infernale qu’est le jeu, sur les masses d’argent qui y circulent, sur les haines et les rivalités qu’il suscite, le désespoir qu’il engendre, et cela donne un ton fort et passionnant au drama. Il y a quantité de péripéties, retournement de situations, et coups de théâtre, l’histoire est plutôt bien ficelée, même si certains évènement de la fin, je les voyais venir gros comme un Casino de Las Vegas !!
Mais c’est bien amené, tout s’emboîte correctement et logiquement. Il y a bien quelques invraisemblances scénaristiques (Jang Hyuk qui se cache derrière une monture de lunette et une moustache aussi épaisse que la queue d’une souris … .) mais rien d’extraordinaire dans la « vraie vie des dramas »
La bande son est bien belle, avec quelques chansons fort jolies (il n’y en a pas trop et on les entend assez peu, en tous cas pas dans les moments palpitants)et il y a surtout l’interprétation vraiment excellente !!!
Je suis de plus en plus admirative devant la facilité avec laquelle Jang Hyuk verse de larmes .. et la quantité phénoménale de nourriture qu’il peut ingurgiter en une fois …mais quel acteur !!! Et quand il se bat j’adore le voir !!! Parce que c’est lui, il est champion de taekwando et ça se voit !! Il est vraiment vraiment très bien, avec une gamme très étendue dans l’émotion, la fantaisie, un visage où tout se lit, enfin, c’est mon chouchou et je l’aiiiimmeeeeuuuuuu !!
Le reste est tout à fait à la hauteur, Kim Gab Soo est glaçant de cruauté sous des dehors patelins, les deux femmes assurent parfaitement leur rôle, ni trop sucrées ni inutilement pestes , Kim Min Joon nous brise le cœur à le voir descendre une pente infernale, (il a une scène où il m’a tiré des larmes … )et les seconds rôles sont excellents ! Mention spéciale à « reporter Kim » qui est juste parfait, à tuer, et la fois pitoyable, à l’ami fidèle Hwang Ryul qui ne lâche jamais Goni au maître de Go stop, au mystérieux One Ear, vraiment une excellente distribution !!!
C’est un chef d’œuvre, allez-vous dire ? Eh bien non, parce que 21 épisode c’est beaucoup trop !!! 16 (comme « Friend our legend, bien aussi dense et intéressant) auraient largement suffit. La mise en place est trop longue, il y a des longueurs (non dans l’histoire, mais dans des ralentis interminables, des aller-retour de caméra trop nombreux entre deux protagonistes etc, ). Avec une réalisation resserrée, plus sèche, plus directe, il aurait été parfait !
Il y a aussi la fin (la manie de hurler le nom de celui qui passe l’arme à gauche 50 fois en pensant que ça va le ressusciter peut devenir lassante ) vraiment sans surprise mais j’ai aimé les dernières images au marché aux poissons de Busan
Il est quand même à classer dans les « bons »dramas, à vous de voir si les cartes ne vous rebutent pas !! Mais il y a quelques parties de poker très intenses et fort palpitantes !!
La vengeance vaut-elle justice ? Eternelle question...
Je l’ai beaucoup aimé, surtout la première moitié, durant laquelle la réalisation se calque sur un style manga, ou webtoon, avec poursuites effrénées, bagarres homériques à 1 contre 30 et c’est toujours le 1 qui gagne, avec un ton assez parodique qui ne se prenait pas trop au sérieux.Par la suite ça change, la réalisation s’alourdit, et le propos devient plus dur car, il faut bien le dire, le pitch de base, c’est : « La vengeance est-elle de la Justice ? » Avec une pareille thématique, le ton ne pouvait que devenir plus sérieux, et, si, dans le principe je trouve ça normal, là, la réalisation perd de sa nervosité et on commence à sentir et à être gêné par les énormes invraisemblances qui, autrement, seraient passées comme étant « ce genre d’histoire de style manga » Si on se prend au sérieux il faut que le scénario suive et j’aurais bien aimé savoir comment le type jeté en pleine mer dans un tonneau scellé a pu en sortir et se retrouver dehors à s’essuyer les cheveux avec le copain censé le repêcher sur la terre ferme 1/2 heure après ! Surtout que le copain est censé pêcher à la ligne sous l’œil constant de la police ! ça pour moi, ça casse complètement la magie de l’histoire ! Pareil pour les bagarres à 1 contre 30, le scénariste aurait dû au moins réduire la troupe des assaillants à 10 ou 12 !
Bon, ceci mis à part, ça reste passionnant de bout en bout, car le cheminement intérieur des « justiciers », qui vont en venir à admettre que la vengeance ne sert qu’à appeler d’autres vengeances, est très intéressant à suivre. L’affrontement entre la procureure jouée (très bien !) par Esom et le Justicier en chef (Lee Je Hoon) est la concrétisation thème central : la Justice est-elle suffisante ? Peut-on s’y substituer sans y perdre son âme ? La procureure se heurte sans cesse à la pusillanimité de sa hiérarchie, quand ce n’est pas à sa corruption ou son népotisme, le chauffeur de Taxi veut lui prouver qu’il n’a pas à affronter ces obstacles. Mais cette liberté engendrera le chaos et « il vaut mieux libérer 100 coupables que de condamner un innocent ».
Les personnages sont attachants, très bien interprétés, particulièrement les « gentils » Lee Je Hoon, Esom et Kim Eui Sung (le président Jang), et la très vilaine méchante Baek Sung Mi (Cha Ji Yeon). Ce sont des gens qui ont tous vécu de graves traumatismes émotionnels, et si certains croient se battre pour la justice, d’autre ont basculé du côté de la haine, et pourtant au final ils ne font que chercher à se venger, la vengeance étant le seul moyen à leur portée pour assumer une douleur intolérable !
Les seconds rôles, comme toujours sont excellents dans le bon comme dans le mauvais…C’est parmi ces derniers qu’on peut trouver les mauvais par nature. On a là une belle galerie de ce que la nature humaine a de pire, représentée par chaque « cas » traité par le taxi premium Arc en Ciel… A la fin de chaque épisode, le N°d’appel à l’aide est donné, comme si le drama, en plus de placer des produits, voulait aussi placer un certain sens civique, et pourquoi pas ?
Le dernier épisode conclut très bien l’ensemble de l’histoire, sauf les toutes dernières minutes qui m’ont dérangées car elles remettent tout en question et on a l’impression que c’est seulement pour le plaisir d’une jolie scène qui va à contre courant de tout le drama ! Mais c’est la spécialité des fins de dramas coréens !
Au final, je le conseille, je ne l’ai jamais lâché, j’ai aimé les dialogues, les personnages, la musique très bien adaptée (sans les paroles qui souvent ne cadrent pas du tout avec la scène) , mais il y a quand même quelques scènes un peu difficiles… Avis aux âmes sensibles, bien que ce soit bien moins difficile que « Voice » par exemple !
Rencontres, et nouveaux départs un été sur la plage...
Des amis d’enfance se retrouvent tous les ans dans une paillote sur la plage, et arrive une étrangère qui va cristalliser les regrets, les espoirs, et amener à réfléchir sur l’avenir.Ce que j’en ai pensé :
Premier charme : le drama est rythmé par le bruit des vagues, car tout ou presque se passe sur la plage d'une petite ville au bord du Pacifique pendant les trois mois de l'été. En ce mois de janvier gris et morose, c'est un vrai plus.
Deuxième charme : l'amitié, qui est le ressort essentiel de l'histoire.
C'est le moment charnière de la vie où il faut faire des choix, entrer dans l'âge adulte, quitter une jeunesse insouciante et le confort d'un environnement qu'on a toujours connu.
Les quatre héros se retrouvent tous les ans sur cette plage, Asahi le photographe (Yamapi) espérant toujours en vain le retour de la fille qui l'a quitté sans un mot 3 ans avant, Hanae(Toda Erika) est amoureuse en vain depuis 10 ans d'Asahi et tout semble devoir demeurer en l'état jusqu'à la fin des temps... Sauf qu'arrive une jeune femme, Natsuki, (Karina) venue se marier là et que le fiancé abandonne au beau milieu de la cérémonie. Ne sachant trop que faire elle se laisse convaincre de rester pour aider à l'ouverture de la paillotte du bord de mer, lieu pivot de tous ces jeunes gens et des touristes...Et sa présence va entraîner des prises de conscience, et le changement radical de la vie de tous.
J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de ce drama, (les dialogues sont très bien, très justes !) et la fraîcheur de ces jeunes qui peuvent aussi bien faire une bataille de pistolet à eau pour amuser un enfant malade que réfléchir sérieusement et lucidement aux nécessités d'avancer dans la vie. C'est un peu long, je crois que 10 épisodes auraient suffi au lieu de 11,mais c'est paisible, serein, heureux et je ne me suis pas ennuyée, et je crois que ce drama ferait un excellent drama doudou.
Un bon BL, sympathique et bien joué
Ca faisait quelques temps que j'avais fait une pause dans les dramas et les BL, après quelques déceptions l'année dernière, et j'avais décidé de faire un petit tour du côté des séries turques (complètement différentes, mais très sympas aussi). Mais bon, on ne reste pas très longtemps éloigné de ce qu'on aime et il fallait bien que je m'y remette. Et pour mon premier drama de 2022, je dois dire que je n'ai pas été déçue.A priori l'intrigue de base n'a rien de très original. On a deux étudiants, voisins depuis l'enfance et conditionnés à être ennemis puisque leurs parents respectifs sont en conflits. Ils se retrouvent tous deux chefs de promo au sein de deux facs rivales (architecture vs ingénierie) dont les membres ne cessent de se mettre sur la tronche dès qu'ils se croisent. Mais nos deux jeunes hommes auraient bien aimé être amis, et les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre ne vont pas tarder à évoluer. Cependant, malgré ce scénario à la Roméo et Juliette déjà vu dans d'autres dramas, j'ai accroché dès les premières minutes. D'une part parce que le casting est composé d'acteurs qui ont déjà de la bouteille (et ça se voit), donc contrairement aux BL neuneus du genre Nitiman et Fish Upon The Sky, leur jeu est tout de suite plus naturel, simple, normal quoi. Pas de figure bizarre dès qu'ils se croisent, se touchent par inadvertance, ou s'embrassent (d'ailleurs, mention spéciale à leur premier baiser très émouvant et naturel, dans mon coeur cette scène de baiser vient de piquer la 1ère place occupée jusque-là par We Best Love avec sa scène du pont c'est pour dire), rien à voir, donc, avec les BL crétins susmentionnés. J'ai eu le plaisir de revoir Ohm Pawat Chittsawangdee qui joue le rôle de Pat, acteur déjà rencontré au côté de la 1ère moitié du couple Sotus dans le chouette "He's coming to me" (où j'avais déjà noté son côté assez naturel), et au côté de la 2ème moitié du couple Sotus dans le très oubliable "An Eye For An Eye". En plus de son jeu tout à fait acceptable il est canon, et le réalisateur ne se prive pas de nous le montrer torse nu dès qu'il en a l'occasion, on ne va pas s'en priver. Quant à celui qui joue son chéri je ne le connaissais pas, mais je l'ai trouvé très mimi et émouvant, et lui au moins il sait montrer des émotions sans surjouer (ne serait-ce que faire passer de la tristesse dans ses yeux, ce que peu de débutants en BL savent interpréter sans avoir une tête crispée et ridicule).
En plus du jeu d'acteur très correct au vu de ce type de productions, on peut noter également :
- Des musiques chouettes (bon, à l'exception de la traditionnelle chanson quand ils se produisent sur scène qu'on a l'impression d'avoir déjà entendu mille fois dans les BL précédents, mais sinon le reste est bien)
- Une manière de traiter le sujet sympa, sans grossir le trait, sans clichés ridicules, de sorte que même si ça ne sort pas tellement des sentiers battus, on n'a pas le sentiment de se taper une énième version de 2moons : certes, ça se passe dans un contexte universitaire, mais à l'instar de He's coming to me, ce n'est qu'un décor et on nous épargne les placements de produits stupides (ils sont discrets, donc pas agaçants), les traditionnelles compétitions de popularité Moon/Star vues et revues, les crétineries de fujoshis (tout le monde s'en fout d'avoir un couple gay dans la fac, ce n'est pas le sujet et on ne nous montre pas de nanas hystériques en train de fantasmer sur leur histoire), pas d'evil bitch qu'on a envie de claquer (tous les rôles féminins sont sympas, à commencer par la soeur du héros), bref, comme l'ont déjà dit plusieurs commentateurs, c'est un vrai drama conçu à destination de la communauté LGBTQ qui ne cherche pas à séduire un public d'adolescentes excitées.
- Des scénaristes qui savent se renouveler en imaginant des situations drôles et bien pensées, surtout au début (le malentendu de départ quand ils ignorent qu'ils sont voisins de pallier à la résidence étudiante, la manière dont ils manipulent leurs bandes respectives pour éviter les conflits...).
Néanmoins, je me limite à une note de 8/10, pour deux raisons : d'une part, j'aime bien les couples secondaires, et celui de Pa, la soeur du héros, ne m'a pas franchement emballée. Tout en étant appréciable (on devrait davantage avoir ce genre de romances dans les dramas, je ne veux pas spoiler), elle était trop peu développée et trop plate pour me donner des papillons dans le ventre. Mais attention, je salue tout de même l'initiative. Et d'autre part, mon intérêt a commencé à s'essouffler à partir de l'épisode 6. La 2ème moitié m'a semblée longue et un peu chiante, il faut l'avouer. C'est vrai que j'ai tendance à décrocher un peu une fois que les persos se sont embrassés une première fois et que le couple s'est plus ou moins établi, bon ça c'est personnel, mais en plus j'ai trouvé le début beaucoup plus punchy, intriguant, fun et drôle, alors que la suite se concentre surtout sur les difficultés de notre couple en laissant de côté tout ce qui faisait le sel de cette 1ère phase (les conflits entre bandes, l'humour...). Mais ces bémols que j'émets ne sont qu'une question de goût, et la tournure de l'intrigue / le changement de ton pourraient tout à fait convenir à d'autres spectateurs. C'est juste qu'en ce qui me concerne, ça ne ressemblait plus tout à fait au drama auquel j'avais accroché au départ, mais ce n'est pas très grave.
En conclusion, c'est une belle histoire, romantique, sachant éviter les clichés qui nous agacent, avec en bonus un casting à la hauteur, capable de nous offrir de belles scènes d'émotions pas surjouées ainsi que des moments d'humour bienvenus. Bad Buddy a eu le mérite de me réconcilier avec les BL qui m'avaient un peu déçue fin d'année.
Pas facile pour la jeunesse coréenne sans relations ni diplôme !
Mon avis : j'ai beaucoup aimé, beaucoup !!!D'abord, mon côté bien superficiel : les deux héros ont un physique charmant, et qui semble tout à fait naturel, ce qui mérite je crois d'être souligné. (c'est ma découverte de Ko Gyung Pyo et Kim Sun Ho ! ) Je ne sais pas trop pour les héroïnes, mais ce n'est pas trop évident en tous cas ! (oui, pour moi ce genre de détail devient de plus en plus important ! )
Les personnages sont bien construits, bien écrits, et l'histoire se tient très bien. C'est un vrai drama, car il y a quelques petits twist bien typiques de la Vraie Vie des Dramas, comme l'apparition d'un chef de gang providentiel dans les derniers épisodes ou le retour classique de la mère fugueuse.
Je vais oser dire que ce drama m'a fait penser à du Frank Capra, oui, oui !! parfaitement ! Car à travers la jolie histoire et la fin qu'on aime, on aperçoit quand même combien il est dur pour ces jeunes de classe sociale pauvre (et je ne dirai jamais inférieures !! ) de se faire une place dans la société. Et c'est aussi ce qu'on trouve chez Capra : une critique du monde cruel capitaliste américain, mais traitée avec chaleur, humanité et tendresse, avec une fin qui réjouisse le cœur !
Comme chez Capra, ce n'est jamais mièvre et la fin est belle et bonne (quoique j'aurais aimé que Jang Yu et Kang Soo restent plus proches, mais ce n'est pas une critique en soi, c'est juste mon goût immodéré pour les bromances ! )
Alors là aussi, les deux couples n'entrent pas dans le schéma familial habituel, allant jusqu'à refuser d'être l'héritier d'un chaebol pour être libre, trancher durement les liens avec une mère et un frère parasites qui "sucent le sang" de la seule qui travaille ou ne pas accorder son pardon à la mère fugueuse, namého !
Donc dans le ruisseau d'eau de rose (bien parfumée et goûtue quand même, rien de fade ou d'insipide) quelques écueils bien aigus de la réalité pointent douloureusement !
En même temps ce drama se déguste avec plaisir, rien de sinistre ou de lugubre, excellent remède à la mélancolie, je le conseille fortement !!
Ah ! Et peu de chansons, discrètes, jolies et bien placées, tout pour me plaire !!
Retour du procureur Shi Mok, son absenced'émotion et sa justice implacable.
Dieu sait que je l’attendais, cette saison 2 de « Stranger » tant la première m’avait enthousiasmée !! C’est dire que la barre était sacrément haute, et honnêtement, je dois avouer que, même si j’aime beaucoup la saison 2, je préfère nettement la 1.Pourquoi ? Parce que le scénario de la 2 est moins équilibré, plus confus que celui de la 1.
La saison 1 était comme un trépied dont les trois points d’ancrage (Shi Mok, Yeo Jin et Lee Chang Jun) étaient de force égale tant au point de vue personnage qu’au point de vue intrigue, et tous les seconds rôles(la jeune procureure, le coupable des crimes...) apportaient une force dramaturgique pas tout à fait au rendez-vous ici.
Ici ce n’est pas le cas. La rivalité police/parquet entraîne une dilution des liens, qui sont moins nettement affirmés, et les personnages de « méchants » n’ont ni la force ni le charisme de ceux de la saison 1…Donc au début j’ai été un peu perdue par cette histoire de droits d’enquête, que les Coréens comprennent certainement très bien, mais qui pour moi étaient assez brumeuse…
Mais un des personnages disparaît, et pour le retrouver, Si Mok reprend peu à peu le dessus, rejoint par Yeo Jin, et tous les deux vont unir leurs enquêtes, faisant fi de toutes ces rivalités internes pour ne chercher que la vérité et sauver la victime, si c’est encore possible.
Au total, c’est un très bon drama, je regrette que le réalisateur (pas le même que la 1, dommage) n’ai pas montré plus de rigueur dans les premiers épisodes, mais l’interprétation hors pair de tous les acteurs lui donne une solidité et une force de conviction réelle. Pour tout vous dire, je ne serais pas contre une saison 3, loin de là !!! Mais réalisé par celui du 1 !
Un procureur privé de ses émotions, mais pas de son sens de la justice
Hwang Shi Mok, étant enfant, souffrait d’un trouble cérébral ayant nécessité une opération entraînant la disparition presque totale des émotions, mais apportant un développement de ses capacités cognitives (j’ai vérifié, ça existe vraiment, et c’est tout à fait réel ! )Quand le drama débute, il est procureur, peu apprécié car froid et renfermé. Personne ne connaît son problème et d’ailleurs ce n’est pas du tout la partie centrale du drama ! D’ailleurs ce drama est impossible à résumer !
C'est une plongée dans le monde à la fois de la police et de la justice côté procureur, on ne voit jamais les avocats, car on ne suit que les enquêtes. Et quelles enquêtes !
On part d’un meurtre, pour s’enfoncer dans le maquis (d’où la forêt, tiens !)de la corruption, de la faiblesse, de l’avidité, et en même temps de la recherche acharnée de la vérité.
Dis comme ça, on peut trouver ça rebutant, mais c’est absolument passionnant, palpitant, jusqu’à la dernière seconde des 16 épisodes !! Les découvertes s’enchaînent, les personnages se dévoilent petit à petit, les alliances se font, des liens se créent (en particulier entre les membres de l’équipe de Shi-Mok). Le travail d'enquête est remarquablement montré, suivi, avec réalisme, sans invraisemblance du tout.
Les personnages sont réels, vrais, avec leurs ombres et leur part de lumière. La fin est parfaitement cohérente, d’ailleurs on pourrait faire une suite et ça ne me déplairait pas !! Et pourtant c’est une vraie fin.
Il y a des scènes d’une intensité époustouflante, (entre Eun So et Dong Jae ! )une réalisation sobre, entièrement au service de l’intrigue, pas une seconde de pathos pour exploiter certaines situations ! Le réalisateur semble nous mettre à la place de Shi Mok pour nous faire comprendre son attitude. L’acteur a le génie de nous faire parfaitement ressentir son incapacité émotionnelle, sans pour autant tomber dans la caricature du sociopathe, on le voit témoin incapable d'empathie et on sent la muraille de verre qui le sépare des autres et pourtant combien il est attachant !
Les autres acteurs sont excellents, Yeo Jin la policière qui saura résister au pouvoir de la hiérarchie, le procureur général, ambigu et insaisissable jusqu'au bout, la jeune Eun So dévorée par son désir de rendre justice à son père, Dong jae dont la bonne volonté ne va jamais jusqu'à oublier son goût pour les chemins de traverse, ils sont tous parfaits !
La musique est parfaite aussi ! Il paraît qu’il y a des chansons, moi, j’en ai remarqué une, au générique de fin du dernier épisode, les autres je ne les ai pas entendues, tant elles sont discrètes et pourtant en les écoutant ensuite, elles sont belles !
Voilà une vraie perle, un chef d’œuvre du genre !! Je le conseille fortement (mais par contre pas l’ombre du commencement d’une romance, mais de belles amitiés ! )
Et je rajoute un mot sur ce drama : son réalisme, en fait sa réalité. L'héroïne est habillée comme tout le monde, à peine maquillée, elle court derrière les méchants en mocassins plats et non en escarpins de 12 cm moulée dans une tenue soit disant discrète mais que tout un chacun remarquerait au premier coup d'œil, en plus maquillée comme un mannequin de mode ! Dans "Stranger", la seule qui soit comme ça, c'est la fille du Shaebol, et là c'est encore un gros point positif : la différence induite aussitôt entre deux univers : ceux qui triment, et ceux qui sont dans les hautes sphères !!! Non, ce drama est parfait, je vous le dis !




