Complété
Taxi Driver Season 2
1 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 30, 2023
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 8.5
Histoire 7.0
Acting/Cast 10
Musique 10
Degrés de Re-visionnage 7.5

Mode cérébral off, du divertissement à l'état pur!

Alors oui, oui je ne nierais pas que le scénario est moins bien élaboré que la saison 1.
Oui, l'effet de surprise ne prend plus.
Oui, la tension dramatique a laissé la place à plus de légèreté.
Oui, les cas traités ne sont plus aussi émouvants et poignants que dans la 1ère saison.
Oui, oui Do Ki et Go Eun n'ont toujours pas de relation amoureuse (je fais partie de ceux qui croisent les doigts pour une romance, je n'ai pas honte de le dire).
En bref, oui, cette saison est moins.
Et pourtant, en toute honnêteté, malgré la faiblesse du scénario, et les incohérences de l'intrigue, s'il vous est possible d'en faire abstraction, il est fort possible que vous puissiez :
Rire, mais rire. Oui car à défaut de vous faire pleurer, ce drama regorge de moments loufoque, de répliques hilarants et de situation épique! Ah mais, ce moment où débarque tous les VIP, les randonneurs arc en ciel, au Black Sun!! Rien que pour cela, j'irai en boite nuit. Ou ce passage dantesque avec l'apparition de Madame Lim et notre Wang Tao Chi préféré! Chaque épisode est donc prétexte à des gags en cascade, des répliques bourrés de drôlerie.
Tous ces traits d'humour bon enfant sont soulignés par notre équipe de choc qui slalome avec grâce entre délire total et heu...délire total. Ah, cette équipe, pour rien au monde, nous n'en voudrions en échanger un seul!
Au-delà de cet humour qui les caractérise, il y a ce lien, incroyable, qui va plus loin que de simples potes. Peut-être moins présent que dans la saison 1, on n'en ressent pas moins ce lien familial qui les unit, cette confiance qu'ils ont entre eux et qui n'a fait que se solidifier au fur et à mesure de leur avancé. Malgré la violence des actions et parfois, il faut bien l'avouer, la douceur de leur relation, leur complicité et alchimie indivisible nous fait fondre. La phrase que Do ki prononce dans la saison 1 résume d'ailleurs leur force : "si elle (Go Eun) doit remporter son combat contre elle même, pourquoi devrait-elle se battre seule?"
Bref, Si beaucoup est moins, leur lien, leur famille n'est que plus. Plus forte. Plus drôle. Plus soudée. Plus confiante. Plus aimante.

Je n'ai pas été impressionnée par les "vilains", malgré une petite pointe de tristesse pour On Ha Joon. Leur défaite un peu trop facile ne donne pas l'impression de se trouver face à une organisation de dingue. C'est bien en dessous de notre "vilaine" de la première saison....
Nous pourrions aussi reprocher que les obstacles pour notre équipe arc en ciel sont un peu trop lissé et que les difficultés rencontrés sont bien moindre, les "enquêtes" moins bien élaborés et peut-être moins intense. Contrairement à "Missing the other side" qui avait réussi à rendre la saison 2 encore plus émouvante que la saison1, ici, "Taxi driver" est donc moins émotionnellement réussi.
Et puis, j'ai attendu avec impatience que Do Ki et Go Eun avance un peu dans leur relation, malgré quelques indices sur leur sentiment respectif ( qui reste à sujet à interprétation...), et seule la petite scène de fin annonce une possible avancée entre deux, mais cela reste mon envie d'y croire.

Dernière chose : J'ai adoré l'apparition de Nam Goong Min (mon chouchou de toujours) en Chun Ji Hoon!!

C'est donc un drama qui peut décevoir. En ce qui me concerne, ma préférence reste la saison 1, mais la saison 2 a réussi à me faire rire jusqu'au bout, et ce n'est pas souvent que cela arrive. Et l'alchimie de l'équipe arc en ciel est une des mieux réussi dans tout dramaland, rien que pour cela, "Taxi driver" reste un must, saison 1 et 2! Vivement la saison 3.

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Moon River
0 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 29, 2023
30 épisodes vus sur 30
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 7.0
Acting/Cast 9.0
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 1.0

Adaptation taïwanaise intéressante d'une story un peu usée

Plot très similaire à Hana Yori Dango dans sa 1e partie, avec une FL douée en arts martiaux et un ML fils rebelle d'un père soumis et lâche. Contexte d'une université privée d'élite, avec une FL2 "princesse" qui mène tout le monde à la baguette.

TB acteurs, réalisation dynamique, OST sympas, rythme accrocheur et story bien écrite.

Ça pourrait faire un 10/10, MAIS :
- personnages qui font trop jeunes (malgré l'âge réel des acteurs) pour être des étudiants (20-25 ans) !
- personnages puérils-immatures pour leur âge (particulièrement la "princesse", son boyfriend, l'ami colocataire, etc.)
- Quasiment aucune scène de cours (on est dans une université ? un établissement d'enseignement où l n'y a que des évènements et la cantine, ça existe ???)
- le look de la FL est caricatural => même pauvre, même venant de la campagne, une étudiante peut s'habiller sans être ridicule, non ? La coiffure passe encore mais les chaussettes à doigts dans les sandales + les foulards, c'est abusif !

La 2nde partie du script s'éloigne de Hana Yori Dango car on part sur un arc narratif de "revenge". Le père tout puissant de la FL2 s'alliant avec la mafia, c'est un peu too much :) Mais, tout finit bien :) avec quelques longueurs, quand même.

L'ensemble est bien fait, sympa, un peu daté.

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The Eighth Sense
2 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 28, 2023
10 épisodes vus sur 10
Complété 0
Globalement 9.5
Histoire 9.0
Acting/Cast 9.5
Musique 9.0
Degrés de Re-visionnage 10

Un chef d'oeuvre !!!

Tout est absolument parfait dans ce drama qui defie les codes du genre. C'est un pur chef d'oeuvre de la 1ere à la derniere image ! L'histoire, l'acting, la cinematographie, la musique, les themes abordés, la maniere dont ils sont abordés, l'incroyable alchimie entre nos deux heros.... Absolument tout est PARFAIT !
Une serie à voir et revoir et il y aura toujours de nouvelles choses à decouvrir tellement elle est riche et puissante !
Les realisateurs et les acteurs ont fait un travail remarquable et je les suivrais clairement dorénavant ❤️
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Giver Taker
3 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 27, 2023
5 épisodes vus sur 5
Complété 0
Globalement 7.0
Histoire 7.5
Acting/Cast 8.5
Musique 7.5
Degrés de Re-visionnage 7.5

Les méfaits de la 'Discipline Positive'

Le film Damien a profondément marqué l'imaginaire collectif. Régulièrement, des enfants maléfiques réapparaissent dans les productions nippones. C'est si prégnant dans la culture urbaine que la baisse de la natalité pourrait être expliquée par toutes ses histoires effrayantes de charmants bambins habités par le mal. En général, les histoires sont bien plus fines qu'une simple guerre du bien contre le mal, mais parfois et c'est le cas de l'adaptation en Drama du manga Life 2: Giver/Taker, le manichéisme se suffit à lui-même.

Dans la lignée du format 5 épisodes, 50 min, un drame urbain et ambiance noir, Giver or Taker est un thriller qui n'a rien d'original pour WOWOW Prime, si ce n'est ce changement radical de voie professionnel de notre héroïne. Instit dans les premières minutes, elle devient enquêtrice dans la police judiciaire pour le reste de la série. Elle sera marquée profondément par l'assassinat de sa fille de 6 ans, par l'un de ses camarades à la gueule d'ange. En détention durant 10 ans, l'histoire commence à sa libération. Si Nakatani Miki a su garder la peau-lice depuis Ring, c'est Kikuchi Fuma qui est censé resplendir de jeunesse. Le leader de SexyZone n'aura de toute façon aucun problème pour faire succomber la fan, mais peinera à convaincre par un surjeu mi-ange mi-démon. Certes, il n'y peut pas grand-chose. Ce n'est pas lui qui choisi les angles de caméra. Mais ce rictus de plaisir caché par ses cheveux devient tout aussi vite énervant que flippant. En même temps, je sors à peine de Daibyouin Senkyou où son côté démoniaque nous forçait à rire, malgré lui. Là, malheureusement, le plaisir malsain qu'il est censé transmettre, fait faux, tant il est mis en valeur à l'image. On préfèrera Furukawa Yuki (Suishou no Kodou) en Serial Killer torturé et plaisant pour ses dames. Il s'en sort quand même pas si mal avec ses airs enfantins, contant de revoir son sensei de Nakatani Miki.

Portant le deuil sur son visage comme sur ses habits, durant toute la série, elle ne fait pas dans le pathos. Même si elle a la larme facile vu les circonstances, elle se reprend avant même d'avoir pris le temps de saisir un Kleenex. Vêtu de blanc pour l'un avec sa gueule d'ange et de noir pour l'autre, l'antagonisme bien-mal est exacerbé. Mais il se heurte au wokisme ambiant. La société bien pensante et même, nous croyons à la rédemption et la réinsertion de ce jeune qui ne savait pas ce qu'il faisait. Nakatani Miki, elle, est persuadée des conséquences dramatiques de la libération de Kikuchi Fuma et pas seulement pour le monde de la musique. L'entêtement de ses supérieurs à ne pas l'écouter va vous énerver, tout en permettant de rallonger ce qui n'est qu'une simple histoire de vengeance(s). Mais pour qui ? Le manque de révélations va vous décevoir jusque dans le dernier épisode. Car, vous comme moi, êtes bien trop habitués à ce genre d'histoire et les Switch à répétition. Si bien que vous scrutez le moindre tique facial des seconds rôles, afin de trouver le retournement de situation qui va tout faire basculer.

Si l'attente peut être longue, reste tout de même une belle découverte des voies professionnelles. Je ne parle pas du métier de Jonny's, mais d'inspecteur, d'instituteur ou même de boulanger. Un espoir pour tous ceux qui cherchent leur voie et ont peur de se tromper. À tout âge et toutes circonstances, on peut repartir de 0 dans le métier qui nous plait. Au Japon tout du moins. Je propose le teaser de la série comme pub pour 'France Travail'. Certain, le chômage sera définitivement vaincu en France. Et les pouvoirs publics pourront enfin s'attaquer aux problèmes de justice des mineurs, de soins et de réinsertion. L'actualité nous rappelle tous les jours à quel point la société est démunie face à ses problèmes.

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Abandonné 11/20
Our Blooming Youth
3 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 26, 2023
11 épisodes vus sur 20
Abandonné 0
Globalement 6.0
Histoire 5.0
Acting/Cast 7.0
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 1.0

décevant

Je n'aime pas écrire une critique lorsque j'abandonne un drama, sauf si je visionne déjà la moitié de la série. A un épisode près, je vais dire que je peux me permettre de vous dire ce que j'en pense.

Le premier épisode était prometteur. Un zeste de surnaturel, un prince héritier qui avait une certaine prestance et … c'est tout. Dès l'apparition de l'héroïne, je pense que tout est parti en fumé. J'ai tenu 11 épisodes. Dans l'espoir que cela s'arrange un peu. Si le schéma classique ne dérange pas, bien au contraire, la logique et l'enchainement des épisodes y laissent un goût amer.

Les enquêtes ne sont pas très intéressantes, voire ennuyeuses. La trame était un tantinet intéressant mais le parti pris de centrer l’attention tout autour d’une protagoniste manquant d’attrait et de ses acolytes non moins attrayants a rendu l’intrigue lourd à digérer.
Les protagonistes? Si le prince m'était bien sympathique, l'héroïne est quant à elle dépourvue de charme à mes yeux. Si elle nous est décrit comme un personnage fort, intelligent, malin et débrouillard dont la seule présence requis aurait le don d’aider le prince, malheureusement à la lumière un peu crue de la réalité, elle devient tout le contraire. Ses compétences de détective ne nous sont jamais réellement démontré, et le peu d’étalage de ses hauts faits n’impressionne guère. Quant à son bagou et à la force de son caractère? Maladroit. Passant le plus clair de son temps à pleurnicher, elle ne cesse de se plaindre. Sa douleur d'avoir perdu sa famille n'est nullement clairement illustré, j’aurais aimé plus que quelques flashbacks entre elle et son père afin de pouvoir compatir à ses malheurs. Nous sommes donc loin de la douleur de Ye Tan lorsque cette dernière perd sa soeur
( The Starry Love) ou de la vengeance implacable de Lin Bu Yi (Love Like The Galaxy). C’est aussi un peu la même chose avec le prince héritier, où il nous est difficile de vouloir le soutenir. Sa relation avec son père ne nous fait pas ciller et celle avec son frère disparu n’est que suggéré. Je ne mentionnerai pas les personnages secondaires où sans surprise, ils se révéleront sans substance.

C’est donc un drama décevant et qui n’aura pas réussi à me garder intéressé jusqu’au bout.

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Complété
Le Sauvetage de l'impossible
1 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 24, 2023
6 épisodes vus sur 6
Complété 0
Globalement 8.5
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 5.0

Un fait divers bouleversant!

Nous connaissons tous l'histoire. Ou du moins, nous en avons déjà entendu parler. La fin, comment, pourquoi, qui survit et qui ne survit pas ne sont donc pas un mystère. Malgré tout, ce drama a su nous toucher, nous émouvoir et surtout nous angoisser comme pas possible. La réalisation est impeccable. Les images sont grandioses, l'ambiance humide et chaude de la Thailande est ressentie jusqu'au tréfonds du salon. Les images magnifiques du pays sont transcendés par des couleurs naturels nous donnant l'impression d'y être. La cave est étouffante à souhait et les quelques séquences dans l'eau angoissante, voire terrifiante. La manière dont nous est contée l'histoire est poignante, nous amenant à compatir tout d'abord pour ensuite ressentir la douleur des parents et la terreur des enfants, finalement, nous faire pleurer d'émotion. Chapeau.
Cette douleur de chaque parent confronté à un choix cornélien est magistralement interprétée par les acteurs et la justesse de leur expression et de leur jeu. Sincèrement, je ne sais pas si j'aurais eu le même courage que ces enfants, que ces parents. Ayant une sainte phobie de l'eau, je ne peux qu'imaginer l'horreur de se retrouver coincée et d'avoir à se retrouver sous l'eau à la merci des courants....
C'est un drama qui a su trouver le ton juste, tout dans la pudeur, afin de nous conter non pas les exploits de ces sauveteurs. Mais un conte sur ce que l'humain peut faire dans une situation où l'impossible sonne à tout bout de champ. C'est un monde bien triste actuellement. Et un tel don de soi de toutes ces personnes présents prêt à aider, un tel courage de ces enfants, c'est une lumière, une façon de nous dire que cela existe encore.

Merci pour ce beau drama.

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Summer Strike
0 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 24, 2023
12 épisodes vus sur 12
Complété 0
Globalement 8.0
Histoire 7.5
Acting/Cast 8.0
Musique 6.0
Degrés de Re-visionnage 8.0

Décider de ne plus rien faire peut entraîner pas mal de conséquences !

On peut déjà remarquer que le réalisateur et le scénariste ont quelques beaux titres dans leur palmarès, ce qui m'a encouragée à m'y mettre !

Comme l’héroïne, il faut se laisser prendre par ce drama en décidant de « ne rien faire »… Mais tout comme l’héroïne, on verra que même si elle ne fait rien sa présence seule va réveiller de vieilles histoires, rouvrir des blessures et entraîner pas mal de conséquences, bonnes ou mauvaises. On a quitté les décors urbains pour la campagne, la mer, et c’est reposant. Les personnages se découvrent peu à peu, le plus mystérieux étant sûrement Im Si Wan, parfait dans ce rôle presque mutique au début, puis se livrant peu à peu…Un crime ancien qui pourrissait la vie de plusieurs personnes va remonter à la surface et sa résolution permettra à tous de trouver enfin leur vraie place, ainsi qu’à Seol Hyun de créer la sienne en nouant de solides liens amicaux avec quelques habitants (très jolie relation sororale  entre elle et la jeune Kim Bom en pleine crise d’adolescence) Autre personnage intéressant, la bibliothécaire et sa relation maternante (et plus si affinité !) avec Dae Beom ! 

Les acteurs sont très justes, surtout les principaux, Seol Hyun donne une jolie présence à cette femme qui décide de tout lâcher après plusieurs coups du sort consécutifs ! Park Ye Young et Shin Eun Soo (la bibliothécaire et l'adolescente) savent donner le relief nécessaire à leur personnage.

J’ai beaucoup aimé ce drama du genre paisible, mais pas ennuyeux, porté plus par les caractères des personnages et leur histoire que par l’élucidation d’un vieux crime ! C’est un moment heureux ouvrant sur des lendemains apaisés et joyeux ! 

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Nothing But Love
1 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 23, 2023
38 épisodes vus sur 38
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 7.0
Degrés de Re-visionnage 10

Ma romance de l'année, un must!

Ah! enfin! Je n'y croyais guère, blasée que je suis, mais enfin un drama où chaque épisode du début à la fin m'a fait sourire, rire et "shipper" pour tous les couples à 100%!
Voici donc sans conteste ma romance de l'année!

Je vais être honnête, la seule raison qui m'a fait cliquer sur le premier épisode, alors que le drama était encore en cours de diffusion, n'est pas des plus originaux : Wu Lei ! Voui, voui, je suis une méga fan de Leo! Honnêtement, il n'est pas le style d'homme qui me ferait craquer à une soirée, mais crénom de nom ! son jeu n'a cessé de progresser (depuis ma première fois, « Nirvana in Fire »), et par ce qu'il a toujours su me toucher par la finesse de son jeu, la force de son interprétation, c’est toujours avec impatience que j’attend ses rôles.
Ce drama confirme encore une fois la qualité de son interprétation. Wu Lei nous apporte la touche rafraichissante d'un jeune joueur de tennis (et de badminton) de 22 ans, fougueux, dynamique, talentueux cumulé avec la maturité étonnante d’un homme de 10 ans de plus. Sans oublier l'intensité de ses expressions émouvantes face à la victoire sur lui même ou face à son adorée. Je ne peux imaginer un autre que Leo pour nous faire croire à ce personnage si adorable.
Face à lui, une actrice que je ne connais pas mais qui sans l'ombre d'un doute a su tenir un rôle parfait. Zhou Yu Tong est non seulement ravissante et féminine, mais irradiant d'une lumière intérieure incroyable, elle a interprété de manière magistrale une femme forte et indépendante qui a su rester au fond une enfant pleine de malice ! Son charisme réside essentiellement dans son interprétation d’une femme de 32 ans avec un coeur d’adolescente, pleine d’assurance et en même temps fragilisée par un certain complexe vis-à-vis de la hiérachie. Et bonus non négligeable, l’actrice a été superbement mise en valeur par des vêtements tantôt chic et féminin et tantôt « casual » et toujours autant féminin. Mention spéciale au styliste donc….

C'est donc un couple magnifique que nous ont offert Wu Lei et Yu Tong. Leu jeu naturel nous fait oublier leur différence d'âge, 5 ans les sépare dans la vie réelle, et c'est avec un vrai bonheur que nous voyons ce couple se chercher avant de se tenir la main sans la lâcher une seule fois. Cela me rappelle d'ailleurs "My fated Boy", qui avait le même thème de "noona", et avec le même type de couple, mature, naturel et émouvant dans la sincérité de leur geste et leur conversation.
Leur histoire, on y croit dès le départ. La tranquille maturité et l'assurance dont fait preuve San Chuan nous ferait presque oublier qu'il n'a que 22 ans (J’ai encore le souvenir du récent drama « falling into you » où les enfantillages du protagoniste masculin me faisait grincer des dents). J'ai fortement apprécié que ce personnage ne soit jamais dans le conflit. Que cela soit avec son coach, avec ses amis ou la femme aimée, il ne cherche jamais l’opposition. Admettant sans aucune réticence ses limites et les compétences de chacun, il respecte l'avis des autres et porte toujours une attention particulière à l’opinion de ses proches. C'est un vif soulagement que d'avoir enfin un personnage qui ne cherche pas à prouver que SA vision des choses est la bonne. En effet, particulièrement dans les dramas de sport, les protagonistes ont tendance à s’autoproclamer des dieux, nous avons souvent affaire à des conflits internes ou externes, mettant souvent l’ego de ce dieu en défaut. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais c’est souvent too much, apportant des situations de tension entre les protagonistes. Ici, vous n’aurez pas droit à ce genre de conflit, ou si peu que cela en reste dérisoire.
Sa relation avec les autres est donc tellement agréable qu'on en oublie presque que la vie est remplie de "con". Bien que psychologiquement instable au départ, il n'impute pas ce poids aux autres et sa libération est donc d'autant plus méritée. Nous avons donc ici un personnage équilibré et dont le principal ennemi n’est autre que lui même. En effet, une fois n’est pas coutume, et bien que cela soit un drama dont le cadre est le tennis, l’emphase n’est pas mise sur les adversaires rencontrés. L’obstacle majeur de San Chuan restera jusqu’à la conclusion lui même. On n’adhére ou pas à la philosophie sous-jacente : Rejeter la faute sur les autres ne nous fera au final jamais avancer. Vaincre ses démons intérieurs. En ce qui me concerne, j’ai aimé cette façon implicite de nous valoriser la vie. San Chuan est un personnage dont les actions semblent moins retentissantes et héroiques que ce que nous avons l’habituide de voir et qui pourtant sonne comme une réalité plus proche. Résoudre le quotidien par des actions simples, faire des concessions et poursuivre sa route. Cela peut paraitre ennuyeux, mais pas ici, pas avec Wu Lei.
Cela est d’autant plus vrai avec You An. Son habileté et ses compétences sont remarquables, nous donnant cette rassurante impression que tout ne peut qu’aller bien sous ses ailes. J’ai adoré voir un personnage dont les réparties intelligentes s’allient avec un ton posé redoutablement efficace. Difficilement déstabilisée, le personnage apporte sa touche de faiblesse lorsqu’elle fait face à San Chuan. Leur romance fut incroyable. Je ne nierai pas que nous sommes loin d’une passion intense qui nous briserait le coeur. Mais. une romance où le respect de chacun est flagrante et où le respect de l’un et de l’autre apporte une solidité rare à un couple. Une romance où la complicité explose à chaque interaction. Une romance dont la force ne cédera jamais. Hé bien, cela fait du bien. Pas de conflit externuante. Pas d’opposition puéril. Pas de jalousie maladive. Pas de quiproquo malsain. Pas d’ultimatum angoissante. Pas de rupture larmoyante! Oui, oui, une relation 100% remplie d’amour, de respect, de communication. Des calins à tout bout de champ. Des rires. Une histoire qui fait du bien.

Si la romance principale est adorable, les deux autres ne le sont pas moins malgré une importance moindre à l’écran. Mon seul reproche d’ailleurs. Cela n’arrive pas souvent, mais j’aurai aimé un peu plus de Coach Yan/Luo Nian. J’ai adoré leur interaction et surtout surtout les réactions et expressions à mourir de rire de coach Yan face à Luo Nian. Leur temps d’écran fut infine mais a illuminé le salon à chaque scène où ils apparaissent ensemble. Zhang Tao est un acteur qui joue souvent des rôles secondaires et c’est bien dommage, car je le trouve expressif et surtout séduisant ( ^^).
La romance secondaire a mis un peu plus de temps à m’atteindre, mais une fois bien enclenchée, le couple Liang Tao/Jiao Jiao devenait une évidence. L’évolution de Jiao Jiao m’a particulièrement émue, de gamin boudeur à ami/amoureux fiable, que cela soit ses relations familiales ou avec ses amis, j’ai été particulièrement touchée par l’honnêté de ses actions. Reconnaissant devant ses « mauvaises » actions, il n’esquive jamais ses responsabilités. Son amitié avec San Chuan sans être la meilleure bromance de tous les temps était un juste mélange d’humour et de loyauté sincère. On apprécie qu’aucune rivalité triviale ne vienne entacher leur lien et que la confiance, que cela soit entre ces deux là ou entre les autres membres de l’équipe, soit un principe naturel.

Les personnages secondaires sont bichonnés et cela est indéniablement un must dans la qualité du drama (pour moi en tout cas). En effet, que cela soit les « vilains » ou les protagonistes, tous les personnages ont une vie, un sens ici, une raison d’être ce qu’ils sont et ce qu’ils vont devenir. Ce ne sont pas juste des outils qui servent à aider le protagoniste à avancer. Bien au contraire, ils font partie intégrante de la vie de nos héros, ils ont une psychologie propre et des obstacles qui leur sont dûs et qui n’empiètent pas sur le chemin de nos tourtereaux. Les relations se tissent et se détissent sans pour autant que la frustration ne nous prenne à la gorge. Le divorce, par exemple, des parents de Jiao Jiao est inéluctable, nous le sentons dès le départ. Mais bien que les moments ne soient pas des plus joyeux, nous avançons et comprenons les deux parties et j’apprècie que leur « moment » ne soient qu’à eux, personne ne se permet d’intervenir afin de leur donner des leçons de moralité. Ils sont confrontés à leur choix et échec, et au final leur chemin se séparant partiellement, ils n’en deviennent pas pour autant des ennemis irréparables.

Le décor planté, ici le tennis, est intéressant apportant la valeur à la progression humaine, à l’esprit d’équipe, à la reconnaissance de sa victoire. Ce n’est pas à proprement parler d’un drama de sport bien que le tennis ait une place importante. J’ai aimé le fait que l’ennemi de Son Chuan ne soit jamais son opposant, mais lui même. Il n’est jamais question d’adversaire, mais de se trouver. Et c’est aussi ce qui rend ce drama si plaisant.

Je ne le dirai jamais assez, un drama de qualité selon mes critères doit réunir plusieurs éléments qui en font un must. L’humour, la sensibilité et l’intelligence des dialogues, les romances matûres et en même temps si adorables, des personnages secondaires attachants, des protagonistes charismatiques, des valeurs de la vie auxquelles j’adhère, Wu Lei, une héroine intelligente pétillante de vie et de joie…bref, ce drama est donc une totale réussite et ma romance 2023 sans hésitation.

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Complété
Missing: The Other Side
0 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 23, 2023
12 épisodes vus sur 12
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 9.5
Acting/Cast 9.0
Musique 5.5
Degrés de Re-visionnage 9.0

Un village où rencontrer des fantômes est un plaisir et un réconfort

J’ai beaucoup aimé ce drama qui réunit ce que j’apprécie le plus : les fantômes, les enquêtes, la bromance, l’amitié, le fantastique… Là il y a tout ça, très bien agencé et écrit ! Netflix le définit comme « bittersweet », « doux-amer » et c’est tout à fait le ton général ! L’idée de bases, voir des fantômes, n’a rien d’original, mais la façon dont elle est traitée, est au contraire innovante et et très créative. S’il y a bien des personnages effrayants, ce sont les vivants, jamais les fantômes, qui n’ont rien de bizarre, ni d’effrayant( pas d’effets spéciaux terrorisants, même si certaines scènes sont réalistes car on a affaire à des meurtres dont les victimes ont été cachées.)
Les recherches pour retrouver les corps et ainsi libérer les habitants sont adroitement mêlées à l’histoire personnelle de trois des personnages principaux, à leurs propres recherches, et si on croise un tueur en série (c’est OCN, n’oublions pas !) c’est une intrigue collatérale, ne prenant que la place nécessaire, l’essentiel du drama étant les relations entre les villageois, les vivants, le pourquoi de leur présence et comment leur rendre le repos. Il y a des moments fort touchants, émouvants, mais aussi des dialogues assez drôles, surtout entre l’inspecteur Shin et Wook, l’un ayant beaucoup de mal à croire ce que lui raconte l’autre ! Il n’y a que 12 épisodes, longueur qui convient tout à fait, on ne traîne pas, pas de « ventre mou » entre 10 et 13 ! La fin est parfaite, les histoires des 3 héros se sont dénouées, aucune faute de logique, et mis à part l’hypothèse de départ, tout se tient très bien sans invraisemblance flagrante, et s’il y a de la tristesse, elle n’est pas lugubre ni amère. La toute dernière séquence ouvre très agréablement l’arrivée de la saison 2 que je serai ravie de voir !
Les acteurs sont très bien, parfaitement crédibles, de vieux routiers comme Heo Jun Ho (souvent vu dans des rôles de très méchant) ou des plus jeunes comme Ko Soo que je découvre ici avec un grand plaisir. Il maîtrise parfaitement le personnage au passé douloureux, mais dont les cicatrices n’empêchent ni la bonne humeur, ni l’humour qui le rendent éminemment sympathique.
Je le conseille donc fortement, c’est agréable, distrayant, mais intelligent et très prenant !

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Complété
First Love
0 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 19, 2023
9 épisodes vus sur 9
Complété 0
Globalement 8.0
Histoire 7.0
Acting/Cast 9.0
Musique 9.5
Degrés de Re-visionnage 8.0

Émotions trop Automatic

Je ne vais pas m'étendre sur ce blockbuster puisque comme toutes les rares productions japonaises Netflix, les avis en français se déversent comme la pluie au-dessus d'un parapluie d'amoureux. Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de donner mon regard de vieux franchouillard amateur de drama à caractère lacrymale, sur ce très bien noté First Love : Hatsukoi. Dans la grande tradition japonaise de capitaliser sur une œuvre à succès et de changer de support, First Love surfent sur la vague des miniséries adaptées des chansons romantiques. Le Dry flower de Yuri c'en était, d'ailleurs, plutôt bien sortie, en se limitant à 3 courts épisodes et en associant le chanteur. Mais l'exercice est casse-gueule. Surtout avec la tendance sur Netflix de vouloir gommer les particularités japonaises afin de plaire à un maximum de culture. Pourvu que l'expérience ne se développe pas plus. Lemon et son bientôt milliard de vues pourrait bien en faire les frais. Après un premier amour impossible à retrouver, une absence impossible à combler. Et ça n'aurait rien d'Unnatural.

Le choix d'une chanson d'Utada Hikaru n'est donc pas le fruit du hasard, c'est plutôt, qu'elle reste, du haut de ses vingt-cinq ans de carrières, une des stars asiatiques la plus internationale. Par sa jeunesse à New York à sa vie à Londres, sans parler de son style jazzie/R&B/electro, qui s'est fondu dans les productions américaines, comme les sushis en Californie. Bien sûr, elle fait partie de mon Panthéon, pour la voix et le style, et cela, depuis que j'ai des oreilles. Malgré cela, sa présence dans le déroulement de cette série est tellement intrusive, que ça en devient gênant. Mais c'est peut-être uniquement pour ceux qui, comme moi, n'ont pas assisté à la sortie de son premier album. Puisque avant internet, le Japon n'était promu en occident que par les animes. Les publicités à la TV, les affiches énormes dans le Métro ou les airs fredonnés par les acteurs marquent l'époque, mais ressemble à un matraquage plus caractéristique de la nôtre. Cet engouement peut donc paraitre faux pour ceux qui n'ont pas vécu la fin des années 90 au Japon. C'est-à-dire la majorité des spectateurs de cette série. OK, fille d'une célèbre chanteuse et d'un non moins célèbre producteur, son premier album composé par elle-même à seulement 16 ans faisait fit de démonstration de petit singe savant pour les médias et Sony. Ils ont certainement dû à l'époque en faire des caisses, mais là, trop c'est trop. Un peu comme ce commentaire.

En faire des caisses, c'est justement le problème récurrent de la série. Notamment dans les deux premiers épisodes, qui regroupent tous les défauts des séries japonaises Netflix. Passons sur les insupportables placements produits, qui heureusement s'atténuent à partir du 3e. Normal, puisque les marques ne misent que sur un ou deux épisodes, les spectateurs se désintéressant statistiquement des suivants rapidement. Ils dévorent bien, en général, le dernier et cela ne loupe pas, l'industriel revient à la charge. Avec cette fois-ci, un véritable scandale sanitaire quant au choix du produit. Il gâche complètement la tension et les émotions du climax, par une mise en valeur qu'on avait plus vu depuis John Wayne. J'étais moins gêné à voir l'inutile scène érotique, mais tellement indispensable pour Netflix. Et qu'on ne me dise pas : "ce sont les années 90, il n'y avait pas de loi Evin, c'est pour faire réaliste". Le pognon dégouline de la production et il vient bien de quelque part.

Génériques léchés et cinématographiques, tout comme la photographie et le piqué d'image. Celui-ci pourra, d'ailleurs, irriter la rétine lors des flashbacks, par ce grain faussement année 90, qui gâche votre écran 4K. Quelques minutes n'auraient pas gêné, mais plus de la moitié de la série ce passe dans ses années 90-2000, ou même la vie était en 480p. Heureusement la production n'a pas osé le 4/3. La musique, au-delà de l'omniprésence de la diva, est tout aussi à la pointe. Les passages piano solo, ou insert song font mouche et sont dignes des œuvres de la reine des opening. Les effets de caméra, vues plongeantes de drones, scènes aériennes, sont magnifiques, cinématographiques et dégoulinent d'empreintes carbones. On s'inscrit donc dans une très grosse production qui, du coup, rendent gênants les défauts qui n'avaient pas lieu d'être.

Si le perso de Namiki Harumichi, joué par Sato Takeru et Kido Taisei peut sembler cohérent physiquement (et encore) et cohérent dans le jeu, celui de Noguchi Yae agresse notre bon sens à chaque switch temporel. Et cela devient rapidement gênant au vu du parti pris de dévoiler les événements au fur et à mesure de l'avancée en parallèle des deux histoires. D'où ce choix, entre autre, du grain d'image pour faire comprendre au spectateur occidental, trop con ou raciste, que ce sont les mêmes persos. Avec tout de même, deux excellentes actrices, tout comme pour Namiki d'ailleurs. Dommage, que dans les premiers épisodes, on ne pense qu'à ce manque de ressemblance physique, sans pouvoir se concentrer sur les personnalités. D'autant plus, justement, qu'elles sont parfois bien différentes elles aussi. Cassés par la vie, ça peut se comprendre, mais là, les changements sont trop Automatics.

Grosse production oblige, destinée de surcroit à l'internationale, une pléthore de seconds rôles déjà connu en occident, tout du moins de visages, grâce au cinéma, défile dans cette série. Iura Arata, Furutachi Kanji ou Kaho, diront quelque chose aux habitués des salles obscures. Publique cible, j'en suis sûr, de ce drama pas si populaire que ça. Car on est bien ici dans des acteurs de cinéma d'auteur. Celui qui s'exporte si bien, notamment vers la France. Heureusement pour moi, donc, qui est fan de tous ses seconds rôles, ce qui m'a poussé à passer la porte du 3e épisode. Car il faut bien le dire, l'histoire devient vraiment intéressante à ce moment-là. Quand on dépasse enfin cette amourette d'un jeune génie du soudtracking et d'une influenceuse TikTok, présente pour attirer une génération bien éloignée des séries, mais également les clichés school life qui pullulent dans les premières minutes. C'est vrai, que ça peut faire sourire, comme un épisode de Sauvé par le Gong ou Hélène et les Garçons, mais ce n'est pas ce que j'attendais d'une telle production. Les lourdeurs s'estompent, alors, avec les épisodes qui passent, et les tentatives de légèreté, mais toujours dégoulinante de pognons dans la production (l'épisode mars) font passer la poésie avant le mainstream Tokyo style.

Pardon, j'avais oublié, l'histoire se passe à Hokkaido et un tout petit peu à Tokyo, comme si l'office du tourisme de l'île avait participé au financement pour rendre la région trop sexy. Il faut dire que ça marche, même un carrefour filmé par drone donne envie de visiter Sapporo. Vous aurez, si vous êtes patient, donc droit à des moments neigeux, trop "5cm per second". Mais le réchauffement climatique sera tout de même bien présent. Avec, entre autre, le mini short bien trop court de Aoi Yamada, dansant pour ses vidéos, en plein milieu des nuits fraiches de l'île la plus au nord du Japon.

Désolé, j'ai encore une fois eu un trou de mémoire, puisque j'avais annoncé ne pas m'étaler sur cette critique… Mais je voulais encore dire que Kanchiku Yuri, la réalisatrice et scénariste, si connait en clip classieux, puisqu'elle a tourné surtout des vidéos pour AKB48. Ce qui transparait dans son style et son amour pour la musique (Non, il n'y a pas de malice dans mes propos). Car, on sent bien, qu'au-delà du mainstream de la prod et du scénario un peu bidon (si, si !), c'est bien l'amour pour les love song, l'imaginaire d'un romantisme sublimé et cette nostagie qu'elle a voulu maladroitement faire passer. À nous, entre autres, petits occidentaux assommés par des clips de Rap et de chanson revancharde à la Miley Cirrus. Je la remercie donc de faire découvrir à grand coup de santiags dans la porte, certes, la délicatesse du romantisme à la japoniase. Et, je ne peux après ça, que conseiller de passer à Silence sortie sur les écrans en même temps et qui s'ancre vraiment, lui, dans un romantisme plus réaliste et qui j'en suis sur vous tirera bien plus de larmes. De plus, le succès phénoménal de son ending fait penser irrésistiblement à celui d'une chanson d'Utada Hikaru, alors pourquoi s'en priver ?

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2 Moons 3 The Series
0 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 16, 2023
12 épisodes vus sur 12
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Globalement 6.5
Histoire 6.0
Acting/Cast 5.0
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 7.0
On ne va pas se mentir, si cette série ne s’appelait pas « 2Moons », elle aurait eu un plus grand succès, car les gens s’attendent à une suite. Cependant, bien que les trois couples originaux aient parfois leur moment à l’écran, ils n’ont plus rien à voir avec ce qu’ils étaient précédemment. Que ce soit les acteurs, au niveau de leur personnalité ou l’histoire qu’ils reprennent maladroitement, il vaut mieux penser que ce n’est plus Forth, Beam, Kit, Ming, Pha et Yo. D’ailleurs, l’histoire ne recommence pas à partir du drame de la saison précédente. Il n’est expliqué que plus tard et malheureusement, ce n’est pas convaincant. Ça sent le manque d’inspiration.

Si vous voulez apprécier convenablement cette « suite », alors voyez-là comme une fanfiction. 2Moons s’est achevé avec la deuxième saison. Ainsi, vous serez moins critique devant les prestations maladroites ou la production de bas étage qui rappellent ce qu’un groupe d’étudiants en cinéma aurait pu faire avec les moyens du bord et beaucoup de volonté. Ils ne semblaient pas avoir un budget décent et ça se voit. Même le concours semble avoir été tourné en accéléré afin que les spectateurs ne puissent pas déceler à quel point c’était mal fait.

Néanmoins, il est facile de passer un agréable moment devant cette série. Si on passe outre l’histoire bâclée, les prestations moyennes et le faible budget afin de seulement se concentrer sur l’agréable chimie des acteurs principaux et les moments mignons, alors ça vaut le coup.

Mon avis sur chacun des couples est la suivante :

Phana (Hue Chasit) et Wayo (Park Anantadej): J’ai trouvé que ce Pha a été l’un des plus réussis. Charismatique, séduisant et attachant, il aurait aisément pu être l’acteur d’origine pour ce rôle. J’avais détesté celui qui l’interprétait dans la première saison (God Itthipat), mais adoré celui de 2Moons 2 (Ben Benjamin). Hue Chasit se retrouve donc en seconde place dans mon cœur et ce, uniquement parce qu’il n’a pas eu suffisamment de moments pour briller à l’écran. J’ai trouvé que son jeu d’acteur a été l’un des plus forts de cette saison. Malheureusement, l’interprétation de Wayo a été un lamentable échec. Si je trouvais ce personnage mignon auparavant, cette fois, je l’ai détesté. On aurait dit un gamin qui fait des crises pour rien et il manque cruellement de personnalité.

Ming (Eiffel Chris) et Kit (Toey Nathapong) : Soyons honnête, AUCUN acteur n’a réussi à reprendre convenablement ces rôles depuis le passage de Copter et Kimmon. J’ai finalement pu m’attacher à ceux qui ont repris le flambeau dans la saison 2 (Joong Archen et Nine Kornchid), bien qu’une partie de mon cœur n’ait jamais pu accepter ce changement drastique (Le Ming de Kimmon était hilarant. J’en étais accro), mais cette fois, c’était horrible. Ce n’était pas Ming et Kit. La personnalité de ces personnages a été jetée à la poubelle, remplacée par un amas décourageant de jalousie incessante. C’était lourd. De plus, leur jeu d’acteur était si mauvais que lors de leurs disputes ridicules, je ne ressentais qu’une forte envie de me moquer. Il vaut mieux ignorer qu’ils ont tenté de reprendre ce couple.

Beam (Payu Khunnaphat) et Forth (Prame Pumipat): C’était mon couple favori dans la seconde saison. J’ai adoré leur histoire, donc c’est avec impatience que je voulais les voir à nouveau. Heureusement, ils ont été l’un des duos les plus forts. Prame a bien su rentrer dans la peau du séduisant rebelle amoureux à Beam. J’aurais aimé que la série leur accorde un peu plus de temps et leur offre une véritable histoire qui n’a aucun lien avec la jalousie.

Tarntatch (Danny Bandit) et Lomnaw (Mark Vachara): J’ai gardé le meilleur pour la fin. Ce nouveau couple a volé la vedette grâce à sa magnifique chimie et sa belle relation. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la façon dont les personnages sont à l’aise pour se coller et n’ont pas honte de s’afficher ensemble. Ça m’a toujours énervé de voir des couples qui ont honte de s’embrasser la joue après deux ans de relation. Eux, on sent que c’est vrai. Ils communiquent bien et ont une relation à la fois amicale et amoureuse qui est superbe à regarder. Avec eux, il n’y a aucun drame inutile. Bien que Mark ait été un peu maladroit dans son interprétation au début, il se rattrape rapidement. Danny et Mark pourraient aisément devenir un duo emblématique du BL thaï s’ils arrivent à décrocher des rôles plus célèbres.

Mention spéciale à Toon et Tong que j’ai trouvées très mignons. J’aurais aimée voir la réaction de leur meilleur ami suite à leur baiser.

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Yugure ni, Te wo Tsunagu
3 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 13, 2023
10 épisodes vus sur 10
Complété 0
Globalement 8.5
Histoire 8.5
Acting/Cast 10
Musique 10
Degrés de Re-visionnage 8.0

Un joli coup de coeur pour ce début de printemps!

S'il y a une chose indéniable et que je n'ai jamais su trouver nulle part chez d'autres, c'est cette ambiance particulière que les japonais savent mettre en valeur! J'ai beau adorer les Cdramas (mon top 10 est dominé par des dramas chinois) ou les Kdramas qui ont été les premiers à m'avoir rendu accro à tout ce beau monde, les japonais restent pour moi les seuls à recréer cette ambiance particulière, propre à mon adolescence. Alors oui, il faut avouer que trainer jusqu'à pas d'heure devant Tonkam ou Madoka, battant des pieds sous la pluie ou en plein soleil à dévorer des mangas non traduits doit y jouer beaucoup. Ou bien s'échanger joyeusement des VHS de mauvaise qualité du dernier Miyazaki ou de "Record of Lodoss War" avec les copains de Gobelins reste encore inoubliable. C'est aussi ce sentiment que je retrouve ici. L'excitation d'une romance adorable, la bonne humeur d'une gamine que rien ne peut arrêter, le sourire timide d'un joli garçon de la chanson. Rien de nouveau bien sur. Mais tellement d'amour, de joie, de positivité qu'on ne peut regarder les épisodes qu'avec un sourire franc et le coeur apaisé.

La réalisation est très jolie, j'ai adoré la palette de couleur ocre qui a donné cette ambiance si particulière, nostalgique et chaude à la fois. L'histoire ne s'attarde que sur l'essentiel, nous passons donc rapidement sur l'ex et c'est avec soulagement qu'il disparaît pour ne plus revenir. Les personnages sont attachants et profondément humains. Nous le voyons lors du vol des modèles de Soramame, cette culpabilité qui tiraille, qui nous affaiblie dans notre certitude et qui au final nous apprend l'humilité. J'ai vraiment apprécié que pour une fois, ce soit le voleur qui s'en rende compte et décide de s'amender. Exit les crises de colères ou de vengeance. Soramame ne songe pas une seule fois à se venger. Que cela soit sur son ex, sa mère ou son mentor ou l'amie qui trahit. Ici, pas le temps de se morfondre sur des choses aussi triviales, se relever et se trouver est fondamentale. C'est un des aspects que j'ai le plus apprécié chez elle. Mais pas que. Sa force de caractère, sa volonté et sa joie de vivre l'ont rendue d'un charisme sans nom. J'aurai moi aussi adoré avoir une amie comme elle. Douce et emphatique, tout dans la compassion, l'écoute mais aussi dans son entêtement et sa volonté de rester elle. Ses rires et la positivité dont elle faisait preuve ont été un bonheur. Pas étonnant de la voir devenir le centre de ce drama. Un magnifique personnage!
Et les autres dans tout cela? J'ai adoré Oto, le contraste dont son personnage avait été écrit par rapport à Soramame. Son calme et sa sagesse lui ont permis d'être la force de Soramame , son épaule infaillible, son univers. Leur rencontre a été magique et j'ai aimé cette façon de les unir. Leur couple a été un plaisir pour les yeux. Oui, ils sont beaux, c'est indéniable. Mais leur complicité les ont rendus réels et leur sincérité m'a beaucoup touché. L'alchimie a été parfaitement maitrisée, je demande encore plus de chamailleries et de discussions profondes entre eux. Un couple naturel et qui m'a largement fait oublier les derniers couples un peu pourris que les coréens ont su m'offrir (oui, je parle de toi AOS par exemple...).
Les personnages secondaires n'ont pas été des coups de coeur comme dans "Cinderella Complex" mais ont été bien mieux que la plupart des dramas que j'ai vu dernièrement.

Un dernier détail qui a rendu ce drama vraiment addictif. L'OST et l'ending!!!
La chanson de Yorushika, "Algernon" était partout!!! Une seule chanson, une seule, jouée tout le long des épisodes et qui a su transcender les scènes romantiques comme les scènes d'émotions. Il fallait le faire. Une chanson qui a su apporter à ces moments, que cela soit de larmes ou de battements du coeur, une intensité encore plus grande.
Et que dire de l'ending!!! Ne le zappez surtout pas. Non seulement, la chanson est géniale, "Life Goes on" de King & Prince (que j'écoute en boucle, bavant devant la chorégraphie de Ren Nagase...), mais chaque ending est unique, où tous les personnages faisant leur apparition diffèrent selon l'épisode. La chorégraphie est superbe et entrainante, nous rendant stupidement heureux.

Besoin d'un bol d'air frais? de sentir heureux? de sourire bêtement? Alors n'hésitez plus.

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Bokura no Micro na Shuumatsu
1 personnes ont trouvé cette critique utile
par Miyu
avril 10, 2023
8 épisodes vus sur 8
Complété 0
Globalement 7.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 9.0
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 5.0
Cette critique peut contenir des spoilers

Et vous, que feriez vous si la fin du monde était annoncée ?

J’ai commencé ce drama en lisant plusieurs critiques… Et je dois dire, qu’elles abordent surtout le personnage de Ritsu… J’imagine qu’il a fait sensation x’D ! (Sa vision de l’amour & du sexe étant assez peu conventionnelle…) Les avis étant assez mitigés, j’avais décidé de ne pas le regarder… Aller savoir pourquoi, j’ai finalement voulu voir comment l’auteur avait imaginé la fin du monde…

Courte introduction : L’histoire débute sur une fin du monde annoncée 10 jours plus tard… (ça commence bien, non ?) Masumi, voyant la fin arriver, décide de finir ses jours dans une bibliothèque. Là-bas il rencontre Ritsu… L’homme qui lui a fait tant de mal 12ans plus tôt.

Ritsu est sans doute le personnage qui m’a le plus marqué (Comme les 3/4 des gens qui ont visionné ce drama ^^') & que j’ai trouvé le plus étrange. Il est détruit par une vie de famille où il n’est considéré que comme un « faire valoir». De ce fait, il n’arrive pas à se poser & préfère voir le monde au travers de "lunettes teintées"… N’arrivant pas à extérioriser, il fait souffrir les autres… (On peut le dire, si j’ai apprécié l’acteur, je n’ai pas aimé Ritsu. Sa vision des choses est tellement éloignée de la mienne ^^’)

Finalement, on peut dire que ce drama est surtout un récit « initiatique », je m’explique, nous suivons 4 personnages qui évoluent sous la pression d’une fin annoncée et qui apprennent à se connaitre eux-mêmes mais également à s’ouvrirent aux autres.

Je ne dirai pas que ce drama est le meilleur que j’ai vu mais il a le mérite de traiter un sujet compliqué sans en faire des tonnes ! Souvent, ce genre nous montre le pire… Violence, meurtre, viol… Pour une fois, avoir une histoire qui traitre du côté psychologique de la chose est reposant ^^.

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En cours 10/10
Gomenne Seishun!
0 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 9, 2023
10 épisodes vus sur 10
En cours 0
Globalement 8.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 8.0
Musique 6.0
Degrés de Re-visionnage 8.0

Toujours difficile de quitter l'dolescence, même après 30 ans !

On peut commencer par le titre japonais qui signifie « pardon, ma jeunesse ! » bien plus fin que celui en anglais !
Il y avait longtemps que j’avais envie de le voir, du fait de la présence de Ryo NISHIKIDO et de Ikari MITSUSHIMA. En général je fuis les school drama (dont je me suis régalée eu début de ma trama-mania !) mais il y en a certains que j’aime toujours beaucoup, particulièrement dans les dramas japonais. On y trouve une certaine fraîcheur naïve qui n’empêche pas non plus un vrai réalisme et le traitement de sujets sociaux importants. Ici, le moine propriétaire de Tonko mène la vie normale de moine bouddhiste : marié (veuf en l’occurrence) et parent de deux fils, dont l’aîné Ippei se prépare à prendre sa suite, aussi bien pour le temple que pour le collège ! Cet aspect-là, déjà, a été fort dépaysant pour moi, je n’imaginais pas une famille de prêtre de père en fils possédant le lieu de culte !
Du côté catholique, la religieuse principale est plus caricaturale, mais ne perd jamais sa qualité humaine. D’ailleurs le côté religieux est très secondaire de chaque côté, l’essentiel étant les problèmes de l’adolescence quand des garçons et des filles se rencontrent, la timidité, la maladresse, la crainte, et bien sûr l’amour !
Un autre problème que j’ai été étonnée de trouver là : le transgenre. Pas évoqué en douce dans un cosplay ou des allusions crypto-gay, mais le vrai problème de quelqu’un qui se vit dans le corps d’un sexe tout en se sentant profondément identifié dans l’autre. Le drama est de 2014, donc assez récent, mais nous sommes au Japon et ça m’a un peu étonnée quand même ! Le sujet est très bien traité, les aspects inter-élèves, ou inter-prof, et inter-parentaux également abordés avec ce que j’ai trouvé un ton assez juste, autant dans le sens « acceptation » que dans celui de « rejet ».
Il y a aussi le regret d’une faute commise involontairement, jamais avouée et qui a entraîné bin des conséquences, et toute une réflexion sur la libération de l’aveu, ou l’enfouissement du secret, ainsi que sur la nécessité de payer pour pouvoir se libérer.
Le problème de l’adultère est aussi effleuré, ainsi que le deuil de la mère disparue il y a peu et dont les conseils manquent tant à son fils qu’il l’entend lui parler sous les traits d’une statue de bodhisattva !
Bon, c’est un school drama, il y a de jolies petites histoires d’amour, pas du tout envahissantes mais apportant leur lot de clichés naïfs et charmants avec l’habituel festival de fin d’année qui donne l’occasion d’une fin joyeuse et conclusive, tout en s’ouvrant sur l’avenir des jeunes qui vont quitter le collège pour le lycée, ou pour un autre destin. Là encore le style japonais réussit parfaitement à nous faire sentir tout ce que le passage vers l’âge adulte comporte de choix, de révélation, dans une transition qui peut être parfois difficile.
Vous voyez donc que la matière ne manque pas, mais tout cela passe « comme crème » comme on dit, porté par la vivacité des dialogues et leur humour, même leur verdeur aussi, les Japonais ne sont pas bégueules, et par le grand talent des acteurs, surtout le duo de tête, NISHIKIDO Ryo et MITSUSHIMA Ikari.
Ryo est parfait dans cet adolescent attardé qui a du mal à franchir les frontières de la maturité, plein de bonne volonté, mais un peu maladroit, et Ikari assure avec énergie son complémentaire, en femme décidée, clairvoyante, maîtrisant ses choix et ses idéaux. Le reste de la distribution est à l’avenant, avec un compliment particulier celui/celle interprétant le/la transgenre !
C’est court, 10 épisodes de 45/50 mn, on passe un très bon moment sans s’ennuyer, avec pourtant de quoi réfléchir sur des problèmes extrêmement actuels, ou même éternels ! Je le recommande vraiment!

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The Glory Season 2
2 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 7, 2023
8 épisodes vus sur 8
Complété 0
Globalement 8.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 10
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 5.0

Si la pure vengeance est votre dada....

J'ai franchement apprécié ce drama (à petite dose tout de même). Malgré tout, il m'a mise mal à l'aise et les émotions que j'ai dû subir n'ont pas été tout le temps agréable.
Si je devais donner une note pour la réalisation, cela serait sûrement plus élevé. Tout a été étudié afin de nous plonger dans une horreur quotidienne, celui de la maltraitance. On aime. Ou pas. Les couleurs, si ce n'est pas ce que je préfère, ont une palette crue, entrainant ainsi le spectateur vers une réalité que l'on sait réelle. La progression de l'intrigue est parfaitement maitrisée et nous amène petit à petit vers l'enfer des agresseurs devenant victimes. C'est cohérent et pas un seul moment, où nous nous sentons frustré par la vengeance de Moon Dong Eun. Bien au contraire, peu d'obstacles se mettront sur son chemin, tout ou presque suivra un cours inéluctable, pour bien souvent le plus grand plaisir du spectateur. La vengeance de Moon Dong Eun est bien préparée et minutieusement orchestrée. Il nous apparait évident qu'elle ne pouvait qu'en sortir vainqueur.

Ce que je pourrais reprocher à cette vengeance, c'est la question de la moralité. Se servant des autres comme d'un outils bien affûtés, Moon Dong Eun ne change que progressivement et lentement par s'attacher à ceux qui décident volontairement de l'aider. J'ai trouvé extrême de laisser ..... continuer à se faire violenter par ..... afin de la sauver de sa vie misérable. Je me vois mal dire à une copine "laisse toi violenter par ton mec, on arrivera à le coincer ensuite", c'est assez horrible....
J'ai donc moyennant apprécié ce type de personnage. Sa vengeance n'est pas vraiment à débattre, mais c'est peut-être sa façon de procéder, cette "jouissance" de voir ses agresseurs souffrir qui peuvent déranger et se servir des victimes d'agressions qui l'entourent afin d'assouvir le-dit vengeance. C'est une question de ressentie personnelle bien sur. Mais je pense avoir plus de mal à "approuver" ceux qui se vengent du mal qu'on leur a fait, c'est une façon un peu détourné de se rendre justice pour soi-même. Alors, certes, on me dira si personne ne le fait pour vous, qui le fera? Et puis on argumentera que sa grande souffrance ne lui a pas permis de s'ouvrir aux autres pendant x années...C'est vrais aussi.
Il n'empêche que ce genre de haut fait n'est pas ce qui me donne envie de voir les "méchants" se faire punir. J'ai une préférence pour les héros au grand coeurs comme dans "Weak Hero Class 1" ou encore comme dans "Nirvana In Fire". Encore une fois, c'est une question de goût personnel. Et puis, la punition est....méritée mais tellement violente qu'on en ressent du dégoût. Ce qui est marrant, je n'ai pas du tout ressenti cela pour "Weak Heros Class 1"...

Les personnages sont plutôt bien écrits et magistralement interprétés, il n'y a rien à redire.
Ce qui rend par contre le visionnage un peu malaisant sont ces deux dimensions qui hantent le drama : nous avons le groupe de tarés totalement imbu de leur personne et de l'autre les victimes de la société....C'est un peu glauque, nous doutons même que des gens normaux pourraient cohabiter dans ce monde. Dans"Weak Hero Class 1", bien que cela traite d'un sujet grave de harcèlement, deux de nos protagonistes vivent une vie "normale", avec les problèmes du quotidien certes, mais pas les traumatismes violents que connaissent les protagonistes de "The Glory". Difficile donc de se sentir détendu en visionnant le drama, les scènes de violences sont partout : le viol, le harcèlement, la non assistance à personne à danger, les violences conjugales et familiales, le meurtre violent d'un père, le meurtre, l'infidélité...bref, vous l'aurez compris, c'est un drama qui n'est pas pour tout le monde, adulte compris. Le langage y est d'ailleurs plus cru, moins châtié, les images plus dénudés que ce qu'on a l'habitude de voir chez les coréens (Ah Netflix...), les violences ne vous seront pas épargnées, et parfois je me suis demandé si tout ce "voyeurisme" était nécessaire et justifié.... Dans "Taxi driver", ce que vivent les victimes ne sont pas aussi tant dévoilés, cela ne m'a nullement empêché de ressentir la douleur, la honte, la frustration, la colère...Encore une fois, c'est un avis personnel.

Les relations : Un autre reproche. Bien que magnifiquement construit et réalisé, je n'ai pas eu d'empathie pour Moon Dong Eun, je me suis donc moins trouvée impliqué dans sa quête de vengeance. C'est un personnage qui de par son épreuve s'est enfermé dans un monde de douleur et de vengeance. Ses relations avec les autres n'ont pas éveillé en moi de l'intérêt autre que la progression de l'intrigue. Je n'ai pas réellement attendu une romance entre Moon Dong Eun et Joo Yeo Jung. S'il y en a une, tant mieux, s'il n'y en a pas, ce n'est pas grave. J'ai pourtant apprécié Joo Yeo Jung qui apporte une touche d'humour noir dans cet univers de malade, mais sa romance avec Dong Eun n'est pas de celle qui fait battre les coeurs. Cela fut un peu décevant en ce qui me concerne, j'ai tellement adoré "Mr Sunshine"....
j'aurais peut-être aimé une romance interdite, plus intense, avec Ha Do Young. Ha Do Young est d'ailleurs mon personnage préféré. Il me faisait penser à Kim Hui Seong dans "Mr Sunshine", celui qu'on sacrifie, le dommage collatéral. Sa droiture et son intégrité ont apporté un souffle de normalité dans ce déchainement de haine et de colère. C'est aussi pourquoi je n'ai pas compris son dernier geste, qui au final a cette volonté de nous montrer que nous sommes tous des monstres?
Oui, c'est ce que ce j'en ressens, ce que je comprends, c'est que l'être humain est un monstre. Assoiffé de vengeance, de luxure, de pouvoir, de douleur, l'homme peut du jour au lendemain se transformer en un monstre.

On aime ou pas. On applaudit ou pas. En ce qui me concerne, je ne nie pas la qualité du drama que cela soit dans sa réalisation ou dans son interprétation. Mais ce n'est absolument pas le type de drama qui me donne envie de le voir un jour ensoleillé avec mari et ados en mode "je ne peux plus m'arrêter tellement c'est grave bien". Chéri quant à lui a bien plus apprécié le drama.

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