Un médecin légiste au mauvais carctère est au centre des enquêtes
J’ai beaucoup aimé, particulièrement l’orientation des enquêtes sur le côté médecine légale et scientifique !Le personnage central, Baek Beom, est un véritable ours, grognon, (d’ailleurs surnommé docteur grognon) souvent franchement désagréable (la façon dont il vire les gens de sa salle d’autopsie sans considération de rang ou d’âge !j’adore ! ) mais il est d’une méticulosité et un acharnement incomparable ! Tout le monde se ronge les sangs en attendant le compte-rendu d’autopsie sans quoi on ne peut boucler l’affaire, mais il n’en a cure, et va chercher le minuscule détail qui va changer la mort naturelle en homicide !
Il est assisté par une femme, le docteur Han Seo Hyeon, qui élève seule sa fille et Jang Sung Joo, son assistant au soutien indéfectible. La jeune procureure Eun Seol qui débute va perdre souvent patience, puis elle fera comme tout le monde, elle attendra !
Les affaires se succèdent presque à la cadence d’une par épisode, mais souvent sur 1 épisode 1/2… L’intérêt du drama est dans la façon dont Baek Beom se sort toujours des situations épineuses par son calme indifférent à toute intrusion. Un mot sur la scientifique venue de Los Angeles, fantaisiste et donnant la pointe d’humour nécessaire !
Drama très prenant, que je n’ai pas lâché jusqu’au mot fin, pour me précipiter sur la seconde saison !
Obligée de cacher sa féminité pour avoir le droit de peindre...
J’en suis à ma 4è vision et je l’aime plus à chaque fois, je remarque plus de délicatesse et de finesse dans la réalisation à chaque fois, plus d’intelligence et de délicate ambiguïté dans le scénario à chaque fois !Oui, parce que même s’il y a quelques scènes classiques du genre, passages obligés des dramas « fille en garçon » (quand le supposé garçon doit s’habiller en fille sous les yeux interloqués de son professeur)mais ça n’a rien de burlesque, ou de romantique dans le genre « romance »car le jeune adolescent n’a jamais l’air « fille déguisée » ni sa façon de parler, ni son langage corporel, rien ne laisse penser qu’il y a déguisement, d’ailleurs ce n’en est pas un, c’est un mode de vie imposé depuis sa toute petite enfance, son père ayant senti qu’elle pourrait lui apporter la gloire, mais pas en fille !
Il y a donc la transformation évidente de l’héroïne, mais il y a en filigrane dans tout le drama une subtile allusion à la fluidité des sentiments et des genres car la relation de Yoon Bok et de la gisaeng (merveilleuse Moon Chae Won ! ) s’intensifie peu à peu, ainsi d’ailleurs que celle de Yoon Bok et son maître(excellent Park Shin Yang) déjà fort troublé par le jeune garçon avant de savoir la vérité, ce qui d’ailleurs ne change rien, de concret entre eux, car leur lien essentiel est la peinture, et les scènes où ils peignent ensemble sont magnifiques, ainsi d’ailleurs que celles où la gisaeng joue du gayageum pour lui.
En arrivant au bout de ce préambule, vous allez dire, que c’est un drama ennuyeux, il ne s’y passe rien ! Mais que nenni !
Nos deux héros vont, en plus de leur travail de peintre pour le Roi, se changer en enquêteurs, puis découvrir peu à peu le passé secret de Yoon Bok, affronter la haine des envieux, et surtout la froide cruauté de la Loi qui interdit aux femme d’être différentes ! Il y a beaucoup d’émotion, parfois de l’humour et de l’ironie dans les dialogues entre Hong Do et les peintres officiels qui le haïssent ! Il y a le suspens d’un concours qui opposera maître et élève ! Non, parole, vous ne vous ennuierez pas !
Le drama s’ouvre sur l’image de fin, donc il n’y a pas mystère : la fin n’est pas gaie, sans pour autant être tragique.
De plus la bande son est absolument magnifique, avec de nombreux morceaux de gayageum, de très belles chansons, qui n’entravent jamais l’histoire.
L’interprétation est plus que bonne, excellente. Les duels verbaux tout en sous-entendus vinaigrés entre Bae So Bin (le Roi ) et Lim Ji Eun (la Reine Mère)sont un régal, d’ailleurs les échanges verbaux en général sont très bien écrits, alliant le langage populaire et le langage de cour et son hypocrisie…
C’est vrai qu’il y a 20 épisodes, et qu’ils dépassent souvent l’heure, mais c’est vraiment pas un défaut, et de plus au point de vue historique, il est proche de la réalité, Hong Do ayant été réellement un peintre célèbre, Yoon Bok aussi, mais on n’a jamais trop su si c’était réellement une femme déguisée ou un homme, car le peintre a disparu sans qu’on sache exactement ce qu’il/elle était devenu(e).
Le Roi Yeong Jo a réellement passé son règne à vouloir rendre justice à son père le prince Sado et il est considéré comme le modèle confucianiste de l’amour filial. La forteresse et la ville de Suwon furent créés par lui pour y venir et y rester proche du tombeau de son père.
L'amour rencontré une nuit de printemps franchira tous les obstacles
J’ai adoré !!Au point de dire : on s’est trompé quelque part ce n’est pas un drama ! Où sont les clichés ? Où est la romance? Parce que de l’amour, oui, il y en a, et pas qu’un peu, mais de la romance, point du tout !! Pas mièvrerie, pas de guimauve, pas de vile morue qui vient se mettre en travers, enfin rien de ce qui fait le drama de base ! Même pas l’habituel « je t’aime mais je te quitte » d’ailleurs les héros se l’interdisent : ne te sers pas de ça pour me quitter ! j’étais aux anges !
L’histoire est ancrée solidement dans la réalité, les personnages sont parfaitement crédibles, les situations tout à fait vraisemblables et réalistes… en Corée !!
Parce que chez nous personne ne considérerait comme une tare horrible d’être un papa célibataire qui élève parfaitement avec l’aide ses parents un amour de petit garçon de six ans ! Mais il semble qu’en Corée, il aurait mieux valu qu’il le largue dans le premier orphelinat venu ! Alors si quelqu’un qui connaît la Corée passe par là et peut m’expliquer cet étrange phénomène je suis preneuse !!
L’histoire est donc ancrée dans le réel coréen, car le pouvoir de la volonté paternelle sur des enfants adultes et indépendants financièrement nous paraît à peine croyable, et la force contraignante de l’opinion des autres et la puissance de la norme que cette opinion génère est quand même difficile à comprendre pour nous, même si c’était comme ça chez nous…au XIX siècle!
Mais ce drama est avant tout une histoire de femmes ! Ce sont elles les moteurs puissants de l’histoire, les trois filles qui, chacune à leur manière, se battent pour pouvoir vivre leur vie et non celle qu’on veut leur imposer, (d’ailleurs peut-être que la 3ème a ramené sa liberté de parole de France !! ), les mères, qui, gardiennes de la tradition et du « comme il faut » vont laisser leur amour maternel prendre le dessus et leur ouvrir le cœur. N’oublions pas les amies de l’héroïne, drôles et solides au poste, comme la pharmacienne patronne de Ji Ho, une une sorte de vraie grande sœur, à la fois sage, encourageante et lucide !
Par contre, on ne peut pas dire que l’image donnée des hommes soit à leur avantage : bornés, butés, lâches, brutaux, vaniteux, arrogants, que ce soit les pères ou les jeunes, ils sont affreux, mais heureusement il y en a trois qui sauvent l’espèce. Le père de Ji Ho, plein de bon sens et de générosité, le copain que se fait Jae In, capable aussi de voir plus loin que « ce qui se fait » et de comprendre que « c’est l’amour, idiot !" comme il le dit à un copain , et le troisième le meilleur, c’est Ji Ho, l’homme qu’on voudrait toutes pour amoureux ou pour fils, ou pour gendre suivant les âges !!
Alors pendant 16 épisodes on va voir Jeong In et Ji Ho se battre contre les autres mais aussi contre eux-mêmes, car on leur a appris que leur amour ne pouvait être qu’impossible, ils doivent commencer par se convaincre eux-mêmes avant d’affronter les autres !
En même temps on découvre la problématique du divorce, de la violence conjugale (et j’ai bien l’impression que les Coréens sont en avance sur nous quant à pénalisation de ladite violence ! ).
Les dialogues sont excellents, avec ce qu’il faut d’humour, les personnages parfaitement écrits, parfaitement interprétés, les situations sont prenantes, touchantes, émouvantes, attendrissantes… car pour une fois ils s’aiment, et ça se voit !! Il n’y a pas juste le premier baiser et après c’est à peines on se prend la main pendant 16 épisodes. Non, l’amour est là, bien là, on le voit et on sourit malgré soi tant c’est communicatif !
L’OST est superbe, il y a même Carla Bruni-Sarkozy, donc pas de hurleuse (ha ha ha ! )
Que dire de plus que : REGARDEZ « ONE SPRING NIGHT » de toute urgence !!
Agréable de perdre du poids si Si Ji Sub est le coach !
Ce que j’en ai penséJ’en ai pensé que j’ai failli deux fois le laisser tomber tant le début m’exaspérait : d’abord la petite pétasse coqueluche du lycée avec tous les garçons autour, ensuite l’arrivée du surpoids et de tous les clichés qui vont avec, tout cela n’était qu’un hymne à la gloire de l’apparence, seule élément important de la vie des personnages ! ça partait pour un truc bien superficiel et bien pénible !
Puis, ça s’est arrangé quand Kim Hyoung Ho entreprend d’aider Jeun Eun, en particulier au moment où il lui pose la question « mais au fond, pourquoi veux-tu perdre du poids ? » et je me suis dit, « tiens ! ça va peut-être devenir intelligent ! » et là d’autres sujets entrent en jeu, la santé, une vie équilibrée et saine, le sport. L’apparence n’est plus le but mais le symbole d’une bonne santé et d’un être équilibré. Mais il a fallu tenir jusqu’à l’épisode 4 !!
Bon, il faut dire que les dialogues sont très bien écrits, truffés d’humour, que le personnage féminin, n’est pas la gourde superficielle que le début me faisait craindre, mais qu’au contraire elle a beaucoup de finesse et d’intelligence. Naturellement les deux tombent amoureux, mais les pièges habituels sont habilement évités (la scène où Jeu Eun mets la riche grand-mère devant le fait accompli est réjouissante) Le personnage masculin est construit autour d’une enfance de grand malade, et de beaucoup de souffrances, expliquant sa passion pour la santé, la bonne forme et la diététique, mais le tout amené de façon intelligente et réaliste.
Donc on pourrait conclure en disant que c’est un excellent drama ! Eh bien non, car s’il y a des moments (nombreux) qui sont de vraies pépites, il y a beaucoup de longueurs, et une surabondance de flash-backs longs et dont les trois/quarts sont inutiles. On dirait que le réalisateur a signé pour 16 épisodes mais que 12 auraient suffi, alors, en avant les retours aux scènes qu’on vient de voir ! Le dernier épisode se traîne lamentablement, de scènes inutiles en scènes inutiles : ils s’aiment, tout va bien, c’est bon, on peut passer à autre chose là ? Le tout dernier clin d’œil relève un peu le tout mais j’ai beaucoup bâillé et appuyé sur l’accélérateur.
Un autre défaut c’est le peu de travail fait sur les personnages secondaires : on sait à peine d’où ils sortent et qui sont les deux garçons qui accompagnent Young Ho, particulièrement celui qui parle aussi mal l’anglais que le coréen. Le deuxième couple est très mal exploité, en particulier Seo Jin, dont l’évolution aurait pu être très intéressante. Le couple principal prend toute la place et le drama en est très déséquilibré.
L'impression générale est cependant agréable grâce au grand talent de So Ji Sub, d’un naturel et d’une sincérité parfaite, ainsi que Shin Min Ha, elle aussi très juste et naturelle, ils se donnent parfaitement la réplique. Le reste est beaucoup plus moyen au niveau interprétation.
Au total, en accélérant aux bons moments, ça peut être un bon drama-doudou !
La révolte des paysans qui fit entrer le Japon à Joseon.
J’ai adoré ce drama de bout en bout !! L’histoire, la psychologie des personnages, l’interprétation, la mise en scène et la réalisation, la musique, tout est excellent ! On voit que la production avait du soutien, ils y ont vraiment mis le paquet ! Il y a du monde sur les champs de bataille, la reconstitution est soignée, très crédible ! Si on s’intéresse à la Corée et à son histoire, ce drama est passionnant.La finesse, l’intelligence de l’écriture du scénario, des dialogues, de la conception des personnages est admirable. Pas de manichéisme ici, seulement l’humain, dans toute sa complexité. Pas de personnages héroïques, mais des êtres pleins de contradictions, que les circonstances poussent dans leurs retranchements, qui cherchent leur voie. La peur et le courage, la générosité et la cruauté peuvent alternativement se partager leur cœur. Le père par exemple, qui n’a qu’une idée en tête : faire de son fils un ministre, quels que soient les moyens à utiliser, n’est pas l’être noir et démoniaque qu’on pourrait croire, mais il aime ses fils, sa famille, et si son côté arriviste et matérialiste lui rendent incompréhensible leur évolution, cette incompréhension le rend en quelque sorte touchant ! Le personnage qui m’a le plus frappée, c’est Baek Yi Hyun,( Yoon Si Yoon) qui est au départ un fils de famille au cœur généreux, mais qui, confronté à une situation terrible et injuste va peu à peu s’enfoncer dans une dérive effrayante. Son frère, Baek Yi Kang, (Cho Jeung Seok)véritable brute sans âme au début aux ordres de son père, va suivre le chemin inverse, mais jamais rien ne séparera vraiment les deux frères, leur profonde affection mutuelle triomphera de tout jusqu’à une conclusion inattendue et tragique. Song Ja In, (An Hye Ri), fille du chef des marchands, cherche à faire fructifier l’affaire familiale et à protéger les privilèges de la caste marchande, et elle va naviguer entre cette démarche et son attirance pour Yi Kang, qui va l’entraîner à faire des choix difficiles. Les personnages restent toujours eux-mêmes à travers leur évolution. Il
Il y a une foule de personnages secondaires, mais qui ont tous un rôle important, assurant une construction solide autour des principaux héros de l’histoire.
Au niveau interprétation, elle est parfaite. Cependant un (tout petit)bémol : Yoon Si Yoon m’a paru un peu faible par rapport au rôle écrasant qu’il interprète. Il faudra que je le voie dans autre chose. Les autres sont plus qu’excellents, mention spéciale à Cho Jeung Seok et Choi Moon Sung, le Général… Les dialogues sont percutants, forts, intelligents, non dénués d’humour.
J’ai mis10(masterpiece) t, et je ne crois pas que j’en enlèverai quand je le reverrai, comme parfois ça m’arrive !
L'adolescence se termine, il faut faire des choix, heureusement qu'il y a les amis...
Au premier abord, c’est un school drama basique, mais en fait c’est beaucoup plus fin que ça ! A travers le personnage de Shuji, son rapport avec les autres, l'image qu’il s’est créée délibérément, c’est toute la problématique de l’acceptation de soi qui est en jeu. Pourquoi se sent-il obligé de se cacher derrière ce garçon qui ne lui ressemble pas ? On dirait qu’il n’y a pas de choix entre être populaire à tout prix ou être harcelé ! C’est la tyrannie de l’image que l’on donne !C’est le contact avec Akira, dont les gestes sont peut-être maladroits, mais dont l’esprit est lucide et qui est un être libre, qui va l’amener à comprendre pourquoi il a fait ce choix. Akira a décidé qu’il était son ami, et il va le soutenir et l’aider à s’affranchir de ce masque. La « production » de Nobuta sera le moyen d’abord inconscient, puis accepté, pour Shuji, de devenir lui-même, qualités et défauts compris.
Les trois personnages se complètent parfaitement au long de ce drama aux dialogues bien écrits, souvent très drôles. Comme souvent chez les Japonais, il y a une pointe de fantastique, un zest de burlesque, et si j’ai aimé la fin par sentimentalité, j’aurais préféré que le drama s’arrête au départ de Shuji, symbole de son nouveau départ dans la vie, sans masque et sans mensonges… Mais, bon, les deux amis jouant dans les vagues à la toute fin, ça fait quand même plaisir ! Les acteurs sont très bons, ainsi que les seconds rôle (la principale bizarre et le libraire qui est aussi prêtre shintô sont deux éléments qui participent à l’ambiance particulière et chaleureuse de ce drama que j’ai revu récemment avec grand plaisir !
Un lycéen de 17 ans du 21è siècle se retrouve au 17è siècle dans un Japon en guerre...
J'ai commencé Nobunaga concerto, (2 épisodes dont le 1 dure 1 h15) et en fait de concerto c'est assez déconcertant...Mis à part le fait que non, on ne peut plus du tout prendre Oguri Shun pour un lycéen (mais ils pensent à quoi, les scénaristes ? ) ce drama est assez intrigant parce que Saburo n'est pas le seul voyageur du temps, et surtout que sa personnalité n'a rien à voir avec le vrai Nobunaga.
Bon ça donne des scènes assez drôles, car il met un peu de temps à comprendre qu'il n'est pas tombé dans le scénario d'une reconstitution historique... Mais à partir de la moitié de l'épisode 2, Oguri Shun devient plus à l'aise avec le personnage, et s'installe bien dans le rôle, soutenu par Ozamu Mukai qui est parfait depuis le début (vu qu'on ne l'a pas obligé à jouer un gamin, lui ! )Le "niveau supérieur de conscience"(définition personnelle d'Oguri Shun) n'est pas de mise pour le moment, on a plutôt affaire à un garçon pas très doué, naïf et trouillard, qui se retrouve en pleine période Sengoku...
Ce qui m'a fait vraiment un drôle d'effet, c'est Yagira Yûia, qui joue le frère de Nobunaga. Dès que je l'ai vu j'ai su que j'avais déjà vu cet acteur, et je me suis précipitée pour chercher où... En fait il jouait dans le film de Kore-eda, Nobody knows. Je me disais "mais je ne le revois pas dans ce film, il n'y avait pas d'homme adulte..." quand j'ai compris qu'en fait il avait 14 ans à l'époque et jouait le rôle principal, un gamin de 12 ans, ce qui lui a valu le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2004, première fois pour un Japonais, et première fois aussi jeune... Il était époustouflant dans ce rôle, et là, il fait une impressionnante prestation aussi !
Je me demande vraiment comment tout ça va tourner !! parce qu'enfin, il y a l'Histoire, quand même !!
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Eh bien j'ai fini "Nobunaga concerto" avec un très grand plaisir, sauf les 5 dernières minutes mais qui ne gêneront pas celles et ceux qui ne connaissent pas du tout l'histoire de Nobunaga... parce que c'est quand même du grand n'importe quoi !
Ce drama commence d'une façon tout à fait abrupte : en 5 mn, Saburo se retrouve au XVIè siècle, rencontre Oda Nobunaga à qui il ressemble comme deux gouttes d'eau et se trouve forcé par ce dernier de prendre sa place à la tête du clan Oda... Une fois l'hypothèse de départ posée (mettre un lycéen de 2014 dans la peau d'un samouraï d'il y a 5 siècle) on n'y revient plus ce n'est manifestement pas l'intérêt de l'histoire !! )
Menée au début sur un ton fantaisiste de comédie de situation, l'histoire va évoluer petit à petit dans une atmosphère plus sérieuse, plus dramatique, car Saburo, contraint et forcé, va finir par devenir un samouraï, mais sans perdre ce que sa vie au XXIè siècle lui a appris, qu'il essaie vainement de faire cadrer avec la guerre civile ambiante... ... Et ce n'est pas facile de faire coïncider les deux.
Dire qu'il n'y a pas de longueur c'est peu dire, car en fait on passe au galop tout le "règne" de Nobunaga ou presque, et on le laisse quand il entre dans le temple du Honno-ji... si vous connaissez l'histoire, vous savez ce que ça veut dire, sinon, ça n'a aucune importance !
Oguri Shun mène tout le drama de main de maître, à la fois naïf, maladroit, puis impliqué, souvent drôle et souvent émouvant, et Ozamu Mucai lui donne parfaitement la réplique, jouant un contrepoint parfait. Kou Shibasaki incarne parfaitement Kicho, l'épouse, et Takayuki Yamada incarne très bien le traître (il en faut toujours un !! )
Je n'aime pas trop ce qu'ils ont fait de Ieyasu Tokugawa, et encore moins de Hideyoshi Toyotomi, mon shogun préféré, mais encore une fois, si on ne connait pas l'Histoire, aucune importance !!
En bref c'est un divertissement très agréable, je ne me suis pas ennuyée une seconde, et j'ai trouvé marrantes et incongrues les espèces de robes de chambre en pilou (ou en flanelle... )à carreaux qui composent la majorité des tenues d'Oguri Shun, un bizarre composé de tradition et de moderne...
Edit : je ne vois toujours pas le rapport avec un concerto...
Fascinant voyage dans le temps ! Celui-ci ne dure que le temps de 9 bâtonnets d'encens...
Ce drama m'a accrochée, emportée, tenue en haleine, captivée, et même après l'avoir fini, j'y repense souvent, tant l'histoire est passionnante, parfaitement ficelée et d'une logique implacable. Logique qui nécessite quand même l'acceptation d'entrée de jeu que nous allons assister à des déplacements temporels, mais une fois admise cette hypothèse de départ, tout est construit comme une mécanique sans une faille, enfin, je n'en ai pas trouvé quant à moi, et pourtant je suis très critique pour ce genre d'histoire !!La force du drama (de même que dans QIHM, écrit et réalisé par la même équipe) c'est de ne pas manipuler de douteuses données scientifiques mais de tabler d'entrée de jeu sur la magie, et sur le pouvoir des objets magiques, dont la maîtrise échappe complètement aux pauvres humains tentés de jouer à Dieu.
Sun Woo se battra contre l'implacable force du Destin...
Les acteurs... non, l'acteur, Lee Jin Wook, est absolument remarquable, de justesse, d'émotion, de finesse, et il va entrer dans mon top 10 (si je le refais un jour ...). je me demandais tout du long pourquoi il me plaisait autant, c'est que c'est un acteur "sans retouche", si vous voyez ce que je veux dire, dont le charme et la beauté ne semblent rien devoir à autre chose qu'à la Nature, et cela lui donne un aspect authentique et réel assez rare pour être souligné.
J'ai trouvé un très léger bémol : le sur-jeu insupportable du "méchant"(je ne pouvais plus endurer ses grimaces à la fin ) et aussi un peu celui du meilleur ami, ou de l'héroïne, celle-ci dans la tradition de l'héroïne "rentre dedans" insistante, et bruyante, tout au moins au début, après elle devient très très bien !
La musique, je l'ai à peine remarquée, ce qui est un très bon signe, peu de chansons, très discrètes, et Dieu merci sans les paroles !!!
Un papay qui veut apprendre la danse classique et que sa mémoire abandonne...
Navillera : sens du titre : I am Korean so I know NAVILLERA meaning.Navillera is old Korean. Usually Korean aren't use it. Navillera means beautiful with some soft. In the Joseon Dynasrt, they use the word when they watching traditional dance. 춤을 나빌레라하게 춘다. Like this. 나빌레라 is like a butterfly. Butterfly is 나비 and 레라is hearing like meaning beauty. So 나빌레라 meaning beauty like a butterfly. I am not an expert if I wrong. And I am not good at English so I must wrong grammer. (https://www.reddit.com/r/kpophelp/comments/lpkdp9/what_exactly_does_navillera_mean/)
D’excellentes idées : mettre la danse classique en fond de drama, ce n’est pas courant. Mettre en couple vedette un homme de 70 ans qui n’a jamais dansé avec une future étoile de 23 ans, chacun devant apprendre de l’autre non plus . Chae Rok maîtrise la danse, et M.Sim a l’expérience de la vie, et un cœur généreux. Le tronc central du drama sera le relation de ces deux hommes, duquel partiront les branches d’intrigues secondaires : la relation au père, la relation à la maladie, l’amitié… Chae Rok devra apprendre à ouvrir son cœur, et M.Sim à se confronter son ennemi secret…
Mais le très gros défaut du drama, c’est la réalisation, molle, avec des plans trop longs, et si le drama avait été resserré en 10 épisodes, ça aurait été bien meilleur. Il y a aussi les scènes de danse de Chae Rock, qui ne font guère illusion. Il est bien évident que Song Kang a fait des efforts pour acquérir la posture, et certains gestes, mais on voit bien que tous les plans de sauts et d’enchaînements, ce n’est pas lui, mais un vrai danseur en doublure. Si ça se voit c’est à cause du réalisateur qui alterne sans grâce les gros plans de l’acteur et les plans lointains de la doublure. C’est toujours le même enchaînement, et à la troisième fois on a compris ! De plus Song Kang n’est pas très à l’aise, son jeu s’en ressent, un peu mécanique et forcé. Dommage, il est superbe, un peu trop bien bâti pour un danseur, en général ils sont très minces mais pour une fois qu’on n’a pas un squelette on ne va pas s’en plaindre !
Le reste de la distribution est parfait, avec en tête Na Moon Hee, l’épouse de M.Sim et Park In Whan, (M.Sim). les membres de la famille qui vont affronter une situation inhabituelle, le maître de ballet, son ex femme, les anciens compagnons de foot de Shae Rok, tous sont très bien.
En conclusion, si on passe sur les défauts signalés (qui ne sont pas vraiment rédhibitoires, sinon je l’aurais lâché avant la moitié…) c’est un drama très intéressant par son scénario et par les questions qu’il pose et les réponses qui sont suggérées.
Les Dieux ont la manie d'envoyer en punition sur la Terre ceux qui ont fait des bêtises ...
C’est un de ces dramas où la mythologie coréenne vient se mêler à la vie quotidienne, comme on peut le voir dans Korean odyssey, par exemple, ou Hôtel Del Luna et, comme toujours la famille et ses liens puissants n'est pas loin. C’est moins ambitieux, mais plus rigolo, ça se prend beaucoup moins au sérieux, et ce n’est jamais vraiment tragique ! Weol Ju est devenue une tenancière de bistrot au très mauvais caractère, qui s’emporte pour un rien, et c’est son assistant Gwi qui en prend pour son grade, mais il semble avoir une grande patience et une bonne raison de beaucoup en supporter !!La guérison des douleurs donne lieu à de petites histoires dans la grande, entraînant le défilé de quelques personnages pittoresques et de situations amusantes. La technique pour aider un couple en mal d’enfant devient une course contre la montre très drôle ! Les personnages sont tout sauf sérieux, ça me faisait penser à la mythologie grecque revue dans la Belle Hélène. Les acteurs sont tout à fait à l’aise dans leurs rôles, particulièrement Hwang Jeung Heum, que je préfère cent fois ici que dans la pleureuse de « secret love » ou même dans « Kill me Heal me » (enfin, les épisodes que j’en ai vus ! ) La comédie légère lui va bien, mais il faut qu’elle fasse attention, il ne lui reste que la moitié de la figure, si elle continue ça va devenir difficile !! J’ai aimé Choi Woon Young, que je connaissais surtout en personnages antipathiques (Doctor prisoner, Nokdu flower…)faire ici un très joli personnage, fiable, affectueux, et plus si affinités…
En bref, c’est un drama très agréable, très distrayant, et 12 épisodes, donc pas le temps de mettre toutes les inutilités qui alourdissent généralement les dramas, même pas de « je-t’aim-je-te-quitte » ni même d ‘amnésie !
Les dialogues sont enlevés et souvent drôles, la musique plutôt bonne, en tous cas les chansons ne m'ont pas gênée, c'est déjà bien !
Un voisin mystérieux, une maman solitaire de deux délicieux enfants...
Ce que j'en ai pensé :Que du bien !! Non qu’il n’y ait des défauts, (vraisemblance, intrigue policière assez téléphonée, quelques petites longueurs en particulier le dernier épisode…) mais j’y ai pris tant de plaisir que je me sentais toutes disposée à l’indulgence, ce qui m’arrive rarement !
Pourquoi tant de complaisance ? Mais c’est que ce drama est un cocktail très réussi entre une histoire d’espionnage assez crédible pour nous tenir en haleine, la naissance d’une solide affection entre un espion de renom international et deux adorables gamins, la façon dont la femme au foyer se montre au fur et à mesure plus maligne que les malins patentés, la solidarité réjouissantes d’un groupe de mamans dont la justification avérée est d’être au courant de tous les potins de la résidence, et la présence d’un escroc charmant mais très froussard qui a du mal à choisir son camp…
Il y a la bonne dose de gentils et de méchants, assez facilement reconnaissables pour un œil un peu averti, et il y a en plus la très jolie relation entre la femme au foyer et l’espion, que je ne qualifierai pas de « romance » mais plutôt d’une très tendre amitié, peut-être moins glamour mais tellement plus intéressante, jamais cucul, souvent très drôle et toujours touchante… Et la fin, elle est à la fois tout à fait attendue, et entièrement différente de ce à quoi on s’attend !
Bref, en ces temps de morosité, c’est tout à fait le drama que je conseille !
La vie quotidienne des gens, leurs peines, leurs joies, leurs regrets, leurs espoirs...
Il faut entrer dans ce drama en immersion. Amateurs de romance, ou d’action, passez votre chemin.Mais si vous voulez avoir une vue plongeante sur la société coréenne, celle gens qui ont du mal à s’en sortir, là vous serez dans votre éléments.
Entendons-nous, ce n’est pas un documentaire, il y a une histoire, des rebondissements et une progression. Certains le trouveront lent, et c’est vrai que le scénario et la réalisation musarde hors de la ligne principale de l’histoire, vers celle des deux autres frères, ou celle de la jeune femme qui tient le bar où tout le monde se retrouve régulièrement.
Mais on revient toujours à l’essentiel : Park Dong Hoon, malheureux dans son travail, malheureux dans son mariage, et Lee Ji An qui se bat comme une lionne pour seulement survivre. Elle est prête à tout, sans le moindre recul devant les moyens, la seule fin étant de trouver de l’argent. C’est le hasard, ou le Destin ? qui va entremêler la vie de Park Dong Hoon et celle de Lee Ji An, obligeant l’un à faire des choix, l’autre à accepter de croire qu’il y a peut-être de l’espoir !
Des éléments sont révélés peu à peu : pourquoi celle qui tient le bar des copains est-elle si malheureuse ? Pourquoi le jeune usurier éprouve-t-il une telle haine envers Ji An ? Et est-ce seulement de la haine ?
J’ai pris conscience plus que jamais dans ce drama du poids de la famille en Corée, et du poids de la hiérarchie en fonction de l’âge ! Incroyable le problème que cela pose, que le CEO soit plus jeune que Park Dong Hoon, dont il est le supérieur ! Mais tout en prenant conscience des profondes différences entre notre univers et celui de Park Dog Hoon, c'est l’universalité de la nature humaine à travers les personnages du drama, à la fois la mesquinerie, la basse ambition, l’égoïsme, mais aussi la vraie générosité, le sens du devoir, l’amitié sincère qui sont dépeints. Les héros ne sont pas parfaits, la vie conjugale avec Park Dong Hoon ne doit pas être très rigolote, entre sa fratrie envahissante et ses amis d’enfance qui ne le sont pas moins, et je peux comprendre les plaintes de sa femme. Mais sa droiture est impressionnante. Le jeune usurier est un vrai salaud, et pourtant, il nous réserve une bien belle surprise !
Le son est très important dans l’histoire qui se passe souvent à travers des voix enregistrées, le bruit d’une respiration, de pas, et la magnifique voix de Lee Sun Kyun y est pour beaucoup.
Ce drama est profond, chaleureux, on prend le temps de voir vivre les personnages, de cheminer avec eux, de les voir découvrir parfois douloureusement leur moi profond, leurs vraies aspirations.
je l’ai tant aimé que j’ai entrepris de traduire les 16 épisodes (l’anglais, hein, malheureusement pas depuis le coréen original ! ) juste pour mon plaisir et je veux bien les donner à qui sera intéressé !
Bon, depuis, il y au Netflix ! ^_^
Dès qu'il est en vente j'en commande un, parce que cet hologramme.... Mmmmm !
En un mot, je me suis régalée !!!Le format court évite les habituels retours en arrière, atermoiements et autres étirement de l’histoire jusqu’à son ramollissement complet. L’histoire, à bien y regarder, n’a d’original que l’arrivée d’une AI aussi performante que séduisante qui réveille un peu l’habituel triangle amoureux. Autrement on retrouve les habituels ressorts familiaux (orphelinat, adoption, syndrome de l’abandon etc etc…)
A cela vient s’ajouter un méchant vraiment très méchant, un vrai salopard qu’on aimerait piétiner, et rien de tel qu’un bon méchant pour faire une bonne histoire ! La belle idée du scénario montrant à la fois Holo et Nan Do sous les mêmes (très agréables à regarder) traits de Yoon Hyun Min permet de mieux comprendre la personnalité cachée de ce fantôme au demeurant fort peu aimable !
Il y a tout ce qu’il faut de romance (pas ridicule) de suspense(pas trop téléphoné) d’humour et d’émotion (pas feinte, on voudrait ne jamais perdre Holo de vue !) pour que la mayonnaise prenne parfaitement, et encore une fois, si les Coréens comprennent que les histoires interminaaaables c’est dépassé, on va pouvoir avancer ! « My Holo love » est un drama Netflix, c’est peut-être pour ça !
La bande son est très sympa, même pour moi !
Les acteurs : ils sont très très bien dans leurs personnages. Bien sûr la palme au double rôle de Yoon Hyun Min (qui devrait changer de maquilleuse, mais c’est une autre histoire…) qui est parfait tout autant en charmant hologramme qu’en fantôme épineux. Mais c’est un acteur déjà croisé dans des rôles autres que le héros romantique qui épouse l’héroïne à la fin, et il s’en était fort bien tiré. Dans Beating again, par exemple, ou Heartless city…
C’est léger, frais, pas bête (on évoque même en passant les dangers que pourrait apporter une IA trop …intelligente ! ) et je le recommande chaleureusement !
Une fille pauvre mais débrouillarde et un riche héritier, mais c'est sidrôle !
La première fois que je l’ai vu, (il y a autour de 10 ans !), c’était pour Lee Jun Ki que je découvrais, et le drama m’avait donc déçu, car il n’y est pas très à l’honneur, et Lee Dong Wook ne m’avait pas inspiré grand chose !Je viens de revoir My Girl, après quelques centaines de dramas et la re-découverte de Lee Dong Wok dans « Goblin »… Eh bien c’est un drama charmant et drôle, aux dialogues pleins d’humour et de fantaisies, aux situations où le comique se mêle avec bonheur au côté romantique.
Tout cela fait que la situation parfaitement convenue et totalement éculée est très bien soutenue et que la mayonnaise prend très bien…Tout au moins dans la première moitié, allez, disons les 2/3 !
Parce la dernière partie oublie la fantaisie et tombe dans le mélo, la scène archi classique « je-t’aime-mais-je-te-quitte » , le goût du sacrifice et la présente envahissante de l’ex de Kong Chan alourdissent considérablement cette comédie pétillante jusque là. C’est dommage, mais bon, la plus grande partie est quand même très sympa !! Mais là où c’est tr!ès difficile à regarder, c’est au niveau du changement des acteurs ! Ils ont 15 ans de plus, vous allez me dire ! Certes ! Mais en 15 ans on gagne des rides d’expression, une maturité, mais pas une figure de plus en plus lisse, de plus en plus osseuse, et là je parle de Lee Jun Ki !
Je venais de voir Flower of Evil, et vraiment revoir My girl juste après ça vous fiche une claque !!! Lee Dong Wook, sauf qu’il est extrêmement maigre supporte mieux le regard en arrière, mais Lee Jun Ki !! C’est affligeant, et affolant ! qu’est-ce qu’il peut faire de plus à son visage pour ne pas avoir l’air d’avoir 38 ans, et plus tard 48, ce que je lui souhaite ? Enfin, ça je ne le verrai pas, heureusement !
Pour en revenir à My Girl, l’écriture des personnages est soignée pour les deux principaux, les autres sont très peu approfondis, particulièrement Lee Jun Ki qui est mal utilisé, chaque fois qu’il pourrait intervenir dans l’action ça tourne court… On peut le supprimer de l’histoire sans que ça change quoi que ce soit ! N’oublions pas la garde-robe incroyable de Lee Dae Hee, qui devait avoir une prime au nombre de vêtements et accessoires qu’elle pouvait porter !!
La bande son est très humoristique (j’ai même reconnu au passage quelques danses hongroises de Brahms), très enlevée et joyeuse, ce qui change des hurleuses romantiques des dernières années et des murmurants et gémissants à la mode aujourd’hui !
Ce drama est parfait comme drama-doudou, si on ne craint pas de se heurter brutalement au changement de Lee Jun Ki !
Une histoire de famille, de filiation, d'amour filial, chaleureuse et tendre...
Mon avis général est que je l’ai beaucoup aimé, malgré le nombre d’épisodes. Parfois j’aurais aimé que ça s’accélère, mais en fait le rythme du drama ne fait que reproduire le rythme de la vie, il n’y a pas un évènement extraordinaire chaque jour.Donc il faut s’embarquer sur ce fleuve tranquille, mais qui ne manque ni d’écueils ni de remous, et quant à moi, j’étais triste de les quitter. J'aurais aimé partager encore un peu leur vie, surtout après le final, débordant de joie, de gaîté, de bonheur (un peu eau de rose, mais ça faisait tellement de bien ! )
Il faut laisser le temps à l’histoire de se mettre en place et surtout à la quantité de personnages de nous dévoiler leurs personnalités diverses (La propriétaire est un personnage incroyable d’arrogance et d’orgueil stupide comme seuls les dramas en ont le secret, elle forme avec son mari ne vivant que pour Chicot, son chien, un couple en parfait négatif avec le couple principal.) Il y aura des rencontres, des amours, des mariages, des ruptures, la vie, quoi…
Il y aussi un aspect sympathique, c’est la vision des coulisses du tournage d’un drama, de la vie interne d’une maison de production, comment les costumes des acteurs sont choisis en fonction des collections et des sponsors… J’ai regretté que cet aspect disparaisse au fil du déroulement de l’histoire, mais c’était dans la logique du scénario.
Les acteurs sont très bons, très justes, on sent que le rôle de mère est une habitude pour Kim Hae Sook, elle s’en tire toujours avec les honneurs. En passant, chapeau à Lee Jon, absolument remarquable dans tous les registres du personnage ! Je l’avais trouvé impressionnant dans « Gapdong » et là il entre tout droit dans mon top d’acteur, et pour un boy's band, ce n’est pas du tout habituel ! Je vais éplucher sa filmo !
Le reste de la distribution est parfait ! Le scénariste a un peu trop joué sur la corde sensible dans la dernière partie (du 45 au 52 à peu près) pour le personnage du père, je n’en pouvais plus de l’entendre s’excuser et demander pardon…
Chaque couple, chaque branche de la famille apporte sa touche à cette fresque de la société coréenne dans une ambiance touchante, souvent drôle, émouvante parfois où même les méchants sont plus ridicules que méchants !
Pour en finir, je le recommande, on y passe d’excellents moments, et il se peut que je le revoie dans 1 an ou 2 !
La partie suivante est un spoiler donc, à ne pas lire, sauf si, comme moi, vous adorez les spoilers !
Parmi les histoires qui s’entremêlent, celle qui m’a le plus touchée, émue, à laquelle je me suis le plus attachée, ce n’est pas l’histoire d’amour (très mignonne) entre An Jung Hui et MieYoung, mais celle entre Jung Hui et son « père » ! Les plus belles scènes à mes yeux sont celles en relation avec cette histoire : l’arrivée du jeune acteur arrogant, prétentieux et en même temps dévoré de manque de confiance en soi, dans la famille dont l’accueil est glacial. Puis la façon dont au fil du temps il va s’intégrer, comprendre ce que c’est qu’une vraie famille, s’attacher à son père et peu à peu perdre sa carapace d’arrogance, s’humaniser et du coup, effet secondaire, devenir enfin un bon acteur ! La révélation de la vérité sera un véritable effondrement, la colère, la douleur sont à la hauteur de l’amour qu’il avait commencé à donner à la famille. La scène où il pardonne au père pour l’amour des enfants et de la famille est extrêmement émouvante, car il renonce à la fois au père et à son amour !! Cette partie de l’histoire, donne une grande profondeur au drama, par son approche des problèmes de la filiation, de la famille. Les liens du sang ont-ils plus de valeur que les liens du cœur ?
J’avais bien plus envie de voir le « père » et le « fils » se retrouver et construire une nouvelle relation que de m’intéresser à l’histoire d’amour, assez banale, en fait, une fois la relation frère/sœur évacuée.
Les réflexions des filles de la famille sur le mariage sont intéressantes, surtout l’aînée qui ne veut pas en entendre parler et fait preuve d’une belle maturité en étant consciente que le mariage ne lui convient pas ! Elle se connaît parfaitement et sait qu’elle est ambitieuse et égoïste, et ce qui change de la tradition dramaesque c’est que les parents ne bassinent pas leurs enfants (largement trentenaires pour les 3 premiers) pour se marier !
Même le couple improbable de la belle-famille apporte une réflexion intéressante sur la relation d’un couple dans le mariage !
La mention du harcèlement scolaire de la 3è fille amène un sujet qui semble vraiment revenir très régulièrement dans les dramas, l’intérêt ici, c’est que son bourreau se retrouve entrer dans sa famille, on la déteste, on finit par la connaître et par comprendre que c’était son propre malheur qui la rendait odieuse…
Et la fin, dans une explosion de bons sentiments, de joie et de gaîté m’a énormément plu, moi qui, en général, déteste ce genre de « prolongations » sentimentalo-lacrymales !! Mais pas cette fois ! Il m’a semblé que les acteurs avaient créé des liens d’amitiés (52 épisodes, remarquez, ça fait une bonne année ! ) et qu’ils ont pris un vrai plaisir à tourner cette scène de mariage !
Bon, je m’arrête là, j’espère que je vous aurai donné envie !



