Y'en a pas une pour rattraper l'autre
Cette série à suspense n'est pas le genre de drama que je regarde d'habitude et je m'y suis penchée un peu par hasard, un peu par curiosité, parce qu'elle était dans les suggestions MDL. Et je dois dire que j'ai été plutôt surprise. Est-ce que j'ai aimé l'histoire ? Pas tellement, mais ça c'est dû à ma préférence assumée pour les dramas hyper romantiques et neuneu. Est-ce que c'est une bonne série ? Oui quand même, donc objectivement je suis obligée de donner une bonne note et tant pis si l'histoire m'a mise mal à l'aise - à commencer par l'horrible générique avec ses images glamour et ses bouquets de fleurs sur lesquels rampe une araignée aussi énorme qu'effrayante. Dès le début le ton est donné.Cette série thaïlandaise est visionnable gratuitement sur la chaîne Youtube de GMMTV et le casting est composé de nombreux acteurs familiers des BL, de séries pour jeunes et de lakhorns plus traditionnels (Not Me, Cupid's Last Wish, To Sir with Love, F4 Thaïland Boys over Flowers, An Eye for an Eye, etc...). Une bonne partie de la note élevée que j'ai attribué à ce drama est due à leur talent, car ils sont tous très doués, jouent naturellement et interprètent leurs émotions de façon juste, crédible et sans exagération. Je m'attarderai plus sur les actrices qui interprètent les 5 personnages principales, puisque ce sont elles que l'on suit plus particulièrement. Elles donnent vie à des jeunes femmes torturées, sournoises, capables de s'entraider dans des moments graves et se trahir dans d'autres, très attachantes et finalement très humaines. On comprend leurs motivations, on a peur pour elles, on les plaint à cause de leurs familles toxiques, on les aime autant qu'on les déteste. Et peu importent leurs mauvaises actions ou leurs mauvaises décisions, on a envie qu'elles s'en sortent.
C'est une série réaliste, moderne et jeune, plus "occidentale" dirons-nous, qui s'écarte donc des codes habituels des dramas thaïlandais dont on a l'habitude, tels que les BL et les Lakhorns mentionnés ci-dessus. On sent une volonté d'apporter un vent frais et un nouveau point de vue sur des éléments problématiques qui, autrefois, seraient passés comme une lettre à la poste. Par exemple, la question du consentement, ainsi que de la non-responsabilité d'une victime de viol même si elle était consentante lors d'un premier rapport, et quelle que soit la tenue qu'elle porte, est abordée de façon claire. Les mentalités ont changé et ça se voit.
L'image est belle, la musique est sympa et moderne, néanmoins, sans vouloir spoiler, quelques points m'ont un peu dérangée et peuvent encore donner l'impression d'une série de petite envergure :
1) Pourquoi la police met-elle autant de temps à récupérer des vidéos de surveillance ? A relever des empreintes ? A localiser un téléphone portable ? Aucune raison, si ce n'est pour faciliter le scénario.
2) Les héroïnes vivent avec le souvenir d'une ancienne amie décédée (ce n'est pas un spoiler, on nous le dit dans le 1er épisode). Cette dernière vivait dans un immeuble et quand on considère les circonstances de sa mort, il est très surprenant que personne n'ait rien vu ni entendu étant donné le raffut que ça a fait... Ce point-là n'a pas été réfléchi par les scénaristes, de ce fait l'histoire perd en crédibilité.
3) Les amies de Meen lui tournent le dos au début, pensant qu'elle est responsable du suicide de Prae lors de son mariage (idem je ne spoile pas, on le sait dès le début). Elle n'est donc pas censée connaître certains déboires rencontrés par ces dernières. Or, Meen intervient et apporte son aide à l'une d'elle à un moment crucial, semblant tout connaître des difficultés que celle-ci a traversées, alors que ces problèmes se sont produits après leur rupture amicale. Là encore, ce point n'a pas été réfléchi par les scénaristes.
4) Dernier point, et là je suis plutôt mitigée et je ne sais pas trop quoi en penser. On voit des jeunes femmes qui tour à tour se soutiennent dans des moments graves, puis se trahissent et se tournent le dos à la première occasion... Enfin pas forcément la première occasion, plutôt quand des intérêts revêtant une importance majeure pour elles sont en jeu. D'un côté cela contribue à cette impression de réalisme aux personnages, ni bons ni mauvais mais simplement humains. D'un autre côté, quand on veut apporter un peu plus de féminisme dans une série et qu'on dénonce clairement le viol et le jugement sur des sexualités différentes, ça interroge sur l'intérêt de montrer une bande de copines qui se trahissent, à croire que les femmes ne peuvent jamais être totalement sincères entre elles. Cela envoie un message un peu contradictoire, surtout que la plupart des mecs de l'histoire sont montrés sous un jour moins tordu, d'où le fait que je ne sais pas trop quoi penser sur cet aspect là et sur le message que le drama tente de nous faire passer. Alors bien sûr, elles vivent des situations assez compliquées et extrêmes, et quand on est bien calé dans sa petite vie bien tranquille on ne peut pas savoir comment on réagirait à leur place. N'empêche... La question reste ouverte.
En bref, c'est une très bonne série, interprétée par des acteurs talentueux, avec de nombreux rebondissements et une intrigue sans temps morts qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Evitez de la regarder si vous êtes de mauvais poil cependant, parce que l'ambiance est assez dure et pessimiste, mais elle apporte un vent de modernité bienvenu dans un secteur encore dominé par des lakhorns surjoués, aux clichés et aux codes vus et revus, tous plus ou moins conçus dans le même moule. Rien que pour ça c'est une bonne chose, et j'espère en voir davantage à l'avenir.
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Mengfei Comes Across
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Ce qui, bien sûr, attise la curiosité de l'empereur :)
Certains passages sont drôles (if you let your brain at the door :) avec 1 tas d'absurdités :
- série historique mais les présentateurs de spectacle ont des micros (1 concombre surmonté d'1 orange)
- les danses s'inspirent des années 1920
etc.
La romance n'est VRAIMENT pas au centre de la série (friendship au sein du harem). Le CL n'est ensemble qu'à partir de l'ép.20 et il y a très peu de scènes cute... :(
"Cas ou problème" qui sont traités sur 1 ou 2 épisodes, sans storyline générale. On se demande où ça mène... Nulle part ! Même la Happy End est décevante !
Quel gâchis : avec un tel plot et ces très bons acteurs, il y avait tant de potentiel !!
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Série historique light, sur un ton fondamentalement "comédie" (parfois too much)
Série historique light, sur un ton fondamentalement "comédie" (parfois too much) avec Huang Jun Jie.Le plot avait du potentiel : Une FL médecin déguisée en homme, vient dans le manoir du ML, Grand noble, général d'armée pour découvrir qui a tué ses parents 10 ans + tôt.
J'adore les gender dramas, donc j'avais des attentes...
MAIS
- les aspects "gender" sont peu ou mal exploités
- la narration comporte beaucoup de flaws (FL médecin mais naïve et "innocente", elle ne soigne quasiment jamais, elle fait plus de crèmes et cosmétiques que de soins -avec un placement de produit abusif- , les evil sont trop intelligents et bien informés, etc.) et on retrouve beaucoup beaucoup de clichés (ML cold, amoureux d'enfance, triangles amoureux, complots de succession, usage d'aphrodisiaques, et j'en passe).
Drama qui reste sympa, avec de bons acteurs, "if you let your brain at the door".
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Cette critique peut contenir des spoilers
Un synopsis intéressant mais...
Le drama 'Somebody' a attiré pas mal de monde grâce à son synopsis très intriguant qui donne envie aux amateurs de thriller de le voirMais malheureusement les mise en scène, le scénario et la cinématographie de ce drama s'avèrent être gênant et mal exécuter.
Beaucoup de scène trop longue et angoissante (comme la course poursuite dans le bâtiment) et d'autre scène trop courte qui mérite plus de développement
De plus la drama est beaucoup trop vulgaire pour moi et certaines scène à caractère s*xu*l n'avait pas leur place (quand Sum se m__turbe en regardant YunO droit dans les yeux)
et beaucoup de choses ne tiennent pas debout (des femmes acceptent des rdv eloigné de la ville/pas dans des lieux publics avec un homme après l'avoir parlé une fois par message)
Maintenant passons aux personnages :
- premier lieu parlons du personnage de YunO
YunO est un jeune architecte, qui a une vie stable et réussi dans sa vie, qui n'a pas de réel raison de tuer ces jeunes femmes. Dans un des épisodes (celui que j'attendais le plus peut-être) on découvre le pourquoi du comment YunO tue, et on se rend compte que sa première victime n'était pas intentionnelle et qu'il a ensuite pris goût à tuer. Sans plus d'explications.
Deuxième, il se dit amoureux de Sum, mais les deux n'ont jamais eu le temps de construire quelque chose de réel, j'étais vraiment choquée quand YunO affirmait aimer Sum car il ne s'était vu que deux fois et s'était très peu parler ces jours là.
Pour finir il est assez illogique, sa manière de choisir les filles qu'ils laissent en vie n'est pas logique
- Kim Sum
Aucune personnalité, elle n'a pas de très de caractère et est un personnage inintéressant et tour comme YunO elle est très illogique
Elle protège YunO car elle l'aime, tout en sachant qu'il a fait du mal à son amie et qu'il aime tuer. Mais à la fin elle se permet de le tuer au lieu d'appeler la police pour régler cette histoire
Pour moi Sum aussi mérite la prison car tout comme YunO elle aime tuer
Pour conclure on a un synopsis en or mais mal travaillé, le scénariste aurait dû travailler d'avantage sur une développement des personnages et pas nous lancer des choses qui ont très peu de sens à leur sujet
De plus la romance de Sum et YunO est très peu développée et leur couple sort un peu de nulle part
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Boule à facettes
La NHK, particulièrement par les dramas produits, et comme la plupart des télévisions publiques des démocraties, a souvent accompagné les changements sociétaux de son pays. Mais il faut dire que le Japon a une force d'inertie typique des pays asiatiques lorsqu'il s'agit des droits des minorités. En réalité, je n'aime pas cette catégorisation des gents. Et dans un pays où le genre ne se différencie pas dans la grammaire, de grands efforts sont encore à faire, si ce n'est que pour l'égalité homme-femme dans le travail. Le schéma "université-travail-femme au foyer-enfant" à la vie dure et reste dans la tête de la plupart des citoyens de ce pays, "the japanese way of life", même en 2022. Alors, quand il s'agit de parler d'orientation sexuelle ou simplement d'un mode de vie qui ne rentre pas dans la norme pour des femmes, comme des hommes, au mieux c'est de l'indifférence. Mais souvent, c'est de l'incompréhension et au pire un rejet à la limite du dégout. C'est avec les différentes facettes de Prism, ce Yoru-Drama à la sensibilité exacerbée, que la télévision publique va tenter de faire bouger les lignes de cette société figée.C'est la mise en avant de la confusion des sentiments de plusieurs générations qui est au cœur de l'intrigue. L'intrigue qui débute de manière, on ne peut plus classique. Et cela, pour parler à toute la société japonaise. Avec la fragile et toute jeune Sugisaki Hana qui monte à Tokyo pour réaliser son rêve de devenir seiyuu, contre l'avis de sa maman resté au pays. Et qui finalement, de petit boulot en petit boulot, l'abandonnera raidement pour vivre comme tant de millions de célibataires de la mégalopole. La sensibilité que dégage Hana-chan est au service d'un maelström de sentiments qui vont la gagner tout le long des 9 épisodes. S'éloignant de sa mère et se rapprochant de son père qui a quitté la maison après avoir enfin assumé son homosexualité. Elle est tiraillée dès le début entre ses deux êtres qui ne se comprennent plus. Et c'est avec elle que l'on apprend justement à comprendre les sentiments de chacun face à une situation que l'on pensait inimaginable (du côté de la maman) et pourtant si évidente et que l'on voudrait, en 2023, banale. La NHK, la production et les acteurs construisent cette série comme de la dentelle. Pas à pas, avec cette sensibilité et cette lenteur nécessaire à l'acceptation qui n'est, on le comprend en rien, une trahison du père envers sa famille.
L'histoire prend part dans les métiers du paysagisme urbain et tout particulièrement dans l'aménagement des jardins. On prendra donc un plaisir non fin à accompagner ce tourbillon de la vie d'une qualité visuelle qui flatte la rétine. Cette immixtion des plantes dans le béton résonne avec le grain de sable qui enraille le bon fonctionnement de la cellule familiale à la japonaise. La fragilité de celle-ci, mais aussi leur beauté et parfois le caractère futile, mais tellement indispensable de leur présence, sublime l'histoire. Elle apaise et aide à la réflexion dont ont besoin les protagonistes. Le déracinement et l'épanouissement dans un endroit hostile n'est-il pas en résonance avec le vécu de nos héros ?
Les endroits hostiles sont nombreux. À la fois la famille, qui n'est rien d'autre que la reproduction en miniature de la société qui n'en fini plus d'être patriarcale. Comme ces terrariums que notre héroïne compose si bien et qui est la reproduction d'une nature emprisonnée par le verre. Ce verre qui représente les règles établies depuis des millénaires par la communauté. À travers le prisme de la société, la famille, le travail, les amis, chaque sentiment est amplifié, déformé et magnifié par les couleurs et la lumière de la pâte visuelle appliquée à la série, comme à travers un bocal.
Mais le prisme représente aussi tous ses triangles amoureux. À commencer par la génération du père de notre héroïne, tiraillé entre sa famille et son conjoint. Puis notre héroïne, elle-même, pour qui son ami d'enfance éperdument amoureux n'est rien d'autre pour elle. Très vite, elle trouvera l'amour, mais son petit ami, interprété par l'excellent Fujiwara Kisetsu, aura lui-même des comptes à régler avec son passé. Surtout quand son ancien béguin chassé par sa famille reviendra dans sa vie. On suivra donc le long chemin de Fujiwara Kisetsu pour accepter et faire accepter enfin son homosexualité. Nul doute que cette série peut faire référence pour toutes les générations qui ont besoin de ce parler et de se comprendre. Pour ceux qui ont besoin d'être accepté et de se faire respecter, mais aussi de s'accepter. Même si elle est très romantisée, elle n'est pas fleur bleue et s'ancre dans la réalité. La musique peut paraitre surfaite pour accompagner ses émotions, mais comme souvent, elle est d'une qualité exceptionnelle et les thèmes restent en tête bien longtemps après avoir vu la série. Et que dire de cet excellent choix d'une vielle chanson de Matsutoya Yumi (je crois) qui magnifie chaque fin d'épisode. Cette série vous fera vibrer et réfléchir et je l'espère, vous ouvrira l'esprit. Mais je suis sûr que vous n'en avez nullement besoin, sinon vous ne m'auriez pas lu jusqu'au bout.
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Très bon Wuxia avec Xu Kai, pas trop long et bien mené.
Story : hate-love entre 1 "sainte" d'un peuple opprimé et le fils (hybride des 2 peuples) d'un général du peuple oppresseur. Une partie de l'histoire se déroule dans une académie d'élite, gérée par le maitre du ML, où est enfermé l'empereur du peuple opprimé.Dans une académie, on a les histoires classiques d'amitié, de romances, de triangle amoureux. Au dehors, de très belles scènes de fight, de super pouvoirs, de conspirations diverses.
Les images sont belles, le rythme est rapide et les OST sont surprenantes mais très adaptées et intéressantes.
L'histoire est un peu "tordue", je n'apprécie pas trop la FL, mais l'ensemble (surtout grâce à Xu Kai qui porte littéralement la série) est agréable.
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Un drama prenant et palpitant
Je dois l'avouer d'entrée de jeu, je fonctionne au coup de cœur, et j'ai littéralement adoré Happiness, même s'il n'est évidemment pas parfait.J'écris ce review 1 an après avoir regardé Happiness pour le première fois, parce que j'ai totalement l'intention de le regarder à nouveau ! (ce qui répond à la question "what's the rewatch value?")
Voici ce qu'a noté la moi du passé, à chaud, après avoir fini le dernier épisode de la série.
"Je termine à l’instant l’épisode 12. J’ai tellement de choses à dire... et en même temps si peu. Devant ce drama j’ai crié, stressé, pleuré, et globalement je suis sortie de chaque épisode vidée de toute mon énergie. Ce drama m’a pris beaucoup, je me suis perdue dedans. Il est génial, et horrible à la fois. J’ai adoré autant que j’ai détesté.
On verra plus tard ce que j’en pense, quand j’aurais digéré ce que je viens de voir. Là pour l’instant je vais aller fixer le vide un moment, et essayer de trouver un sens à ma vie.
Si je devais vraiment écrire une critique classique comme je fais d’habitude je dirais que les acteurs sont incroyables, le scénario est juste abusé, et d’un point de vue de la réalisation je n’y connais rien mais pour moi c’est parfait. 9,5/10 (parce que trop éprouvant pour être 10/10, je ne pourrais pas le revoir avant un bon moment). Aller, bisous."
Maintenant que je m’apprête à le regarder à nouveau, je suis évidemment prête psychologiquement pour le scénario, pour les personnages qu'on a envie de tuer tout le long tellement ils sont chiants, pour les plot twists et retournements de situation... et je suis convaincue que ce sera bien moins éprouvant pour mes nerfs ! Je suis aussi consciente qu'avec cette deuxième visualisation, je vais sans doute beaucoup plus voir les facilités scénaristiques et les trous dans l'intrigue. Mais je suis bon public, facilement satisfaite, et je sais que je vais passer un bon moment, et c'est tout ce que je demande !
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Imawa no Kuni no Alice Season 2
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Whoa, juste un immense Whoa!
Je suis de loin une des pires chochottes de ce monde. Je fuis tout ce qui est trop : gore, violent, sanglant, les scènes un peu trop charnels (voui, je vous l'ai dit, la pire chochotte du monde) etc.... Fleur bleue dans l'âme, ce type de drama a tendance à me soulever le coeur. Je n'ai pas toujours été comme cela, je suis de la génération "l'exorciste", "Amityville" et tous les "Freddy Krugger" ou "Jason". Tous vu. Mais en vieillissant, je m'en suis détournée.Alors lorsque j'ai entendu pour la première fois de ce drama, cela fut sur les avis de "Squeed Game" que je n'ai pas vu et qui ne fait définitivement pas partie de ma watch liste (surtout plus maintenant). Les critiques d'"Alice n Bordeland" m'ont intrigué. Ni une, ni deux, hop, puisque la saison 2 étant sorti, nous nous sommes lancés, sans avoir lu le manga, sans avoir quasiment rien lu dessus.
Et Ô quelle surprise!
Quelle claque magistrale!
On ne vas pas se mentir. C'est sanglant à souhait et certaines scènes sont insoutenables (La scène de l'acide par exemple dans la saison 2). La violence extrême des jeux et des morts sont parfois dérangeants notamment par le message véhiculé, la fragilité et l'inutilité d'une vie. Tout au long des épisodes, rien ou presque ne nous sera épargné : tuerie de masse, tentative de viol, humiliation.....Je ne vous cacherai pas avoir détourné plus d'une fois le regard (et pas que moi, hein, chéri?) et avoir senti un malaise. Ce sentiment de voyeurisme m'a parfois gênée, notamment lors des épisodes finaux de la saison 1. Les massacres que nous voyons à travers la caméra peuvent nous rappeler des souvenirs un peu douloureux, comme les attentats à Nice.... Il faut donc avoir le coeur bien accroché. Car, je vous le redis, rien ici ne vous sera épargné....
Mais alors, pourquoi lui donner une note si haute? pourquoi l'avoir regardé jusqu'au bout? pourquoi?
Par ce que c'est la première fois, oui oui la première fois qu'un drama aussi violent a su me faire rire. Me toucher. Et me faire pleurer.
La force réside dans l'écriture de l'intrigue et des personnages.
L'intrigue : Une intrigue incroyable qui commence sur les chapeaux de roues et qui a le mérite de nous tenir en haleine jusqu'à la toute dernière seconde. C'est une rareté à souligner. Je ne compte plus le nombre de fois où un drama a su nous captiver pour tourner en un désastre calamiteux ou à nous offrir une fin pourrie. "Alice in Borderland" est une perle rare, car elle a su maintenir un suspense parfois insoutenable jusqu'au final grandiose. J'ai tellement prié pour que la fin ne soit pas une de ces fins expéditives où on nous bricole une explication foireuse afin de nous satisfaire. Non seulement, la fin nous donne une explication plausible et logique mais surprenante. Dès que le mystère fut soulevée, nous nous sommes levés d'un bond, nous nous écriant à qui mieux mieux
" WTH!!!!!!, No freaking way!!!!" Ca pour une surprise, la fin a réussi à tous nous surprendre.
L'intrigue est donc ficelée comme un masterpiece, où l'incertitude croisera souvent les interrogations. Et lorsque vous saurez, vous verrez le pourquoi, le comment... J'en reste encore bouche bée.
Alors, oui l'intrigue est excellente, au-delà de mes mots. Mais la force de ce drama ne réside pas seulement sur un scénario diaboliquement construit. Les personnages ont cette aura INCROYABLE qui nous les ont fait aimer, adorer, priant tous les dieux du monde de ne pas les tuer. Bien que tous baignent dans cette violence intense et cette haine qui parfois nous coupe le souffle, nous les accompagnons dans leur combat, leur douleur et petit à petit, nous apprenons à les aimer, à les comprendre et à en pleurer lorsqu'ils finissent par vivre ou mourir. Afin de ne rien vous révéler, je ne dirai presque rien sur eux. Juste que les personnages sont extraordinaires, leurs forces et leurs faiblesses en ont fait de véritables héros à mes yeux. Leurs vécus m'ont viscéralement touchée, comme Kuina, et je me suis surprise à pleurer comme un bébé durant les dernières minutes de ce drama.
Des personnages émouvants, des personnages drôles, des personnages qui ont transcendés mon écran pendant 16 épisodes.
Les relations entre eux est d'une force qui a soulevé les montagnes. J'ai adoré la relation entre Arisu et Usagi, la pureté de leur amour, la force et la solidité de leur foi en eux. Mais il y a aussi Kuina qui m'a beaucoup touché, le cynique et si intelligent Chishiya (mon chouchou), l'impitoyable Niragi qui m'aura réussi à m'émouvoir, Aguni , Ahn et bien d'autres....Ansi les antagonistes, par leur cruauté indéniable, n'en étaient pas moins incroyable charismatique, humains et OUI émouvants! Je pense à Kyuuma Ginji (non, le fait qu'il soit nu n'a pas du tout fait pencher la balance en sa faveur....) par exemple, mais aussi la dame de coeur.
Ce drama regorge donc de personnages tous attachants et d'une écriture forte et soignée! C'est une pépite!
Au-delà de cette sanglante bataille, nous est contée une philosophie de la vie qui est juste époustouflante. Tout a un sens. Tout s'imbrique. Lorsque nous avons enfin compris, les paroles prononcées depuis le premier épisode prennent finalement tout leur sens.
La réalisation n'a pas à rougir des Kdrama, le visuel est magnifique et le travail des couleurs a donné une intensité tragique et sombre à la fois au drama. Certaines scènes apocalyptiques, je pense aux immeubles envahis de ronce, sont superbes et rappellent les illustrations d'un animé ou d'une peinture à l'aquarelle.
Une petite note pour l'OST superbe et qui a su mettre en valeur les scènes de ce drama. Parfois épique, parfois tragique.
Alors oui, c'est sanglant. Oui, cela peut paraitre immoral. Oui, le pire de l'être humain est mis à nu. Oui, oui.
Mais ce drama est avant tout une fable sur la raison de vivre. Une fable sur l'humanité. Une fable sur nous.
Ne le manquez pas. Une perle comme cela, il n'y en a pas souvent.
(Je vais de ce pas aller lire le manga....)
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Il fallait y regarder à deux fois et encore...
J'ai regardé ce drama à la demande de ma sœur qui l'avait beaucoup aimé mais je n'étais clairement pas aussi emballée qu'elle. Je n'ai même pas lu de résumé ou regarder une bande-annonce donc on peut dire que je m'y suis lancée à l'aveugle. Et bien, malgré ce fait, j'ai été très agréablement surprise.Je m'explique. Ce drama contient les fondamentaux de ce que j'aime : Une romance toute mignonne sans trop de prise de tête et non pas un mais deux mystères ! Du coup, c'est le moment de détailler ces deux faits :D
Alors, pour la romance toute mignonne, je parle majoritairement de celle du couple principal : Akk et Ayan. Je n'ai eu aucun mal à accrocher à Ayan, son caractère étant ce qu'il est, il m'a vraiment beaucoup plu. Pourtant, avec Akk ça a été un peu plus compliqué. Je ne me suis que moyennement attaché au personnage mais plutôt à ses interactions avec Ayan.
Pour remettre les choses dans leur contexte, Akk est le président du club des préfets (c'est-à-dire ceux qui sont les gardiens des règles de Suppalo), il est droit dans ses bottes et il tient énormément à son rôle dans l'école tandis qu'Ayan est un étudiant transféré qui vient justement de l'école rivale. Je vous laisse imaginer les tensions que ça crée dés le début entre nos deux protagonistes. Surtout qu'Ayan est venu dans cette école pour une raison précise.
Le début de leurs interactions part vraiment de ce fait : Découvrir pourquoi Ayan est venu dans cette école. Il n'a pas fallu longtemps à Akk pour avoir un coup de coeur pour Ayan. Ce dernier étant extrêmement provocateur et rebelle face à lui. Il va vraiment lutter contre cette attirance vu qu'il ne l'a initialement approché que pour découvrir pourquoi il était venu ici.
Les visionneurs savent d'emblée ou presque pourquoi Ayan est venu à Suppalo. Il cherche à comprendre comment Suppalo a poussé son oncle, le professeur Dika, au suicide. Ce mystère sera résolu tardivement (heureusement) car, pour moi, il constitue l'énigme principale du drama. J'y ai réfléchi, j'ai retourné toutes les infos que j'avais dans ma tête et je me suis approchée de la vérité sans la trouver complètement XD (Dommage, je n'étais pas loin :') ). C'est une des raisons qui m'a fait adorer cette histoire.
Bon, maintenant que je vous ai parlé de la romance principale (et, partiellement, d'un des deux mystères), il serait peut-être temps que je vous parle de la seconde : Kan et Thua. Malheureusement, je n'ai que très peu apprécié ce deuxième couple.
Kan est également membre du club des préfets. Alors... Comment dire... Ce n'est clairement pas le plus malin de la bande et il est assez impulsif. Thua, lui, est son ami d'enfance. C'est quelqu'un de calme, un peu réservé et qui, globalement, cherche à se fondre dans la masse. Il va un peu changer suite au temps qu'il passera avec Ayan, qui deviendra également son ami, jusqu'à ce qu'il montre un visage complètement différent (que je n'avais vraiment pas vu venir mais qui s'explique plus ou moins).
Kan protège pas mal Thua qui est quelque fois critiqué du fait d'être gay et délégué de classe. Il s'est éloigné de Thua quand il l'a découvert mais tente toujours de le protéger malgré tout. Il finira tout de même par arrêter de le tenir à distance vu que ses propres sentiments évolueront jusqu'à ce qu'ils se mettent ensemble.
Il est temps de parler du second mystère de ce drama : la Malédiction de Suppalo. Ça sonne extrêmement dramatique, n'est-ce pas? Alors, déjà, qu'est-ce que cette malédiction? Et bien, la Malédiction frappe les personnes qui ne respectent pas (de manière poussée) les règles de Suppalo. Ou plutôt devrais je dire elle frappe ceux qui essaie de faire changer ces règles qui sont, pour le moins, obsolètes.
Toutes sortes de choses négatives arrivent à ceux qui se font appeler "Le Monde se souvient". Il y a 3 personnes à la tête de ce groupe mais on peut voir qu'au fur et à mesure de l'histoire, ils gagnent en popularité. Il y a un vrai combat qui se joue avec nos protagonistes principaux. Akk étant le chef des préfets, il est de son devoir d'arrêter ce groupe qui menace la réputation de Suppalo.
Si, au départ, ça semblait simple, on va voir Akk évoluer et se retrouver pris en étau entre son devoir et ce qu'il ne souhaite plus faire. Cette évolution est dû à sa relation croissante avec Ayan qui va lui mettre certaines vérités sous les yeux.
Il y a un temps d'écart entre la découverte de ce qu'est la malédiction et la résolution de celle-ci. Les plus grosses incohérences y sont d'ailleurs liées. Comme pour le mystère du suicide de l'oncle d'Ayan, je me suis approchée de la vérité sans la trouver complètement.
Bref ! Encore une fois, j'ai bien étalé ma pensée. Je terminerais donc en vous conseillant ce drama très sympathique.
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Un petit morceau de sucre…
Pas exempt de défauts, My Tooth Your Love est un drama léger et mignon sur une petite note sucrée.L'attraction entre Bai Lang (Andy Wu) et Jin Xun An (Snoopy Yu) n'est pas immédiate. Elle se construit au fur et à mesure dans une relation mature et saine. Entre deux clichés, les baisers sont généreux, tandis que les sentiments de l'un de l'autre se renforcent.
Le couple secondaire, He Qing Tian (Michael Chang) et Zhou Cheng Hao (Alex Chou), reste fugace dans l'histoire, si bien que le peu de temps accordé apporte peu de choses. Cela aurait mérité plusieurs longues minutes supplémentaires.
L'intrigue est facile, légère et jolie. C'est une romance ordinaire, qui se construit gentiment au départ d'un rendez-vous chez le dentiste et d'un petit plat préparé avec amour. Le seul réel défaut, c'est la réaction des parents qui n'avait pour but que créer du drame. Et peut-être aussi ce bruit de fraise sur le générique.
En bref, My Tooth Your Love est un moment agréable sur une relation simple, mais mignonne.
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La vengeance sous les traits de Song Joong Ki…
Et si vous pouviez renaître dans une famille riche, conservant au passage les souvenirs passés d'une trahison ?De la vengeance, de la justice et de la passion. Des personnages qui s'emballent sur des idées et des propositions, des débats animés avec intensité ou de sombres manigances. Voilà ce qui compose Reborn Rich. Si tout le monde n'y est pas sensible, pour une raison quelconque, ce drame m'a captivé, en particulier grâce aux performances des acteurs-actrices.
Le duo formé par Song Joong Ki et Lee Seung Min est exceptionnel. Voir cette relation prendre forme et s'animer au fil des épisodes est un grand moment. Cette balance continuelle entre chien et chat, puis entre grand-père et petit-fils est magnifique.
Tout en ayant connaissance des événements à venir (économie, finance, politique, événement sportif...), Jin Do Joon utilise avec intelligence ses informations. Il s'entoure des bonnes personnes et change l'espace temps, sans que cela n'impacte les grandes lignes de l'intrigue, car ce n'est pas son intérêt. Le voyage dans le temps n'est pas la thématique principale, la raison l'est. La fin peut être amère, en fonction du côté où vous souhaitez être. Si j'ai un conseil, ce serait de se mettre du côté de Jin Do Joon, car les choses s'imbriquent naturellement et avec cohérence.
Pour être honnête, si vous n'accrochez pas tout de suite, il y a peu de chance que ce drama vous plaise. Pour ma part, je suis tombée dedans dès les premières minutes, mais c'est aussi un genre particulier.
En bref, Reborn Rich n'est peut-être pas le drame le plus sexy de cette année, pourtant il se décline sous un besoin de justice, vengeance et repentance avec délice.
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A masterpiece !!
In my TOP 10 of Xianxia!!- excellent CL (With Xu Kai)
- Super casting, including secondary roles
- high quality work for special effects and action scenes
- Story a little complex but coherent
+ vivid production without downtime
=> Do not hesitate for a second, you will love this story!
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Dans mon TOP 10 des Xianxia !!
- excellent CL (Avec Xu Kai)
- TB casting, y compris les rôles secondaires
- gros travail de qualité pour les effets spéciaux et les scènes d'action
- Histoire un peu complexe mais cohérente
+ réalisation vive sans temps mort
=> N'hésitez pas une seconde, vous allez adorer cette histoire !
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2 Moons 3 The Series
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Une suite qui a fait « couler » beaucoup d’encre…
On peut dire que cette suite a beaucoup fait parler d’elle… (comme pour la saison 2) Je pense que les personnes qui sont fans de l’œuvre ont suivi les nombreux « litiges » présents dans cette licence. De ce fait, le boycott de cette dernière saison ne m’étonne pas.Pour ma part, j’ai suivi de loin les différents rebondissements liés aux conflits de la production avec les acteurs des différentes saisons… Et ayant lu les romans « 2 Moons », j’ai voulu voir ce que donnerait cette fin. (Il faut cependant savoir que je n’ai pas lu le roman lié au couple principal de cette adaptation.)
Alors, parlons de ce drama : Si je dois être tout à fait honnête… Cette saison n’a rien de particulier. Nous nous retrouvons dans les mêmes clichés que d’habitude avec deux protagonistes qui ne se supportent pas… (Enfin, on découvre TRES RAPIDEMENT que ce n’est que de la foutaise !) et qui tentent de rivaliser l’un contre l’autre. (Seule innovation si je puis dire... Les héros ne sont pas de futures ingénieurs ou médecins... INCROYABLE, n'est-ce pas ?! =D)
Cette saison nous parle également des couples Pha/Yo, Kit/Ming & Beam/Forth et nous permets d’avoir la finalité de la fin de la saison 2. (Par contre, je dois avouer avoir galéré à retenir qui était qui… les acteurs changeant à chaque saison ^^’)
Ma plus grosse critique sur cette saison sera probablement sur le nombre de scènes « intimes »… Elles sont trop fréquentes et longues mais n’apportent rien à l’histoire ^^’. (Je trouve ce FANSERVICE gonflant !)
Pour résumer : Il s’agit donc d’une autre histoire de « beaux gosses » qui finissent par succomber aux charmes de leur rival. Il n’y a donc rien d’innovant dans cette licence. (Bien qu’il faut se l’avouer, personnellement, je n’attendais rien de cette saison… Donc mes attentes n’ont pas été déçues ^^’)
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Cette critique peut contenir des spoilers
Vous reprendrez bien un peu de champis ?
Précision essentielle à tous ceux qui regarderaient ce drama pour la romance gay : cette histoire n'est pas une série BL et n'est donc pas formatée comme telle. C'est un lakhorn pur et dur, avec tout le cahier des charges qui va avec : antagonistes grimaçants qu'on identifie comme des vilains au bout d'une seconde et demie d'apparition à l'écran, des acteurs qui surjouent à fond et dont tous les sentiments apparaissent sur leurs visages au lieu de la jouer profil bas en mode "Nan c'est pas moi j'ai rien fait", des magouilles et des complots à gogo, des serviteurs qui surprennent toujours des conversations qu'il faut pas, des scènes d'action dans à peu près tous les épisodes, des conflits familiaux et des rebondissements incessants, plein de bons sentiments et bien sûr la sympathique romance entre le héros et son crush. Et bien que l'histoire coche tous les codes des lakhorns traditionnels, bah c'est tellement bien orchestré et sans temps morts que ça fonctionne à fond.Et puis y'a les champis. Au départ, je m'attendais à une intrigue sur des conflits de pouvoir entre les 5 clans de commerçants, mâtinée de romance interdite, et je me retrouve avec une histoire de famille aux allures de "Qui a tué Harry ?" d'Alfred Hitchcock. Tout le drama tourne autour du fameux "secret" (l'homosexualité de l'héritier) que certains personnages tentent de découvrir tandis que d'autres cherchent à le cacher à tout prix, vu que ça s'est mal fini pour le dernier qui est sorti du placard. Du coup on a un maître chanteur assassiné à la poudre d'orchidée qui, mélangée à certains insectes et transformée en jolies paillettes, produit des champignons mortels. Et puis le cadavre est noyé, enterré, volé, il disparaît ou refait surface sans laisser une seconde de répit à ses assassins, qui ne parviennent jamais à se débarrasser complètement des traces. Parce que oui, la poudre de champignons est une arme originale et bien pratique, mais qui n'en fait qu'à sa tête, même quand on l'utilise comme aphrodisiaque et qu'elle produit pile le résultat qu'on voulait éviter. Du coup, il se passe toujours quelque chose, on ne s'ennuie jamais, et même si je ne suis pas sûre que c'était l'effet recherché, le drama parvient à être assez marrant. Un vrai plaisir coupable comme on les aime, avec des acteurs qui se donnent à fond dans leur rôle. Leur jeu est peut-être exagéré, l'intrigue a la naïveté habituelle des lakhorns avec ses rebondissements téléphonés et son lot d'heureuses coïncidences qui permettent aux persos de s'en sortir dans la plupart des situations, mais c'est tellement enthousiaste que ça parvient (presque toujours) à éviter le ridicule.
Bien sûr, vu qu'il se passe plein de trucs autour du fameux secret et que ça bouffe les 3/4 des épisodes, on peut regretter que les 2 couples ne bénéficient pas de davantage de temps d'écran. La romance principale entre notre doux et gentil héritier & le bad boy badass des bas quartiers est vraiment sympathique, celle entre le frère & la fiancée du héros est mignonne comme tout, on aurait franchement apprécié de les voir plus souvent échanger des papouilles. Mais bon, c'est un lakhorn, faut pas trop choquer l'audience et quand on y pense, aborder pour la première fois une histoire tout public avec comme paire principale un couple gay, ça exigeait retenue et sobriété au moins sur cet aspect-là. Ce qu'ils sont parvenus à gérer en nous occupant le reste du temps avec les magouilles visant à cacher ou découvrir le secret de Tian - d'où ces damnées paillettes de champignons qui finissent toujours sur la tronche ou dans le gosier de quelqu'un.
Quant aux personnages secondaires, ils sont tous sympathiques même ceux qu'on aurait bien envie d'étrangler (sauf le maître chanteur qui est un gros trouduc mais bon, même si la morale le réprouve, on ne va pas faire semblant que sa mort nous désole) et bien que bon nombre de leurs choix soient répréhensibles et empirent la situation au lieu de l'arranger, leurs motivations sont toujours explicables dans l'histoire, de ce fait elles produisent des rebondissements logiques assez bien fichus. Je me répète, mais on ne s'ennuie jamais, et c'est plutôt rare dans un lakhorn. Les femmes sont souvent à l'honneur, aussi caricaturales soient-elles, elles se battent pour les valeurs dans lesquelles elles croient, et la mère du héros est finalement assez badass dans son genre (il faut la voir balancer des paillettes en costume de ninja pour comprendre ce qu'est le vrai amour maternel, elle me ferait presque oublier qu'elle finit bouffée par les crocodiles dans Nakark Kaew, une "vieille" production de 2018 où le héros était déjà interprété par le même acteur principal). Et je ne peux pas conclure ce paragraphe sans une mention spéciale à la seconde épouse grimaçante à souhait, dont le rouge à lèvres criard passe subitement au rose pâle pour bien nous faire comprendre qu'elle est devenue gentille. C'est un lakhorn, on vous dit.
Bref, tout ça pour dire qu'on avait tous les éléments pour se taper un véritable navet aux recettes éculées, et qu'on nous offre à la place une intrigue efficace et rythmée, deux romances aussi mignonnes qu'agréables, des méchants sympathiques aux exagérations assumées, des rebondissements à foison, une superbe bromance entre le héros et son frère, et tout plein de bons sentiments et de messages de tolérance qui font un bien fou - sans oublier la morale, sinon ça ne serait pas un vrai drama thaï. J'ai l'air de me moquer, mais j'ai passé un super moment devant ce lakhorn qui m'a réconciliée avec le genre, et que j'ai regardé avec beaucoup de tendresse. Y'a même de fortes chances que je le revisionne d'ici quelques mois. En conclusion, un divertissement génial qui m'aura bien fait marrer, et qu'importe si c'est parfois malgré lui. Sans doute l'effet des champis.
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Coup de cœur pour ce voyage initiatique rare...
Contrairement à une multitude de dramas qui rendent la vie des personnages (et du spectateur) plus facile, My Liberation Notes brise ce concept. Il nous confronte aux épreuves du quotidien dont on supporte le poids en silence. C’est un tranche de vie dans les règles de l’art qui nous force à affronter cette vie monotone et répétitive qu’on aspire à fuir.C’est écrit avec finesse et subtilité. On y découvre beaucoup d’introspection qui mène à de nombreux questionnement – tant pour les personnages que pour nous, spectateurs. Nous avons tous des vies, envies et souhaits différents. Mais lesquels sont réellement les nôtres ? Comment distinguer les envies d’autrui et les siennes dans une société qui semble mieux savoir que nous, ce à quoi nous aspirons ?
My Liberation Notes est un drama sur le quotidien répétitif. Mais cette répétitivité n’est pas sans but, car chaque épisode qui amène une nuance. Certains critiques pointent le manque d’action ou de scénario. En réalité, c’est tout l’intérêt d’un tel drama. Et pour cette raison, il ne convient pas à tout le monde. C’est une vision du monde, une critique de la société et de ce qu’elle attend de nous. Tout comme l’acceptation de ne pas être dans le moule et ne pas s’en vouloir si on décide d’emprunter de nouveaux chemins. Je pense aussi que l'âge est un facteur important. Je suis persuadée qu'à 16 ans, je n'aurais probablement pas trouvé ce drame si spectaculaire.
Chaque membre du quatuor a ses propres démons auxquels ils vont devoir faire face. Mi Jeong par le fait de pouvoir s’identifier, avoir le sentiment d’être vivante et libérée. Ki Jeong, va chercher cette évasion par le mariage. Chang Hee, le frère, par le biais d’un métier qui puisse l’épanouir. Quant à Mr Gu, c’est au fond d’une bouteille de soju. Pourtant, chaque est repoussé dans ses retranchements tout en sachant que le lendemain matin, il faudra recommencer.
Il sera difficile d’ignorer les personnages et leurs interprètes. Au travers d’un regard, d’une larme ou d’une réplique, chacun fait mouche. Pas de grands discours ou de longues crises de larmes. Allez à l’essentiel est plus impactant qu’un long discours. L’ensemble donne aux spectateurs de quoi se remettre lui-même en question. Et si on se trouve dans une situation similaire, cela nous permet de s’identifier et de peut-être débuter notre propre introspection.
C’est un aperçu de la vie. Un drama d’une rare beauté et d’un naturel frappant. Avec ses dialogues percutants, sa mélancolie constante et son émotion, tout désespoir connaît son espoir. C’est une quête de liberté comme peu d’autres.
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